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CC 2 -Corrig´e

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Universit´e Joseph Fourier - L3 - Math 123 2016-2017

CC 2 -Corrig´e

22 octobre 2016 - 3 heures

Partie 1

I. 1.Commef est continue, elle l’est en 0E, donc il existe δ >0,kxk ≤δ⇒ |f(x)−f(0)| ≤1.

Commef(0) = 0, f est born´ee sur la boule de taille δ, donc sur la boule unit´e par lin´earit´e. Au finalkfkE0 est bien d´efinie et `a valeurs dansR+. Ensuite sif = 0,kfk= 0 et r´ecriproquement si la norme est nulle,f est nulle sur la sph`ere unit´e, donc partout car si x6= 0, f(x) =f(x/kxk)kxk= 0 carx/kxk ∈S(0,1). Enfin ∀f, g∈E0,

∀x∈E, |(f+g)(x)| ≤ |f(x)|+|g(x)| ≤ kfk+kgk donc par passage au sup,kf+gk ≤ kfk+kgk.

I2On choisitK0=A. Commef est minor´ee surA, elle admet uninf fini. Par d´efinition de l’inf, pour tout >0, il existex∈A, tel quef(x)≤infAf+.On choisitx1=xen prenant= 1/2. On d´efinit ensuiteK1 comme propos´e. Supposons choisisKn etxn pourn∈N. Par le mˆeme argument que pourx1, il existe xn+1 ∈Kn, tel que f(xn+1)≤infKn+1f+ 1/2n+1 en prenant= 1/2n+1 et on choisitKn+1 comme propos´e.

I3 Soitx∈Kn+1. Alorsf(x)≤f(xn+1)−kx−xn+1k.De plus xn+1∈Kn, donc f(xn+1)≤ f(xn)−kx−xnk.On a donc

f(x)≤f(xn)−kx−xnk −kx−xn+1k ≤f(xn)−k(x−xn) + (xn+1−x)k par l’in´egalit´e triangulaire, d’o`ux∈Kn.

I4 Soitx∈Kn. On a par I3x∈Kn−1, donc

Kinfn−1f ≤f(x)≤f(xn)−kx−xnk ≤ inf

Kn−1f+ 1/2n−kx−xnk, soit le r´esultat car la diff´erence entre les deux derniers termes doit ˆetre positive.

I5 La suite (xn)n est de Cauchy car d’apr`es I4,

∀p, N∈N,kxp−xp+Nk ≤1/(2p−1)

car par d´efinitionxp∈Kp−1et xp+N ∈Kp−1 puisque les Kn sont d´ecroissants. Soit alorsη >0. Il existep≥1 tel que 1/(2p−1)≤η, d’o`u le r´esultat. Comme E est complet, (xn)n converge vers un x0∈E.

Pour toutn, N∈N,xn+N ∈Kn. Or l’application

φn :x7→f(x)−f(xn)kx−xnk

est continue comme somme de fonctions continues, doncKn−1n ([0,+∞[) est ferm´ee dans E car [0,+∞[ est un ferm´e deR. Doncx0= limNxn+N est dansKn pour toutn, donc dans l’intersection.

Par aillerus, soit x ∈ ∩nKn. Alors kx−x0k ≤ 1/(2n) pour tout n, donc en passant `a la limite x=x0. Donc∩nKn={x0}.

I6 Soit x∈ A avec f(x) < f(x0)−kx−x0k. On a donc par continuit´e deφn, pour n assez grand f(x) < f(xn)−kx−xnk, soit x ∈ Kn pour tout n assez grand, donc par d´ecroissance, x∈ ∩nKn={x0}, mais alors l’in´egalit´e est fausse.

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Partie 2

II1

a. C est ouvert et contient 0, donc il existe > 0, B(0, ) ⊂ C. Donc pour tout x 6= 0, /(2kxk)x∈C, doncα= 2kxk/ >0 est dans l’ensemble, qui est par cons´equent non vide. De plus l’ensemble est dansR+ donc l’inf existe et doncp(x), et on vient de voir que 0≤p(x)≤(2/)kxk. Pourx= 0, l’ensemble estR+ donc non vide aussi etp(0) = 0, donc l’encadrement est encore valable.

b. Si x ∈ C, alors α = 1 est dans l’ensemble. Mais comme C est ouvert, il existe > 0, B(x, )⊂C. En particulier, six6= 0, x(1 +/(2kxk))∈C, doncα= (1 +/(2kxk))−1<1 est dans l’ensemble, soitp(x)<1. Six= 0, p(0) = 0<1. R´eciproquement, sip(x)<1, alors il existeα >0, tel quep(x)≤α <1 etx/α∈C. Orx∈[0, x/α]⊂C carCest convexe et (0, x/α)∈C2.

c. On a

{α >0,(λx)/α∈C} = {α >0, x/(α/λ)∈C}

= {λα0, α0>0 etx/α0 ∈C}=λ{α >0, x/α∈C}, d’o`up(λx) =λp(x) carλ >0.

d. Six/α∈C et y/β∈C, alors α

α+βx/α+ β

α+βy/β= (x+y)/(α+β)∈C

par convexit´e, donc p(x+y)≤α+β. En passant `a l’inf enαet β, on a l’in´egalit´e souhait´ee.

II2.

a.Soient (x, y)∈(IntK)2.Alors il existe, tels queB(x, )∪B(y, )⊂CcarCest ouvert. Alors soitt∈[0,1] etz=tx+ (1−t)y∈C. Soitz0 ∈B(z, ). Alorsz0 =x0t+y0(1−t) avecx0 =x+ (z0−z) ety0=y+ (z0−z).Orkz−z0k ≤impliquex0∈B(x, )⊂C, de mˆemey0∈C, doncz0 est dansC par convexit´e.

b. IntK ⊂K doncAdh(IntK)⊂AdhK =K carK est ferm´e. Soit inversement x∈K. Soit y ∈ IntK. Il existe > 0, tel que B(y, ) ⊂ K donc pour tout t ∈ [0,1], si xt = ty+ (1−t)x, B(xt, t)⊂K car si z∈B(xt, t), alors z=xt+tu avecu∈B(0, ). Donc z=t(y+u) +x(1−t) avecy+u∈B(y, )⊂C. Par convexit´e, z ∈C. D’o`u xt ∈IntC pour t∈]0,1]. Maintenant xest limite de la suite (x1/n)n∈(IntK)N, doncK⊂Adh(IntK)).

Partie 3

III1.

a.On a

p(y0+u) +p(y00−u)≥p(y0+u+y00−u) =p(y0+y00)≥g(y0+y00) =g(y0) +g(y00) par les hypoth`eses et la lin´earit´e deg. C’est ce qu’on veut.

b. Soitx∈H. On a doncx=y+tuavecy∈Gett∈R, de fa¸con unique car la sommeG⊕Ru est directe. On d´efinith(x) =g(y) +tp(u).C’est bien d´efini par unicit´e de la d´ecomposition ethest lin´eaire, elle ´etendg et

h(x) =g(y) +tp(u)≤p(y) +tp(u) =p(y+tu−tu)≤p(y+tu) +p(−tu) +tp(u) =p(y+tu) =p(x).

III2. Soient (x = a−b, y = a0 −b0) ∈ D2, avec a, a0 ∈ A et b, b0 ∈ B. Si t ∈ [0,1], alors tx+ (1−t)y= (ta+ (1−t)a0)−(tb+ (1−t)b0) o`u le premier (resp. second) terme est dansA(resp.

B) par convexit´e, donc la diff´erence est dans D, qui est donc convexe. Soit x=a−b ∈ D. A est

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(3)

ouvert donc il existe > 0,B(a, )⊂A. Soit z ∈B(x, ). On a z = (a−b) +u avecu∈ B(0, ), doncz= (a+u)−baveca+u∈B(a, )⊂A, doncB(x, )⊂D. Si 0∈D, il existea∈Aet b∈B tels quea=b, ce qui impliqueA∩B6=∅ce qui est faux.

b. Pour t ≥ 0,g(tx0) ≤0 ≤ p(x). Pour t <0 et x=tx0, x/(−t) = −x0 ∈/ D−x0 sans quoi 0∈D. Doncg(tx0) =−t≤p(x).

c. On ´etendg`a toutF en une forme lin´eaire continuef telle quef ≥pcomme l’affirme le III1.

Maintenant,

sup

A

f −inf

B f = sup

(x,y)∈A×B

f(x−y) = sup

D

f = sup

D

f(x−x0) +f(x0)

= sup

D−x0

f+f(x0)≤ sup

D−x0

p+g(x0)≤1−1 = 0,

o`u l’on a utilis´e le fait que p <1 surC=D−x0.

Partie 4

IV 1.

a. Pour (g, g0)∈(E0)2 (a, a0)∈R2 etλ∈ r(x, t)∈E×R,

Φ(g,a)+λ(g0,a0)(x, t) = (g+λg0)(x) + (a+λa0)t= (g(x) +at) +λ(g0(x) +a0t),

soit Φ(g,a)+λ(g0,a0) = Φg,a +λΦg0,a0 et donc ϕ est lin´eaire. Elle est injective car ϕ(γ, α) = 0 im- plique en prenant t = 0, ∀x ∈ E, γ(x) = 0 soit γ = 0 et de mˆeme α = 0. Soit ψ ∈ Y0. Alors x∈ E 7→γ(x) =ψ(x,0) d´efinit une forme lin´eaire surE continue parce que ψ l’est etx7→(x,0) aussi, ett∈R7→ψ(0, t)∈Rest lin´eaire donc∃α∈R,t7→ψ(0, t) =αt. On aϕ(γ, α) =ψcarψest lin´eaire. Doncϕest bijective et son inverse est lin´eaire.

b. Pourk(x, y)kY =kxk+|t| ≤1, on akxk ≤1 et|t| ≤1, donc

|ϕ(γ, α)(x, t)| ≤ |γ(x)|kxk+|α||t| ≤max(kγkE0,|α|)(kxk+t), donckϕ(γ, α)kY0 ≤max(kγkE0,|α|). De plus, si le max est atteint pourkγkE0, alors

sup

(x,t)∈E×R,kx,tk≤1

|ϕ(γ, α)(x, t)| ≥ sup

(x,0)∈E,kxk≤1

|γ(x)|=kγkE0 ≥max(kγkE0,|α|)

d’o`u ´egalit´e de la norme et du max. Si c’est|α|le max, on conclut identiquement.

IV2 . Or si (x, t)∈C1, (x0, t0)∈C1 ets∈[0,1]

st+ (1−s)t0 ≤ s(f(x0)−kx−x0k) + (1−s)(f(x0)−kx0−x0k)

≤ f(x0)−ks(x−x0) + (1−s)(x0−x0)k=f(x0)−k(sx+ (1−s)x0)−x0k, doncC1 est convexe. De plus soit

φ:E×R3(x, t)7→t−f(x0) +kx−x0k.

L’applicationφest continue,

C1={(x, t)∈E×R, φ(x, t)≤0}

avec φ(−1, x0) < 0. Par continuit´e de φ, il existe η > 0, B((−1, x0), η) ⊂ E ×R telle que φ|B(x0,−1),η) <0, soit B((x0,−1), η)⊂IntC1 et C1 est d’int´erieur non vide. Par le II2 on obtient queIntC1 est un convexe.

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(4)

(Par ailleurs notons queC1est l’image r´eciproque deR+ par une application continue, donc est ferm.) L’application

ψ: (x, t)∈C×R7→t−f(x)

est lin´eaire et C2 ={ψ ≥0.} On a clairement (x0,2|f(x0)|)∈C2 donc C2 est non vide. C’est un convexe car si ((x, t),(x0, t0)) ∈ C22, alors pour tout s ∈ [0,1], d’une part sx+ (1−s)x0 ∈ C par convexit´e deC, d’autre part

ψ(s(x, t) + (1−t)(x0, t0)) =sψ((x, t)) + (1−s)ψ(x0, t0)≥0,

doncC2 est convexe. Si (x, t)∈IntC1∩C2, alors f(x)≤f(x0)−kx−x0k donc ´egalit´e par l’hy- poth`ese de l’´enonc´e. Mais alorsφ(x, t) = 0. Or pour toutη >0,φ(x, t+η) =η n’est pas≤0, donc (x, t+η)∈/C1, donc (x, t)∈/IntC2.

IV 3 a.Par le III2c., il existe une forme lin´eairef non nulle continue surE×Rqui s´epareIntC1

etC2. Par le IV1a., il existe (γ, α)∈E0×R,f =ϕ(γ, α).

b. Puisque C1 =Adh(IntC1)) II2b carC1 est ferm´e (cf parenth`ese dans la preuve pr´ec´edente), supC1f = supAdh(IntC1)f. De plus supIntC1 ≤infC2f et soitx∈ Adh(IntC1), alorsx =limnxn

avecxn ∈IntC1. On a pour tout n,f(xn)≤infC2f donc par continuit´e def, on peut passer `a la limite et doncf(x)≤infC2f, ce qui implique le que supAdhIntC

1f ≤infC2f et f s´epareC1 etC2. IV 4. On a pour tout x∈ E, (x, f(x0)−kx−x0k) ∈ C1. Par ailleurs (x0, f(x0))∈ C2. Si α= 0, on a donc pour tout x∈E, g(x)≤g(x0), ce qui n’est pas possible puisque si g 6= 0, g est surjective, donc non born´ee.

Sif s´epare deux ensembles, alorsf /αaussi siα6= 0. On applique cette remarque `aϕ(γ, α),par lin´earit´e deϕ, g=γ/αconvient.

IV 5.On a pour toutx∈R, (x, f(x0)−kx−x0k)∈C1. Par ailleurs (x0, f(x0))∈C2. Donc g(x) + (f(x0)−kx−x0k)≤sup

C1

(g+t)≤inf

C2

(g+t)≤g(x0) +f(x0),

soitg(x−x0)≤kx−x0k.C’est vrai pour toutx∈E, doncg(y)≤kykpour touty∈E, donc par lin´erit´e|g(y)| ≤kyket donckgkE0 ≤. on a aussi∀x∈C,(x, f(x))∈C2 donc on obtient avec la mˆeme in´egalit´e en prenant `a gauchex=x0,g(x0) +f(x0)≤g(x) +f(x),doncx0 est un minimum pourf+g|C.

IV 6. Soit >0 etf ∈E0. D’apr`es les questions pr´ec´edentes, il existeg∈E0 telle que −g−f atteint un minimum sur C, soit f +g un maximum, avec k −gkE0 = kgkE0 ≤ . f +g est aussi continue, d’o`u le r´esultat.

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