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l'épreuve 1 pb 2

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Capes 2015, épreuve 1, problème 2

Sujet portant sur la notion de moyenne de Césaro.

Partie A

Je passe sur la question I.

II. 1. Pour chaque entier k tel que 1≤kn, et pour tout réel x tel que kx<k+1, la partie entière de x est :

[ ]

x =k

=

=

=k n

k

n k

a

1

1 représente l’intégrale de la fonction

[ ]

x

xa 1 (inverse de la fonction partie entière) sur l’intervalle

[

1,n+1

]

.

II. 2.1.

2 1 2

1

1 2

1 2

1

2 − =

=

+

= +

=

n

n k n

n k n

n a k n

a car pour chaque entier k tel que n+1≤k≤2n, n

k 2

1 1≥ .

2.2. Solution 1 : Pour tout entier p≥1:









2

1 ....

2 1 2 1

1 2015

2 2

2 4

1 2

p p

gjulia

a a

a a

a a

. Par somme téléscopique :

1 2

2

a p a p − ≥ .

La suite

( )

an nN*est une suite strictement croissante (c’est clair) et non majorée, elle diverge.

Solution 2 : raisonnement « par l’absurde ». Supposons cette suite convergente et soit l sa limite hypothétique.

Alors : a n l

n =

2

lim puisque

( )

a2n nN* est une suite extraite de la suite convergente

( )

an nN*.

D’une part

( )

2 lim 2 − ≥ 1

n n

n a a d’après le résultat 2.1 et d’autre part lim

(

2

)

= − =0

a n an l l

n comme limite

d’une somme de deux suites convergentes. L’hypothèse de convergence conduit à deux conclusions contradictoires, elle n’est pas recevable.

(Personnellement, je préfère la solution 1)

3. On peut obtenir légèrement mieux que ce qui est demandé, compte tenu de l’interprétation graphique qui a été faite. Mais au final, les inégalités demandées par l’énoncé suffisent à l’emploi qu’on en fait :

Soit n un entier supérieur ou égal à 1.

Pour tout réel x, x1<

[ ]

x x Donc, pour tout réel x strictement supérieur à 1 :

[ ]

x x

x

1 1 1 1 > ≥

− . En

conséquence : a =

n+1 1 dx

n+11dx=ln

(

n+1

)

et d’autre part :

(2)

[ ]

x dx x dx n

a a

an n n n ln

1 1

1 1 1

2 1

1 2 =

< −

=

=

+

+ .

En résumé : ln

(

n+1

)

an <lnn+1pour tout entier n≥1. A fortiori : lnn<an <lnn+1, ce qui est l’inégalité demandée.

En supposant n≥2pour pouvoir diviser par ln : n

n n

an

ln 1 1

1<ln < + . La suite

n n an

ln

a définie pour n≥2est minorée par 1 et majorée par une suite convergeant vers 1 : elle converge elle-même vers 1. 1

lim ln =

 

+∞

n

an

n et an lnn

+

4. Pour tout entier n supérieur ou égal à 1 : 0<bn<1. La suite

( )

bn nN* est bornée.

Pour tout entier n supérieur ou égal à 1 : ln ln

(

1

)

1 1

1 + − +

= +

+n n

b n

bn n . Or, la fonction

x 1x a étant strictement décroissante sur tout intervalle

[

n,n+1

]

:

( )

1 1 ln 1

1

ln 1 1

= +

≥ +

=

+

+

+

n n

x x

n x

n n

n n

n

d

d .

Ainsi, pour tout entier n supérieur ou égal à 1, bn+1bn ≤0. La suite

( )

bn nN* est décroissante.

Cette suite étant décroissante et minorée, elle converge.

Partie B

I.1. Si

( )

un nN*est de limite nulle :

(

∀ε >0

)(

n0N*

)

:nn0un ≤ε

Pour nn0 : 



= 





− 

∑ ∑

+

=

=

n

n k

k n

k k

n u

u n v n

1

1 0

0 1

1 donc :

∑ ∑ ∑ ∑

+

= +

= +

=

=  = ≤ ≤



−  n

n k n

n k

k n

n k

k n

k k

n u n

u n u n

v n

1 1

1

1 0 0 0

0 1 1 1

1 ε

On obtient :  ≤

(

)

ε ε



− 

= n

n u n

v n

n

k k n

0 1

1 0

ou, ce qui revient au même : ε +ε



≤ 

−



∑ ∑

=

=

0 0

1 1

1

1 n

k k n

n

k

k u

v n

n u .

Le réel strictement positif ε étant fixé, soit n le premier entier supérieur ou égal au réel 1 ε

= 0

1

1 n

k

uk

n .

Lorsque nn1,

2015 0

0

1 1 1

1 1

gjulia

n n u n u

n

k n k

k

k ≤ ≤ε



=

=

ou, ce qui revient au même : ε ≤ε



≤ 

= 0

1

1 n

k

uk

n Si on note : n2 =sup

(

n0,n1

)

alors : nn2⇒−2ε ≤vn≤2ε .

Quel que soit ε strictement positif, on peut trouver un entier n2 tel que : nn2vn2ε , la suite

( )

vn nN*

est une suite de limite nulle.

Si

( )

un nN*est de limite nulle, alors sa moyenne de Césaro est aussi de limite nulle. La réciproque est fausse, comme le montrerait facilement le cas de la suite un =

( )

−1n, divergente mais dont la moyenne de Césaro converge vers zéro car :





=

= −

+ 0

2 1

1 2 2

p p

v v p

suivant la parité de l’indice. Mais on verra ça plus tard.

(3)

2. On considère la suite auxiliaire

( )

en nN*telle que : en =unl.

( )

l v l

u n l n

n u

n e n

n

k n

k k n

k k n

k

k =

− =

= −

=1 =1 =1 =1

1 1

1

1 .

La suite

( )

un nN*est une suite de limite l si et seulement si

( )

en nN* est de limite nulle.

( )

en nN* de limite nulle implique

= n

k

ek

n 1

1 de limite nulle.

= n

k

ek

n 1

1 de limite nulle équivaut au fait que

( )

vn nN* est une suite de limite l.

Au final, si

( )

un nN*est de une suite de limite l alors sa moyenne de Césaro est elle aussi de limite l.

II.1 et 2.

Méthode 1

( )

xn nN* est une suite de termes strictement positifs, par récurrence facile : x1=1 et pour tout entier n : xn >0⇒xn+1>0car xn+1 se construit à partir de xn par un cocktail d’opérations laissant stable R*+ (additions, multiplication et division).

( )

xn nN* est une suite strictement décroissante car pour tout entier n de N* : +1 <1

n n

x

x ce qui est un critère de stricte décroissante pour les suites de réels strictement positifs. En effet, pour tout entier n

2 1 1

1 1 <

+

= +

+

n n n

n

x x x

x vu que 1+xn<1+2xn.

Méthode 2

Une étude sommaire de la fonction

( ) ( )

x x x x

f

x 1 2

1 +

= +

a sur

l’intervalle

[ ]

0,1 fait apparaître que cette fonction est strictement croissante sur cet intervalle, qu’elle laisse stable :

[ ]

( ) [ ]

0,1

3 , 2 0 1 ,

0 ⊂



= f

La suite proposée étant définie par la relation de récurrence

( )

n

n f x

x +1= et initialisée par x1=1 , on en tire les conclusions suivantes :

• Tous les termes de la suite

( )

xn nN* sont dans l’intervalle

[ ]

0,1, stable par f.

Puisque f est strictement croissante, la suite est strictement monotone, et vu que 2 1 3

2 x

x = < cette suite est strictement décroissante (deux termes consécutifs quelconques sont rangés dans le même ordre que les deux premiers).

3. Quelle que soit la méthode utilisée ci-dessus :

Cette suite converge puisqu’elle est décroissante minorée vers une limite l telle que 0≤l<1.

Puisque f est continue sur l’intervalle

[ ]

0;1 , elle est continue en l. La suite

( )

xn nN*ne peut converger que vers un point fixe de f, solution de l’équation f

( )

x =x dans l’intervalle

[ ]

0;1 . Elle converge donc vers zéro.

4. Un calcul facile montre que pour tout réel x de

] ]

0,1 : f1

( )

x 1x = x1+1. Lorsque x=xn, cela donne : 1

1 1 1

1 − = − =

=

(4)

Puisque

( )

xn nN* est une suite de limite nulle et que la fonction

1 1

+

xa x est continue en zéro, la suite

*

N





= +

n n

n x

u 1

1 a pour limite la valeur de continuité en ce point c'est-à-dire 1.

n x n x x n x x u n

v n

n n

n

k k k

n

k k n

1 1 1

1 1 1 1 1 1

1 1

1

1 1

1

=



 −

=



 −

=

=

+

= + +

=

.

Puisque cette suite est la moyenne de Césaro de

( )

un nN* elle a aussi pour limite 1. Il existe une suite e de limite nulle telle que : vn =1+en pour tout entier n.

2015 1 1

1

1 1 1 1

1 1

1 1

1 1

1

gjulia n n

n n

e n n

e n n v

x n













+ + +

+ =

= +

= +

ce qui fait apparaître que xn n

≈ +

1 1 .

On peut écrire aussi, plus tarabiscoté,

2015

1 1

1 1 1

1 1 1

1 1

gjulia n

n

e n n

x n

























+ + +

×

=

pour conclure xn 1n

.

La suite

( )

xn nN* converge vers zéro à la vitesse de n

1, il s’agit d’un exemple de convergence lente dans le sens « plus lentement qu’une convergence géométrique ».

III.1. La suite

(

xn+1xn

)

nN* est la différence de deux suites convergentes de même limite l. Elle est convergente et converge vers zéro, la différence des limites.

2.1. Si la suite

(

xn+1xn

)

nN* converge vers l non nul :

(

∀ε >0

) (

n0N*

)

:nn0l−ε≤xn 1+xnl

Soit donc ε un réel strictement positif fixé et n0 un entier tel que ci-dessus.

Pour n>n0 :

=

( )

= +

=

1 1

0 0

n k

n k

k k n

n x x x

x et donc :

(

nn0

)(

l−ε

)

xnxn

(

nn0

)(

l

)

0 et par suite :

(

ε

)

(

+ε

)

 

 − +



 

 −

+ l

n n n

x n l x

n n n

xn 0 n n 0

1

1 0

0 . On a obtenu un encadrement de

n xn

par les termes correspondants de deux suites, l’une qui converge vers l−ε , l’autre vers l. On peut trouver un entier n1

supérieur à n0 tel que, en même temps :

( )

( )





≤ +

ε ε

ε ε n l n n x

n l n n x

n n

gjulia

0 0

0

2015 0

. Alors : ≥ 1⇒ −2ε≤ ≤l+2ε n

l x n

n n

Ce qui montre que la suite

*

N



 

n n

n

x est convergente et converge vers l.

(5)

2.2. Si l est non nul : nn1

(

l2ε

)

nxn

(

l+2ε

)

n avec les notations ci-dessus. Il suffit de choisir par exemple

3

= l

ε pour obtenir un encadrement par deux termes de suites divergentes, toutes les deux vers −∞ ou toutes les deux vers +∞ selon que l est négatif ou positif. La suite

( )

xn nN* diverge.

2.3. La suite

( )

an nN* de la partie A est un contre-exemple : elle diverge alors que

(

an+1an

)

nN*converge vers zéro.

Partie C

L’invalidité de la réciproque a été évoquée …

II.1. Dans ce cas, on obtient un =

( )

−1n déjà vu.

II.2. sin

(

n+2

)

asinna=2sina×cos

(

n+1

)

a et sin

(

n+2

)

a+sinna=2cosa×sin

(

n+1

)

a

a c u

un+2n =2 n+1sin et un+2 +un =2un+1cosa 3. Dans cette question, sina≠0et cosa ≠1.

Si la suite

( )

un nN* converge, alors la suite définie par

(

1 1

)

sin 2

1

+

= n n

n u u

c a est convergente comme

combinaison linéaire de suites convergentes et converge vers la même combinaison des limites c'est-à-dire vers zéro.

Si la suite

( )

un nN* converge, alors elle converge vers une solution de l’équation : l+l=2lcosac'est-à-dire vers zéro.

Mais il n’est pas possible que les deux suites

( )

un nN* et

( )

cn nN*convergent toutes les deux vers zéro car

2 1

2+ n =

n c

u pour tout entier n : la somme des carrés des limites devrait être égale à 1. L’hypothèse de convergence de la suite

( )

un nN*conduit à une contradiction. Cette suite est nécessairement divergente.

( )

( ) ( )





= 

=

∑ ∑

=

=

n

k n

k

n ika

ka n n i

v

1 1

exp 1Im

exp 1 Im

. Or : 1exp

( )

exp

( ) ( )

expexp

( )

11

= −

= ia

ka a i

i ka

i

n

k

La partie imaginaire de ce nombre, dont le calcul est facultatif, est majorée en valeur absolue par le module du même nombre, plus facile à calculer, égal à

a a n cos 1

cos 1

− ,

qui est lui-même majoré par

a cos 1

2

− .

Ainsi :

a vn n

cos 1

2 1

≤ − pour tout entier n.

La suite

( )

vn nN* converge vers zéro.

(6)

III.1. La suite

( )

un nN* étant supposée croissante, pour tout entier n : kn+1⇒ukun+1 . En

conséquence : 1

2

1 1 2

1

+ +

= +

+

=

=

n

n

n k

n n

n k

k u nu

u

2.

=

= n

k k

n u

v n

2

1

2 2

1 donc

∑ ∑ ∑ ∑

+

= +

=

=

=

+

= +

=

= n

n k

k n

n

n k

k n

k k n

k k

n u

v n n u

n u n u

v

2

1 2

1 1

2

1 2

1 1

1

2 1 .

Compte tenu de la question 1 : 1

2

1 2

2 1 +

+

=

=

n

n

n k

k n

n u u

v n v

3. La suite

( )

vn nN*étant supposée convergente est bornée. Il en est de même de la suite

( )

v2n nN*qui est extraite de la précédente. La suite

(

2v2nvn

)

nN*est une suite bornée, en particulier majorée.

La suite

( )

un nN* est donc elle-même majorée. Etant croissante et majorée, elle converge. Si v est la limite de

( )

vn nN*et u celle de

( )

un nN*, en passant à la limite dans 2v2nvnun+1, on obtient vu. Mais d’autre part, pour tout entier n, n

n

k n n

k k

n u u

u n

v =n

=

=

=1 1

1

1 , la moyenne de Césaro d’une suite croissante est plus petite que la suite elle-même. En passant à la limite vuet finalement v=u

Si

( )

un nN* était supposée décroissante, on aurait la même conclusion (la suite

(

un

)

nN*est alors croissante).

4. On peut énoncer : soit

( )

un nN* une suite monotone. Elle converge si et seulement si sa moyenne de Césaro converge et ces deux suites ont alors la même limite.

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