Matrices et déterminants
Mathématiques Classe Préparatoire PSI*
Lycée Jean Perrin, Marseille Sylvain Damour
[email protected] Année 2021–2022
Table des matières
1 Opérations sur les matrices 2
1.1 Multiplication matricielle . . . 2
1.2 Matrices triangulaires . . . 5
1.3 Transposée d’une matrice . . . 5
2 Pivot de Gauss 6 2.1 Opérations élémentaires . . . 6
2.2 Matrices échelonnées . . . 6
2.3 Méthode du pivot de Gauss . . . 7
3 Matrices d’endomorphismes 8 3.1 Matrice d’un vecteur ou d’une famille de vecteurs . . . 8
3.2 Matrice d’un endomorphisme . . . 9
3.3 Opérations . . . 9
3.4 Endomorphisme canoniquement associée . . . 10
4 Changement de bases et matrices semblables 11 4.1 Matrices de passage . . . 11
4.2 Changement de base . . . 11
4.3 Matrices semblables . . . 12
5 Rang 12 5.1 Définition . . . 12
5.2 Propriétés . . . 12
5.3 Invariance . . . 12
6 Matrices inversibles 13 6.1 Notation . . . 13
6.2 CNS d’inversibilité . . . 13
6.3 Propriétés . . . 14
6.4 Calcul de l’inverse . . . 14
7 Trace 14
7.1 Définition . . . 14
7.2 Propriétés . . . 15
8 Matrices par blocs 16 8.1 Opérations par blocs . . . 16
8.2 SEV stables . . . 16
9 Déterminant d’une matrice carrée 19 10 Propriétés du déterminant 20 10.1 Premières propriétés . . . 20
10.2 Opérations élémentaires sur les lignes ou les colonnes . . . 20
10.3 Développement par rapport à une colonne ou une ligne . . . 21
10.4 Déterminant d’un produit, d’un inverse . . . 22
10.5 Déterminants triangulaires par blocs . . . 22
11 Déterminant de Vandermonde 23
12 Déterminant d’une famille de vecteurs 24
13 Déterminant d’un endomorphisme 24
Préambule
Dans tout ce chapitre,KdésigneRouC etn,p∈N∗.
On identifieKnetMn,1(K), c’est-à-dire qu’on identifie lan-liste (x1, . . . ,xn) et la matrice colonne
x1
... xn
.
1 Opérations sur les matrices
1.1 Multiplication matricielle
Notation 1. On notera ai j ou Ai j les éléments de la matriceA.
Définition 2. SoitA∈Mn,p(K) etB∈Mp,q(K).
Leproduitdes matricesAetBest la matriceAB∈Mn,q(K) définie par :
∀i∈[[1,n]], ∀j∈[[1,q]],
(AB)i j =
p
X
k=1
Ai kBk j.
Z
Remarque3. L’anneauMn(K) n’est pas intègre : A B=0 n’implique pasA=0 ouB=0 en général.
"
Contre-exemple4.
µ1 1
−1 −1
¶
µ1 1 1 1
¶ µ0 0
0 0
¶
Remarque5. La multiplication matricielle n’est pas commutative : AB6=B A en général.
"
Contre-exemple6.
µ0 −1
1 0
¶
µ0 1 1 0
¶ µ1 0 0 −1
¶
mais
µ0 1 1 0
¶
µ0 −1
1 0
¶ µ
−1 0
0 1
¶
Théorème 7.
SI AetBsont deux matrices deMp(K) qui commutent, c’est-à-dire tq A B=B A, ALORS
(i) ∀p∈N, A Bp = BpA.
(ii) ∀p,q∈N, AqBp = BpAq.
Démonstration 8.
∗
Théorème 9. (Formule du binôme) Soitn∈N.
SI AetBsont deux matrices deMp(K) quicommutent,
"
c’est-à-dire tq A B=B A,ALORS (A+B)n =
n
X
k=0
Ãn k
!
An−kBk
(A+B)n = An +n An−1B + n(n−1)
2 An−2B2 +. . .+ n ABn−1 +Bn
Z
Démonstration 10.
∗∗
Isaac Newton (1643-1727) est un philosophe, mathématicien, physicien, alchimiste, astronome et théologien anglais.
Figure emblématique des sciences, il est surtout reconnu pour avoir fondé la mécanique classique, pour sa théorie de la gravi- tation universelle, pour sa théorie de la couleur basée sur l’obser- vation selon laquelle un prisme décompose la lumière blanche en un spectre visible, et pour la création du calcul infinitésimal.
Théorème 11. (Factorisation deAn−Bn) Soitn∈N. SI AetBsont deux matrices deMp(K) quicommutent,
"
c’est-à-dire tq A B=B A,ALORS
An−Bn = (A−B)
n−1X
k=0
An−1−kBk
An−Bn = (A−B)¡
An−1+An−2B+An−3B2+ · · · +ABn−2+Bn−1¢
Z
Démonstration 12.
∗
'
&
$
% Méthode 13. Pour calculer les puissances d’une matriceAon peut :
(1) CalculerA2,A3, . . ..
Conjecturer l’expression deAn. La montrer par récurrence.
(2) DécomposerAsous la forme A=D+N oùD est diagonale etN nilpotente, c’est-à-dire qu’il existe un entierptel queNp=0.
Puis vérifier queD N=N D.
Et enfin appliquer la formule du binôme.
(3) DiagonaliserAsous la formeA=P DP−1 oùPest inversible etDest diagonale. On a alors : An=A A· · ·A=P DP−1P
| {z }
=In
DP−1· · ·P DP−1=P DD· · ·DP−1=P DnP−1.
Enfin calculerDnrevient à élever à la puissancenles éléments diagonaux deD.
Exercice 14.
∗ ?
MD30SoitJ=
1 · · · 1 ... ... 1 · · · 1
∈Mn(K). CalculerJp.
Exercice 15.
∗∗
MD11SoitA=
1 1 0
0 1 1
0 0 1
. CalculerAp, pour toutp∈N.
Exercice 16.
∗∗
MD29SoitA=1 6
µ12 4
−15 −4
¶ et P=
µ−2 −2
3 5
¶ .
1) Montrer quePest inversible et calculer son inverse.
2) CalculerP−1AP.
3) En déduire l’expression deAn.
1.2 Matrices triangulaires
Théorème 17. SoientAetBdes matrices triangulaires supérieures. Alors :
A+B, λ·A (λ∈K), A×B, A−1 (siAest inversible), sont triangulaires supérieures.
Remarque18. De même pour des matrices triangulaires supérieures strictes, triangulaires inférieures, triangulaires inférieures strictes, diagonales.
Exercice 19.
∗∗ ?
MD78On note TSn (resp. TSSn, TIn, TISn) l’ensemble des matrices deMn(K) triangulaires supérieures (resp. triangulaires supérieures strictes, triangulaires inférieures, triangulaires inférieures strictes).
1) Montrer que ces ensembles sont des espaces vectoriels.
2) En déterminer des bases.
3) En déduire leurs dimensions.
4) Montrer que TSn⊕TISn=Mn(K) et que TSSn⊕TIn=Mn(K).
1.3 Transposée d’une matrice Définition 20. SoitA∈Mn,p(K).
Latransposéede la matriceAest la matriceAT∈Mp,n(K) définie par :
∀i∈[[1,p]], ∀j∈[[1,n]],
¡AT¢
i j = Aj i.
Z
Théorème 21. SoitA etBdeux matrices de tailles convenables pour que les opérations sui- vantes aient un sens.
(i) InT
=In. (ii) ¡
AT¢T
=A.
(iii) (A+B)T =AT+BT.
(iv) (λA)T=λAT pourλ∈K. (v) (A B
←→)T=BTAT.
"
Définition 22.
(i) Aest ditesymétrique ssi AT=A.
Z
(ii) Aest diteantisymétrique ssi AT = −A.
Théorème 23.
(i) Aest symétrique SSI ∀1Éi<jÉn, Aj i=Ai j.
(ii) Aest antisymétrique SSI ∀1Éi<jÉn, Aj i= −Ai j ET ∀1ÉiÉn, Ai i=0.
Figure 24.
Exercice 25.
∗∗ ?
(D’après e3a, écrit PSI 2018) MD79On noteSn(K) (resp.An(K)) l’ensemble des matrices deMn(K) symétriques (resp. antisymé- triques).
1) Montrer que ces ensembles sont des espaces vectoriels.
2) En déterminer des bases.
3) En déduire leurs dimensions.
4) Montrer que Sn(K)⊕An(K)=Mn(K).
2 Pivot de Gauss
2.1 Opérations élémentaires
Définition 26. Lesopérations élémentairessur les lignes d’une matrice sont les : 1. Transvections: addition d’un multiple d’une ligne à une autre ligne,
notée Li←Li+αLj, aveci6=j et α∈K.
2. Dilatations: multiplication d’une ligne par un scalaire non nul, notée Li←αLi, avecα∈K∗.
3. Permutations: échange de deux lignes, notée Li↔Lj, aveci6=j.
Définition 27. Deux matrices sont diteséquivalentes par lignes ssi elles se déduisent l’une de l’autre par une suite d’opérations élémentaires sur les lignes. On note : A∼
L A0.
2.2 Matrices échelonnées
Définition 28. On appellepivotle premier élément non nul d’une ligne.
Définition 29. La matriceAest diteéchelonnée en lignes ssi le pivot de chaque ligne se trouve à droite du pivot de la ligne précédente.
La matriceAse termine éventuellement par des lignes nulles.
Exemples30.
2 5 3 5
0 -1 2 −3
0 0 0 0
,
0 -7 3 2 6 2
0 0 3 5 −1 4
0 0 0 0 3 2
.
Définition 31. Une matrice est diteéchelonnée réduite en lignes ssi 1. elle est échelonnée en lignes,
2. tous les pivots sont égaux à 1,
3. et les autres éléments de leurs colonnes sont nuls.
Exemples32.
1 0 3 5
0 1 2 −3
0 0 0 0
,
0 1 0 2 0
0 0 1 5 0
0 0 0 0 1
0 0 0 0 0
, In.
Théorème 33. Toute matrice est équivalente par lignes à une unique matrice échelonnée ré- duite en lignes, obtenue par la méthode d’élimination de Gauss-Jordan.
2.3 Méthode du pivot de Gauss
Johann Friedrich Gauß(1777-1855)est un mathématicien, as- tronome et physicien allemand.
Surnommé « le prince des mathématiciens », il est considéré comme l’un des plus grands mathématiciens de tous les temps.
Wilhelm Jordan(1842-1899)est un géodésien allemand.
'
&
$
% Méthode 34. Laméthode du pivot de Gauss ou méthode d’élimination de Gauss-Jordan, pour une
matriceA, permet :
1. en s’arrêtant à la forme échelonnée : (a) de déterminer le rang rgA:
= nb de pivots.
(b) de résoudre le système linéaireAX =B:
les inconnues principales se déterminent successivement, en partant de la dernière ligne et en remontant.
2. en allant jusqu’à la forme échelonnée réduite :
de calculer l’inverseA−1, si la matrice est carrée et inversible : en partant de¡
A|In¢
on aboutira à¡
In|A−1¢
. (cf. §6.4.)
Exercice 35.
∗∗
MD15Déterminer le rang de la matriceA=
1 1 −1 1
1 −1 1 −1
3 1 −1 1
3 −1 1 −1
.
Exercice 36.
∗∗
MD18Résoudre le système linéaire
x+a y+a2z = 1 x+a y+abz = a bx+a2y+a2bz = a2b
3 Matrices d’endomorphismes
Dans la suite,E etF désignent des espaces vectoriels de dimension finie, munis respectivement des basesB=(e1, . . . ,en) et C=(f1, . . . ,fq).
3.1 Matrice d’un vecteur ou d’une famille de vecteurs
Définition 37. Soitxun vecteur deE. Soit (α1, . . . ,αn) ses coordonnées dans la baseB, c’est- à-direx=α1e1+· · ·+αnen. On appellematrice du vecteur x dans la baseB la matrice colonne :
MatB(x) = X =
α1
α2
... αn
Définition 38. Soientx1, . . ., xm des vecteurs de E. Soit (α1j, . . . ,αn j) les coordonnées du vecteurxj dans la base B, c’est-à-dire xj =α1je1+ · · · +αn jen. On appellematrice de la familleF=(x1, . . . ,xm) dans la baseB la matrice :
MatB(F) = MatB(x1, . . . ,xm) = M =
α11 α12 . . . α1m
α21 α22 . . . α2m
... ... . . . ... αn1 αn2 . . . αnm
3.2 Matrice d’un endomorphisme
Définition 39. Soituun endomorphisme deE. Soit (a1k, . . . ,ank) les coordonnées du vecteur u(ek) dans la baseB. On appellematrice de u dans la baseB la matrice carrée :
MatB(u) = A =
a11 a12 . . . a1n
a21 a22 . . . a2n
... ... . . . ... an1 an2 . . . ann
Exercice 40.
∗
MD21Écrire la matrice de l’endomorphismeu:
¯
¯
¯
¯
Kn[X] → Kn[X]
P 7→ P+P0 dans la base canonique deKn[X] : Bc=(1,X,X2, . . . ,Xn).
Exercice 41.
∗∗
MD72On considère l’endomorphismev:
¯
¯
¯
¯
R3 → R3 (x,y,z) 7→ (y,x, 0) .
1) Soita=(0, 1, 1), b=(1, 0, 1) et c=(1, 1, 0). Montrer queB=(a,b,c) est une base deR3. 2) Écrire la matrice devdans la baseB.
3.3 Opérations
SoientEun espace vectoriel de baseB.
Théorème 42. Soient f,g∈L(E) etλ∈K. (i) MatB(f+g) = MatB(f)+ MatB(g).
(ii) MatB(λf) = λMatB(f).
(iii) MatB(g◦f) = MatB(g) ×MatB(f).
Remarque43. On notef2=f ◦f. Donc : MatB(f2) = ¡
MatB(f)¢2
.
Théorème 44. Soit f ∈L(E).
f estbijective SSI MatB(f) estinversible.
"
Dans ce cas : MatB(f−1) = ¡
MatB(f)¢−1
.
Vocabulaire : f−1est l’applicationréciproque, ¡
MatBC(f)¢−1
est la matriceinverse.
Théorème 45. Soit f ∈L(E) etx∈E.
MatB¡ f(x)¢
= MatB(f)×MatB(x).
Remarque46. En notantA=MatB(f), X=MatB(x) etY =MatB(y), on a : y=f(x) ⇐⇒Y =A X .
3.4 Endomorphisme canoniquement associée
Définition 47. SoitA∈Mn(K). On appelleendomorphisme canoniquement associéeà la ma- triceA l’application
fA:
¯
¯
¯
¯
Kn → Kn X 7→ A X
Z
Théorème 48. SoientBcla base canonique deKn.
fAest l’endomorphisme canoniquement associée àA SSI MatBc¡
fA¢
= A
Z
Définition 49. On appellenoyaude la matriceA: KerA = KerfA.
Remarque50.
1. KerA = ©
X∈Kn/AX =0ª 2. KerAest un SEV deKn.
Définition 51. On appelleimagede la matriceA: ImA = ImfA.
Remarque52.
1. ImA = Vect¡
C1(A), . . . ,Cp(A)¢ 2. ImAest un SEV deKn.
Remarque53. Le théorème du rang est vérifié pour le noyau et l’image d’une matrice : dim KerA +dim ImA = n.
Exercice 54.
∗∗
MD22Déterminer des bases du noyau et de l’image de la matriceA=
0 1 1
1 0 −1
1 1 0
.
4 Changement de bases et matrices semblables
Dans la suite,B,B0etB00désignent des bases deE etC etC0des bases deF.
4.1 Matrices de passage
Définition 55. On appellematrice de passage deBàB0la matrice carréePBB0 dont les co- lonnes sont les coordonnées des vecteurs deB0dans la baseB.
Remarque56. Avec les notations de la définition 38 on a : PBB0 = MatB(B0) . Figure 57.
Théorème 58.
(i) PBB=In.
(ii) PBB0×PB0B00=PBB00.
(iii) PBB0est inversible et (PBB0)−1=PB0B.
4.2 Changement de base
Théorème 59. (Changement de base pour un vecteur) Soitx∈E. Alors MatB(x) = PBB0 × MatB0(x) .
En notant X=MatB(x), X0=MatB0(x) et P=PBB0 on a : X = P X0
Z
Théorème 60. (Changement de base pour un endomorphisme) Soitf ∈L(E). Alors MatB(f) = PB,B0 ×MatB0(f) ×PB0,B .
En notant A=MatB(f), A0=MatB0(f) et P=PBB0 on a : A = P A0P−1
Z
Pour retenir ces deux théorèmes, on peut remarquer que « les primes se touchent ».
4.3 Matrices semblables
Définition 61. On dit que les matrices carréesAetBsontsemblables ssi il existePinversible telle que : A=P B P−1.
Z
Théorème 62.
Z
Les matrices carréesAetBsont semblables SSI elles représentent le même endomorphisme dans deux bases différentes.Démonstration 63.
∗∗
⇐= uniquement.5 Rang
5.1 Définition
Définition 64. On appellerangdeA: rgA = rg¡
C1(A), . . . ,Cp(A)¢
Z
5.2 Propriétés
Théorème 65. SoitA∈Mnp(K).
(i) rgAÉp.
(ii) rgAÉn.
Théorème 66. rgA = rg¡ AT¢
.
Remarque67. Donc rgA = rg¡
L1(A), . . . ,Ln(A)¢ .
5.3 Invariance
Théorème 68.
(i) SI Pestinversible ALORS rg (P A)=rgA.
(ii) SI Qestinversible ALORS rg (A Q)=rgA.
Corollaire :
Théorème 69. SI AetBsont semblables ALORS rgA=rgB.
6 Matrices inversibles
Dans toute la suite,AetBdésignent des matrices carrées deMn(K).
6.1 Notation
Définition 70. On note GLn(K) l’ensemble des matrices inversibles deMn(K).
On l’appelle legroupe linéaire.
6.2 CNS d’inversibilité
Théorème 71. (13 CNS d’inversibilité) Aest inversible SSI detA6=0
SSI rgA=n
SSI ∃B∈Mn(K) tq A B=In (dans ce casB=A−1) SSI ∃C∈Mn(K) tq C A=In (dans ce casC=A−1) SSI les colonnes deAforment une base deKn SSI les lignes deAforment une base deKn
SSI la forme échelonnée réduite en lignes deAestIn, c’est-à-direA∼
L In
SSI KerA={0}
SSI ImA=Kn
SSI le système linéaireAX=B admet une unique solution pourB∈Kn fixé (dans ce cas, cette solution estX=A−1B)
SSI l’endomorphisme fA:
¯
¯
¯
¯
Kn → Kn
X 7→ A X canoniquement associé àAest bijectif SSI A=MatB(f) oùf est un endomorphisme bijectif ¡
dans ce casA−1=MatB¡ f−1¢ ¢
SSI Aest une matrice de passage.
6.3 Propriétés
Théorème 72. SI AetBsont deux matrices deMn(K) inversibles ALORS (i) A B est inversible et (A B)−1 = B−1A−1.
"
(ii) A−1est inversible et ¡ A−1¢−1
= A.
(iii) AT est inversible et ¡ AT¢−1
= ¡ A−1¢T
.
6.4 Calcul de l’inverse '
&
$
% Méthode 73. Pour calculer l’inverse d’une matrice (inversible) on peut :
(1) SiA= µa c
b d
¶
alors A−1 = 1 ad−bc
µd −c
−b a
¶ .
(2) Effectuer la méthode d’élimination de Gauss-Jordan sur (A|In).
(3) Utiliser une relation polynomiale surApour obtenirA B=In.
Exercice 74.
∗
MD89Montrer que la matriceA=
µ0 −1
1 0
¶
est inversible et calculer son inverse.
Exercice 75.
∗∗
MD25Montrer que la matriceA=
1 0 1
1 1 0
0 1 1
est inversible et calculer son inverse.
Exercice 76.
∗∗
MD27SoitA=
2 −1 2
5 −3 3
−1 0 −2
. Calculer (A+I3)3, en déduire queAest inversible et calculer son inverse.
7 Trace
7.1 Définition
Définition 77. LatracedeAest la somme de ses éléments diagonaux : TrA =
n
X
i=1
Ai i
Z
7.2 Propriétés
Théorème 78. TrA = Tr¡ AT¢
.
Théorème 79. Tr :
¯
¯
¯
¯
Mn(K) → K
A 7→ TrA est une forme linéaire.
Démonstration 80.
∗
Théorème 81. Tr (A B) = Tr (B A).
Z
Démonstration 82.
∗∗ ?
Exercice 83.
∗∗ ?
(D’aprèsCCINP) MD33Peut-il exister deux matrices carrées de taillen×n telles queAB−B A=In?
Théorème 84. SI AetBsont semblables ALORS TrA=TrB.
Démonstration 85.
∗ ?
Tr³ P|{z}
AP−1
| {z }
←→
´
= Tr³ AP−1
| {z } P
|{z}
´
=Tr¡ A In¢
= Tr (A).
"
äDéfinition 86. SoitEun espace vectoriel de dimension finie et soitu∈L(E).
Latracedeuest : Tr(u) = Tr¡
MatB(u)¢
oùBest une base quelconque deE.
Remarque87. Le théorème précédent justifie cette définition, puisque pour une autre baseB0 deE, MatB0(u) et MatB(u) sont semblables, donc ont même trace.
Exercice 88.
∗∗ ?
MD23SoitEun espace vectoriel de dimensionn et soitpun projecteur de rangr.
1) Écrire la matrice de p dans une base adaptée à la décomposition en somme directe E=Kerp⊕Imp.
2) En déduire la trace dep.
8 Matrices par blocs
8.1 Opérations par blocs Théorème 89. SoitM=
µ A B
C D
¶ , M0=
µ A0 B0 C0 D0
¶
et λ∈K.
Si les dimensions des blocs conviennent, on peut effectuer les opérations par blocs suivantes : (i) λM =
µ λA λB λC λD
¶ .
(ii) M+M0 =
µ A+A0 B+B0 C+C0 D+D0
¶ .
(iii) M×M0 =
µ A A0+BC0 AB0+B D0 C A0+DC0 C B0+DD0
¶ .
(iv) MT =
µ AT CT BT DT
¶
"
.Remarque90. Ces règles de calcul se généralisent à un nombre quelconque de blocs.
Exemple91.
1 4 7
2 5 8
3 6 9
T
=
1 2 3
4 5 6
7 8 9
. On a bien : µ1 4
2 5
¶T
= µ1 2
4 5
¶ ,
µ7 8
¶T
=¡ 7 8¢
, etc.
Exercice 92.
∗∗
(D’aprèsMines-Ponts, écrit PSI 2015) MD74Soitn∈N∗ etJ=
µ 0 −In
In 0
¶
où 0 désigne la matrice nulle etInla matrice unité deMn(R).
On appelle groupe symplectique l’ensemble Sp2n(R)=©
M∈M2n(R)±
MTJ M=Jª . 1) Montrer queJ2= −I2n.
2) Montrer que pour toutU∈GLn(R), L=
à U 0
0 ¡ UT¢−1
!
∈Sp2n(R).
8.2 SEV stables
Soituun endomorphisme deE etFun SEV deE.
Définition 93. On dit queFeststable par u ssi ∀x∈F, u(x)∈F.
Z
Remarque94. Cela s’écrit aussi : u(F)⊂F.
Exercice 95.
∗∗ ?
MD24Soituetvdeux endomorphismes d’un espace vectorielE.
Montrer que siuetvcommutent, c’est-à-direu◦v=v◦u, alors Keruet Imusont stables parv.
Théorème 96. SoitB=(e1, . . . ,ep) une base deF. Fest stable paru SSI ∀i∈[[1,p]], u(ei)∈F.
Démonstration 97.
∗∗
Exercice 98.
∗
MD31Trouver un plan stable pour l’endomorphisme canoniquement associé à la matrice M=
1 0 2 0
2 1 0 −1
−1 0 1 0
1 1 1 1
.
Définition 99. SiFest stable paru, alors on appelleendomorphisme induit parusurF l’en- domorphismeuF:
¯
¯
¯
¯
F → F
x 7→ u(x) .
Z
Théorème 100. SoitB=(B1,B2) une base deE adaptée àF, c’est-à-dire telle queB1soit une base deF.
Fest stable paru SSI MatB(u)=
µ A B 0 D
¶
Z
. (matricetriangulaire par blocs)Dans ce cas, A=MatB1(uF).
Démonstration 101.
∗∗
Exemple102. Soit l’endomorphismeu:
¯
¯
¯
¯
R3 → R3
(x,y,z) 7→ (x+y+z,y+z,z) . On noteBc=(e1,e2,e3) la base canonique deR3.
1. MatBc(u)=
1 1 1
0 1 1
0 0 1
.
2. Le SEVF=Vect(e1,e2) est bien stable paru, en effet :
u(e1)=u((1, 0, 0))=(1, 0, 0)=e1∈F et u(e2)=u((0, 1, 0))=(1, 1, 0)=e1+e2∈F.
3. Bc=(e1,e2,e3) est un base deR3adaptée àF, carB1=(e1,e2) est une base deF. On a bien : MatB1(uF)=
µ1 1 0 1
¶
, car uF(e1)=u(e1)=e1 et uF(e2)=u(e2)=e1+e2.
Théorème 103. SoitB=(B1,B2) une base deE adaptée à la décomposition en somme directeE=F1⊕F2, c’est-à-dire telle queB1soit une base deF1 etB2soit une base deF2. F1etF2sont stables paru SSI MatB(u)=
µ A1 0 0 A2
¶
Z
. (matricediagonale par blocs)Dans ce cas,A1=MatB1¡ uF1
¢ etA2=MatB1¡ uF2
¢.
Exercice 104.
∗
MD76Soit l’endomorphismeu:
¯
¯
¯
¯
R4 → R4
(x,y,z,w) 7→ (y,x,w,z) . 1) Écrire la matrice deudans la base canonique deR4.
2) En déduire l’existence de deux SEVFetGstables paru, autres queR4et© 0ª
. 3) Montrer que les endomorphismes induitsuFetuGsont des symétries.
9 Déterminant d’une matrice carrée
Définition 105. Ledéterminant des matrices carrées de taillen×n est l’unique application det :Mn(K)→K vérifiant les trois propriétés suivantes :
Z
(i) det estlinéaire par rapport à chacune des colonnes (det estn-linéaire) pour touti∈[[1,n]],
det³ C1
¯
¯
¯. . .¯
¯¯λX+Y¯
¯
¯
| {z }
colonnei
. . .¯
¯
¯Cn
´
= λdet³ C1
¯
¯
¯. . .¯
¯
¯X¯
¯
¯
|{z}
col.i
. . .¯
¯
¯Cn
´
+ det³ C1
¯
¯
¯. . .¯
¯
¯Y¯
¯
¯
|{z}
col.i
. . .¯
¯
¯Cn
´.
(ii) det est antisymétrique par rapport aux colonnes : pour tousi6=j∈[[1,n]],
det³ C1¯
¯
¯. . .¯
¯
¯X¯
¯
¯
|{z}
col.i
. . .¯
¯
¯Y¯
¯
¯
|{z}
col.j
. . .¯
¯
¯Cn
´
= −det³ C1¯
¯
¯. . .¯
¯
¯Y¯
¯
¯
|{z}
col.i
. . .¯
¯
¯X¯
¯
¯
|{z}
col.j
. . .¯
¯
¯Cn
´.
(iii) det (In)=1.
Théorème 106. (Déterminant1×1)
¯
¯a¯
¯ = a.
Théorème 107. (Règle du gamma pour un déterminant2×2)
¯
¯
¯
¯ a c b d
¯
¯
¯
¯ = ad−bc.
Théorème 108. (Règle de Sarrus pour un déterminant3×3)
¯
¯
¯
¯
¯
¯
a b c d e f g h i
¯
¯
¯
¯
¯
¯
= aei +d hc + g b f −g ec − ah f −d bi.
"
La règle de Sarrus n’est valable que pour undéterminant de taille 3×3.Pierre-Frédéric Sarrus(1798-1861)est un mathématicien fran- çais. Il est surtout célèbre auprès des étudiants en mathéma- tiques pour une règle de calcul des déterminants de taille trois, qui porte son nom.
10 Propriétés du déterminant
10.1 Premières propriétés
Théorème 109. SoitA∈Mn(K) et λ∈K.
(i) Le déterminant d’une matrice ayant une colonne (ou une ligne) nulle est nul.
(ii) Le déterminant d’une matrice ayant deux colonnes (ou deux lignes) égales est nul.
(iii) det¡ AT¢
= detA.
(iv) det (λA) = λndetA.
"
10.2 Opérations élémentaires sur les lignes ou les colonnes Théorème 110. Le déterminant est :
(i) inchangé si on ajoute à une colonne une combinaison linéaire des autres colonnes.
Z
(ii) multiplié par−1 si on permute deux colonnes.De même pour les lignes.
Théorème 111. Un déterminant triangulaire est égal au produit des éléments diagonaux.
Z
Exemple112. detIn=1.
Méthode 113. Par une suite d’opérations élémentaires sur les lignes ou les colonnes, on essaie
d’obtenir un déterminant triangulaire.
Exercice 114.
∗
MD41Calculer∆=
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
1 1 1 1
1 3 5 7
1 2 3 3
0 1 0 1
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯ .
Exercice 115.
∗∗
MD38CalculerD=
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
a1 a1 a1 · · · a1
a1 a2 a2 · · · a2
a1 a2 a3 · · · a3 ... ... ... . .. ...
a1 a2 a3 · · · an
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯ .
10.3 Développement par rapport à une colonne ou une ligne Théorème 116. (Développement par rapport à laj-ième colonne)
Pour tout A ∈Mn(K), on note Aei j la matrice obtenu en supprimant dans la matrice A la i-ième ligne et la j-ième colonne. On a :
detA =
n
X
i=1
(−1)i+j ai j×detAei j.
Z
On retiendra que (−1)i+j = (−1)noligne + nocolonne .
Remarque117. On peut de façon analogue développer un déterminant par rapport à sai-ième ligne.
Exemple118. Développer∆=
¯
¯
¯
¯
¯
¯
a b c d e f g h i
¯
¯
¯
¯
¯
¯
par rapport à la 2ecolonne.
'
&
$
% Méthode 119. Après développement par rapport à une colonne ou une ligne d’un déterminantDn
d’ordre n, on peut obtenir une relation de récurrence entre Dn et Dn−1 voire entre Dn, Dn−1 etDn−2.
Exercice 120.
∗∗
(D’aprèsCCINP, banque MP) MD69Soit un entiernÊ1. On considère le déterminant d’ordrensuivant :
Dn=
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
2 −1 0 · · · 0
−1 2 −1 . .. ... 0 −1 . .. ... 0 ... . .. ... 2 −1 0 · · · 0 −1 2
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯ 1) Déterminer une relation de récurrence entreDn,Dn−1etDn−2. 2) ExprimerDnen fonction den.
'
&
$
% Méthode 121. Si la somme des éléments de chaque ligne est identique :
1. On ajoute toutes les colonnes à la 1recolonne.
2. Puis par des opérations élémentaires sur les lignes, on remplit la 1recolonne de zéros.
3. Enfin on développe par rapport à la 1recolonne.
Exercice 122.
∗
MD45CalculerD=
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
0 a b c
a 0 b c a b 0 c a b c 0
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯ .
Théorème 123.
Soit la matriceA=(ai j).
detA est obtenu par additions, multiplications et changements de signes des élémentsai j.
Démonstration 124.
∗∗
En développant par rapport à la première colonne, puis en itérant le pro- cessus.Remarque125. Les étudiants de MPSI connaissent une formule plus précise mais très compliquée : detA = X
σ∈Sn
ε(σ)a1σ(1). . .anσ(n) où ε(σ)= ±1 et σest une permutation de [[1,n]].
Méthode 126. Pour calculer le déterminant de A=¡
ai j¢
on peut introduire une indéterminéX dans les coefficientsai jet utiliser le fait que detAest alors un polynôme enX.
Exercice 127.
∗∗ ?
(D’aprèsÉcole de l’Air) MD46Calculer le déterminant de taillen×n suivant, où (a,b,c)∈C3 tels queb6=c:
δ=
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
a b b . . . b c a b . . . b
c c a b
... ... . .. ...
c c c . . . a
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯ .
10.4 Déterminant d’un produit, d’un inverse Théorème 128. SoientA,B∈Mn(K).
(i) det (A B) = detA×detB.
Z
(ii) Aest inversible SSI detA6=0.
Dans ce cas, det¡ A−1¢
= 1 detA.
10.5 Déterminants triangulaires par blocs
Théorème 129. SoientA∈Mn(K) etD∈Mp(K) des matrices carrées et soitC∈Mnp(K).
¯
¯
¯
¯ A C 0 D
¯
¯
¯
¯ = detA×detD.
Z
Ce résultat est aussi valide pour un déterminant triangulaireinférieur par blocs.
AT TENTION:
"
Ces formules sont les seules valides pour le calcul d’un déterminant par blocs."
Exemple130. CalculerD=
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
1 −1 3 4
1 1 2 3
0 0 1 −1
0 0 1 1
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯ .
Remarque131. Ces règles de calcul se généralisent à un nombre quelconque de blocs :
det
A1 ∗ . . . ∗ 0 A2 . . . ∗ ... ... . .. ...
0 0 . . . As
= detA1× · · · ×detAs où les matricesAisont carrées.
11 Déterminant de Vandermonde
Alexandre-Théophile Vandermonde (1735-1796) est un ma- thématicien français. Il fut aussi économiste, musicien et chi- miste, travaillant notamment avec Étienne Bézout et Antoine Lavoisier.
Définition 132. On appelledéterminant de Vandermonde:
V(a1, . . . ,an)=
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
1 a1 a12 . . . a1n−1 1 a2 a22 . . . a2n−1
... ... ... ... 1 an a2n . . . ann−1
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
Z
.Théorème 133. V(a1, . . . ,an) = Y
1Éi<jÉn
¡aj−ai¢
Z
.Exemple134.
• Pourn=2 : V(a1,a2) = a2−a1.
• Pourn=3 : V(a1,a2,a3) = (a2−a1) (a3−a1) (a3−a2).
• Pourn=4 : V(a1,a2,a3,a4) = (a2−a1) (a3−a1) (a3−a2) (a4−a1) (a4−a2) (a4−a3).
Démonstration 135.
∗∗∗ ?
Corollaire :
Théorème 136. V(a1, . . . ,an) 6= 0 SSI lesa1, . . .,an sont distincts 2 à 2.
Exercice 137.
∗∗
MD43Déterminer une CNS sur (a,b,c,d)∈C4 pour que
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
1 2a+3 3a2+4a 4a3+5a2 1 2b+3 3b2+4b 4b3+5b2 1 2c+3 3c2+4c 4c3+5c2 1 2d+3 3d2+4d 4d3+5d2
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯ 6= 0.
12 Déterminant d’une famille de vecteurs
Dans toute la suite,Edésigne un espace vectoriel de dimensionn.
Définition 138. On appelledéterminant dans la baseBde la famille de vecteurs (x1, . . . ,xn) :
detB(x1, . . . ,xn) =
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
a11 . . . a1n
... ... an1 . . . ann
¯
¯
¯
¯
¯
¯
¯
où pour toutj∈[[1,n]],
a1j
... an j
sont les coordonnées du vecteursxjdans la baseB.
Remarque139. detB(x1, . . . ,xn)=det¡
MatB(x1, . . . ,xn)¢ .
Théorème 140. SoitBune base deE.
La famille (x1, . . . ,xn) est une base deE SSI detB(x1, . . . ,xn)6=0.
Z
Exercice 141.
∗
MD40Déterminer les valeurs des paramètres réelsa,betcpour lesquels la famille F=¡
X2, X2+X+1,a X2+b X+c¢
est une base deR2[X].
13 Déterminant d’un endomorphisme
Théorème 142. SI AetBsont semblables ALORS detA=detB.
Démonstration 143.
∗
Définition 144. Ledéterminantd’un endomorphismeudeEest : detu = det¡
MatB(u)¢
oùBest une base quelconque deE.
Remarque145. Le théorème précédent justifie cette définition, puisque pour une autre baseB0 deE, MatB0(f) et MatB(f) sont semblable, donc ont même déterminant.
Théorème 146. Soitf etgdes endomorphismes deE etλ∈K.
(i) det (idE)=1.
(ii) det¡ λf¢
=λn×detf. (iii) det¡
f◦g¢
=detf×detg.
(iv) f est bijectif SSI detf 6=0.
Dans ce cas, det¡ f−1¢
= 1 detf .
Exercice 147.
∗
MD39Montrer que l’endomorphismeu:Rn[X]→Rn[X] défini paru(P)=X P0+P(1) est bijectif, à l’aide d’un déterminant.
L
ÉGENDEPour le poly :
"
Attention, ne pas oublier, piège Idée, astuceZ
Important, à connaître par cœurPour les exercices et les démonstrations :
∗ ∗∗ ∗∗∗
Niveau de difficultéÏ Application d’une méthode fondamentale