D.Pinel, http://www.capmention.fr/
Corrigé BAC France 2010
Exercice 1
A. Soit (E) : y'+ =y e−x
A1. u est solution de (E) si elle vérifie l’équation (E).
On a u x'( )+u x( )=
(
1e−x−xe−x)
+xe−x =e−x puisque( )
e−x '= −e−x : u est donc bien solution de (E).A2. Soit (E’) : y'+ = ⇔y 0 y'= −y qui est une équation différentielle de la forme y’ = ay. Elle a donc pour solution les fonctions de la forme y x( )=Ke−x où K∈ℝ.
A3. v est solution de (E) ssi v'+ =v e−x ssi v'+v= u'+u d’après le A1
ssi (v−u) '+(v−u)= 0 par linéarité de la dérivation ssi v – u est solution de (E’).
A4. D’après A2 et A3, on en déduit que v est solution de (E) ssi v – u est solution de (E’)
ssi v – u est de la forme Ke−x, K réel.
Par conséquent les solutions de (E) sont les fonctions v définies par v x( )=u x( )+Ke−x, K∈ℝavec u x( )=xe−x. A5. Soit g une solution de (E) : la condition initiale g(0) = 2 donne 2=u(0)+Ke−0 ⇔ =2 K.
Ainsi, v x( )=xe−x+2e−x =e−x
(
x+2)
.B. Soit f xk( )=e−x
(
x+k)
(en fait cela correspond aux fonctions v).B1.
> Les fonctions fk sont dérivables et on a f' ( )k x = −e−x
(
x+ +k)
e−x× =1 e−x(
1− −x k)
.> La fonction exp étant strictement positive, fk est du signe de la fonction affine 1 – x – k.
Ainsi :
Remarque : les résultats de croissance comparée donnent lim k( )
x f x
→−∞ = −∞ et lim k( )
x f x
→+∞ = −∞.
B2. La point Mk a pour coordonnées 1 (1 )
k
k
f k
−
−
cad ( ) ( )
1 1
1 1
(1 )
k k
k k
e− − k k e− −
− −
=
− +
donc ce point appartient bien à la courbe représentant x֏e−x.
B3ab. D’après le tableau de variation précédent, Γk a un sommet au point d’abscisse 1 – k : seule une courbe proposée a un sommet au point d’abscisse –1. Elle représente donc Γ2 (notre fonction v de A5 !).
B4.
> On a 2 ' 1
' x x
u x u
v e− v e−
= + =
⇒
= = −
donc d’après la formule d’IPP on a
( )
2 2 2 2 2 2
0 0
0 x+2 e dx−x = − +[ (x 2)e−x] − −0 e dx−x = −4e− + −2 [e−x] = −5e− +3
∫ ∫
.x -∞ 1-k +∞
'k
f + 0 -
fk
−∞ ր fk
(
1−k)
ց −∞
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> La fonction x֏
(
x+2)
e−x étant continue et positive sur [0 ;2], l’intégrale correspond à l’aire géométrique du domaine D des points situés entre la courbe et l’axe (Ox) et qui ont une abscisse comprise entre 0 et 2.Exercice 2
1. Soient un et vn deux suites adjacentes avec par exemple un croissante et vn décroissante.
> D’après la propriété 1 on a déjà un ≤vn
> Toute suite croissante est minorée par son premier terme, toute suite décroissante est manorée par son premier terme donc on a u0 ≤un ≤vn ≤v0.
> La suite croissante un est donc majorée par v0 : d’après la propriété 3 elle converge vers un réel L.
De même la suite vn converge vers un réel L’.
> Comme par définition nlim→+∞
(
un−vn)
=0 on en déduit que L – L’ = 0 cad L = L’.2a.
> Comme 10 1 10
n
−n
=
, les résultats sur les suites géométriques assurent que lim 10 n 0
n
−
→+∞ = donc les deux suites convergent vers 1.
> Leur différence tend donc vers 0.
> un+1−un = −1 10− −n1− +1 10−n =10−n
(
1 10− −1)
=0, 9 10× −n >0 donc cette suite est croissante.> vn+1− = +vn 1 10− −n1− −1 10−n =10−n
(
10−1− = −1)
0, 9 10× −n<0 donc cette suite est décroissante.=> Les deux suites sont donc adjacentes.
2b. Les deux suites divergent vers +∞ donc elles ne peuvent être adjacentes (sinon elles convergeraient !).
2c.
> Comme pour tout n on a 1
( )
1n 1n n n
− ≤ − ≤ , d’après le théorème des gendarmes la suite
( )
1nn
− tend vers 0.
Les deux suites sont donc convergentes vers 1.
> Par contre vn oscille donc elle n’est pas monotone (calculer par exemple les 3 premiers termes) : les deux suites ne peuvent donc être adjacentes.
3.
> Comme un tend vers 1, si on veut que les deux suites soient adjacentes il faut déjà que vn tende aussi vers 1.
Par continuité de la fonction ln, la suite vn tend vers ln(a) et ln(a) = 1 donne a = e.
Ainsi il est déjà nécessaire que a = e.
> Vérifions si pour a = e ces deus suites sont adjacentes.
=> un est croissante puisque
( )
1
1 1 1
1 1 0
n n
u u
n n n n
+ − = − + = >
+ +
=> vn est croissante puisque le suite n 1 n
֏ , la fonction ln croit d’où le résultat par composée.
=> un−vn tend bien vers 0 puisque ces deux suites tendent vers 1.
Les deux suites sont donc adjacentes.
Exercice 3
1.
> Il a 3 120 10
=
façons de piocher 3 boules parmi 10 : il y a 2 21 7
=
façons de piocher les 2 blanches et 1 3 3
=
façons de piocher la noire.
> La probabilité cherchée est donc 21 3 21 120 40
p= × = : réponse A.
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2. Vu qu’il y a remise, tous les tirages sont indépendants. On répète donc 5 fois la même épreuve et ceci de manière indépendante. Nous sommes en présence d’un schéma de bernoulli.
Si X désigne la v.a. qui compte le nombre de boules noires tirées, X suit une loi binomiale 5;3 B 10
. Ainsi p X
(
=3)
= 35 ×103 3×107 2 : réponse C (puisque 3 2
5 5
=
).
3. Soit B l’événement la boule est blanche et G l’événement « le joueur gagne ». Voici l’arbre pondéré associé à la situation :
> D’après la formule de probabilité totale on a
( ) ( ) ( ) 107 16 103 14 12023
p G = p B∩G +p B∩G = × + × = .
> La probabilité cherchée est alors
( ) ( ) ( )
7 60 14
23 23
120
G
p B G p B
p G
= ∩ = =
réponse B.
4. D’après le cours, pour une loi continue, on a p a
(
≤X ≤b)
=∫
ab f t dt( ) : une loi exponentielle ayant pour densité t֏λe−λt, on trouve facilement la réponse A.Exercice 4
Soit α = +1 i 3 et A(2).
1a. On a :
> α2−4α = − +1 3 2i 3− −4 4i 3= − −6 2i 3
> 2α− = −8 2 2i 3 8− = − −6 2i 3 On a donc bien α2−4α =2α−8. 1b. Vérifions que AB = AC.
> AB=|zB−zA| |= − = − +α 2 | | 1 i 3 |= 4=2
> AC=|zC−zA| |= − = − −α 2 | | 1 i 3 |= 4=2 B et C sont bien sur le cercle C.
2a. Pour construire E :
> on place milieu I de [OD] (puisque cos( ) 0.5 3
π = )
> on trace la médiatrice de [OD] (qui passe donc par I)
> on place les deux points d’intersection de cette droite avec le cercle de centre O qui passe par D
> le point E est celui des 2 poins tel que
(
OD OE,)
soit direct 2b.> L’écriture de la rotation de centre O et d’angle 3
π est z' 0− =eiπ3
(
z− ⇔ =0)
z' e ziπ3 donc E est d’affixe3 2 3
i i
i
E D
z e z e e
π π
= = θ.
> On remarque enfin que 3 cos sin 1 3
3 3 2 2 2
i i
e i
π = π+ π = + =α
(cad que 2ei3
α = π ).
=> On obtient bien zE =αeiθ. 1/6
5/6 1/4 3/4 7/10
3/10 B
G G
B
G G
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3c. D’après le cours 2
2 2 2
i
B D i
F
z z e
z e
θ θ
α α
+ +
= = = +
3b. On admet que
2
i G
z e
α θ+α
= .
On a
2
2 2
2 2 4
2 2 2 4
2 2
i
i G
i i
F
e
z e
z e e
θ
θ
θ θ
α α
α α
α α
+ − ×
− = = + −
− + − + −
or d’après le 1a on a α2−4α =2
( )
α−4 donc on obtient2 4
2 2 2 4
2 2 4 2 2 4 2
i
i G
i i
F
z e e
z e e
θ θ
θ θ
α α
α α α α
α α
+ −
− = = × + − =
− + − + − .
> Par conséquent on trouve que 2
(
2)
3(
2)
2
i
G F F
z z e z
α π
− = − = − d’après 2b.
> On reconnaît alors l’écriture complexe de l’image de F par la rotation de centre A(2) et d’angle 3
π : le triangle
GAF est donc isocèle en A (car une rotation conserve les longueurs) et l’angle en A est 3 π .
=> Ce triangle est donc équilatéral.
4. On a donc AF² = f( )θ et le minimum éventuel de f, d’après le tableau de variation est en 6
−π ou π.
De plus ... 4 2 3
f π6
− = = −
et f
( )
π = >7 f( )π6 .La fonction f admet donc un minimum en
x= −π6, qui est positif (donc AF² peut l’atteindre) : la conjecture est vérifiée.