108 Exemples de parties g´ en´ eratrices d’un groupe. Applications.
R´ef´erences : Rombaldi, Perrin, Alg`ebre Gourdon, Cortella, Cadre : Soit (G,+) un groupe.
1 G´ en´ eration d’un groupe
1.1 Sous-groupe engendr´ e
Lintersection d’une famille quelquonque de sous-groupe de G est un sous-groupe de G.
D´efinition 1.Soit X une partie de G.
L’intersection des sous-groupes de G qui contiennnent X est un sous-groupe de G.
On l’appelle sous-groupe engendr´e par X, et on le notehXi.
De plus, siG=< X >, alors X est appel´ee partie g´en´eratrice de G.
Th´eor`eme 2.Soit X,Y deux parties de G.
— X ⊂< X >
— si X ⊂Y, alors,< X >⊂< Y >.
— Les ´el´ements de X sont de la formexa11...xraravec r∈N∗,ai=±1 etxi∈X.
Exemple 3. — ∀a∈G,< a >={am|m∈Z}
— si a et b commutent dans G, < a, b >= {ambn | (m, n) ∈ Z2}. On `a une g´en´eralisation pour p ´el´ements qui commutent deux `a deux.
D´efinition 4. — Si G est engendr´e par une partie g´en´eratrice X finie, il est dit de type finie.
— G est dit monog`ene si il est engendr´e par un unique ´el´ement x.
— G est dit cyclique si il est fini et monog`ene
Exemple 5. — Le groupe (Z,+) est monog`ene engendr´e par 1.
— Ses sous-groupes sont les (nZ,+) ( 06=n), qui sont monog`enes engendr´es par n.
D´efinition 6.On appelle groupe d´eriv´ee de G le groupe engendr´e par les commu- tateurs, c’est-`a-dire les ´el´ements de la formeaba−1b−1. Il s’agit d’un sous-groupe de G
Remarque 7.Si G est ab´elien, alors son groupe d´eriv´ee est{e}.
1.2 Ordre d’un ´ el´ ement
D´efinition 8.Un ´el´ement a de G est dit d’ordrep∈N∗ si le sous-groupe< a >est finie de cardinal p. On `a alors< a >={e, a, a2, ..., ap−1}. Si cet ensemble n’est pas finie, a est dit d’ordre infinie.
Exemple 9. — e est d’ordre 1 dans G
— 1 est d’ordre infini dans (Z,+)
— DansSn, un cycle de longueur l est d’ordre l.
—
Th´eor`eme 10.Si G est fini d’ordre n, alors l’ordre de tout ´el´ement de G divise n.
Th´eor`eme 11. Soit a un ´el´ement de G d’ordre p. On `a l’´equivalence aq =e ⇐⇒
p|q
Th´eor`eme 12.Soit G d’ordre fini. Soit et g dans G qui commutent.
— hg est d’ordre finie qui diviseθ(h)∨θ(g).
— Si < h >T< g >={e}, alors θ(hg) =θ(h)∨θ(g)
— si les ordres de hetg sont premiers entre eux, alors θ(hg) =θ(h)θ(g)
Th´eor`eme 13.Soit G d’ordre fini ab´elien. Alors il existe un ´el´ement d’ordre le PPCM de tout ses ´el´ements. Il est appel´e l’exposant de G.
2 Etude des groupes ab´ eliens
2.1 Groupes cycliques
Exemple 14. — Le groupe ( Z nZ
,+) est cyclique `a n ´el´ements.
— Le groupe des racines n-`eme de l’unit´en est cyclique `a n ´el´ements.
Th´eor`eme 15.Tout groupe cyclique `a n ´el´ement est isomorphe `a( Z nZ,+).
Th´eor`eme 16.SoitG=< a > cyclique `a n ´el´ement.G=< ak>⇐⇒ k∧n= 1 Corollaire 17. Soit G cyclique `a n ´el´ements. G poss`edeϕ(n)´el´ements g´en´erateurs.
Corollaire 18.Un groupe de cardinal p premier est cyclique, et tout ´el´ement de G en est un g´en´erateur.
Th´eor`eme 19(Sous-groupe d’un groupe cyclique). Soit G cyclique d’ordre n, G=< a >.
— Les sous-groupes de G sont tous cyclique d’ordre d qui divise n.
— Soit d un diviseur de n. Alors il existe un unique sous-groupe de G d’ordre d, il s’agit de H =< and >= {x ∈ G | θ(x) |}.. Les g´en´erateurs de H sont les
´
el´ements d’ordre d.
Application 20. Soitn∈N∗.n=X
d|n
ϕ(d).
Application 21. SoitKun corps. Tout sous-groupe du groupe multiplicatif(K∗,×) est cyclique.
2.2 Th´ eor` eme de structure des groupes ab´ eliens finis
Dans toute cette partie, G est un groupe ab´elien fini.
Lemme 22.Soit H un sous-groupe de G. Tout morphisme de groupe de H dansC∗ peut se prolonger en un morphisme deG7→C∗0
Lemme 23. Soitg0 d’ordre m l’exposant de G. On suppose que m 6=n−1 et on noteK=< g0>. Alors
— Il existe un unique morphisme ϕ0:K7→C∗0 tel queϕ0(g0) =w=e2iπm
— Le morphisme pr´ec´edent se prolonge en ϕ sur G, et l’application : :< g0>×ker(ϕ) → G
(gk0, h) 7→ gk0h est un isomorphisme de groupe.
Th´eor`eme 24(Th´eor`eme de structure des groupes ab´eliens finis). Il existe une suite d’entiers(ni)i finis tel quen1|n2|...|nr(n1>1) et tel queGest isomorphe au produit de groupe cyclique
r
Y
i=1
Z niZ.
3 Le groupe sym´ etrique S n
3.1 Les g´ en´ erateurs de S
nTh´eor`eme 25 (D´ecomposition en cycle `a support disjoinct).Toute per- mutation σ ∈ Sn se d´ecompose en un produit de cycle `a support disjoinct. Cette d´ecomposition est unique `a l’ordre pr`es.
Exemple 26.On donne un exemple simple.
Application 27. Soitσ∈Sn et
r
Y
i=1
cisa d´ecomposition en cycle `a support disjoinct.
Alors l’ordre de σest ´egal au ppcm des longueurs des cyclesci.
Th´eor`eme 28.Tout σ ∈ Sn se d´ecompose en un produit de transpositions. Les transpositions engendrent doncSn.
Exemple 29.On reprend l’exemple pr´ec´edent que l’on simplifie.
Proposition 30.Les familles suivantes engendrent Sn :
— {(1, k)|1< k < n+ 1}
— {(k, k+ 1) |1< k < n+ 1}
— {(1,2),(1,2, ..., n)}
D´efinition 31.ϕest un automorphisme int´erieur deSn si il existeαtel que ϕ(g) =αgα−1 ∀g∈Sn.
Th´eor`eme 32.Pour n6= 6, tout les automorphismes de Sn sont int´erieurs.
3.2 Sous-groupes de S
nProposition 33.Sin >2,Z(Sn) ={Id}
D´efinition 34.On d´efinit la signature de σ ∈ Sn par ε(σ) = (−1)p o`u σ est le produit de p transpositions.
Th´eor`eme 35.L’applicationεest l’unique morphisme de SnC∗ non-trivial.
D´efinition 36.On appelle groupe alt´ern´ee An le noyau de ε. Il s’agit d’un sous- groupe deSn.
Proposition 37.Les familles suivantes engendrent An :
— Les 3-cycles
— {(1,2, k)| 2< k < n+ 1}
— {(k, k+ 1, k+ 2)| 2< k < n+ 1}
Exemple 38.On d´ecompose une permutation deA7 en 3-cycle (voir rombaldi)
Lemme 39.Pourn >4 Les 3-cycles sont conjugu´ees dans An. Th´eor`eme 40.Pour n >4,An est simple.
Proposition 41.Pourn >4, le groupe d´eriv´ee deAn estAn.
4 Application en alg` ebre lin´ eaire
4.1 Le groupe lin´ eaire Gl(E)
Cadre : Soit E un Kespace vectoriel de dimension finie n.
D´efinition 42.On appelle groupe lin´eaire de E l’ensemble des endomorphismes de E dans E muni de la loi composition.
Il est isomorphe `a Gln(K), l’ensemble des matrices inversibles de taillen×n`a coef- ficients dansK.
On noteSln(K) l’ensemble des matrices deGln(K) de d´eterminant 1. C’est un sous- groupe deGln(K).
D´efinition 43.Soitλ∈K∗.
On appelle transvection toute matrice de la formeTi,j(λ) =In+λEi,j. On appelle dilatation toute matrice de la formeDi(λ) =In+ (λ−1)Ei,i. *
Leurs effets par multiplication sur une matrice M sont les suivants : MTi,j(λ) Ti,j(λ)M MDi(λ) Di(λ)M
Cj←Cj+λCi Li←Li+λLj Ci←λCi Li ←λLi
Pivot de Gauss. On explique le principe du pivot de Gauss pour une matrice inver- sible.
Exemple 44.Exemple sur une matrice 3×3.
Th´eor`eme 45.Les matrices de transvections engendrentSLn(K). Les matrices de transvections et dilatations engendrentGln(K).
4.2 Le groupe orthogonal
[Gri]
D´efinition 46.On appelle groupe orthogonal de Gln(K) l’ensemble {P ∈ Gln(K)|tP P =In. Il s’agit d’un sous-groupe deGln(K).
Exemple 47.On donne une matrice simple dansOn(K) Th´eor`eme 48 (R´eduction des matrices orthogonales).
D´efinition 49. — On d´efinit les retournements
— On d´efinit les r´eflexions
Th´eor`eme 50.Les r´eflexions et les retournements engendrent On(R).