(1)H F-XC A N GE
Texte intégral
(2) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. N y bu to. 1° section : Du désir d’enfant au désir de soi. Chap. 1 : Désir d’enfant, propositions technologiques et impacts socio-anthropologiques / A- Définition B - La loi du désir délié C - Effets pervers D - Parentalité et désir démiurgique E - Filiation, sexualité et historicité généalogique F - L’enfant G - Collecte et confrontation des différents arguments H - Points de discussion I - Condensé et mise en perspective avec l’ensemble de la thèse Chap. 2 : Statuts multiples de l’embryon et implications ultérieures / A- Définition B – Embryogenèse C - L’embryon : jauge et reflet ? D - Collecte et confrontation des différents arguments E - Points de discussion F - Condensé et mise en perspective avec l’ensemble de la thèse Chap. 3 : Prédire, des mots aux maux / A - Définition B - Du «Dire» - diagnostic et prédiction C - Du mal dit au mal-né D – Screening E - Ethique de l’incertain F - Collecte et confrontation des différents arguments G - Points de discussion H - Condensé et mise en perspective avec l’ensemble de la thèse Chap. 4 : Eugénismes et eugéniques / A - Définition B – Historique C - Confusion D - Collecte et confrontation des différents arguments E - Points de discussion F - Condensé et mise en perspective avec l’ensemble de la thèse Chap. 5 : Transgenèses, thérapies géniques et manipulations génétiques / A - Définition B - Société et finalité C - Génomes déstructurés D - Collecte et confrontation des différents arguments E - Points de discussion F - Condensé et mise en perspective avec l’ensemble de la thèse Chap. 6 : Clones, miroirs et mirages / A- Définitions B - Clonage thérapeutique C - Copies (si peu) conformes D - Miroirs ?. E - Filiation et singularité F - Collecte et confrontation des différents arguments G - Points de discussion H - Condensé et mise en perspective avec l’ensemble de la thèse Chap. 7 : Génétique et anthropologie – à l’épreuve des biotechnologies Consultation de bioéthique. 2° section : Métamorphose ou métacarnation de l’homme ? Chap. 1 : Du corps désinvesti au moi fragmenté /. Chap. 2 : Génétique et gène mythique : existence processualisée ? /. w. A - Introduction B - Corps perdus ?. C - Corps-soi, corps de soi et corps insignifié d’un «soi» optionnel et ponctuel D - Collecte et confrontation des différents arguments E - Points de discussion F - Condensé et mise en perspective avec l’ensemble de la thèse A - Introduction B - Génétique : histoire et actualité C - Mythologie et sociologie D - Régression des libertés E - Liberté moléculaire, liberté cellulaire F - Collecte et confrontation des différents arguments G - Points de discussion. .d o. m. A - Enoncé B - Grille de lecture C - Méthodologie et lexique. o. .c. lic. k. c u-tr a c k. C. m. Présentation o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD. c u-tr a c k. .c.
(3) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. c u-tr a c k. N y bu to k lic. Chap. 3 : Sens et technoscience : refus des appartenances ? /. Conclusion /. Bibliographie. m. H - Condensé et mise en perspective avec l’ensemble de w .c .d o la thèse c u-tr a c k A - Introduction B - Délivrance ? C - L’homme de l’extrémisme technoscientifique D - Liberté ? E - Prométhée enchaîné, Prométhée déchaîné F - Quête de sens G - Collecte et confrontation des différents arguments H - Points de discussion I - Mise en perspective avec la notion d’aporie A - Introduction B – Thèse C - Soutenance, appartenance et divergence D - Transformation et transfiguration E - Articulation de l’aporie à ses conditions de possibilité et logique argumentaire F - L’homme ? G - Aporie ?. o. .c. C. m o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD.
(4) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. c u-tr a c k. N y bu to k lic .d o. m. w. o. .c. C. m o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD. c u-tr a c k. .c.
(5) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. c u-tr a c k. N y bu to w. .d o. m. et anthropologie – à l’épreuve des biotechnologies.. o. Chap. 7 : Génétique. lic. k .c. C. m o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD. c u-tr a c k. («Consultation de bioéthique» portant sur les perceptions, évaluations et pénétrances des différentes techniques et des multiples possibles associés aux technosciences).. Il s’agit ici de suspendre l’analyse théorique pour interroger les citoyens (acteurs, récipiendaires ou témoins des pratiques et techniques précédemment évoquées) et tenter ce faisant de mettre au jour les tendances et les perceptions dominantes en matière de «technosciences». A savoir, face aux possibles médicaux et aux propositions techniques, quels sont désormais les facteurs et les repères d’identité (individuelle et spécielle) ? Quelles sont les attentes ou les attitudes plus ou moins paradoxales, voire antagonistes : de la F.I.V. au clonage reproductif, des O.G.M. aux manipulations ou thérapies génétiques, des greffes, xénogreffes et prothétisations aux clonages thérapeutiques, des interruptions thérapeutiques de grossesse aux diagnostics préimplantatoires ? Quelles sont les convictions, croyances et espérances : en matière de parentalité, de substrat existentiel, de déterminisme génétique, de «normalité» ou de «santé», de transformations sociales et conceptuelles, d’évolution spécielle et anthropique ? Quels sont les préoccupations, soucis ou intuitions : s’agissant d’eugénisme, de contraintes d’existence, de discriminations ou de stigmatisations ? Mais aussi, quelles sont les différences de positions et de perceptions selon l’âge, le sexe, la formation et le vécu spécifique ? Plus précisément, la formation, a fortiori médicale, influe-t-elle sur les représentations de l’identité, de l’intimité, du «sacral» et du proprement «anthropique» ? Et quel impact peut avoir un vécu de souffrance dès lors qu’il s’agit de choix confrontant l’individu réel à un concept, à un symbole ou à une humanité future ? Enfin, existe-t-il des domaines relevant du «sacral» - et si oui, quels sont-ils ?. Approche statistique et étude comparative des positions et avis exprimés. L’enquête dont nous détaillons les résultats ci-après porte sur 355 personnes réparties en trois catégories spécifiques : d’une part un échantillon témoignant des opinions émises au sein de la «Population dite générale», d’autre part un échantillon constitué de «Médecins, chercheurs et doctorants en sciences biomédicales» et finalement un dernier groupe réunissant des «Personnes en attente d’organe, greffées ou/et atteintes d’une maladie génétique». Hormis un ajustement de la décimale (écart maximum de 0,5%), il convient de signaler que l’échantillon «Pop.Gén.» présente une particularité notable conséquente à l’accueil positif qui fut réservé par les plus jeunes à notre consultation : la moyenne d’âge est largement tirée vers le bas et la structure de notre échantillon diffère sensiblement de la pyramide des âges configurant notre société1. Dès lors, il nous parut judicieux d’attribuer à chaque catégorie d’âge représentée en nos graphiques un coefficient l’ajustant (grossièrement, il est vrai) aux proportions nationales : c’est là notre «totalité ajustée» - si ces attributions différentielles ne prétendent pas à la stricte précision mathématique, elles permettent cependant d’obtenir une vision des options et positions plus en accord avec la réalité structurelle du terrain. Par ailleurs, il convient d’insister sur le fait que cette enquête ne peut être assimilée à un sondage : le nombre des intervenants la confine au statut de simple consultation. Enfin, les questions portant sur le don de gamètes et sur la notion de vie préjudiciable ne furent soumises, en chaque échantillon, qu’à la moitié des participants. S’agissant des conventions : le gris est attribué à la «Population (dite) générale», le violet à la «Totalité Ajustée», l’orange aux «Personnes intimement confrontées à la maladie» et le blanc aux «Médecins, chercheurs et doctorants en sciences biomédicales». De même, nous avons associé le rouge vif aux «dialysés» et le vert aux «greffés». Enfin, certains graphiques détaillent la formation (vert foncé pour les personnes de formation inférieure à l’enseignement secondaire supérieur type général, vert fluo pour les personnes de formation supérieure à E.S.S.) ou encore la classe d’âge (jaune franc pour les personnes de plus de 35ans et de moins de 55ans). 1. 2.408.943 jeunes de moins de 20 ans, 6.154.390 individus âgés de 20 à 64 ans et 1.746.392 personnes de plus de 65 ans- pour un total de 10.309.725 – chiffres édités en 2002.. .c.
(6) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. N y bu to lic. k. c u-tr a c k. vue de réprimer / modifier l’expression des antigènes porcins et d’éviter un rejet aigu lors d’une éventuelle transplantation dans un organisme humain).. A votre estime, de telles recherches relèvent-elles : - a) d’un nécessaire progrès médical………………………………………………………………….…….. ………………… O - b) d’une menace anthropologique (portée contre l’humanité co espèce, communauté, concept ou valeur - et menaçant l’homme en sa «nature», en ses spécificités et en ses modes ou manières d’être – d’être homme, d’être « humain »)……………….. ……… … O - c) d’une manipulation contre nature et choquante…………………………………………………………………………… O - d) d’un exploit technique «à la gloire de l’intelligence humaine»…………………………… …………. …………… . O - e) d’un processus inexorable…………………………………………………………………………. …… ……… …… O - f) d’une dérive éthique………………………………………………………………………………………………………… O - g) d’une erreur de jugement ou d’orientation de la recherche………………………………………………………………… O - h) d’une folie ou d’un fantasme……………………………………………………………………………………………… O. .En cas de nécessité, accepteriez-vous un tel organe : ……………………… .Votre réponse différerait-elle s’il s’agissait de singes clonés / compatibles……. Oui Oui. Non Non. A - Xénogreffes : Acceptations et refus de l’organe animal. 9 0 ,0 0 %. 8 0 ,0 0 %. 7 0 ,0 0 %. 6 0 ,0 0 %. Distinction opérée entre primates et non primates.. 5 0 ,0 0 %. 4 0 ,0 0 %. 3 0 ,0 0 %. 2 0 ,0 0 %. 1 0 ,0 0 %. 0 ,0 0 % O ui. Non T o t a l P .G. T o t a l it é P . C .. D ist in c t io n P r im . /N o n P im . T o t a l a jst é P . G. T o t a l M é d./C h e r c h ./. 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Oui. Non Greffés E.sup.. Dialysés Moins. Distinction E.inf. âge interm.. .d o. m. w. Formulation de la question : 1° En janvier 2002, la presse annonçait la naissance de cochonnets clonés et génétiquement modifiés (en. o. .c. C. m. Cloisonnement spéciel et intimité identitaire.. o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD. c u-tr a c k. .c.
(7) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. c u-tr a c k. N y bu to lic. k .d o. m. w. S’agissant de l’échantillon aléatoire désigné ici par l’expression «Population Générale», 51% des intervenants se disent ouverts à une voie thérapeutique usant d’un organe animal. S’agissant de la «Totalité Ajustée», le calcul différentiel prenant en considération le nombre particulièrement important des jeunes inscrits dans l’échantillon aléatoire porte à 62% la proportion des acceptations. S’agissant des «Personnes intimement Confrontées à un dysfonctionnement organique», seuls 42,5% des sujets consultés envisagent un traitement par xénogreffe : 57% des patients greffés mais seulement 40% des patients dialysés en attente d’organe. S’agissant des «Médecins, Chercheurs et Doctorants», 84,5% des participants se disent prêts à accepter l’organe animal - à rapporter aux 14% d’entre eux se déclarant opposés à cette pratique (pour. o. .c. C. m. Les chiffres :. o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD. c u-tr a c k. leur compte personnel).. Au-delà de ces orientations générales, nous avons constaté une inflexion des positions selon le sexe, l’âge, la religion et / ou la formation des personnes interrogées : Ainsi, une différence, relative mais néanmoins significative, distingue les positions masculines des positions féminines – exprimées, les unes et les autres, dans un contexte forcément abstrait2 : 52,5% d’acceptations parmi les hommes, 47,5% parmi les femmes. Parallèlement à cette distinction, nous avons relevé un écart très significatif entre les positions propres aux personnes de formation «<E.S.S.»3 (30,5% d’entre elles se déclarant ouvertes à la xénogreffe) et les positions spécifiques aux sujets de formation «> E.S.S.»4 (manifestant leur accord principiel à concurrence de 66%).. Semblablement, les attitudes diffèrent fortement en fonction de l’âge des intervenants : les plus jeunes se montrent effectivement beaucoup plus réticents à ce franchissement trans-spéciel puisque seuls 35% des individus inscrits dans la catégorie «moins de 35 ans» se disent prêts à accepter semblable voie thérapeutique quand quelques 64% des «plus de 55 ans» réagissent favorablement face à cette proposition (mais aussi 65,5% d’ouverture parmi les sujets d’ «âge intermédiaire»). Autres faits notables, les musulmans rejettent ce mode de traitement à l’unanimité tandis que les agnostiques (mais leur tolérance aux modifications corporelles, générationnelles et spécielles apparaîtra comme une constante en cette étude) l’acceptent avec plus de facilité (76%).. Face à semblables résultats, deux questions doivent être soulevées : La première porte sur la signification du refus franc opposé au recours à la xénogreffe parmi les moins de 35 ans : s’agit-il d’un repli «entitaire» en l’unité individuelle/personnelle, ou cette opposition recouvre-t-elle un attachement fort à l’intégrité spécielle ? Ou encore, cette position témoigne-t-elle d’une réaction instinctive de dégoût ou de répulsion vis-à-vis d’une intrusion animale, voire à l’encontre de toute forme d’intrusion corporelle ? La seconde question s’attache à l’impact de la formation spécifique des personnes consultées : il semble effectivement qu’une certaine «intellectualisation» du corps intime/identitaire, et par suite qu’une certaine distanciation eu égard au «soi» charnel, s’associent au bagage intellectuel acquis – comme si ce bagage portait à distinguer plus radicalement le n ud identitaire du corps charnel (spéciel). Pour tenter de répondre simultanément à ces interrogations, nous avons isolé, parmi les personnes de formation > E.S.S., parmi les plus jeunes et parmi les 35-55 ans, les attitudes de refus manifestées à l’encontre de l’organe animal et nous les avons mesurées aux positions affirmées vis-à-vis des diverses transformations à caractère spéciel – tentant d’y déceler la présence ou l’absence d’un attachement à l’intégrité de l’espèce (ces positions concernant principalement les O.G.M., en ce compris les animaux supérieurs, les thérapies germinales et les modifications dirigées du génome humain). Signalons cependant, avant d’examiner le tableau consacré à ces parallélismes, que l’hypothèse d’une révulsion primaire à l’égard de toute intrusion peut être d’office écartée dès lors que l’on constatera plus avant l’ouverture des plus jeunes aux greffes à donneurs décédés ou vivants, voire même aux prothétisations ou aux organes issus de cellules souches non embryonnaires.. 2. Nous nous sommes basée ici sur les résultats issus de l’analyse de notre échantillon aléatoire. Cependant, s’agissant du sexe, de l’âge, de la formation, de la religion ou de la situation eu égard à la parentalité, la tendance est la même dans l’ensemble des groupes étudiés 3 Formation inférieure à l’enseignement secondaire supérieur type «général». 4 Formation poursuivie au-delà de l’enseignement secondaire supérieur type «général».. .c.
(8) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. N y bu to. Déclinaison des positions en fonction de la classe d’âge et de la formation :. 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Refus org. animal. Ouv.modific.à dimension transpéc.ds gr Ferm.modific.à dimension transpéc.ds gr Moins 35 ans. 35-55ans. >E.S.S.. 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Refus org. anim al. Ouv. m odif.à dim ens.transpéc. ds grpe Refus PG. P .C .. F erm . m odif. à dim ens. transpéc.ds groupe R efus. M ED. La deuxième colonne représente le % des individus qui, au sein du groupe en refus personnel, se montrent par ailleurs ouverts aux actions et transformations à dimension trans-spécielle. La troisième colonne représente le % des individus qui, au sein du groupe en refus personnel, se montrent également fermés à des actions et transformations à dimension trans-spécielle.. Près de 50% des personnes «d’âge intermédiaire» et quelques 58,5% des personnes de formation «>E.S.S.» sont pour le moins en retrait par rapport aux diverses attaches spécielles dans le sous-groupe constitué par les individus refusant pourtant d’envisager (à titre personnel) une thérapie usant de l’organe animal. Par ailleurs, 81% des jeunes de moins de 35 ans refusant l’option «animale» pour leur propre compte se révèlent parallèlement fortement attachés à l’intégrité de l’espèce… A l’analyse des résultats, il apparaît qu’un attachement spéciel, refusant toute transformation des génomes, toute mixité spécielle et toute intrusion intime d’organes animaux (porcins ou simiesques), qu’un tel attachement est effectivement présent, et bien présent, parmi les plus jeunes. Il apparaît de même une attitude globale d’ouverture aux diverses manipulations ou transgressions spécielles parmi les personnes de formation supérieure et parmi les intervenants d’âge intermédiaire - justifiant dès lors leur propre réticence à l’égard de la xénogreffe par des interrogations portant sur la possibilité, l’efficacité et l’innocuité d’un semblable recours. Une interrogation subséquente se trouve alors convoquée : qu’en sera-t-il à long terme de l’évolution plus ou moins probable des conceptions attachées à l’identité spécielle ? Question posée devant l’attitude ouverte des 35-55 ans : plus intensément engagés dans la vie active, sociale et politique. Posée, également, au regard des positions exprimées par les personnes de formation supérieure - disposant d’un pouvoir d’agir et d’interférer beaucoup plus important que celui laissé aux mains des sujets de formation moins développée ? Cela ne présage-t-il pas, selon une probabilité raisonnable, d’une évolution du substrat tant matériel (recherches, projets, études, arguments, lois et règlements, financements, militantisme intellectuel) que. lic. k. c u-tr a c k. .d o. o. w. m. C. m. Parallélisme établi entre les positions de refus exprimées à l’égard de l’organe animal et les positions de .c repli centrées sur une intégrité spécielle : o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD. c u-tr a c k. .c.
(9) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. c u-tr a c k. N y bu to k lic. Commentaire et interprétation : Intrusion du «tiers» extra-spéciel et intimité identitaire. En ce domaine de décloisonnements (spéciels, mais aussi et subséquemment référentiels ou identitaires), les personnes de formation scientifique et de profession médicale se montrent significativement plus ouvertes (au principe et en théorie…) : plus ouvertes à ce que nous interprétons comme une abstraction du «moi». Plus ouvertes à sa délocalisation ou à sa désincarnation - ou encore à son assignation charnelle optionnelle (à signifiance décisionnelle). Plus ouvertes, donc, au franchissement ou au décloisonnement inscrits dans la xénogreffe et dans les manipulations du génome animal qu’elle devrait maîtriser pour prétendre à l’efficacité. Par ailleurs, le plus grand nombre de refus (personnels) se manifeste parmi les individus confrontés dans leur chair et dans leur existence à la nécessité d’un traitement palliatif : où, apparemment, cette confrontation journalière à la nécessité de «faire avec», de se redéfinir en son identité ultime5 face à «l’autre», avec «l’autre» et par «l’autre»6, où donc la nécessité d’un réaménagement des schèmes et des représentations d’identité et d’intimité induit une réticence plus forte à l’égard de l’insertion animale. Où tout se passe comme si l’attente d’une greffe (d’une intrusion de «l’autre» en l’intime propre) suscitait un repli sur l’espèce (comme référence stabilisante) et développait d’autant les fantasmes associés à la chimérisation ou à la dé-spéciation (retour à l’indifférencié signant une rupture à l’égard d’une communauté de semblables). Comme si l’intrusion attendue d’un organe humain exigeait plus que jamais une compacité identitaire spécielle – garante d’une appartenance et d’une similitude maintenues. Comme si le «moi» soumis ou promis à une épreuve de reconstruction identitaire se réfugiait dans le fonds humain original… Un autre fait remarquable doit être souligné, quel que soit le groupe considéré, peu d’individus opèrent une distinction entre l’organe provenant d’un primate et l’organe issu d’un porc : seuls quelques 8% des participants inscrits dans l’échantillon aléatoire effectuent cette distinction (seulement 4% en «Totalité Ajustée», environ 15% dans le groupe des «Personnes concernées» et près de 12% parmi les «Médecins, chercheurs,…»). En outre, telle distinction s’inscrit dans une perspective de refus eu égard au sacrifice d’un. singe quand celui d’un porc paraît plus naturel7. En conclusion, nous retiendrons que l’acceptation l’emporte globalement sur le refus en situation abstraite : hors possibilité médicale réelle, hors maladie actuelle et pour tout individu n’étant pas confronté en son vécu à l’impérieuse nécessité de distinguer un «moi» personnel / personnal intime ultime inchangé (voire révélé à lui-même) d’un «moi» fonctionnel événementiel et secondaire…. En outre, il apparaît que les refus ou que les acquiescements affichés à l’égard de la xénogreffe tiennent autant sinon plus à des raisons d’ordre éthique, religieux ou pratique qu’à des attaches spécielles… Nous retiendrons également que ces résultats rejoignent nos évocations d’un corps devenant progressivement moins signifiant en sa matérialité charnelle et d’une identité aux limites troubles et dépourvue de lieu intime : d’une identité en externalité se définissant de ses propres assignations à demeure.. 5. Consciemment ou inconsciemment… «L’autre» qui peut être machinal, qui peut être «humain» - et recouvre alors une relation particulière au corps-mort ou une «dépendance» au donneur vivant… Hormis parmi les musulmans qui effectuent la distinction inverse : refus absolu de l’organe porcin - refus que ne tempère pas vraiment l’organe simiesque puisque moins de 10% d’entre eux l’accepteraient (nous pourrons constater chez ces personnes la constance d’une référence forte à la «Nature» et à ses lois, à une Transcendance souvent d’ordre religieux, induisant un refus significatif opposé à toute technique contredisant le «donné» initial) 6. 7. m. conceptuel en faveur des traitements usant de l’organe animal – et d’une acceptation toujours plus grandew .c .d o c u-tr a c k des perméabilités et modifications spécielles ?. o. .c. C. m o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD.
(10) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. N y bu to lic. k. c u-tr a c k. Jugements de valeur et intuitions.. 90%. 80%. 70%. 60%. 50%. 40%. 30%. 20%. 10%. 0% P ro g rè s m é dic. M e n a ce a n th r. M a n i p .c o n t r e. Ex p l o i t i n te l .h P ro ce s .i n e x o r . To ta l i té To ta l i té P .C .. D é r i ve é th i q .. Er r e u r jg t. F o l i e /p h a n t .. To ta li té a js té e To ta li té M .C .D .. La 1° colonne indique le % des intervenants associant la xénogreffe à un «nécessaire progrès médical» La 2° colonne indique le % des intervenants associant la xénogreffe à une «menace anthropologique». La 3° colonne indique le % des intervenants associant la xénogreffe à une «manipulation contre nature». La 4° colonne indique le % des intervenants associant la xénogreffe à un «exploit à la gloire de l’intelligence humaine». La 5° colonne indique le % des intervenants associant la xénogreffe à un «processus inexorable». La 6° colonne indique le % des intervenants associant la xénogreffe à une «dérive éthique». La 7° colonne indique le % des intervenants associant la xénogreffe à une «erreur de jugement ou d’orientation de la science et des recherches» La 8° colonne indique le % des intervenants associant la xénogreffe à «une folie ou un fantasme». 80,00% 70,00% 60,00% 50,00% 40,00% 30,00% 20,00% 10,00% 0,00% Progrès méd.. Manip.C/nature. Exploit intel. Hommes E. sup.. Femmes Greffés. Proces.inex. E. inf. Dialysés. Menaces antropo. .d o. m. w. o. .c. C. m. B - Franchissements spéciels :. o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD. c u-tr a c k. .c.
(11) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. c u-tr a c k. N y bu to k lic .d o. 70,00% 60,00% 50,00% 40,00% 30,00% 20,00% 10,00% 0,00% Progrès méd.. Manip. / nature Moins Avec enf.. Exploit intel. Plus Sans enf.. Proces. inex.. Interméd.. Où donc l’on constate que femmes, plus jeunes et moins diplômés sont globalement (au regard de leur «visà-vis») plus centrés sur une référence à la nature (la Nature ?). A l’opposite, hommes, plus âgés et plus diplômés sont plus sensibles à l’exploit intellectuel et technique, ou encore à la probable inexorabilité, de telles voies thérapeutiques.. Les chiffres S’agissant de la «Population Générale», et dès lors qu’il s’agit d’apprécier, au niveau de la collectivité et dans une dimension abstraite, les recherches et pratiques attenantes à ce type de traitement, 59% des personnes interrogées considèrent que la xénogreffe recouvre, recouvrira ou recouvrirait «un nécessaire progrès médical». Près de 32% de nos intervenants y relèvent une «menace» portée à l’encontre de la dimension anthropologique. Parallèlement, 27,5% des sujets interrogés se rapportent à une «Nature» peu ou prou sacrée - se réfèrent donc à un cadre spéciel, à une «Nature» référentielle contraignante ou à des frontières supposées définir ou protéger les individus, l’espèce, la société, la culture et l’humanité ou l’humanitude de la désorganisation. Signalons encore, et les pourcentages sont comparables aux scores des options «dérive éthique» et «folie ou fantasme», que 11,5% de nos intervenants considèrent qu’il s’agit là d’une «erreur d’orientation ou de jugement» de la recherche… Pour terminer, 17,5% des sujets consultés relèvent en ces techniques et recherches un «exploit à la gloire de l’intelligence» humaine (26% des hommes mais 10% des femmes) quand 13,5% (mais 23,5% des personnes de formation supérieure à l’E.S.S.) estiment ce «processus inexorable»… S’agissant de la «Totalité Ajustée», le calcul différentiel porte à 66,5 % les jugements associant la mise au point de la technique à un «nécessaire progrès médical» – où la différence de % par rapport au résultat de l’échantillon aléatoire reflète clairement la réticence des plus jeunes. Ce même calcul porte à 35% les évocations d’une «menace» portée à l’encontre de l’ordre anthropologique. Le report à une «Nature» peu ou prou sacrée atteint les 17,5% et l’évocation d’une «erreur d’orientation ou de jugement» de la recherche, ou encore d’une «dérive éthique», voire d’une «folie ou fantasme», avoisine les 9%. Enfin, l’option «exploit à la gloire de l’intelligence humaine» rencontre 8% des voix «virtuelles» et l’intuition d’un «processus inexorable» quelques 5% … S’agissant des «Personnes intimement Confrontées à un dysfonctionnement organique», 68% d’entre elles estiment que la xénogreffe relève ou relèverait d’un «nécessaire progrès médical» (70,5% des greffés et 63,5% des dialysés).. En outre, «exploit à la gloire de l’intelligence humaine» pour quelques 34% des sujets consultés en ce groupe, cette technique se présente également comme une «manipulation contre nature» à plus de 27% des participants (23,5% des greffés mais 33,5% des dialysés). De même, 31,5% y associent une «menace» portée à l’encontre de l’ordre, du fait, de la dimension ou des schèmes anthropologiques (25,5% des greffés mais 40% des dialysés - en attente d’organe, rappelons-le). Enfin, 17% d’entre eux d’y voir une «dérive éthique» – quand ce n’est, pour 15,5% (11% de greffés et 23,5% de dialysés), une «erreur de jugement ou d’orientation» de la recherche. Relevons, comme ce fut le cas au c ur de la population générale, comme cela le sera plus encore au sein du groupe «médecins, chercheurs et doctorants», que les femmes se montrent et plus critiques que leurs vis-. o. .c. m. C. m. w. o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD. c u-tr a c k. .c.
(12) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. N y bu to. Commentaire et interprétation : Principes, préférences et intuitions : Dès lors qu’il s’agit d’évaluer globalement et collectivement ces techniques thérapeutiques incluant ce que nous avons appelé un «franchissement spéciel», il apparaît que chaque échantillon fournit une majorité de personnes les appréhendant plutôt positivement : nécessaire progrès médical pour (largement) plus de 50% des individus – près de 90% si l’on observe les résultats au c ur du groupe formé par les médecins, chercheurs et doctorants en sciences médicales. Mais il apparaît également que ce sont les personnes intimement et existentiellement concernées par les diverses voies thérapeutiques qui font preuve, en plus grand nombre, d’une sensibilité marquée à l’égard d’une perte de spécificité spécielle, d’une possible dérive éthique, d’une erreur de jugement (d’orientation) de la science ou encore d’un éventuel phantasme sous-jacent (peut-être de maîtrise absolue ou d’indifférenciation ?). Ce sont elles aussi qui se rapportent le plus souvent à une Nature référentielle : où la perte des possibles du «moi» (assortie de la béance des projets en suspens) comme le retrait aux marges d’une communauté d’aptitudes (retrait néanmoins quotidiennement questionné par l’éventualité tangible d’une greffe attendue) semblent aboutir à un attachement plus intense à l’égard des références «humaine», «spécielle» et «naturelle». Où le besoin de cohérence (individuelle, corporelle, personnale, psychique, existentielle et enfin spécielle) se trouverait grandi par la pathologie et sa résolution espérée. Où la préservation (qui peut être reconstruction) de l’image de soi entendrait alors un soi anthropique plus strictement arrimé dans l’hominité. Où le réaménagement de l’entitaire, de l’unitaire, de l’identitaire ou du «propre» nécessiterait un ancrage plus solide tant en une compacité spécielle qu’en une communauté humaine – ancrage moins patent, moins fondamental pour celui n’appréhendant que théoriquement ou que rationnellement l’éventualité d’une telle intrusion. Nous retiendrons que moins de la moitié des intervenants confrontés à la souffrance en leur vécu envisagent la xénogreffe en tant que voie thérapeutique éventuelle (à titre personnel). Ou encore, que la mise au point de la xénogreffe se donne en première impression tel un nécessaire progrès médical global… dont 60% des dialysés ne voudraient (apparemment, en réponse instinctive et pour l’heure) pas bénéficier à titre personnel. Nous retiendrons également que la xénogreffe, mélange des genres, franchissement spéciel et intrusion de l’autre essentiellement autre au c ur de l’intimité charnelle, apparaît telle une manipulation contre nature à un tiers des patients en attente d’organe - nous soulignerons dès lors l’attachement de ces patients à une intégrité spécielle dépassant en puissance celui qu’ils manifestent à l’égard de leur intégrité individuelle corporelle. Par ailleurs, il convient de noter que ce sont les médecins, chercheurs et doctorants qui inscrivent le plus majoritairement ces pratiques dans le champ d’un nécessaire progrès médical ou d’un processus inexorable. Néanmoins et globalement, il se dessine une ouverture conceptuelle significative à la xénogreffe : l’individu «ordinaire» s’ouvre «principiellement» à l’autre extra-spéciel – à savoir quel est / sera / serait le statut de cet «autre-là» ? A savoir s’il est pertinent de prendre en considération la seule dimension fonctionnelle (organique) en ces reconstructions ? A savoir si le vécu, puis la réflexion, puis la construction ou le «devenir homme» (individu, personne, personnalité) ne s’en trouveraient pas modifiés? A savoir également quel serait l’équilibre personnal et psychique réaménagé ? Quelles seraient les représentations émergentes du «soi» ?. lic. k. c u-tr a c k. .d o. o. w. m. C. m. à-vis masculins - : «manipulation contre nature» pour 32,5% de ces dames («contre» 20% d’avis identiques .c chez les hommes), «menace anthropologique» pour 35% d’entre elles («contre» 25,5% dans le groupe masculin) et «dérive éthique» pour 21,5% (quand les hommes sont 14,5% à penser semblablement). S’agissant des «Médecins, Chercheurs et Doctorants», plus de 85% d’entre eux considèrent qu’il s’agit là d’un «nécessaire progrès médical». Face à cette évaluation positive, 24% des intervenants insistent sur les implications transformatrices de tels franchissements spéciels (=«menace anthropologique») et quelques 11% des sujets interrogés y décèlent également une «dérive éthique». En outre, si 29,5% de nos participants estiment qu’il s’agit là d’un «processus inexorable», seuls 1,5% d’entre eux estiment que telles recherches relèvent d’une «erreur d’orientation ou de jugement» de la science. Enfin, telle intervention apparaît comme une «manipulation contre nature» à 4% des intervenants ( : 6,5% des croyants, 5,5% des athées et 0% des agnostiques). o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD. c u-tr a c k. .c.
(13) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. c u-tr a c k. N y bu to k lic .d o. m. w. o. .c. C. m o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD. c u-tr a c k. .c.
(14) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. N y bu to lic. k. c u-tr a c k. A l’épreuve de l’instinct de survie : 90,00%. 80,00%. 70,00%. 60,00%. 50,00%. 40,00%. 30,00%. 20,00%. 10,00%. 0,00% D a n g er s / / " o u i ". P r ct O u i d s d g s A .. P r ct D g r s d s " o u i " T o ta l P . G . T o ta l i té P . C .. P r o g r ès / / r ef u s. P r ct R . d s p rg rè s. P rc t. P ro g r. d s R ef u s. T o t a l a js té P . G . T o t a l M é d . / C h er ch . /. La première colonne indique, au c ur de la totalité des intervenants, le pourcentage des personnes percevant ou pressentant une mise en question de l’ordre anthropologique dans l’éventualité du franchissement trans-spéciel et se déclarant pourtant concomitamment ouvertes à tel traitement. La seconde colonne nous indique le % des sujets ouverts à la technique dans l’ensemble des individus percevant des menaces portées à l’encontre de l’ordre ou de la dimension anthropologiques. La troisième colonne nous indique le % des sujets pressentant des menaces et bouleversements au sein du groupe constitué par l’ensemble des personnes ouvertes à cette voie thérapeutique. La quatrième colonne nous présente, au c ur de la totalité du groupe considéré, le nombre de personnes jugeant qu’il s’agit là d’un progrès …dont elles ne souhaiteraient pas bénéficier à titre personnel. La cinquième colonne expose, dans le groupe des sujets évaluant cette pratique en terme de progrès, le % des refus à titre personnel. La dernière colonne représente, au sein du groupe en refus personnel, le % d’individus considérant qu’il s’agit d’un progrès médical global. Les chiffres : S’agissant de la «Population Générale», 12% des personnes consultées perçoivent, logés au c ur de cette technique, des dangers menaçant de désintégration la dimension anthropologique et / ou menaçant de recul l’ordre éthique tout en se déclarant néanmoins d’accord pour accepter tel organe si besoin était. Ou encore, 37,5% des intervenants, plus d’un tiers, percevant pareils dangers accepteraient nonobstant de recourir à la xénogreffe. S’agissant de la «Totalité Ajustée», on constate que l’association d’une acceptation et d’un jugement faisant état d’un certain danger anthropologique atteint le score de 9%. Ou encore, dans le sous-groupe caractérisé par une prise en considération d’un certain danger, il se dégage cependant 27% d’individus acquiesçant théoriquement à ce recours thérapeutique. Parallèlement, dans le groupe ouvert à cette voie thérapeutique, 14% des appréciations recouvrent la perception d’un danger porté à l’encontre de la dimension anthropologique… Enfin, le calcul différentiel porte à 5% l’association du progrès médical global et du refus personnel – et à 9,5 % le nombre de refus dans le sousgroupe spécifié par un jugement de «nécessaire progrès médical». Enfin, si l’on isole le groupe constitué par les refus posés à titre personnel, 9% se démarquent en reconnaissant à la xénogreffe une valeur en terme de «progrès médical» global. S’agissant des «Personnes intimement Confrontées à un dysfonctionnement organique», 20,5% des personnes interrogées (23,5% parmi l’ensemble des greffés, 13,5% parmi l’ensemble des dialysés) pressentent ou reconnaissent les dangers associés à la xénogreffe tout en se déclarant prêts à accepter pareil organe. Ou encore, plus de 45% de nos participants s’estimant prêts à la xénogreffe (quelques 60% des greffés ouverts à la technique et près de 40% des dialysés semblablement disposés) perçoivent ce-pendant les dangers y associés mais reconnaissent à sa juste valeur, juste puissance, la force de l’instinct de vie.. .d o. m. w. o. .c. C. m. C - Réflexion éthique / anthropologique :. o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD. c u-tr a c k. .c.
(15) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. c u-tr a c k. N y bu to k lic. groupe féminin, mais aussi 29% chez les moins de 35 ans et 12,5% chez les plus âgés). Ce qui signifie, dans une autre perspective, que 32% des individus (20% des hommes et 45% des femmes) estimant qu’ils recourraient éventuellement à cette thérapie si besoin était en perçoivent simultanément les dangers anthropologiques et en pressentent la force transformatrice (des structures tant conceptuelles que matérielles).. 8,5% des sujets jugeant, d’un point de vue général, qu’une telle possibilité de greffe animale constitue un nécessaire progrès médical pensent qu’ils refuseraient néanmoins semblable intrusion au c ur de leur intimité physique (4,5% des hommes et 15% des femmes). Ou encore, 60% des personnes fermées à ce traitement à titre personnel l’évaluent tel un nécessaire progrès médical (50% des hommes et 66,5% des femmes inscrits les uns et les autres dans le groupes des personnes fermées à ce mode de traitement palliatif/curatif).. Commentaire et interprétation : Il apparaît que les personnes prêtes à accepter l’organe animal tout en percevant ce-pendant (dans le même temps) les risques anthropologiques ou éthiques associés à la xénogreffe constituent une part non négligeable de nos échantillons. Ainsi, face à la nécessité vitale évoquée, ou devant la perspective d’une survie douloureuse représentée, les principes, répulsions ou réflexions éthico-anthropologiques font place à plus grande tolérance : partant, des sujets opposés en principe et concept à la greffe d’un organe animal estiment néanmoins qu’ils ne refuseraient pas semblable traitement s’il se présentait en seule voie thérapeutique possible. A l’opposite, le refus d’une telle pratique à titre personnel peut laisser s’exprimer une tolérance collective et l’inscrire dans la nécessité médicale de soulager ou sauver des sujets en souffrance…Où donc la liberté des jugements éthiques et existentiels (à extensions pourtant collectives et anthropologiques, à implications sociales, culturelles et conceptuelles) est laissée à l’intimité décisionnelle de chacun…. Les deux groupes qui recèlent le plus d’individus associant la perception de quelques menaces ou bouleversements (à l’encontre du fait et de la dimension anthropologiques) à leur accord principiel sont ceux des «médecins, chercheurs et doctorants» et des «personnes intimement concernées». Parallèlement, le groupe comptant le plus grand nombre de personnes en refus personnel malgré la reconnaissance d’un progrès médical global est celui des personnes concernées par les techniques de greffes et de traitements supplétifs vitaux… Comparant ces chiffres aux attitudes d’acceptation et de refus, il paraît que les personnes confrontées à la maladie (intimement ou professionnellement) sont celles qui s’interrogent le plus sur les impacts, connotations et significations des diverses techniques, celles aussi qui font preuve de la plus grande lucidité en reconnaissant à l’instinct de survie la capacité de dépasser ou contrer les conceptions, convictions et répulsions initiales quand il s’agit de décisions ultimes. Par ailleurs, nous retiendrons que les personnes d’ «âge intermédiaire», comme celles ayant suivi une formation « > E.S.S.», sont, à la fois, celles qui accepteraient en plus grand nombre un organe animal, qui jugent le plus majoritairement la mise au point de cette pratique en termes de «nécessaire progrès médical» et qui, dans le même temps, sont les plus nombreuses à associer cet accord de principe à une claire perception d’un bouleversement ou d’une menace portée à l’encontre de la dimension, de l’ordre ou du fait anthropologiques. En outre, ce n’est manifestement pas aux docteurs Frankenstein et Moreau que se réfèrent principalement les personnes consultées en matière de franchissements spéciels puisque seuls quelques 27% d’entre elles (17,5% en T.A.) y décèlent une manipulation contre nature. Nous retiendrons également la manifestation d’un repli spéciel plus marqué parmi les «moins de 35 ans» auquel répond une ouverture plus large (à un corps essentiellement fonctionnel, à un décloisonnement spéciel et à une segmentation partielle de l’intime) parmi les personnes d’ «âge intermédiaire» (acteurs, initiateurs et responsables actifs – actuels – du monde futur). Semblable distance sépare également les personnes appartenant. au groupe < E.S.S. des personnes inscrites dans le groupe > E.S.S. : quelques 70% de refus parmi les premières (écartées de fait de l’édification concrète et conceptuelle «du» scientifique) et quelques 66% d'acquiescements parmi les secondes (potentiellement plus actives ou plus influentes dans l’orientation des recherches).. Eu égard aux positions exprimées par les dialysés, nous retiendrons un jugement d’ouverture un peu plus fréquent parmi les greffés {plus rationnels en la matière, (car ?) plus distants de cette éventualité en raison d’un retour effectif au «normal»} : pour leur part, les dialysés, en attente et demande d’organe humain, refuseraient cette voie thérapeutique à concurrence de 60%.. m. Signalons encore que 13,5% des intervenants (11% des greffés et 16,5% des dialysés) estiment que cette w .c .d pratique constituerait un progrès … dont ils ne voudraient pas bénéficier pour leur compte personnel.o c u -t r a c k Dans une autre perspective, 28% des personnes en refus reconnaissent néanmoins un progrès médical en cette éventualité. S’agissant des «Médecins, Chercheurs et Doctorants en sciences biomédicales», 26,5% de l’ensemble des individus consultés sont ouverts à la xénogreffe alors qu’ils y associent simultanément des dangers identitaires, psychologiques, anthropologiques et / ou éthiques (18,5% parmi les hommes et 31,5% dans le. o. .c. C. m o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD.
(16) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. c u-tr a c k. N y bu to lic. k .d o. m. w. o. .c. C. m. A l’observation, l’organe animal inquiète, indispose, trouble ou dégoûte. Dès lors, nous nous interrogeons sur les rejets psychologiques et identitaires plus ou moins conscients qu’induirait semblable organe – a fortiori pour ces quelques 20,…% d’individus se déclarant prêts à accepter l’organe animal auquel ils associent cependant des dangers menaçant l’anthropos. Ou encore, pour près de 60% d’hommes et de femmes qui, au sein du sous-groupe des personnes en acceptation, perçoivent les dites menaces ? En conclusion, nous rappellerons que l’intrusion de l’organe animal au c ur de l’intimité déborde celle de l’organe (humain) autre : elle entend prise à soi et en soi de l’altérité et franchissement spéciel. Partant, cet «autre» (donneur et «donné») ne peut être investi de symbolique ou d’affectivité : il ne peut s’inscrire dans la transmission symbolique d’un lien humain – ni ne peut s’inscrire dans une perspective de (re)construction entitaire unitaire. Où le «comme si» d’un retour au «même» (au similaire : le «moi» rendu à ses possibles) ne pourrait dès lors être réalisé que dans la négation d’un «corps-soi» ou d’un «soi-charnel» unitaire et identitaire – sauf à définir une enclave corporelle d’exception «schizophrénique» de la chair… Finalement, nous garderons en mémoire que ces appréciations formulées quant à la xénogreffe rejoignent notre évocation d’un corps fonctionnel et d’une transformation des références identitaires : où l’expression duale de «soi» tend à introduire, au sein de l’intimité, une dualité franche. Où l’individu se prépare à une déclinaison de son être : de la base matricielle (les gènes), de la substance charnelle, de la volonté ou du projet, si ce n’est de la fin, de l’essentiel et du circonstanciel… o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD. c u-tr a c k. .c.
(17) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. c u-tr a c k. N y bu to k lic .d o. m. w. o. .c. C. m o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD. c u-tr a c k. .c.
(18) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. N y bu to lic. k. c u-tr a c k. Formulation de la question : 2° En cas de nécessité, accepteriez-vous d’être traité par : - a) une greffe (donneur décédé) : (don anonyme) ……………………………………………… - b) une greffe (donneur vivant) : (don sous-tendu d’affectivité : proche ou parent)….………… - c) une xénogreffe (organe animal) :…………………………………………………………….. - d) une «auto-greffe» (tissu ou organe obtenu via un clonage thérapeutique) :………… ……… - e) une prothétisation (c ur artificiel, puce ou électrodes…) :……………………………………. Oui Oui Oui Oui Oui. Non Non Non Non Non. Des études menées sur des cellules souches non embryonnaires n’excluent pas la possibilité d’obtenir des tissus ou des organes par culture de ces cellules (qui seraient prélevées sur le patient à traiter et éviteraient la mise en uvre et la destruction d’embryons), en cas de nécessité accepteriez-vous : f) un tel organe cultivé en laboratoire…… ……………………………………………………………… Oui g) En cas de mutilation handicapante, accepteriez-vous une greffe «visible» ou «tactile» {main(s)…} : Oui. Non Non. A – Acceptation des diverses intrusions au c ur de l’intime : 1 0 0 ,0 0 %. 9 0 ,0 0 %. 8 0 ,0 0 %. 7 0 ,0 0 %. 6 0 ,0 0 %. 5 0 ,0 0 %. 4 0 ,0 0 %. 3 0 ,0 0 %. 2 0 ,0 0 %. 1 0 ,0 0 %. 0 ,0 0 % O r g. D .V v t. O r g. D . D c d. O r g . C . S. n E .. P r o t h é t i s.. T o t a li t é T o t a li t é P . C .. Gr ef fe m bre s. O r g. C . T h .. O r g. a n im a l. T o t a l it é a js t é e T o t a l it é M . C . D .. Ce graphique nous présente les positions d’ouverture à l’égard des diverses intrusions dans le corps propre : il ne prend pas en considération les choix préférentiels ou les évaluations qualitatives. 100,00% 90,00% 80,00% 70,00% 60,00% 50,00% 40,00% 30,00% 20,00% 10,00% 0,00% Org. don.vvt. Org. don. dcd. C. S.nEmbryonaire Total échant. Femmes. P rothétisation Total ajsté E. inf.. Mbres visibles Hommes E. sup.. C. thérapeut.. Xénogreffe. .d o. m. w. o. .c. C. m. Ouverture à l’intrusion et unité corporelle.. o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD. c u-tr a c k. .c.
(19) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. c u-tr a c k. N y bu to lic. k .d o. m. w. o. .c. C. m. Les chiffres :. o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD. c u-tr a c k. S’agissant de la «Population Générale», l’acceptation de l’organe à donneur décédé rencontre celle associée à l’organe issu d’un donneur vivant procédant à un don affectif : respectivement 85,5% pour le premier et 86,5% pour le second. En outre, qu’il s’agisse d’un organe issu d’une cellule souche non-embryonnaire, d’une prothétisation ou d’une greffe de membres «visibles» (inscrits dans le domaine relationnel et communicationnel), les femmes se montrent plus nombreuses à accepter l’idée de semblables traitements : 73,5% d’acceptations à rapporter aux 63,5% du groupe masculin si l’on traite d’une greffe de membres, 87,5% à confronter aux 73,5% «masculins» s’il s’agit de la technique faisant appel aux cellules souches non-embryonnaires, et 83,5% d’opinions «féminines» favorables «contre» 75% d’acceptations «masculines» pour ce qui concerne une prothétisation. A noter encore que l’organe animal et l’organe obtenu par clonage thérapeutique se classent en dernières positions dans la comptabilisation des personnes ouvertes à leur usage éventuel. S’agissant de la «Totalité Ajustée», 90,5% d’avis favorables vont à l’organe «anonyme» de donneur décédé - à mettre en parallèle avec les 84% d’acceptations associées au don «affectif». Pour ce qui concerne l’organe issu d’une cellule souche non-embryonnaire, la prothétisation ou la greffe de membres «visibles», nous obtenons des scores globaux similaires : respectivement 83,5%, 86% et 87%. S’agissant des «Personnes intimement Confrontées à un dysfonctionnement organique», la greffe à donneur décédé se présente en «possible» thérapeutique à 97,5% des personnes interrogées (98% des greffés et 96,5% des dialysés). Seul l’organe issu d’une cellule souche non embryonnaire susciterait un ralliement plus important encore puisque 100%8 des personnes consultées accueilleraient pareil organe. Et une constante, les femmes se montrent plus réticentes à toute intervention à implication transformante du sujet anthropique : elles ne seraient que 39% à envisager en ce groupe une xénogreffe («contre» 48,5% des hommes, mais également 29,5% des plus jeunes et 44% des plus âgés).. S’agissant des «Médecins, Chercheurs et Doctorants», 95,5% d’entre eux (92,5% des hommes, 99% des femmes) se disent ou se sentent prêts à recourir à l’organe issu d’une cellule souche non-embryonnaire – si besoin était et si ce type de traitement s’avérait accessible et sûr. De même, ils sont 92,5% à accepter principiellement l’organe issu d’un donneur décédé, 91,5% à envisager le recours à une prothèse, et 90% à agréer à l’organe offert par un donneur vivant (proche / don affectif). A l’opposé, l’organe issu du clonage thérapeutique récolte le plus «petit» nombre de voix : quelques 80% des intervenants s’y déclarent néanmoins ouverts… En outre, l’idée même d’un membre (étranger) greffé semble parfaitement envisageable pour 81,5% des personnes consultées (76% des ho, 88,5% des fe, 86% des moins de 35 ans, 73,5% des plus de 55 ans, 50% des croyants, 93,5% des agnostiques et 80,5% des athées).. Commentaire et interprétation : Le corps s’ouvre : prioritairement à l’organe humain provenant d’un donneur décédé. Un élément significatif doit être ici souligné et tient aux conceptions féminines. En effet, les femmes font preuve d’un attachement plus rigoureusement centré sur les compacité et intégrité spécielles que sur l’unité entitaire intime (individuelle). Elles se révèlent ainsi plus réticentes au clonage thérapeutique et à la réification consécutive de l’embryon, plus réticentes aussi envers la xénogreffe, qu’à l’égard du recours aux prothèses, greffes de membres visibles ou organes issus de donneurs vivants : supportant donc plus aisément une atteinte visible du corps et un lien de reconnaissance ou de dépendance. A l’inverse, les hommes abordent plus facilement les franchissements spéciels que les réaménagements visibles du corps intime Par ailleurs, on remarquera une position significativement plus en retrait des personnes concernées par rapport aux autres participants dès lors qu’il s’agit de donneurs vivants (dons affectifs), de prothétisations, de xénogreffes, de clonages thérapeutiques ou encore de greffes de membres «visibles» (supérieurs ou inférieurs et partiellement inscrits dans le relationnel et l’informatif). En outre, on notera que certaines personnes opposées «en principe et par principe» au clonage thérapeutique reconnaissent qu’elles accepteraient semblable pratique pour leur compte personnel si besoin était : à concurrence de 31% des intervenants opposés au dit clonage – ce qui signifie, dans une autre perspective, que 50% des sujets se déclarant prêts à accepter semblable organe cloné sont en fait (en concept et en principe) opposés au clonage thérapeutique… Enfin, s’agissant des «Médecins, chercheurs et doctorants..», l’ouverture à l’intrusion thérapeutique ou reconstructive l’emporte plus largement encore sur le repli en une compacité entitaire identitaire qu’en tout autre groupe. Il apparaîtra cependant, dès lors qu’un choix préférentiel ou qualitatif devra être opéré, que l’organe en provenance d’un donneur humain décédé se place en tête de liste tandis que l’organe issu d’un donneur vivant, l’organe animal et l’organe cloné se classent en dernières positions… 8. Avec un léger bémol : le nombre de personnes greffées confrontées à cette proposition précise (C.S.nE.) est insuffisant (une douzaine) pour autoriser sans réticence une généralisation. .c.
(20) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. N y bu to k lic. B – Ouvertures différenciées : Ouverture «moyenne» : (selon la prise en compte additionnelle des résultats globaux propres aux six voies thérapeutiques ou reconstructrices proposées). 100,00% 80,00% 60,00% 40,00% 20,00% 0,00%. Ouverture M. intrusion Totalité TotalitéP.C.. Totalité ajustée Totalité M.C.D.. 90,00% 80,00% 70,00% 60,00% 50,00% 40,00% 30,00% 20,00% 10,00% 0,00% Ouverture M. intrusion T otalité Femmes. T . Ajstée Inf.. Hommes Sup.. 9 Parce que nous agissons sur notre corps, sur ses réparations, sur ses possibles, sur sa signifiance ou sur celle de ses constituants, et encore sur notre identité immunologique et spécielle, et que des liens intimes (charnels) unissent le sentiment du « propre »et de l’identité au métabolisme et au corps : où tout changement apporté à ce dernier en sa forme, ses limites, ses possibles, ses capacités et nécessités, en ses investissements ou en ses désaffections, en ses gènes ou en ses prothèses, induit ou induira nécessairement une modification de l’état représenté, et des représentations neuronales, du soi primitif (et du soi complexe qui s’en constitue).. m. o. m. c u-tr a c k. C. Nous soulignerons que ceci tend à confirmer notre évocation d’un homme prêt à se démultiplier et dédoubler w .c .c .d face à son corps étranger. Ou encore, notre intuition d’une évolution conduisant d’un soi primitif à o c u -t r a c k l’élaboration d’un soi complexe (conscient et réflexif) inclinant à une sécession : du «soi» se représentant et (se) réfléchissant è à un «soi» se dépariant de ses substrats fondamentaux pour édifier une représentation décisionnelle et mouvante. Ou enfin, que cela conforte notre perception de la complexité «aporétique9» des limites floues et incertaines d’un individu incapable de subsister sans frontières discriminantes ou définissantes mais jouant jusqu’à l’ultime (aux tréfonds de ses cellules) le jeu de la pseudo permanence de l’identique. Et la question initiale réapparaît : ce désengagement hors de l’en-soi (ou cette tendance à l’insignifiance, voire à la négation de la nature charnelle) ne se donne-t-il pas comme le développement de la nature humaine ? N’est-il pas mouvement naturel du déroulement de cette nature ? Où donc s’éloigner de la «nature» (du «donné» ou du substrat) ne serait rien d’autre que la réaliser à l’extrême en sa complexification, en ses pulsions et propulsions, en son mouvement échappatoire et en sa distanciation eu égard à l’inerte – mais aussi à l’encontre d’un n ud intime référentiel, stabilisé et stabilisant ? o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD.
(21) H F-XC A N GE. H F-XC A N GE. c u-tr a c k. N y bu to k lic .d o. 90,00% 80,00% 70,00% 60,00% 50,00% 40,00% 30,00% 20,00% 10,00% 0,00% Ouverture M. intrusion Moins Avec enf.. Plus Sans enf.. Interméd.. Ce pourcentage d’ouverture «moyenne» à l’intrusion, prenant en considération pour chaque groupe l’ensemble des modes thérapeutiques ou reconstructeurs, recouvre une abstraction et ne dit rien des oppositions ou répulsions particulières (tantôt à l’égard du franchissement trans-spéciel, tantôt vis-à-vis du corpsmort ou encore de la matière inorganique) mais il nous permet de comparer les attitudes propres aux individus de formation et de vécu différents.. Les chiffres : S’agissant de la «Population Générale», l’ouverture moyenne à l’intrusion, toutes voies thérapeutiques confondues, est de 73,5%. Outre cette perspective générale, les chiffres d’ouverture sont de 69% parmi les hommes, de 77,5% parmi les femmes, de 59% dans le groupe < E.S.S. et de 86% dans le groupe > E.S.S. Et encore, de 68,5% dans le groupe constitué par les plus jeunes, de 78,5% dans celui des plus âgés et de 84,5% dans la catégorie des personnes appartenant à la classe d’âge intermédiaire. S’agissant de la «Totalité Ajustée», l’ouverture atteint ici 80,5%. S’agissant des «Personnes intimement Confrontées à un dysfonctionnement organique», l’ouverture atteint les 72,5% (71,5% parmi les greffés et 75% parmi les dialysés). S’agissant des «Médecins, Chercheurs et Doctorants», l’ouverture moyenne est de 87,5%.. Ouverture «absolue»: (c’est-à-dire selon la prise en compte sélective des personnes ouvertes à l’ensemble des voies thérapeutiques ou reconstructrices proposées).. 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0%. O u ve rt u re a b s o lu e à l'i n t ru s i o n (c o rp o re ll e ) T o t a lit é T o t a lit é P . C .. To t a lit é a j s t é e To t a lit é M . C . D .. Contrairement aux chiffres de l’ouverture «moyenne», ces pourcentages recouvrent une réalité statistique : près de 40% des intervenants sont effectivement ouverts à toutes les propositions soumises à leur jugement.. o. .c. m. C. m. w. o. .d o. w. w. w. w. w. C. lic. k. to. bu. y. N. O W !. PD. O W !. PD. c u-tr a c k. .c.
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