Exercice 1 E67
1. Soitf :E→E un endomorphisme.
f est diagonalisable si et seulement si la somme des dimensions de ses sous-espaces propres est égale à la dimension deE.
f est diagonalisable si et seulement si il existe une base deE constituée de vecteurs propres def. 2. a) • Stabilité
Soitx∈Rn. Alorsf(x) =x−
n
X
i=1
xi
! v.
n
X
i=1
xi est un réel et x et v sont des vecteurs deRn. Dès lors f(x) est un vecteur de Rn comme combinaison linéaire dexetv.
• Linéarité
Soit (α, β)∈R2 et (x, y)∈(Rn)2. On a : f(αx+βy) = (αx+βy)−
n
X
i=1
(αxi+βyi)
! v
= αx+βy−α
n
X
i=1
xi
! v−β
n
X
i=1
yi
! v
= α x−
n
X
i=1
xi
! v
!
+β y−
n
X
i=1
yi
! v
!
= αf(x) +βf(y) Doncf est linéaire.
Cl : des deux points précédentsf est un endomorphisme deRn. b) Soitx∈Rn. Posonss=
n
X
i=1
xi.
On a alors :f(x) =x−s.v= (x1,· · · , xn)−s(v1,· · ·, vn) = (x1−sv1,· · ·, xn−svn).
Il vient :
f(f(x)) = f(x)−
n
X
i=1
(xi−svi)
! v
= f(x)−
n
X
i=1
xi
! v+s
n
X
i=1
vi
! v
= f(x)−sv+ 2sv
= (x−sv) +sv=x Cl :f◦f = IdRn. On en déduit quef est bijectif et quef−1=f.
3. a) On a :f◦f = Id doncf2−Id = 0. J’en déduis que X2−1 est un polynôme annulateur def. Cl : les valeurs propres possibles def sont les racines deX2−1 c’est à dire :−1 et 1.
Déterminons les espaces propres associés pour savoir si ce sont bien des valeurs propres def.
• DéterminonsE1(f)
E1(f) = Ker(f−Id) ={x∈Rn |(f−Id)(x) = 0}. Soitx∈Rn. x∈E1(f)⇔(f−Id)(x) = 0 ⇔ f(x)−x= 0
⇔ x−
n
X
i=1
xi
!
v−x= 0
⇔
n
X
i=1
xi = 0 (carv6= 0)
C’est un SEL de une équation àninconnues. Il y a donc une infinité de solutions àn−1 paramètres, disonsx2,· · · , xn.
On a donc :
E1(f) =
−x2− · · · −xn x2
... xn
avec (x2,· · · , xn)∈Rn−1
= Vect
−1 1 0 ... 0
;
−1 0 1 ... 0
; · · · ;
−1 0 ... 0 1
Cl :E1(f)6={0}donc 1 est bien valeur propre def. La famille ci-dessus est génératrice deE1(f) et elle est clairement libre donc c’est une base deE1(f).
• DéterminonsE−1(f)
Je remarque quef(v) =v−
n
X
i=1
vi
!
v =v−2v=−v. De plus v6= 0 doncv est vecteur propre def associé à la valeur propre−1.
Cl :−1 est bien valeur propre def.
De plus dim(E1(f)) = n−1 et la somme des dimensions des espaces propres de f ne peut pas dépasserndonc dim(E−1(f))≤1.
On a donc dim(E−1(f)) = 1. Comme v 6= 0 appartient à E1(f) c’est donc une famille libre à 1 élément deE−1(f). C’est donc une base et dim(E−1(f)) = 1.
b) On a répondu à cette question dans la question précédente. On note que la somme des dimensions des espaces propres def est égale àn.
Cl :f est diagonalisable.
4. a) f(e1) =f(1,0,· · ·,0) =e1−v= (1,0,· · ·,0)−(v1,· · ·, vn) = (1−v1,−v2,· · · ,−vn).
De mêmef(e2) = (−v1,1−v2,· · · ,−vn) et ainsi de suite.
Dès lorsM =
1−v1 −v1 · · · −v1
−v2 1−v2 · · · −v2
... ... . ..
−vn −vn · · · 1−vn
.
b) On remarque queM =I−V.
De plusM est diagonalisable avec dim(E1(f)) =n−1 et dim(E−1(f)) = 1. Il existe donc une matrice P inversible telle que
P−1M P =D0 =
1 0 · · · 0 0 1 · · · 0
... . .. 0 · · · 0 −1
AlorsP−1(I−V)P=D0 doncP−1IP−P−1V P =D0. Il vientP−1V P =I−D0=D.
Cl :V etD sont semblables.
Exercice 2 Sans préparation E67
1. Sous réserve d’existence, selon le thme de transfert, L(q) =E(hα(X−q)) =
Z +∞
−∞
hα(t−q)f(t)dt
=
Z +∞
−∞
|t−q|f(t)dt+ (2α−1) Z +∞
−∞
(t−q)f(t)dt
• Z +∞
−∞
(t−q)f(t)dt= Z +∞
−∞
tf(t)dt−q Z +∞
−∞
f(t)dt=E(X)−q. En particulier cette intégrale converge absolument.
• D’autre part, on a : Z +∞
−∞
|t−q|f(t)dt = − Z q
−∞
(t−q)f(t)dt+ Z +∞
q
(t−q)f(t)dt
= −
Z q
−∞
tf(t)dt+q Z q
−∞
f(t)dt+ Z +∞
q
tf(t)dt−q Z +∞
q
f(t)dt
= −
Z q
−∞
tf(t)dt+qP(X≤q) + Z +∞
q
tf(t)dt−qP(X≥q)
= −
Z 0
−∞
tf(t)dt− Z q
0
tf(t)dt+qF(q) + Z +∞
0
tf(t)dt− Z q
0
tf(t)dt−q(1−F(q))
= I+J−2 Z q
0
tf(t)dt+ 2qF(q)−q
On a donc L(q) =I+J−2 Z q
0
tf(t)dt+ 2qF(q)−q+ (2α−1)(E(X)−q).
Lest dérivable surRet on a :
L0(q) = −2qf(q) + 2F(q) + 2qF0(q)−1−(2α−1)
= 2F(q)−2α
f est strictement positive donc F0 = f aussi. J’en déduis que F est continue (pté des fonctions de répartition des VA à densité) et strictement croissante. Elle réalise donc une bijection deRdans ]0,1[.
α∈]0,1[ donc l’équationF(q) =αadmet une unique solutionqα∈R.
La fonctionL0(q) est négative pourq < qαet positive pourq > qα doncL est minimale pourq=qα. 2. Siα= 12, alors d’après la question précédente,q1/2= Φ−1(12).
Or on sait que Φ(0) = 12 doncq1/2= 0.
Exercice 3 E68
1. Soit (Xn)n∈N∗une suite de variables aléatoires etX une variable aléatoire. On dit que (Xn)n∈N∗converge en loi versX si pour tout réelxoùFX est continue on a :
n→+∞lim FXn(x) =FX(x) 2. a) Soitx∈R. On a :
FZ(x) =P(Z≤x) = P(−ln(X)≤x)
= P(ln(X)≥ −x)
= P(X ≥e−x)
= 1−FX(e−x) Or on sait que :FX(x) =
1−e−x six≥0 0 six <0
Enfin,e−x>0 pour tout réelx. Dès lors : ∀x∈R, FZ(x) = 1−(1−e−e−x) =e−e−x
b) FZ est clairement continue et de classe C1 surR. Donc Z est une variable aléatoire à densité. Une densité deZ coïncide avecFZ0 partout oùFZ est dérivable.
Cl : une densité deZ est donnée par : ∀x∈R, fZ(x) =e−xe−e−x fZ est clairement continue surR. De plus elle est dérivable et :
∀x∈R, fZ0(x) = −e−xe−e−x+ (e−x)2e−e−x
= e−xe−e−x(e−x−1)
On remarque quefZ0(x)<0 sur ]0,+∞[ etfZ0(x)>0 sur ]− ∞,0[.fZest donc croissante sur ]− ∞,0]
puis décroissante sur [0,+∞[ et elle admet un maximum enx0= 0.
c) FZ vérifie les propriétés d’une fonction de répartition donc elle est croissante sur R, de limites 0 en
−∞et 1 en +∞. L’étude du signe defZ0(x) correspond à l’étude deFZ00(x). La courbe deFZ est donc convexe sur ]− ∞,0[ et concave sur ]0,+∞[ et
0 1 2 3
−1
−2
−3
0 1
−1
d) Le point (0, FZ(0)) = (0, e−1) est un point d’inflexion pour la courbe.
3. a) Soitxun réel. On a :
FYn(x) = P(max(X1,· · ·, Xn)≤x)
= P((X1≤x)∩ · · · ∩(Xn ≤x))
=
n
Y
k=1
P(Xk≤x) (indépendance)
=
(1−e−x)n six≥0
0 six <0 (car lesXk suivent la loi de X) Dès lors,
FZn(x) =P(Zn≤x) = P(Yn−ln(n)≤x)
= P(Yn ≤x+ ln(n))
=
(1−e−x−ln(n))n six+ ln(n)≥0
0 six+ ln(n)<0
=
1−e−x n
n
six≥ −ln(n) 0 six <−ln(n)
b) FZ est continue en tout point deR. Pour tout réelxfixé, il existe un entiern0 tel que pourn≥n0
on a :x≥ −ln(n).
De plus
1−e−x n
n
= exp
nln
1−e−x n
. ln(1 +u) ∼
u→0 udonc ln
1−e−x n
n→+∞∼
−e−x
n puis ln
1−e−x n
n→+∞∼ −e−x. Cl : Pour tout réelxon a donc lim
n→+∞FZn(x) =FZ(x). Donc (Zn) converge en loi vers Z.
c) Soitcun réel strictement positif. Yn est une variable aléatoire à valeurs positives et elle admet une espérance (c’est facile à démontrer avec la règle duo()).
Cl : Selon l’inégalité de Markov on a donc :P(Yn≥c)≤ E(Yn)
c doncE(Yn)≥cP(Yn≥c).
d) Soitc >0 etn∈N. On a :
P(Yn≥c) = 1− 1−e−cn
Donc lim
n→+∞P(Yn≥c) = 1.
Dès lors, lim
c→+∞( lim
n→+∞cP(Yn≥c) = +∞.
Cl : selon le lemme d’entraînement lim
n→+∞E(Yn) = +∞.
Exercice 4 Sans préparation E68
1. Aest triangulaire donc ses valeurs propres sont ses coefficients diagonaux. Il vient Sp(A) ={1} . SoitX =
x
y z
.
X ∈E1(A) ⇔ (A−I)X = 0
=
y = 0 z = 0
DoncE1(A) = (x
0 0
avecx∈R )
= Vect(~e1).
0 n’est pas valeur propre deA donc elle est inversible.
Si A était diagonalisable elle serait semblable à I3. Il existerait donc une matrice P inversible telle que A=P−1IP =I. C’est absurde. DoncAn’est pas diagonalisable.
2. La matriceN=
0 1 0 0 0 1 0 0 0
vérifieA=I+N.
On vérifie sans peine queN3=O. Les matricesN etI commutent donc selon la formule du binôme :
∀k≥2, Ak =
k
X
i=0
k
i
Ni
= k
0
N0+k
1
N1+k
2
N2+O Je suppose quek≥2 pour pouvoir mettre à part les termes en 0, 1 et 2. Il vient :
∀k≥2, Ak=I+kN+k(k−1) 2 N2 Je vérifie que cette égalité reste vraie lorsquek= 0 etk= 1.
3. Les matricesI etN commutent. L’identité remarquable donnée dans l’énoncé s’applique donc aussi pour ces matrices.
(I3+N3) = (I+N)(I2−IN+N2) OrN3=O etI+N =A. Il vient :I=A(I−N+N2).
Cl :Aest inversible etA−1=I−N+N2.
Exercice 5 E69
1. SoitE un espace vectoriel. SiE admet une base alors toutes les bases deE admettent le même cardinal.
Ce nombre est appelé la dimension deE.
2. • Supposons que pour tout réelxon a :P(x+ 1) =P(x).
Alors en remplaçantxparx+ 1 on a P(x+ 2) =P(x+ 1) =P(x) puis par une récurrence évidente P(x+n) =P(x) pour tout entiern≥0.
SiP était non constant on aurait lim
n→+∞P(x+n) = +∞. Cela serait absurde donc P est constant.
• Réciproquement il est évident que les polynômes constants vérifientP(x+ 1) =P(x) pour tout réelx.
Cl : Les polynômes vérifiant pour tout réelx,P(x+ 1) =P(x) sont les polynômes constants.
3. En=Rn−1[X] qui est de dimensionn−1 + 1 =n.
Fn est engendré par (X,· · ·Xn). De plus cette famille est libre car elle est constituée de polynômes échelonnés en degré donc c’est une base deFn.
Cl : selon la question de cours dim(Fn) = card(X,· · · , Xn) =n.
4. a) SoitP un polynôme deFn. Le polynômex7→P(x+1) est de même degré et de même terme dominant queP.
Dès lors, dansQ(x) =P(x+ 1)−P(x) les termes dominants s’annulent et deg(Q)≤deg(P)−1.
P étant de degré inférieur ou égal àn, le degré deQest inférieur ou égal àn−1 doncP appartient àEn.
On a déjà dit que deg(Q)≤ deg(P)−1. Pour savoir s’il y a égalité il faut déterminer le terme de plus haut degré. PosonsP =
m
X
k=1
akXk avecam6= 0 etm≥1. Alors :
Q(x) =
m
X
k=1
ak(x+ 1)k−
m
X
k=1
akxk
=
m−1
X
k=1
ak(x+ 1)k−
m−1
X
k=1
akxk+am m
X
i=0
m
i
xi−amxm
Le terme de degréms’annule. Le terme de degrém−1 est alorsam
m
m−1
=mam6= 0.
Cl : deg(Q) = deg(P)−1.
b) • Montrons que ∆ est linéaire
Soit (P, R)∈(En)2 et (α, β)∈R2. On a :
∆(αP +βR)(x) = (αP+βR)(x+ 1)−(αP+βR)(x)
= αP(x+ 1) +βR(x+ 1)−αP(x)−βR(x)
= α(P(x+ 1)−P(x)) +β(R(x+ 1)−R(x))
= α∆(P)(x) +β∆(R)(x)
• Montrons que ∆ est bijective
Ker(∆) ={P ∈Fn|∆(P) = 0}. Or d’après 2 siP(x+ 1)−P(x) = 0 pour tout réelxalorsP est un polynôme constant.
OrFn= Vect(X, X2,· · ·, Xn) donc le seul polynôme constant deFn est le polynôme nul.
J’en déduis que Ker(∆) ={0}. Donc ∆ est injective. Enfin, ∆ est une application linéaire entre espaces vectoriels de même dimension (d’après 3.) donc ∆ est bijective.
Cl : selon les deux points précédents, ∆ est un isomorphisme.
c) D’après la question 4.b) le polynômeP qui vérifie ∆(P) =X3est de degré 4 et appartient àF4. Je cherche donc (a, b, c, d)∈R4tels que :
∆(aX+bX2+cX3+dX4) =X3
Un calcul fastidieux mais sans difficulté amène :
a = 1 b = 1/4 c = −1/2 d = 1/4 On a alors :
n
X
k=1
k3 =
n
X
k=1
∆(P(k))
=
n
X
k=1
P(k+ 1)−
n
X
k=1
P(k)
= P(n+ 1)−P(1) (télescopage)
= (n+ 1) +1
4(n+ 1)2−1
2(n+ 1)3+1
4(n+ 1)4−1
=
n(n+ 1) 2
2
(après calculs) Enfin, on remarque que :
2n
X
k=1
k3=
n
X
k=1
(2k)3
| {z } indices paires
+
n−1
X
k=0
(2k+ 1)3
| {z } indices impaires Dès lors :
n−1
X
k=0
(2k+ 1)3 =
2n
X
k=1
k3−8
n
X
k=1
k3
=
2n(2n+ 1) 2
2
−8
n(n+ 1) 2
2
Exercice 6 Sans préparation E69
La valeur maximale de l’histogramme est la valeur prise par la variable aléatoireY qui apparaît le plus souvent.
C’est le mode de Y.
On remarque queY ,→ B(60,15) donc pour tout k∈[[0,60]] on a :
P(Y =k) =60
k
1 5
k4 5
60−k
Selon l’histogramme les valeurs deP(Y =k) semblent augmenter jusqu’au mode puis diminuer. On va étudier le sens de variation de la suite (P(Y =k))0≤k≤60.
∀k∈[[0,59]], P(Y =k+ 1) P(Y =k) =
60
k+ 1
(15)k+1(45)60−k−1 60
k
(15)k(45)60−k
=
60!
(k+ 1)!(60−k−1)!
1 5 60!
k!(60−k)!
4 5
= (60−k) 4(k+ 1) On a donc :
P(Y =k+ 1)
P(Y =k) ≥1 ⇔ 60−k 4(k+ 1) ≥1
⇔ 60−k≥4k+ 4
⇔ k≤ 56 5 = 11,2 On a doncP(Y = 1)≥P(Y = 2)≥ · · ·P(Y = 11)≥P(Y = 12)≤P(Y = 13)· · ·. Cl : le mode deY est 12.
Exercice 7 E70
1. F :x7→
Z x a
f(t)dtest une fonction définie surI. Elle est de classeC1 surIet c’est l’unique primitive de f surIqui s’annule ena.
2. fa est continue surRdonc elle appartient à E.
∀x∈R, T(fa)(x) =
Z x+1 x−1
eatdt
= eat
a x+1
x−1
= ea(x+1)−ea(x−1) a
= eax(ea−a−a) a
3. a) Soitf ∈E. f est continue sur Rdonc elle admet une primitive F. Alors :
∀x∈R, T(f)(x) = [F(t)]x+1x−1
= F(x+ 1)−F(x−1)
F est de classeC1 surRpuisque sa dérivée estf qui est continue. Dès lorsT(f) est de classeC1sur Rpar composée et :
∀x∈R, T(f)0(x) = F0(x+ 1)−F0(x−1)
= f(x+ 1)−f(x−1)
b) Supposons quef est bornée. Il existe doncM >0 tel que :∀x∈R, |f(x)| ≤M. Alors
∀x∈R, |T(f)(x)|=
Z x+1 x−1
f(t)dt
≤
Z x+1 x−1
|f(t)|dt (inégalité triangulaire)
≤
Z x+1 x−1
M dt
≤ [M t]x+1x−1
≤ M(x+ 1)−M(x−1) = 2M Cl :T(f) est bornée.
D’après a) pour tout réelxon a :|T(f)0(x)|=|f(x+ 1)−f(x−1)| ≤ |f(x+ 1)|+|f(x−1)| ≤2M. D’après l’inégalité des accroissements finis :
∀(x, y)∈R2, |T(f)(x)−T(f)(y)| ≤2M|x−y|
4. a) • Stabilité
D’après3.a) sif appartient àE alorsT(f) appartient àE doncE est stable parT.
• Linéarité
Soit (α, β)∈R2 et (f, g)∈E2. On a :
∀x∈R, T(αf+βg)(x) =
Z x+1 x−1
(αf+βg)(t)dt
= α
Z x+1 x−1
f(t)dt+β Z x+1
x−1
g(t)dt
= αT(f)(x) +βT(g)(x) DoncT est linéaire.
Cl :T est un endomorphisme de E.
T n’est pas surjective. En effet d’après 3.a) si f apparient àE alorsT(f)∈C1(R).
Dès lors Im(T)⊂C1(R). Donc Im(T)6=E et T n’est pas surjective.
b) SoitP =
n
X
k=0
akXk un polynôme deRn[X].
∀x∈R, T(P)(x) =
Z x+1 x−1
P(t)dt
=
n
X
k=0
ak
Z x+1 x−1
tkdt (linéarité)
=
n
X
k=0
ak
tk+1 k+ 1
x+1
x−1
=
n
X
k=0
ak
(x+ 1)k+1−(x−1)k+1 k+ 1
Pour tout entierkon remarque que les termes dominants de (x+ 1)k+1et (x−1)k+1sont les mêmes et donc se simplifient.
J’en déduis quex7→ (x+ 1)k+1−(x−1)k+1
k+ 1 est de degré inférieur ou égal àk.
Cl : SiP ∈Rn[X] alorsT(P) appartient àRn[X] doncT(Rn[X])⊂Rn[X].
c) On détermine la matrice deTn dans la baseB. En reprenant les calculs du point précédent on a :
∀x∈R, Tn(Xk) =(X+ 1)k+1−(X−1)k+1 k+ 1
Il vient :Tn(1) = 2 ;Tn(X) =(X+ 1)2−(X−1)2
2 = 2X;
Tn(X2) =(X+ 1)3−(X−1)3
3 = 2X2+ 2.
Plus généralementTn(Xk) est un polynôme de degrék et de monôme dominant 2Xk.
La matrice deTn dans la base B est triangulaire supérieure et ses coefficients diagonaux sont tous égaux à 2.
On a donc Sp(Tn) ={2}.
SiTn était diagonalisable sa matrice associée serait semblable à 2Iet donc égale à 2Ice qui est faux.
DoncTn n’est pas diagonalisable.
0 n’est pas valeur propre deTn donc mat(Tn) est inversible etTn est bijective.
Exercice 8 Sans préparation E70
1. Soitn∈N∗. Les variables aléatoiresXk admettent des espérances et des variances doncWn admet une espérance et une variance. On a :
E(Wn) =
n
X
k=1
kE(Xk) (par linéarité)
= 1
2
n
X
k=1
k (carE(Xk) = 12)
= 1
2
n(n+ 1) 2 De même, par indépendance :
V(Wn) =
n
X
k=1
k2V(Xk)
= 1
4
n
X
k=1
k2
= 1
4
n(n+ 1)(2n+ 1) 6
2. On aWn+1=Wn+ (n+ 1)Xn+1donc (n+ 1)Xn+1=Wn+1−Wn. SiWn etWn+1étaient indépendantes on aurait :
V((n+ 1)Xn+1) =V(Wn+1−Wn) =V(Wn+1) +V(Wn) OrV((n+ 1)Xn+1) = (n+ 1)21
4. Et V(Wn+1) +V(Wn) =1
4
(n+ 1)(n+ 2)(2n+ 3)
6 +1
4
n(n+ 1)(2n+ 1) 6
Un calcul rapide permet de vérifier que ce n’est pas égal. DoncWn etWn+1ne sont pas indépendantes.
Exercice 9 E71
1. Un isomorphisme d’espaces vectoriels est une applicationf :E→F oùEetF sont des espaces vectoriels telle quef est linéaire et bijective.
2. PosonsP=
p
X
k=0
akXk. Alors
P(Q−1AQ) =
n
X
k=0
ak(Q−1AQ)k
On démontre par récurrence que pour tout entierkon a : (Q−1AQ)k =Q−1AkQ. Il vient : P(Q−1AQ) =
n
X
k=0
akQ−1AkQ
= Q−1
n
X
k=0
akAk
! Q
= Q−1P(A)Q Cl :P(Q−1AQ) =Q−1P(A)Q.
3. a) ϕest clairement linéaire. En effet, si (α, β)∈R2et (P, Q)∈(Rn−1[X])2alors : ϕ(αP +βQ) = ((αP+βQ)(x1),· · ·,(αP+βQ)(xn))
= α(P(x1),· · ·, P(xn)) +β(Q(x1),· · · , Q(xn))
= αϕ(P) +βϕ(Q) Montrons queϕest injective.
Ker(ϕ) ={P∈Rn−1[X]|ϕ(P) = 0Rn}.
ϕ(P) = 0 ⇔ (P(x1),· · · , P(xn)) = 0Rn
⇔ P(x1) =· · ·=P(xn) = 0
P est un polynôme deRn−1[X] admettantnracines distinctes. DoncP = 0.
Cl : Ker(ϕ) ={0}. J’en déduis queϕ est injective. De plus dim(Rn−1[X]) = dim(Rn). Doncϕ est bijective.
b) Les réelsλi sont tous non nuls. DoncλiP(λi) = 1⇔P(λi) = 1 λi.
D’après 3.a) l’applicationϕqui àP ∈Rn−1[X] associe (P(λ1),· · · , P(λn)) est bijective.
L’élément (λ1
1,· · · ,λ1
n) deRn admet donc un unique antécédent dansRn−1[X].
Cl : Il existe un unique polynômeP ∈Rn−1[X] tel que pour tout i∈[[1, n]] on aλiP(λ(i)) = 1.
T est triangulaire supérieure donc ses coefficients diagonaux sont ses valeurs propres. On a donc Sp(T) ={λ1,· · · , λn}.
T est carrée d’ordre n et admet n valeurs propres distinctes donc elle est diagonalisable. Il existe donc une matrice inversibleQtelle que :
T =Q−1DQ
oùD est la matrice diagonale dont les coefficients diagonaux sont lesλi.
Dès lors,T P(T) =Q−1DQQ−1P(D)Q(d’après 2). Il vient :T P(T) =Q−1DP(D)Q.
Enfin, par les propriétés des matrices diagonales,P(D) est la matrice diagonale dont les coefficients diagonaux sont lesP(λi).
On a donc T P(T) =Q−1D0P(D0)Qoù D0 est la matrice diagonale dont les coefficients diagonaux sont lesλiP(λi) = 1.
Cl :T P(T) =Q−1IQ=I. J’en déduis queT est inversible et queT−1=P(T).
c) On chercheP ∈R2[X] tel que 1P(1) = 1, 2P(2) = 1 et 3P(3) = 1.
On poseP =a+bX+cX2. On en déduit le système linéaire :
a+b+c = 1 2a+ 4b+ 8c = 1 3a+ 9b+ 27c = 1 Après résolution on trouvea=11
6 ,b=−1 etc=1 6. D’après la question précédente,A−1=P(A).
Exercice 10 Sans préparation E71
On procède par récurrence.
• Initialisation
SoitX1 une variable aléatoire suivant une loi de Bernoulli de paramètrep1∈]0,1[ etY =
1
X
k=1
Xk =X1. AlorsV(Y) =V(X1) =p1(1−p1)≤ 1
4 selon l’inégalité classique
∀x∈[0,1[, x(1−x)≤ 1 4 La propriété est donc vraie pourn= 1.
• Hérédité
Soitn ≥1 un entier fixé. Supposons que la propriété est vraie pourn variables aléatoires et supposons donnéesX1,· · ·, Xn+1 des variables aléatoires de Bernoulli.
Y =
n+1
X
k=1
Xk =
n
X
k=1
Xk+Xn+1. Donc :
V(Y) = V
n
X
k=1
Yk
!
+V(Xn+1) + 2 cov
n
X
k=1
Xk, Xn+1
!
= V
n
X
k=1
Yk
!
+V(Xn+1) + 2
n
X
k=1
cov(Xk, Xn+1) (linéarité à gauche)
Par HdR,V
n
X
k=1
Yk
!
≤n2
4 etV(Xn+1) =pn+1(1−pn+1)≤ 1 4. Montrons que siX ,→ B(p) etY ,→ B(q) alors cov(X, Y)≤14
Par définition, cov(X, Y) =E(XY)−E(X)E(Y) =P((X = 1)∩(Y = 1))−pq.
Supposons que p≥q alors −p ≤ −q et −pq ≤ −q2. D’autre part, (X = 1)∩(Y = 1) ⊂(Y = 1) donc P((X= 1)∩(Y = 1))≤P(Y = 1) =q.
Il vient : cov(X, Y)≤q−q2≤ 1 4. Il reste à conclure :
Pour toutk∈[[1, n]] on a donc cov(Xk, Xn+1)≤ 1 4 donc 2
n
X
k=1
cov(Xk, Xn+1)≤2×n 4 Des différents points précédents on déduit que :V(Y)≤n2
4 +1 4 +2n
4 =n2+ 2n+ 1
4 = (n+ 1)2
4 .
La propriété est donc héréditaire.
Cl : Selon le principe de récurrence la propriété est démontrée pour tout entiern≥1.
Exercice 11 E73
1. Soit (Ω,A,P) un espace probabilisé, (An)n∈N∗ un système complet d’événements etB un événement. On a :
P(B) =
+∞
X
n=1
P(An∩B)
Si de plusP(An)6= 0 pour toutn≥1 alors :P(B) =
+∞
X
n=1
P(An)PAn(B).
2. Soitk∈[[1, n−1]] etBk l’événement « la boule tirée deUk est blanche ».
Les événementsBk etBk forment un SCE. Donc selon la question de cours : P(Bk+1) =P(Bk)PBk(Bk+1) +P(Bk)PBk(Bk+1)
SiBk est réalisé alors l’urneUk+1contientN+ 1 boules dontN/2k+1+ 1 sont blanches. J’en déduis que : PBk(Bk+1) =
N 2k+1 + 1
N+ 1 . De mêmePBk(Bk+1) =
N 2k+1
N+ 1. Dès lors : P(Bk+1) = P(Bk)
N 2k+1+1
N+ 1 + (1−P(Bk))
N 2k+1
N+ 1
= 1
N+ 1P(Bk) +N/2k+1 N+ 1
Cl : ∀k∈[[1, n−1]], pk+1= 1 N+ 1
pk+ N 2k+1
3. a) Je multiplie par 2k+1 dans l’égalité précédente : 2k+1pk+1= 2
N+ 12kpk+ N N+ 1 La suitev de terme généralvk = 2kpk vérifie donc :
∀k∈[[1, n−1]], vk+1= 2
N+ 1vk+ N N+ 1
Je posewk =vk−` avec`= N N+ 1 1− 2
N+ 1
= N
N−1. La suite (wk)1≤k≤nest géométrique de raison 2
N+ 1et de premier termew1=v1−`= 21p1−`= 1−`.
En effet, clairement,p1= 12.
Il vient :wn =w1
2 N+ 1
n−1
=
1− N N−1
2 N+ 1
n−1
. Puis 2npn =vn=wn+`.
Cl :pn = 1
2nvn= 1 2n
"
1− N
N−1
2 N+ 1
n−1
+ N
N−1
# . b) Par quotient de polynômes, lim N
N−1 = 1. De plus lim 2
N+ 1 n−1
= 0.
Il vient : lim
N→+∞pn = 1 2n.
Ce n’est pas étonnant. Lorsque N est grand, rajouter une boule dans l’urne n ne change que très peu le contenu de l’urne. On peut donc considérer que la probabilité de tirer une boule blanche dans l’urnenest N/2n
N = 1 2n.
4. Soiti∈[[1, n−1]]. On cherche PBi(Bn).
Pour toutk∈[[1, n]], posons qk =PBi(Bk). On a, par analogie avec 2.
qk+1= 1 N+ 1
qk+ N 2k+1
et qi= 1 On reprend les calculs de 3.a) en posantvk= 2kqk etwk=vk−`.
On awn=wi
2 N+ 1
n−i
=
2i− N N−1
2 N+ 1
n−i . Puis 2nqn=vn=wn+`.
Cl :qn = 1
2nvn= 1 2n
"
2i− N N−1
2 N+ 1
n−i
+ N
N−1
# .
Exercice 12 Sans préparation E73
1. ∀n∈N∗, un = 1 n
n
X
k=1
ln k
n
.
Posonsf(x) = ln(x) pour toutx∈]0,1]. On a :un= 1 n
n
X
k=1
f k
n
. f est continue sur ]0,1] donc l’intégrale
Z 1 0
f(t)dtest impropre en 0.
PosonsI(A) = Z 1
A
ln(t)dtavecA∈]0,1]. On a :
I(A) = [tln(t)−t]1A=Aln(A)−A+ 1 Par le théorème de croissances comparées on a : lim
A→0I(A) = 1.
Cl : l’intégrale Z 1
0
f(t)dt converge et est égale à 1. Par somme de Riemann la suite (un) converge et limun= 1.
2. Pour toutn≥1 on a :
un = 1 n
n
X
k=1
ln k
n
= 1
nln
n
Y
k=1
k n
!
= 1
nln
n
Y
k=1
k
n
Y
k=1
n
= 1
nln n!
nn
= ln
"
n!
nn 1/n#
= ln((n!)1/n)−ln(n)
Dès lors, ln((n!)1/n) = ln(n) +un. On a limun = 1 donc lim ln((n!)1/n) = +∞. En composant par exp, lim(n!)1/n= +∞.
Exercice 13 E76
1. La fonction de répartition d’une variable aléatoire à densitéX est définie par
∀x∈R, F(x) =P(X ≤x)
Elle est continue surR, de classeC1sauf éventuellement en quelques points, croissante surRet ses limites en−∞et +∞sont 0 et 1.
2. a) X admet une espérance donc Z +∞
−∞
tf(t)dtconverge absolument. Selon Chasles, pour tout réelx, les intégrales
Z x
−∞
tf(t)dtet Z +∞
x
tf(t)dtconvergent également.
b) Pour tout t ∈ [x,+∞[ on a t ≥ x donc tf(t) ≥ xf(t). On peut intégrer termes à termes car les intégrales
Z +∞
x
tf(t)dtet Z +∞
x
xf(t)dtconvergent : Z +∞
x
tf(t)dt≥ Z +∞
x
xf(t)dt
Enfin, Z +∞
x
xf(t)dt=x Z +∞
x
f(t)dt=x(1−F(x)).
Cl : Z +∞
x
tf(t)dt≥x(1−F(x)).
Par hypothèsex≥0. D’après la question de cours F(x)≤1 doncx(1−F(x))≥0.
c) La variable aléatoireX est à valeurs dansR+donc sa densitéf est nulle sur ]− ∞,0[. Dès lors, E(X) =
Z +∞
0
tf(t)dt
PosonsI(A) = Z A
0
(1−F(t))dtavecA >0 et procédons à une intégration par parties.
On pose
u(t) = 1−F(t) v0(t) = 1 donc
u0(t) = −f(t) v(t) = t . I(A) = [t(1−F(t))]A0 +
Z A 0
tf(t)dt
= A(1−F(A)) + Z A
0
tf(t)dt
D’après b) on a : 0≤A(1−F(A))≤ Z +∞
A
tf(t)dt.
De plus lim
A→+∞
Z +∞
A
tf(t)dt= 0 car Z +∞
A
tf(t)dt= Z +∞
0
tf(t)dt− Z A
0
tf(t)dt.
Dès lors, selon le thme de l’encadrement lim
A→+∞A(1−F(A)) = 0.
Enfin, lim
A→+∞
Z A 0
tf(t)dt= Z +∞
0
tf(t)dt=E(X).
Cl : Z +∞
0
(1−F(t))dtconverge et est égale àE(X).
3. a) Soitt∈R. On a :
Gn(t) = P(Zn≤t)
= P((X1≤t)∩ · · · ∩(Xn ≤t))
= P(X1≤t)· · ·P(Xn≤t) (indépendance)
= (F(t))n (car lesXi suivent la même loi queX)
b) X est une variable aléatoire à densité doncF est continue surRetC1 sauf en quelques points. Par composée, Gn est donc continue sur R et C1 sauf en quelques points. J’en déduis que Zn est une variable aléatoire à densité. Une densité deZn est donnée par :
gn(t) =G0n(t) =nf(t)[F(t)]n−1 en tout réelt oùGn est dérivable.
Étudions l’existence deE(Zn)
- D’une part,Zn est à valeurs positives doncgn(t) = 0 sur ]− ∞,0[ et Z 0
−∞
tgn(t)dtconverge.
- D’autre part, pour tout réelt≥0 on a : 0≤tgn(t) =ntf(t)[F(t)]n−1≤ntf(t).
• Z +∞
0
tf(t)dtconverge (carX admet une espérance).
• Les intégrales sont ATP.
• Selon le thme de comparaison des intégrales de fonctions positives, Z +∞
0
tgn(t)dtconverge.
Cl : Z +∞
−∞
tgn(t)dtconverge absolument doncZn admet une espérance.
c) Soitn≥2. D’après 2.c) on a :
E(Zn)−E(Zn−1) = Z +∞
0
(1−Gn(t))dt− Z +∞
0
(1−Gn−1(t)dt
= Z +∞
0
(Gn−1(t)−Gn(t))dt
= Z +∞
0
[(F(t))n−1−(F(t))n]dt
= Z +∞
0
(F(t))n−1(1−F(t))dt
d) Supposons queX ,→ E(m). AlorsF(t) = 1−e−mt pour tout réelt≥0. Il vient : E(Zn)−E(Zn−1) =
Z +∞
0
(1−e−mt)n−1e−mtdt
= 1
m Z +∞
0
me−mt(1−e−mt)n−1dt
PosonsI(A) = 1 m
Z A 0
me−mt(1−e−mt)n−1dt. On a :
I(A) = 1 m
(1−e−mt)n n
A
0
= 1
m
(1−e−mA)n n
→ 1 nm On a donc pour toutn≥2,E(Zn)−E(Zn−1) = 1
nm. Dès lors
n
X
k=2
(E(Zk)−E(Zk−1)) = 1 m
n
X
k=2
1 k.
Par télescopage, on en déduit queE(Zn)−E(Z1) = 1 m
n
X
k=2
1 k. Enfin,E(Z1) =E(X1) = 1
m. Donc E(Zn) = 1 m
n
X
k=1
1 k
Par comparaison série - intégrale, on peut montrer queE(Zn) ∼
n→+∞
1 mln(n).
Exercice 14 Sans préparation E77
1. tA=t(XtX) =t(tX)tX =XtX=A. La matriceAest symétrique doncAest diagonalisable.
On peut aussi poserX =
x1
... xn
et calculer explicitementA. On obtient
A=
x21 x1x2 · · · x1xn
x1x2 x22 · · · x2xn
... . .. ... x1xn · · · x2n
Aest bien symétrique.
2. A2= (XtX)(XtX) =X(tXX)tX.
CommeX est une matrice colonne,tXX est une matrice d’ordre 1 c’est à dire un réel. Plus précisément siX=
x1
... xn
alorstXX=
n
X
i=1
x2i. Soitαce réel.
On a alorsA2=αA. Le polynômeP =X2−αX est donc annulateur deA.
Les valeurs propres possibles deAsont donc 0 etα.
• Etudions la valeur propre 0
Les colonnes de A sont toutes colinéaires à X 6= 0 donc rg(A) = 1. Par le théorème du rang, on en déduit que dim(Ker(A)) =n−1.
L’espace propre associé à la valeur propre 0 est donc de dimensionn−1.
• Etudions la valeur propreα
Aest diagonalisable doncαest valeur propre deAet dim(Eα(A)) = 1.
Je remarque queAX =XtXX =αX. Comme X 6= 0 j’en déduis queX est vecteur propre associé à α. Comme dim(Eα(A)) = 1 j’en déduis queEα(A) = Vect(X).
Exercice 15 E77
1. Cours
2. f est dérivable sur ]0; +∞[ en tant que composée de fonctions usuelles dérivables et :
f0(x) = e 2
1− 1
x2
e 2
x+1
x
= x2−1 x(x2+ 1) Clairement, lim
x→+∞f(x) = +∞et lim
x→0+f(x) = +∞. Il vient :
x 0 1 +∞
f0(x) − 0 +
+∞ +∞
f & %
1 3. a) Pour tout réelx >0 on a :
f(x)−lne 2x
= ln(
e 2
x+1
x
= ln x
x+ 1/x
= ln x2
x2+ 1
Par quotient de polynômes, lim
x→+∞
x2
x2+ 1 = 1 donc lim
x→+∞
h
f(x)−lne 2xi
= 0.
Cl :y= lne 2x
est asymptote à la courbe (C).
b) On trace la courbe (Γ) en décalant la courbe de ln. On remarque en particulier que lne 2x
est égal à 0 en 2
e et à 1 en 2. Puis on trace la courbe (C) en faisant se rapprocher les deux courbes en +∞.
0 1 2 3 4 5
0 1 2 3 4
−1
−2
4. D’après 2 on af0(x)≥0 pour tout x≥1.
D’autre part,f0(x)−1 = x2−1
x(x2+ 1)−1 = −x3+x2−x−1 x(x2+ 1) .
On poseq(x) =−x3+x2−x−1 pour tout réel x≥1.qest polynôme donc dérivable. Dès lors,
∀x≥1, q0(x) =−3x2+ 2x−1
∆ = −8 < 0 donc q0(x) < 0 pour tout réel x ≥ 1. J’en déduis que q est décroissante sur [1,+∞[. La fonctionq admet donc son maximum en 1.
Enfin,q(1) =−2<0 donc∀x≥1, q(x)<0.
Cl :∀x≥1, 0≤f0(x)<1.
Selon l’inégalité des accroissements finis, sia≤b appartiennent à [1,+∞[2 on a : 0≤f(b)−f(a)≤1(b−a)
En posantb=xet a= 1 il vient : 0≤f(x)−f(1)≤x−1.
Cl : commef(1) = 1 on a :∀x≥1,f(x)≤x. J’en déduis que (C) est en dessous de la droite ∆ d’équation y=x. De plus elles se coupent au point d’abscisse 1.
5. L’algorithme trace la courbe (C) et la droite ∆. Puis elle trace une ligne brisée joignant les points (u0,0), (u0, u1), (u1, u1), (u1, u2), (u2, u2) et ainsi de suite.
6. D’après 2 l’intervalle [1,+∞[ est stable par f. De plus u0 ∈ [1,+∞[ donc d’après le cours (ou par récurrence) on a :∀n∈N, un∈[1,+∞[.