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Texte intégral

(1)

Universit´e Claude Bernard Lyon 1 CAPES de math

Ann´ee 2017-2018

El´ ´ ements de correction des fiches de remise ` a niveau Fiche de remise ` a niveau n

1

Exercice 4. 3. Remarquons que l’´egalit´e de la question 2 peut s’´ecrire : pour tout λ > 0 et pour tout (x, y)∈R2, on a λ2x2 −2λ|xy|+y2 ≥0, et que cette ´egalit´e reste vraie pourλ≤0.

Consid´erons maintenant deux n-uplets de r´eels (x1, . . . , xn) et (y1, . . . , yn) et notons la fonction R:R→R d´efinie pour tout r´eel λ par

R(λ) =X

k

(λxk+yk)2.

On peut remarquer queR est `a valeurs dans R+ et, en d´eveloppant, il vient : pour toutλ∈R, R(λ) = λ2X

x2k+ 2λX

xkyk+X yk2

La fonctionR est donc un polynˆome de degr´e 2 enλ et qui est toujours positif : son discriminant est donc n´egatif ou nul, ce qui fournit le r´esultat souhait´e.

Exercice 15.La fonction f est d´efinie surR\{1} et `a valeurs dans R\{−1}, et elle est continue sur chacun des intervalles ]− ∞,1[ et ]1,+∞[. Plus pr´ecis´ement : c’est une fonction homographique, elle est bijective de son ensemble de d´efinition vers son ensemble d’arriv´ee.

Pour tout x∈R\{1}, on a

f(x) =−1 + 2 1−x

donc une primitive de f est la fonctionx7→ −x−2 ln|1−x|. Cette primitive est d´efinie sur R\{1}.

Remarque : L’ensemble des primitives de f est l’ensemble des fonctions {x7→ −x−2 ln|1−x|+c11x<1+c21x>1}

Pour tout x6= 1, on a g(x) = 1/(1−x). La fonction g est donc d´efinie sur R\{1}et admet pour primitive la fonctionx7→ −ln|1−x|. De mˆeme que pour les primitives def, on peut ajouter `a cette fonction deux constantes diff´erentes sur les intervalles ]− ∞,1[ et ]1,+∞[.

La fonction h est d´efinie sur Ret on a, pour tout r´eel x, h(x) = 1

1 + 4x2 + x 1 + 4x2.

On peut alors int´egrer chacun des deux termes via les fonctions ln et arctan : une primitive de h est la fonction

x7→ 1

2arctan 2x+1

8ln(1 + 4x2)

La fonction k est d´efinie et continue sur R. Une primitive de k sur R+ (resp. R) est la fonction x7→x2/2 (resp. x7→ −x2/2). Une primitive de k d´efinie surR est donc la fonction x7→sgn(x)x2/2.

Cette fonction est bien continue et d´erivable sur R... mˆeme si cela ne se voit pas directement sur l’´ecriture de la primitive !

La fonction φ est d´efinie et continue surR. Notonsu:x7→ln(1 +x2) etv :x7→x. On a φ=uv0 donc, pour tout r´eel t, on a

Z t 0

φ(x)dx = Z t

0

1×ln(1 +x2) dx

= h

xln(1 +x2)it 0

− Z t

0

x 2x 1 +x2 dx

= tln(1 +t2)− Z t

0

2− 2 1 +x2

dx

= tln(1 +t2)−2t+ 2 arctant

(2)

La fonction ψ est d´efinie et continue sur Ret elle est de la forme ψ =u0ln(1 +u2) = u0φ(u) avec u:x7→cosx : on d´eduit ainsi une primitive de ψ `a partir d’une primitive deφ.

Exercice 16.Pour ces deux ´etudes de limites, on utilise le taux d’accroissement : par d´efinition du nombre d´eriv´e,

limt→0

exp(t)−1

t = exp0(0) = 1 et lim

h→0

cos(1 +h)−cos(1)

h = cos0(1) =−sin(1)

Pour le premier calcul de limite, on remarque que lorsque xtend vers 0,xcos(x) tend vers 0 donc par les r´esultats de composition de limite : [On remplace t par xcosx],

limx→0

exp(xcosx)−1 xcosx = 1 puis, avec pour tout x6= 0,

exp(xcosx)−1

x = exp(xcosx)−1 xcosx cosx il vient :

limx→0

exp(xcosx)−1

x = 1

Pour le deuxi`eme calcul de limite, on remarque que pour toutx6= 0, on a : cos(1 +x)−cos(1−x)

x = cos(1 +x)−cos(1)

x +cos(1−x)−cos(1)

−x ce qui permet de conclure que la limite recherch´ee existe et est ´egale `a −2 sin(1)

Exercice 17. Les ensembles A, B et C sont des sous-ensembles de R d´efinis comme image de R ou d’un intervalle de R par une fonction (continue). On ´etudie donc les variations des diff´erentes fonctions.

Soit f la fonction d´efinie sur Rpar f(x) = (1 +x)/(1 +x2).

f est d´erivable, de d´eriv´ee

f0(x) = (1 +x2)−2x(1 +x)

(1 +x2)2 = 1−2x−x2 (1 +x2)2

Le d´enominateur de cette fraction est toujours positif. Le discriminant du num´erateur est ´egal `a 8. Le num´erateur s’annule donc en 1±√

2, est n´egatif `a l’ext´erieur des racines et positif entre ses racines.

On obtient donc le tableau de variation suivant : x

f0(x)

f(x)

−∞ −1−√

2 −1 +√

2 +∞

− 0 + 0 −

0 0

1− 2 2 1−

2 2

1+ 2 2 1+

2 2

0 0 Le minimum de A est donc 1−

2

2 , et son maximum est ´egal `a1+

2 2 .

L’ensemble B n’est clairement pas born´e sup´erieurement et n’admet donc pas de maximum.

D´eterminons le minimum de x7→x4−2x2 sur R (ou celui det7→t2−2t sur R+). Une ´etude de fonction est possible, mais on peut aussi remarquer que, pour tout xr´eel, on a

x4−2x2 = (x4−2x2+ 1)−1 = (x2−1)2−1

(3)

Pour tout r´eel x, on a donc x4−2x2 ≥ −1, et la valeur −1 est atteinte en x=±1. Le minimum de B existe donc et vaut −1.

La fonction g :x7→10x−x2 est une fonction polynomiale de degr´e 2. Son maximum (sur R) est atteint en x = 5 (point d’annulation de sa d´eriv´ee, ou milieu du segment d´efini par ses racines), la fonction est croissante sur ]− ∞,5] et d´ecroissante sur [5,+∞[. Le maximum de Cest doncg(5) = 25 et son minimum est le minimum de g(3) etg(10) : le minimum de C est donc ´egal `a 0.

L’ensemble D est ´egal `a {x2+ x12, x ∈ R}. Cet ensemble est inclus dans R+ et n’est pas born´e sup´erieurement. D´eterminons son minimum (s’il existe).

La fonctionh:t 7→t+1/test d´erivable surR+∗, de d´eriv´eet7→t−1/t2. Le seul point d’annulation de cette d´eriv´ee est le point 1, et on a le tableau de variation suivant :

x h0(x)

h(x)

0 1 +∞

− 0 +

+∞

+∞

2 2

+∞

+∞

L’ensemble D admet donc 1 comme minimum (et il est atteint en (x, y) = (1,1) et en (x, y) = (−1,−1)).

Fiche de remise ` a niveau n

2

Exercice 3.On a

• tan({0}) ={0},

• tan−1({0}) =πZ={kπ, k ∈Z}

• cos−1([0,1]) = [−π/2, π/2] + 2πZce qui peut ´egalement s’´ecrire cos−1([0,1]) = [

k∈Z

h−π

2 + 2kπ,π

2 + 2kπi

• En utilisant notamment le fait que sin(π/6) = sin(5π/6) = 1/2, on obtient : sin−1([0,1/2]) = [

k∈Z

h 2kπ,π

6 + 2kπi [ 5π

6 + 2kπ,(2k+ 1)π

• Avec la fonction f : x 7→ x2, f−1([0,1]) = [−1,1] ; f−1([2,4]) = [−2,−√

2] ∪ [√

2,2] et f−1([−1,4]) =f−1([0,4]) = [−2,2].

Exercice 4. On consid`ere l’application f : I → J, x 7→ x2, o`u I et J sont deux intervalles de R. Cette fonction est

1. Injective mais pas surjective si, par exemple, I = [−1,0] et J = [−1,1].

2. Surjective mais pas injective si, par exemple, I = [−1,2] et J = [0,4].

3. Bijective si, par exemple, I = [1,2] et J = [1,4].

Exercice 5.D´eterminer une primitive des fonctions suivantes :

(4)

1. La fonctiont 7→ 1t +t22 est continue sur R : elle admet donc des primitives sur ]− ∞,0[ et sur ]0,+∞[.

Z t

1 t + 2

t2 dt = Z t

1 tdt+

Z t

2

t2 dt = ln|t| − 2 t

2. La fonction t7→(1−t)(1 + 2t+ 4t2) est continue sur R. On d´eveloppe : pour tout r´eel t, on a (1−t)(1 + 2t+ 4t2) = −4t3+ 2t2+t+ 1

Il reste alors `a int´egrer terme `a terme. Une primitive de t 7→ (1−t)(1 + 2t+ 4t2) est donc la fonctiont 7→ −t4+23t3+12t+t.

3. t 7→ 4+t1+t2 est continue sur R et ses primitives ont d´ej`a ´et´e d´etermin´ee dans l’exercice 15 de la fiche R`aN 1 !

4. La fonctiont7→5e2t+ 2e5test continue surRet on connaˆıt une primitive de chacun des termes.

Une primitive de cette fonction est donc la fonction t7→ 52e2t+25e5t.

5. La fonction t 7→ cos3t+ sin2t est continue sur R donc admet une primitive. On proc`ede par lin´earisation : moyennant un peu de trigo, pour tout t r´eel, on obtient

cos(3t) = costcos(2t)−sintsin(2t) = cost(2 cos2t−1)−2 sin2tcost = 4 cos3t−3 cost d’o`u cos3t= (cos(3t) + 3 cost)/4 et cos3t+ sin2t= (cos(3t) + 3 cost)/4 + (1−cos(2t))/2 Si on est allergique `a la trigo, on peut passer par les complexes : cost = (eit+e−it)/2, on ´el`eve au cube, on fait l’´equivalent avec le sin et on doit retomber sur la mˆeme chose. On obtient comme primitive det7→cos3t+ sin2t la fonction 121 sin(3t) + 34sint+2t14sin(2t)

6. La fonction t7→sh(3t) est continue et on v´erifie ais´ement que la d´eriv´ee de t7→ 13ch(3t) lui est

´egale.

7. La fonction t 7→ 1

t + 1

t

t est continue sur R+∗ et admet pour primitive la fonction t 7→

23t−3/225t−5/2. 8. La fonctiont 7→ 1

ch2t est continue surR donc admet une primitive. Pour la d´eterminer, soit on connaˆıt ses formules de trigo hyperbolique et on se souvient que 0 = 1/ch2, soit on revient `a la forme exponentielle :

1

ch2t = 4

e2t+e−2t+ 2 = 2 (e2t)0 (e2t+ 1)2

et on peut conclure qu’une primitive de t 7→ 1/ch2t est la fonction t 7→ −2/(e2t+ 1) (qui est

´egale `at7→tht−1).

9. Montrons qu’une primitive de t7→1/√

1−t2 est la fonction arcsin.

La fonction arcsin est continue de [−1,1] dans [−π2,π2]. En tant que fonction r´eciproque de la fonction sin, elle est d´erivable en tout point t tel que sin0(arcsint) est non nul : elle est donc d´erivable sur ]−1,1[.

Pour toutt ∈]−1,1[, on a sin(arcsint)) =t, donc en d´erivant cette expression : cos(arcsint) arcsin0(t) = 1

Or, puisque arcsint∈]−π/2, π/2[, on a cos(arcsint)>0. D’o`u : arcsin0(t) = 1

cos(arcsint) = 1

p1−sin2(arcsint) = 1

√1−t2

(5)

Exercice 6. Int´egration par parties : Si u et v sont deux fonctions de classes C1 sur un intervalle [a, b], rappelons que l’on a :

Z b a

u0(t)v(t) dt=h

u(t)v(t)ib a

− Z b

a

u(t)v0(t) dt

Cette formule se g´en´eralise sans probl`eme aux intervalles non born´es ou ouverts, `a condition que les diff´erents termes soient convergents.

Toutes les primitives sont donn´ees `a une constante additive pr`es et, sauf mention contraire, sont d´efinies sur R.

[u0(x) = e−x, v(x) =x] : Z

xe−x dx =h

−xe−xix

+ Z x

1×e−x dx=−(x+ 1)e−x

[u0(x) = cosx, v(x) = cosx] : Z x

cos2x dx = h

sinxcosxix

+ Z x

sinxsinx dx

= sinxcosx+ Z x

(1−cos2x) dx

= sinxcosx+x− Z x

cos2x dx

On en d´eduit alors qu’une primitive de x 7→ cos2x est la fonction x 7→ (sinxcosx+x)/2. Ce r´esultat s’obtient ´egalement en lin´earisant cos2x : cos2x= (1 + cos(2x))/2

[u0(x) = sinx, v(x) =x+x2] : Z

(x2+x) sinx dx= h

−(x+x2) cosx ix

+ Z x

(1 + 2x) cosx dx Et on r´eint`egre par partie :

[u0(x) = cosx, v(x) = 1+2x] : Z x

(1+2x) cosx dx=h

(1+2x) sinxix

− Z x

2 sinx dx= (1+2x) sinx+2 cosx On obtient donc finalement :

Z

(x2+x) sinx dx=−(x+x2) cosx+ (1 + 2x) sinx+ 2 cosx= (2−x−x2) cosx+ (1 + 2x) sinx Une autre technique usuelle pour trouver une primitive d’une expression de la forme Polynome(x)×

sinxou Polynome(x)×cosxest de chercher une primitive sous la forme de la somme d’un polynˆome de mˆeme degr´e multipli´e par sinx et d’un autre polynˆome de mˆeme degr´e multipli´e par cosx.

Sur R+∗ : Z x

lnx dx=h

xlnxix

− Z x

x

x dx =xlnx−x Z x

arctanx dx=h

xarctanxix

− Z x

x

1 +x2 dx=xarctanx+1

2ln(1 +x2)

Pour la derni`ere, on effectue une double int´egration par partie (au choix : on int`egre deux fois ou on d´erive deux fois la partie exponentielle, et on fait l’op´eration inverse sur la partie trigonom´etrique) :

Z

excosx dx=h

excosxix

+ Z x

sinxex dx=excosx+h

sinxexix

− Z x

cosxex dx On retrouve l’expression initiale dans le membre de droite, ce qui permet d’obtenir :

Z x

cosxex dx= 1

2ex(cosx+ sinx) Au moins deux autres m´ethodes sont possibles :

(6)

• On cherche une solution sous la forme d’un polynˆome de degr´e 1 en sin et cos multipli´e parex

• On met le cos sous forme exponentielle : excosx = <(e(1+i)x) = (e(1+i)x +e(1−i)x)/2. Une exponentielle complexe s’int`egre comme une exponentielle r´eelle, il restera donc juste `a identifier parties r´eelle et imaginaire.

Exercice 7.

1. La fonction x 7→1/(x√

x2−1) est continue sur ]− ∞,−1[∪]1,+∞[ : on en cherche donc une primitive sur l’un ou l’autre de ces intervalles. Le changement de variable t = 1/x est bijectif sur chacun des intervalles (sur lequel le signe det sera constant).

Z a

1 x√

x2−1 dx= Z 1/a

t q1

t2 −1

−dt t2 =−

Z 1/a

sgn(t) 1

√1−t2dt = sgn(a) arcsin(1/a)

2. La fonctiont7→ −lntest bijective ]0,+∞[ dansR, et d´erivable ainsi que sa fonction r´eciproque (x7→e−x). La fonction 1/(ex+ 1) est continue sur R donc admet une primitive.

On a :

Z a 1

ex+ 1 dx=

Z e−a 1

1 t + 1

−dt t =−

Z e−a 1

1 +t =−ln(1 +e−a)

3. Il est ici un peu ´etrange de proposer un changement de variable, alors que la fonction `a int´egrer est de la formeu0u5/2... mais prˆetons-nous `a l’exercice.

La fonction x7→x(1 +x2)5 est continue et admet donc des primitives.

Le plus efficace : En notantu:x7→x2+ 1 etφ :x7→x2, on remarque que la fonction `a int´egrer est de la forme 12u0(x)φ(u(x)) : on a alors (mˆeme si la fonction u n’est pas bijective) :

Z b a

1

2u0(x)φ(u(x)) dx= Z u(b)

u(a)

1

2φ(t)dt = u(b)6−u(a)6 12 Plus laborieux : on a x = ±√

t−1, avec t > 1, et dx = ±1/(2√

t−1) dt, ou directement 2x dx =dt, et faire le changement de variable comme d’habitude.

4. La fonction x7→1/√

e2x−1 est continue surR+∗ : elle admet une primitive sur cet intervalle.

Le changement de variable v´erifie bien les hypoth`eses souhait´ees et on a dt =−e−xdx.

Z a

√ 1

e2x−1 dx= Z a

e−x

√1−e−2x dx=

Z e−a −1

√1−t2 dt=−arcsin(e−a)

5. La fonction `a int´egrer est continue sur [−1,+∞[ et le changement de variable propos´e v´erifie x2 dx=dt/3. On a donc : pour tout a≥ −1 :

Z a

x2

1 +x3 dx=

Z a3

1 +t dt 3 =h2

9(1 +t)3/2ia3

= 2

9(1 +a3)3/2

6. La fonction `a int´egrer est continue sur R, le changement de variable propos´e est d´efini sur un intervalle du type ](k−12)π,(k+12)π, pour toutk ∈Z. on a alorsdt= (1 + tan2x)dx. Au sein

(7)

d’un intervalle de ce type, on a : Z a

1

3 + cos(2x) dx = Z a

1

2 + 2 cos2x dx

=

Z a 1

2(1 + 1+tan12(x)) dx

= Z a

1 + tan2(x) 2(2 + tan2(x)) dx

=

Z tana

1

2(2 +t2) dt

= h 1 2√

2arctan t

√2

itana

= 1

2√

2arctan

tana

√2

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