EPFL
Algèbre linéaire 1ère année 2006-2007
Corrigé de la série 4
Correction exercice 1
1. Une droite D de R3 passant par l’origine est définie par deux points distincts : l’origine O et un point A. Le vecteur OA~ définit un vecteur directeur de la droite D. On a : D={λ ~OA| λ∈R}. Il s’agit donc du sous-espace vectoriel deR3 engendré par le vecteur OA.~
2. Un plan P de R3 passant par l’origine est défini par trois points distincts : l’origine O , un point A et un point B. Un point C du plan est caractérisé par deux réels α et β tels que OC~ =α ~OA+β ~OB. On a donc : P ={α ~OA+β ~OB | α ∈R, β∈R}. Il s’agit donc du sous-espace vectoriel de R3 engendré par les vecteurs OA~ et OB.~
3. On a D1 = {α ~OA1 | α ∈ R} et D2 = {β ~OA2 | β ∈ R}. On a D1 ∩D2 = {~0} si et seulement si les vecteurs directeurs ne sont pas colinéaires càd que {OA~ 1 , ~OA2} est une liste de vecteurs linéairement indépendants.
On a D1 +D2 ={α ~OA1+β ~OA2 | α ∈R, β ∈ R}. Si les deux vecteurs directeurs dont colinéaires, ceci définit une droite, s’ils ne le sont pas il s’agit d’un plan. On ne peut donc pas engendrer tout l’espace E avec deux droites.
4. Soit D ={λ ~OA | λ ∈R} et P ={α ~OB+β ~OC | α∈ R, β ∈ R}. Par un raisonnement similaire à celui du point 3. on obtient que la somme est directe ssi {OA , ~~ OB , ~OC} est une liste de vecteurs linéairement indépendants. Dans ce cas on a D⊕P =E.
5. Soit P1 ={α1OA~ +β1OB~ |α1 ∈R, β1 ∈R} et P2 ={α2OC~ +β2OD~ | α2 ∈R, β2 ∈R}.
Si les deux plans sont dictincts P1+P2 =E, sinon P1 +P2 =P1.
La somme ne peut pas être directe car l’intersection des deux plans est soit une droite, soit le plan lui même. (On verra plus tard, que ceci vient du fait que R3 est de dimension 3 et que P1 et P2 sont de dimension 2...)
Correction exercice 2
1. Montrons que E =F ⊕G.
– Soit ~x∈F ∩G : ~x=α1e~1+α2e~2 =α3e~3+α4e~4. D’où :
~
x= (α1, α1+α2, α2,0) = (α3+α4, α3,0, α3).
D’où α1 =α2 =α3 =α4 = 0 et donc F ∩G={~0}.
– Soit ~x= (x1, x2, x3, x4)∈E. On montre que
~
x= (x2−x3−x4)e~1+x3e~2+x4e~3+ (x1−x2+x3)e~4. Par conséquent F +G=E.
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– Montrons que E 6=F ⊕G0
La détermination de l’intersection F ∩G0 montre que
(−1,0,1,0) =−e~1+e~2 =−e~3−e~4+e~5 ∈F ∩G0.
Etant donné queGest un sous-espace vectoriel deG0 et qu’on a montré queE =F⊕G, on a E =F +G0.
Correction exercice 3
1. Montrons que F1 et F2 sont des sous espaces vectoriels de E.
Pour F1 :
– La fonction nulle est paire.
– Soient f et g deux fonctions paires :
(f +g)(−x) =f(−x) +g(−x) = f(x) +g(x) = (f +g)(x).
– Soit f une fonction paire et λ ∈F :
(λf)(−x) = λf(−x) = λf(x) = (λf)(x).
On montre de même que F2 est un sous-espace vectoriel de E.
2. Montrons que F1⊕F2 =E
– Soit f ∈F1∩F2. On a f(−x) = −f(x) =f(x). Par conséquent f = 0.
– Soit f un vecteur de E. On a :
f(x) = 1
2(f(x) +f(−x)) + 1
2(f(x)−f(−x))
et on vérifie facilement que 12(f(x) +f(−x))∈F1 et 12(f(x)−f(−x))∈F2.
Correction exercice 4
Soit P(X) = α0+α1X+α2X2+α3X3 un élément deP3(F) où αi ∈F pour i∈ {0,1,2,3}. On a :
P(X) = (α0+α1+α2 +α3) + (α1+α2+α3)(1−X)−(α2+α3)(X−X2)−α3(X2−X3).
Ce qui prouve que l’ensemble {1,1−X, X −X2, X2−X3} engendre P3(F).
Correction exercice 5
1. Vrai
On a(1,1,0,0) =e~1+e~2 et(−1,1,−4,2) =e~1−e~2. DoncSpan{(1,1,0,0),(−1,1,−4,2)}= Span{e~1, ~e2}. D’autre part, comme e~3 = 2e~1+ 3e~2, on a Span{e~1, ~e2, ~e3}=Span{e~1, ~e2}.
2. Vrai
On a (1,1,0,0) = e~1+e~2 = 12(e~3−e~2).
3. Faux
On peut montrer, par exemple, que (1,0,0,0)6∈Span{~e1, ~e2}+Span{e~2, ~e3, ~e4}.
Autre solution. Commee~3 = 2e~1+3e~2, on aSpan{e~1, ~e2}+Span{e~2, ~e3, ~e4}=Span{~e1, ~e2}+
Span{e~1, ~e2, ~e4}=Span{~e1, ~e2, ~e4}. On verra plus tard, que R4 est un espace vectoriel de dimension 4 et qu’une famille de trois vecteurs ne peut pas engendrer un espace vectoriel de dimension 4.
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4. Vrai
On montre que l’intersection entre les deux espaces vectoriels est réduite à~0et que chacun des vecteurs de la base canonique deR4 (i.e. les vecteurs (1,0,0,0), (0,1,0,0), (0,0,1,0), (0,0,0,1)) est dans l’espace Span{~e1, ~e2, ~e3}+Span{e~4, ~e5}. (Remarque : comme e~3 = 2e~1+ 3e~2, Span{~e1, ~e2, ~e3}=Span{e~1, ~e2}).
Correction exercice 6
1. Montrons que F et G sont des sous-espaces vectoriels de E.
Pour F
– La fonction nulle est dans F. – Soient f et g deux éléments de F
(f+g)(1) =f(1) +g(1) = 0.
– Soit f un élément de F et λ∈F :
(λf)(1) =λf(1) = 0.
De même, on montre que G est un sous-espace vectoriel de E.
2. Montrons que E =F ⊕G
– Soit f ∈F ∩G. On a f(1) = 0 = a, d’où a = 0 et donc f = 0.
– Soit f ∈ E. On a f = (f −f(1)x) +f(1)x. On vérifie que f −f(1)x ∈ F et que f(1)x∈G.
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