C1. C
OUPLES ET VECTEURS DE VARIABLES ALÉATOIREJulie Scholler - Bureau B246
12 septembre 2018
I. Cadre et notations
Premiers exemples
• nombres de ventes sur un marché de plusieurs produits concurrents
• dans un magasin : X nombre de clients, Y nombre de clients aux caisses automatiques
• temps passé à étudier et notes à l’examen
• évolution d’une population avecXk nombre de descendants à lake génération
• lancer de deux dés à trois faces : X le minimum des résultats, Y la somme des résultats
Cadre et notations
Expérience aléatoire
• univers Ω
• ensemble de tous les événements E
• loi de probabilité P:E →[0 ; 1]
Variable aléatoire réelle :X
• univers image (ou support) :X(Ω)⊂R
• discrète : sa loi est donnée par
∀x ∈X(Ω), fX(x) :=P
[X =x]=P(X =x)
• à densité (ou continue) : sa loi est donnée par sa densité notée aussifX
I. Cadre et notations
Couple de variables aléatoire sur (Ω,E,P)
• couple (X,Y), où X et Y sont des variables aléatoires réelles sur (Ω,E,P)
Univers image ou support du couple (X,Y)
• (X,Y)(Ω) :=nX(ω),Y(ω), ω ∈Ωo Retour sur les exemples
• lancer de deux dés à trois faces : X le minimum des résultats, Y la somme des résultats
• dans un magasin : X nombre de clients, Y nombre de clients aux caisses automatiques
• évolution d’une population avecXk nombre de descendants à lake génération
I. Cadre et notations
Exemple discret 1 - Dés à trois faces
On lance deux dés à trois à faces.
(X,Y) : X le maximum des deux chiffres obtenus et Y la somme des deux chiffres obtenus.
H HH
HHH X
Y 2 3 4 5 6 1
2 3
I. Cadre et notations
Exemple discret 1 - Dés à trois faces
On lance deux dés à trois à faces.
(X,Y) : X le maximum des deux chiffres obtenus et Y la somme des deux chiffres obtenus.
HH HH
HHH X
Y 2 3 4 5 6 1
2 3
Exemple discret 1 - Dés à trois faces
On lance deux dés à trois à faces.
(X,Y) : X le maximum des deux chiffres obtenus et Y la somme des deux chiffres obtenus.
HH HH
HHH X
Y 2 3 4 5 6
1 0 0 0 0
2 0 0 0
3 0 0
I. Cadre et notations
Exemple discret 1 - Dés à trois faces
On lance deux dés à trois à faces.
(X,Y) : X le maximum des deux chiffres obtenus et Y la somme des deux chiffres obtenus.
HH HH
HHH X
Y 2 3 4 5 6
1 1
9 0 0 0 0
2 0 2
9 1
9 0 0
3 0 0 2
9 2 9
1 9
Exemple discret 1 - Dés à trois faces
On lance deux dés à trois à faces.
(X,Y) : X le maximum des deux chiffres obtenus et Y la somme des deux chiffres obtenus.
HH HH
HHH X
Y 2 3 4 5 6 loi deX
1 1
9 0 0 0 0
2 0 2
9 1
9 0 0
3 0 0 2
9 2 9
1 9
loi deY 1
I. Cadre et notations
Exemple discret 1 - Dés à trois faces
Cas discret
On lance deux dés à trois à faces.
(X,Y) : X le maximum des deux chiffres obtenus et Y la somme des deux chiffres obtenus.
H HH
HH HH X
Y 2 3 4 5 6 loi deX
1 1
9 0 0 0 0 1
9
2 0 2
9 1
9 0 0 3
9
3 0 0 2
9 2 9
1 9
5 9 loi deY 1
9 2 9
3 9
2 9
1
9 1
Loi du couple
z
y
x
1 9 2 9 3 9 4 9 5 9
•
•
•
• •
•
I. Cadre et notations
Loi du couple et lois marginales
z
y
x
1 9 2 9 3 9 4 9 5 9
•
•
•
• •
•
•
•
•
•
•
•
•
•
II. Loi jointe
Loi jointe du couple discret (X,Y)
• notée f(X,Y)
• l’applicationf(X,Y):X(Ω)×Y(Ω)→[0 ; 1] définie par
∀x ∈X(Ω),∀y ∈Y(Ω), f(X,Y)(x,y) =P
(X,Y) = (x,y)=P(X =x,Y =y)
Fonction de répartition jointe du couple (X,Y)
• notée F(X,Y) ouFX,Y
• la fonction définie sur R2 par :
∀(x,y)∈R2, F(X,Y)(x,y) =P(X 6x,Y 6y)
II. Loi jointe
Loi jointe du couple discret (X,Y)
• notée f(X,Y)
• l’applicationf(X,Y):X(Ω)×Y(Ω)→[0 ; 1] définie par
∀x ∈X(Ω),∀y ∈Y(Ω), f(X,Y)(x,y) =P
(X,Y) = (x,y)=P(X =x,Y =y)
Fonction de répartition jointe du couple (X,Y)
• notée F(X,Y) ouFX,Y
• la fonction définie sur R2 par :
∀(x,y)∈R2, F(X,Y)(x,y) =P(X 6x,Y 6y)
Lois marginales du couple discret (X,Y)
• première loi marginale du couple (X,Y) : l’applicationfX :X(Ω)→[0; 1] définie par
∀x∈X(Ω), fX(x) =P(X =x)
• deuxième loi marginale du couple (X,Y): l’applicationfY :Y(Ω)→[0; 1] définie par
∀y ∈Y(Ω), fY(y) =P(Y =y)
III. Loi marginale
Exemple continu 1 - Uniforme sur un triangle
(X,Y) : coordonnées d’un point choisi uniformément à l’intérieur du triangleT ci-dessous
T
Support
x y
0 0
0.5 0.5
1 1
Exemple continu 1 - Uniforme sur un triangle
(X,Y) : coordonnées d’un point choisi uniformément à l’intérieur du triangleT
f(x,y) =
(2 si 0<x <1, 0<y <1 et 0<x+y <1 0 sinon
= 21]0 ;1[2(x,y)×1{0<x+y<1}(x,y)
1 1
1 2
III. Loi marginale
Loi jointe du couple continu (X,Y)
• fonction de densité jointe notéef(X,Y)
• la fonction positive ou nulle définie sur R2 telle que F(X,Y)(x,y) =
Z y
−∞
Z x
−∞
f(X,Y)(u,v) du dv
Lois marginales du couple continu (X,Y)
• fonctions de densité marginalesnotées fX et fY
• les fonctions deR dansR définies par fX(x) =
Z +∞
−∞ f(X,Y)(x,y) dy et fY(y) = Z +∞
−∞ f(X,Y)(x,y) dx
Loi jointe du couple continu (X,Y)
• fonction de densité jointe notéef(X,Y)
• la fonction positive ou nulle définie sur R2 telle que F(X,Y)(x,y) =
Z y
−∞
Z x
−∞
f(X,Y)(u,v) du dv
Lois marginales du couple continu (X,Y)
• fonctions de densité marginalesnotées fX et fY
• les fonctions deR dansRdéfinies par fX(x) =
Z +∞
−∞ f(X,Y)(x,y) dy et fY(y) = Z +∞
−∞ f(X,Y)(x,y) dx
III. Loi marginale
Exemple continu 1 - Uniforme sur un triangle
(X,Y) : coordonnées d’un point choisi uniformément à l’intérieur du triangleT
fX,Y(x,y) = 2×1]0 ;1[2(x,y)×1{0<x+y<1}(x,y) Lois marginales
fX(x) = 2(1−x)×1]0 1[(x) et fY(y) = 2(1−y)×1]0 1[(y)
Exemple continu 1 - Uniforme sur un triangle
(X,Y) : coordonnées d’un point choisi uniformément à l’intérieur du triangleT
fX,Y(x,y) = 2×1]0 ;1[2(x,y)×1{0<x+y<1}(x,y) Lois marginales
fX(x) = 2(1−x)×1]0 1[(x) et fY(y) = 2(1−y)×1]0 1[(y)
III. Loi marginale
Exemple continu 2
(X,Y) : couple de variables aléatoires à densité dont la fonction de densité est
f(x,y) =
(2e(x+y) si 0<x 6y
0 sinon
= 2e−(x+y)1{0<x6y}(x,y)
IV. Conditionnement
Exemple discret 2
Expérience aléatoire
• Lancer d’un dé équilibré à 6 faces
• Lancers d’une pièce biaisée autant de fois que le résultat du dé Couple aléatoire
• X : résultat du dé
• Y : nombre de pileobtenus
Loi deY ? Son espérance ? Loi du couple ?
IV. Conditionnement
Lois conditionnelles d’un couple discret (X,Y)
• Pour tout y0 ∈Y(Ω) tel queP(Y =y0)6= 0, la loi conditionnelle de X sachant [Y = y0]est, ∀x∈X(Ω), P[Y=y0](X =x) :=P(X =x |Y =y0) := P(X =x,Y =y0)
P(Y =y0)
• Pour tout x0 ∈X(Ω) tel que P(X =x0)6= 0, la loi conditionnelle de Y sachant [X = x0]est, ∀y ∈Y(Ω), P[X=x0](Y =y) :=P(Y =y |X =x0) := P(X =x0,Y =y)
P(X =x0)
IV. Conditionnement
Lois conditionnelles d’un couple discret (X,Y)
• Pour tout y0 ∈Y(Ω) tel queP(Y =y0)6= 0, la loi conditionnelle de X sachant [Y = y0]est, ∀x∈X(Ω), P[Y=y0](X =x) :=P(X =x |Y =y0) := P(X =x,Y =y0)
P(Y =y0)
• Pour tout x0 ∈X(Ω) tel que P(X =x0)6= 0, la loi conditionnelle de Y sachant [X = x0]est, ∀y ∈Y(Ω), P[X=x0](Y =y) :=P(Y =y |X =x0) := P(X =x0,Y =y)
P(X =x0)
Exemple discret 1 - Dés à trois faces
Cas discret
On lance deux dés à trois à faces.
(X,Y) : X le maximum des deux chiffres obtenus et Y la somme des deux chiffres obtenus.
H HH
HH HH X
Y 2 3 4 5 6 loi deX
1 1
9 0 0 0 0 1
9
2 0 2
9 1
9 0 0 3
9
3 0 0 2
9 2 9
1 9
5 9 loi deY 1
9 2 9
3 9
2 9
1
9 1
IV. Conditionnement
Situation discrète
Soient (X,Y) un couple de variables aléatoires discrètes et y0 ∈Y(Ω) tel queP(Y =y0)6= 0.
Espérance conditionnelle de la variableX sachant Y =y0
• le réeldéfini par
E(X|Y =y0) := X
x∈X(Ω)
xP{Y=y0}(X =x)
IV. Conditionnement
Espérance conditionnelle de la variableX sachant Y
• lavariable aléatoire définie par
E(X|Y) :=φ(Y), avecE(X|Y =y) =φ(y), ∀y ∈Y(Ω)
Lien entre espérance deX et espérance conditionnelle de X sachant Y
E(E(X|Y)) =E(X)
• Permet de calculer l’espérance d’une variable aléatoire sans connaître sa loi marginale, ni la loi du couple
IV. Conditionnement
Espérance conditionnelle de la variableX sachant Y
• lavariable aléatoire définie par
E(X|Y) :=φ(Y), avecE(X|Y =y) =φ(y), ∀y ∈Y(Ω) Lien entre espérance deX et espérance conditionnelle de X sachant Y
E(E(X|Y)) =E(X)
• Permet de calculer l’espérance d’une variable aléatoire sans connaître sa loi marginale, ni la loi du couple
Retour sur l’ED 1 - Dés à trois faces
On lance deux dés à trois à faces.
(X,Y) : X le maximum des deux chiffres obtenus et Y la somme des deux chiffres obtenus.
HH HH
HHH X
Y 2 3 4 5 6 loi deX
1 1
9 0 0 0 0 1
9
2 0 2
9 1
9 0 0 3
9
3 0 0 2
9 2 9
1 9
5 9 loi deY 1
9 2 9
3 9
2 9
1
9 1
IV. Conditionnement
Retour sur l’EC 1 - Uniforme sur un triangle
(X,Y) : coordonnées d’un point choisi uniformément à l’intérieur du triangleT
Loi du couple
f(x,y) = 2×1]0 ;1[2(x,y)×1{0<x+y<1}(x,y) Lois marginales
fX(x) = 2(1−x)×1]0 1[(x) et fY(y) = 2(1−y)×1]0 1[(y)
Lois conditionnelles ?
Lois conditionnelles d’un couple continu (X,Y)
• Pour tout y0 ∈Y(Ω) tel quefY(y0)6= 0, lafonction de densité conditionnelle de X sachant [Y =y0]est
∀x ∈X(Ω), fX|Y=y0(x) := f(X,Y)(x,y0) fY(y0)
• Pour tout x0 ∈X(Ω) tel que fX(x0)6= 0, la fonction de densité conditionnelle de Y sachant [X =x0]est
∀y ∈Y(Ω), fY|X=x0(y) := f(X,Y)(x0,y) fX(x0)
IV. Conditionnement
Situation continue
Soient (X,Y) un couple de variables aléatoires continue et y0 ∈Y(Ω) tel quefY(y0)6= 0.
Espérance conditionnelle de la variableX sachant Y =y0
• le réeldéfini par
E(X|Y =y0) :=
Z +∞
−∞
xfX|Y=y0(x) dx
IV. Conditionnement
Espérance conditionnelle de la variableX sachant Y
• lavariable aléatoire définie par
E(X|Y) :=φ(Y), avecE(X|Y =y) =φ(y), ∀y ∈Y(Ω)
Lien entre espérance deX et espérance conditionnelle de X sachant Y
E(E(X|Y)) =E(X)
• Permet de calculer l’espérance d’une variable aléatoire sans connaître sa loi marginale, ni la loi du couple
IV. Conditionnement
Espérance conditionnelle de la variableX sachant Y
• lavariable aléatoire définie par
E(X|Y) :=φ(Y), avecE(X|Y =y) =φ(y), ∀y ∈Y(Ω) Lien entre espérance deX et espérance conditionnelle de X sachant Y
E(E(X|Y)) =E(X)
• Permet de calculer l’espérance d’une variable aléatoire sans connaître sa loi marginale, ni la loi du couple
Indépendance de deux variables aléatoires
Soit (X,Y) un couple de variables aléatoires.
Les variables aléatoiresX etY sont indépendantesentre elles si et seulement si
• pour toute partie Ade X(Ω)
• et pour toute partie B deY(Ω)
les événements [X ∈A] et [Y ∈B] sont indépendants c’est-à-dire
∀A⊂X(Ω),∀B⊂Y(Ω),
P [X ∈A]∩[Y ∈B]=P(X ∈A) P(Y ∈B)
V. Indépendance
Cas d’un couple discret (X, Y )
Caractérisation de l’indépendance par la loi jointe X etY sontindépendantessi et seulement si ∀x∈X(Ω) et
∀y∈Y(Ω),
les événements [X =x] et [Y =y] sont indépendants c’est-à-dire,∀x ∈X(Ω),∀y ∈Y(Ω),
P([X =x]∩[Y =y]) =P(X =x) P(Y =y)
Par les lois marginales et conditionnelles X etY sontindépendantessi et seulement si
∀x ∈X(Ω) tel queP(X =x)6= 0,
la loi conditionnelle de Y sachant [X =x] est la loi deY.
Cas d’un couple discret (X, Y )
Caractérisation de l’indépendance par la loi jointe X etY sontindépendantessi et seulement si ∀x∈X(Ω) et
∀y∈Y(Ω),
les événements [X =x] et [Y =y] sont indépendants c’est-à-dire,∀x ∈X(Ω),∀y ∈Y(Ω),
P([X =x]∩[Y =y]) =P(X =x) P(Y =y) Par les lois marginales et conditionnelles
X etY sontindépendantessi et seulement si
∀x ∈X(Ω) tel queP(X =x)6= 0,
la loi conditionnelle de Y sachant [X =x] est la loi deY.
V. Indépendance
Situation continue
Caractérisation de l’indépendance par la loi jointe
X etY sontindépendantessi et seulement si, ∀x ∈X(Ω) et
∀y∈Y(Ω), on a
f(X,Y)(x,y) =fX(x)×fY(y)
Par les lois marginales et conditionnelles X etY sontindépendantessi et seulement si
∀x∈X(Ω) tel quefX(x)6= 0,
la fonction de densité conditionnelle deY sachant [X =x] est égale à la fonction de densité de Y.
Situation continue
Caractérisation de l’indépendance par la loi jointe
X etY sontindépendantessi et seulement si, ∀x ∈X(Ω) et
∀y∈Y(Ω), on a
f(X,Y)(x,y) =fX(x)×fY(y)
Par les lois marginales et conditionnelles X etY sontindépendantessi et seulement si
∀x∈X(Ω) tel quefX(x)6= 0,
la fonction de densité conditionnelle deY sachant [X =x] est égale à la fonction de densité de Y.
V. Indépendance
Exemple continu
SoientX et Y les résultats à deux QCM notés sur 10 points.
Loi du couple
f(X,Y)(x,y) = 3
2500(x2+xy)1]0;10[2(x,y) Lois marginales
fX(x) = (∗)1]0;10[(x) et fY(x) = (∗)1]0;10[(y)
Exemple continu
SoientX et Y les résultats à deux QCM notés sur 10 points.
Loi du couple
f(X,Y)(x,y) = 3
2500(x2+xy)1]0;10[2(x,y) Lois marginales
fX(x) = (∗)1]0;10[(x) et fY(x) = (∗)1]0;10[(y)
VI. Vecteurs aléatoires
Vecteur aléatoire
Vecteur aléatoire à valeurs dans Rn
• vecteur X = (X1, . . . ,Xn), où X1, . . . ,Xn sont des variables aléatoires
Pour toutk dans J1,nK, Xk est appelé la k-ième variable aléatoire coordonnéede X oukecomposantedeX.
Exemple de vecteurs aléatoires discrets On lancen fois un dé à 3 faces non équilibré. (X1,X2,X3)
• X1 : nombre de 1 obtenus
• X2 : nombre de 2 obtenus
• X3 : nombre de 3 obtenus
Vecteur aléatoire
Vecteur aléatoire à valeurs dans Rn
• vecteur X = (X1, . . . ,Xn), où X1, . . . ,Xn sont des variables aléatoires
Pour toutk dans J1,nK, Xk est appelé la k-ième variable aléatoire coordonnéede X oukecomposantedeX.
Exemple de vecteurs aléatoires discrets On lancen fois un dé à 3 faces non équilibré.
(X1,X2,X3)
• X1 : nombre de 1 obtenus
• X2 : nombre de 2 obtenus
• X3 : nombre de 3 obtenus
VI. Vecteurs aléatoires
Loi jointe d’un vecteur discret
SoitX = (X1, . . . ,Xn) un vecteur aléatoire discret.
Loi du vecteurX
• la donnée de
∀(x1, . . . ,xn)∈Rn
fX(x1, . . . ,xn) =f(X1,...,Xn)(x1, . . . ,xn)
=P
[X1 =x1]∩ · · · ∩[Xn=xn]
Loi jointe d’un vecteur continu
SoitX = (X1, . . . ,Xn) un vecteur aléatoire à densité.
Fonction de densité de probabilité jointe d’un vecteur continu X
• la fonction positive ou nulle définie sur Rn notée fX telle que FX(x1, . . . ,xn) =
Z x1
−∞
Z x2
−∞
· · · Z xn
−∞
fX(x) dx1 dx2· · · dxn
VI. Vecteurs aléatoires
SoitX = (X1, . . . ,Xn) un vecteur aléatoire tel que, pour tout i,Xi
admette une espérance.
Espérance d’une somme de variables aléatoires
E
n
X
i=1
Xi
!
=
n
X
i=1
E(Xi)
VI. Vecteurs aléatoires
SoitX = (X1, . . . ,Xn) un vecteur aléatoire tel que, pour tout i,Xi
admette une variance.
Variance d’une somme
V
n
X
i=1
Xi
!
=
n
X
i=1
V(Xi) +X
i6=j
Cov(Xi,Xj)
=
n
X
i=1
V(Xi) + 2X
i<j
Cov(Xi,Xj)
En particulier, si les variables aléatoires sont deux à deux indépendantes, alors on a
V
n
X
i=1
Xi
!
=
n
X
i=1
V(Xi).
VI. Vecteurs aléatoires
SoitX = (X1, . . . ,Xn) un vecteur aléatoire tel que, pour tout i,Xi
admette une variance.
Variance d’une somme
V
n
X
i=1
Xi
!
=
n
X
i=1
V(Xi) +X
i6=j
Cov(Xi,Xj)
=
n
X
i=1
V(Xi) + 2X
i<j
Cov(Xi,Xj)
En particulier, si les variables aléatoires sont deux à deux indépendantes, alors on a
V
n
X
i=1
Xi
!
=
n
X
i=1
V(Xi).
VI. Vecteurs aléatoires
Indépendance
SoitX = (X1, . . . ,Xn) un vecteur aléatoire discret ou à densité.
Indépendance deux à deux
Les variables aléatoiresX1, . . . ,Xn sontindépendantes deux à deuxsi et seulement si pour tous entiersi 6=j dans J1;nK, les variables aléatoiresXi etXj sont indépendantes.
Indépendance mutuelle
Les variables aléatoiresX1, . . . ,Xn sontmutuellement indépendantessi et seulement si pour tout (x1, . . . ,xn) dans X1(Ω)× · · · ×Xn(Ω) on a
fX(x1, . . .xn
=fX1(x1)× · · · ×fXn(xn)
VI. Vecteurs aléatoires
Indépendance
SoitX = (X1, . . . ,Xn) un vecteur aléatoire discret ou à densité.
Indépendance deux à deux
Les variables aléatoiresX1, . . . ,Xn sontindépendantes deux à deuxsi et seulement si pour tous entiersi 6=j dans J1;nK, les variables aléatoiresXi etXj sont indépendantes.
Indépendance mutuelle
Les variables aléatoiresX1, . . . ,Xn sontmutuellement indépendantessi et seulement si pour tout (x1, . . . ,xn) dans X1(Ω)× · · · ×Xn(Ω) on a
fX(x1, . . .xn
=fX1(x1)× · · · ×fXn(xn)
Suites de variables aléatoires mutuellement indépendantes Une suite (Xn)n∈Nde variables aléatoires est formée de variables aléatoires mutuellement indépendantes si toute sous-famille finie de (Xn)n∈N est formée de variables aléatoires mutuellement
indépendantes.
Variables aléatoires indépendantes et de même loi Une suite de variables aléatoires mutuellement indépendantes suivant toutes la même loi est ditei.i.d.c’est-à-dire indépendantes et identiquement distribuées.
VI. Vecteurs aléatoires
Exemple classique
SoitX un vecteur aléatoire à p composantes.
Vecteur gaussien
X est un vecteur gaussien ou normal si toute combinaison linéaire de ses composantes suit une loi normale.
La loi d’un vecteur normal est appeléeloi normale multidimensionnelle.
Propriétés
• Chaque composante d’un vecteur normal suit une loi normale.
• Si chaque composante d’un vecteur X suit une loi normale et est indépendante de toutes les autres composantes, alors X est un vecteur normal.
Exemple classique
SoitX un vecteur aléatoire à p composantes.
Vecteur gaussien
X est un vecteur gaussien ou normal si toute combinaison linéaire de ses composantes suit une loi normale.
La loi d’un vecteur normal est appeléeloi normale multidimensionnelle.
Propriétés
• Chaque composante d’un vecteur normal suit une loi normale.
• Si chaque composante d’un vecteur X suit une loi normale et est indépendante de toutes les autres composantes, alors X est un vecteur normal.
VI. Vecteurs aléatoires
Cas bidimensionnel centré réduit indépendant
x y
z
y
−2 −1 0 1 2
−2−1012
Cas avec différents coefficients de corrélation linéaire
x y
z
ρ =0
x y
z
ρ =0.5
x y
z
ρ =0.7
x y
z
ρ =0.9
y
−2 −1 0 1 2
−2−1012 y
−2 −1 0 1 2
−2−1012 y
−2 −1 0 1 2
−2−1012 y
−2 −1 0 1 2
−2−1012
VI. Vecteurs aléatoires
Loi normale bivariée
(X,Y) : vecteur gaussien tel que
• X ∼ N(µ1;σ1)
• Y ∼ N(µ2;σ2)
• ρ leur coefficient de corrélation linéaire
f(X,Y)(x,y) = 1
2πσ1σ2p1−ρ2 exp − 1 2 (1−ρ2)
"
x−µ1 σ1
2
+
y−µ2 σ2
2
−2ρ(x−µ1)(y−µ2) σ1σ2
#!
Indépendance dans un vecteur gaussien bidimensionnel Un vecteur aléatoire gaussien de dimension 2 a ses composantes indépendantes si et seulement si leur covariance est nulle.
Loi normale bivariée
(X,Y) : vecteur gaussien tel que
• X ∼ N(µ1;σ1)
• Y ∼ N(µ2;σ2)
• ρ leur coefficient de corrélation linéaire
f(X,Y)(x,y) = 1
2πσ1σ2p1−ρ2 exp − 1 2 (1−ρ2)
"
x−µ1 σ1
2
+
y−µ2 σ2
2
−2ρ(x−µ1)(y−µ2) σ1σ2
#!
Indépendance dans un vecteur gaussien bidimensionnel Un vecteur aléatoire gaussien de dimension 2 a ses composantes indépendantes si et seulement si leur covariance est nulle.
VI. Vecteurs aléatoires
Exemple de manipulation
(X,Y) : vecteur gaussien
• centré
• de matrice de covariance
1 0.5 0.5 1
On cherche
• Loi de X+Y? Celle de X−Y?
• Loi du vecteur (X +Y,X−Y) ?
Propriétés de la covariance
SoientX,Y etZ des variables aléatoires réelles finies. Alors les propriétés suivantes sont vérifiées :
1. symétrie :
Cov(X,Y) = Cov(Y,X) ; 2. bilinéarité: pour tout réelλ, on a
Cov(λX +Y,Z) =λCov(X,Z) + Cov(Y,Z) et
Cov(X, λY +Z) =λCov(X,Y) + Cov(X,Z) ; 3. positivité :
Cov(X,X) = V(X)>0.