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Texte intégral

(1)

C1. C

OUPLES ET VECTEURS DE VARIABLES ALÉATOIRE

Julie Scholler - Bureau B246

12 septembre 2018

(2)

I. Cadre et notations

Premiers exemples

nombres de ventes sur un marché de plusieurs produits concurrents

dans un magasin : X nombre de clients, Y nombre de clients aux caisses automatiques

temps passé à étudier et notes à l’examen

évolution d’une population avecXk nombre de descendants à lake génération

lancer de deux dés à trois faces : X le minimum des résultats, Y la somme des résultats

(3)

Cadre et notations

Expérience aléatoire

univers Ω

ensemble de tous les événements E

loi de probabilité P:E →[0 ; 1]

Variable aléatoire réelle :X

univers image (ou support) :X(Ω)⊂R

discrète : sa loi est donnée par

∀x ∈X(Ω), fX(x) :=P

[X =x]=P(X =x)

à densité (ou continue) : sa loi est donnée par sa densité notée aussifX

(4)

I. Cadre et notations

Couple de variables aléatoire sur (Ω,E,P)

couple (X,Y), où X et Y sont des variables aléatoires réelles sur (Ω,E,P)

Univers image ou support du couple (X,Y)

(X,Y)(Ω) :=nX(ω),Y(ω), ω ∈Ωo Retour sur les exemples

lancer de deux dés à trois faces : X le minimum des résultats, Y la somme des résultats

dans un magasin : X nombre de clients, Y nombre de clients aux caisses automatiques

évolution d’une population avecXk nombre de descendants à lake génération

(5)

I. Cadre et notations

Exemple discret 1 - Dés à trois faces

On lance deux dés à trois à faces.

(X,Y) : X le maximum des deux chiffres obtenus et Y la somme des deux chiffres obtenus.

H HH

HHH X

Y 2 3 4 5 6 1

2 3

(6)

I. Cadre et notations

Exemple discret 1 - Dés à trois faces

On lance deux dés à trois à faces.

(X,Y) : X le maximum des deux chiffres obtenus et Y la somme des deux chiffres obtenus.

HH HH

HHH X

Y 2 3 4 5 6 1

2 3

(7)

Exemple discret 1 - Dés à trois faces

On lance deux dés à trois à faces.

(X,Y) : X le maximum des deux chiffres obtenus et Y la somme des deux chiffres obtenus.

HH HH

HHH X

Y 2 3 4 5 6

1 0 0 0 0

2 0 0 0

3 0 0

(8)

I. Cadre et notations

Exemple discret 1 - Dés à trois faces

On lance deux dés à trois à faces.

(X,Y) : X le maximum des deux chiffres obtenus et Y la somme des deux chiffres obtenus.

HH HH

HHH X

Y 2 3 4 5 6

1 1

9 0 0 0 0

2 0 2

9 1

9 0 0

3 0 0 2

9 2 9

1 9

(9)

Exemple discret 1 - Dés à trois faces

On lance deux dés à trois à faces.

(X,Y) : X le maximum des deux chiffres obtenus et Y la somme des deux chiffres obtenus.

HH HH

HHH X

Y 2 3 4 5 6 loi deX

1 1

9 0 0 0 0

2 0 2

9 1

9 0 0

3 0 0 2

9 2 9

1 9

loi deY 1

(10)

I. Cadre et notations

Exemple discret 1 - Dés à trois faces

Cas discret

On lance deux dés à trois à faces.

(X,Y) : X le maximum des deux chiffres obtenus et Y la somme des deux chiffres obtenus.

H HH

HH HH X

Y 2 3 4 5 6 loi deX

1 1

9 0 0 0 0 1

9

2 0 2

9 1

9 0 0 3

9

3 0 0 2

9 2 9

1 9

5 9 loi deY 1

9 2 9

3 9

2 9

1

9 1

(11)

Loi du couple

z

y

x

1 9 2 9 3 9 4 9 5 9

• •

(12)

I. Cadre et notations

Loi du couple et lois marginales

z

y

x

1 9 2 9 3 9 4 9 5 9

• •

(13)

II. Loi jointe

Loi jointe du couple discret (X,Y)

notée f(X,Y)

l’applicationf(X,Y):X(Ω)×Y(Ω)→[0 ; 1] définie par

∀x ∈X(Ω),∀y ∈Y(Ω), f(X,Y)(x,y) =P

(X,Y) = (x,y)=P(X =x,Y =y)

Fonction de répartition jointe du couple (X,Y)

notée F(X,Y) ouFX,Y

la fonction définie sur R2 par :

∀(x,y)∈R2, F(X,Y)(x,y) =P(X 6x,Y 6y)

(14)

II. Loi jointe

Loi jointe du couple discret (X,Y)

notée f(X,Y)

l’applicationf(X,Y):X(Ω)×Y(Ω)→[0 ; 1] définie par

∀x ∈X(Ω),∀y ∈Y(Ω), f(X,Y)(x,y) =P

(X,Y) = (x,y)=P(X =x,Y =y)

Fonction de répartition jointe du couple (X,Y)

notée F(X,Y) ouFX,Y

la fonction définie sur R2 par :

∀(x,y)∈R2, F(X,Y)(x,y) =P(X 6x,Y 6y)

(15)

Lois marginales du couple discret (X,Y)

première loi marginale du couple (X,Y) : l’applicationfX :X(Ω)→[0; 1] définie par

∀x∈X(Ω), fX(x) =P(X =x)

deuxième loi marginale du couple (X,Y): l’applicationfY :Y(Ω)→[0; 1] définie par

∀y ∈Y(Ω), fY(y) =P(Y =y)

(16)

III. Loi marginale

Exemple continu 1 - Uniforme sur un triangle

(X,Y) : coordonnées d’un point choisi uniformément à l’intérieur du triangleT ci-dessous

T

Support

x y

0 0

0.5 0.5

1 1

(17)

Exemple continu 1 - Uniforme sur un triangle

(X,Y) : coordonnées d’un point choisi uniformément à l’intérieur du triangleT

f(x,y) =

(2 si 0<x <1, 0<y <1 et 0<x+y <1 0 sinon

= 21]0 ;1[2(x,y)×1{0<x+y<1}(x,y)

1 1

1 2

(18)

III. Loi marginale

Loi jointe du couple continu (X,Y)

fonction de densité jointe notéef(X,Y)

la fonction positive ou nulle définie sur R2 telle que F(X,Y)(x,y) =

Z y

−∞

Z x

−∞

f(X,Y)(u,v) du dv

Lois marginales du couple continu (X,Y)

fonctions de densité marginalesnotées fX et fY

les fonctions deR dansR définies par fX(x) =

Z +∞

−∞ f(X,Y)(x,y) dy et fY(y) = Z +∞

−∞ f(X,Y)(x,y) dx

(19)

Loi jointe du couple continu (X,Y)

fonction de densité jointe notéef(X,Y)

la fonction positive ou nulle définie sur R2 telle que F(X,Y)(x,y) =

Z y

−∞

Z x

−∞

f(X,Y)(u,v) du dv

Lois marginales du couple continu (X,Y)

fonctions de densité marginalesnotées fX et fY

les fonctions deR dansRdéfinies par fX(x) =

Z +∞

−∞ f(X,Y)(x,y) dy et fY(y) = Z +∞

−∞ f(X,Y)(x,y) dx

(20)

III. Loi marginale

Exemple continu 1 - Uniforme sur un triangle

(X,Y) : coordonnées d’un point choisi uniformément à l’intérieur du triangleT

fX,Y(x,y) = 2×1]0 ;1[2(x,y)×1{0<x+y<1}(x,y) Lois marginales

fX(x) = 2(1−x)×1]0 1[(x) et fY(y) = 2(1−y)×1]0 1[(y)

(21)

Exemple continu 1 - Uniforme sur un triangle

(X,Y) : coordonnées d’un point choisi uniformément à l’intérieur du triangleT

fX,Y(x,y) = 2×1]0 ;1[2(x,y)×1{0<x+y<1}(x,y) Lois marginales

fX(x) = 2(1−x)×1]0 1[(x) et fY(y) = 2(1−y)×1]0 1[(y)

(22)

III. Loi marginale

Exemple continu 2

(X,Y) : couple de variables aléatoires à densité dont la fonction de densité est

f(x,y) =

(2e(x+y) si 0<x 6y

0 sinon

= 2e−(x+y)1{0<x6y}(x,y)

(23)
(24)

IV. Conditionnement

Exemple discret 2

Expérience aléatoire

Lancer d’un dé équilibré à 6 faces

Lancers d’une pièce biaisée autant de fois que le résultat du dé Couple aléatoire

X : résultat du dé

Y : nombre de pileobtenus

Loi deY ? Son espérance ? Loi du couple ?

(25)

IV. Conditionnement

Lois conditionnelles d’un couple discret (X,Y)

Pour tout y0Y(Ω) tel queP(Y =y0)6= 0, la loi conditionnelle de X sachant [Y = y0]est, ∀x∈X(Ω), P[Y=y0](X =x) :=P(X =x |Y =y0) := P(X =x,Y =y0)

P(Y =y0)

Pour tout x0X(Ω) tel que P(X =x0)6= 0, la loi conditionnelle de Y sachant [X = x0]est, ∀y ∈Y(Ω), P[X=x0](Y =y) :=P(Y =y |X =x0) := P(X =x0,Y =y)

P(X =x0)

(26)

IV. Conditionnement

Lois conditionnelles d’un couple discret (X,Y)

Pour tout y0Y(Ω) tel queP(Y =y0)6= 0, la loi conditionnelle de X sachant [Y = y0]est, ∀x∈X(Ω), P[Y=y0](X =x) :=P(X =x |Y =y0) := P(X =x,Y =y0)

P(Y =y0)

Pour tout x0X(Ω) tel que P(X =x0)6= 0, la loi conditionnelle de Y sachant [X = x0]est, ∀y ∈Y(Ω), P[X=x0](Y =y) :=P(Y =y |X =x0) := P(X =x0,Y =y)

P(X =x0)

(27)

Exemple discret 1 - Dés à trois faces

Cas discret

On lance deux dés à trois à faces.

(X,Y) : X le maximum des deux chiffres obtenus et Y la somme des deux chiffres obtenus.

H HH

HH HH X

Y 2 3 4 5 6 loi deX

1 1

9 0 0 0 0 1

9

2 0 2

9 1

9 0 0 3

9

3 0 0 2

9 2 9

1 9

5 9 loi deY 1

9 2 9

3 9

2 9

1

9 1

(28)

IV. Conditionnement

Situation discrète

Soient (X,Y) un couple de variables aléatoires discrètes et y0Y(Ω) tel queP(Y =y0)6= 0.

Espérance conditionnelle de la variableX sachant Y =y0

le réeldéfini par

E(X|Y =y0) := X

x∈X(Ω)

xP{Y=y0}(X =x)

(29)

IV. Conditionnement

Espérance conditionnelle de la variableX sachant Y

lavariable aléatoire définie par

E(X|Y) :=φ(Y), avecE(X|Y =y) =φ(y), ∀y ∈Y(Ω)

Lien entre espérance deX et espérance conditionnelle de X sachant Y

E(E(X|Y)) =E(X)

Permet de calculer l’espérance d’une variable aléatoire sans connaître sa loi marginale, ni la loi du couple

(30)

IV. Conditionnement

Espérance conditionnelle de la variableX sachant Y

lavariable aléatoire définie par

E(X|Y) :=φ(Y), avecE(X|Y =y) =φ(y), ∀y ∈Y(Ω) Lien entre espérance deX et espérance conditionnelle de X sachant Y

E(E(X|Y)) =E(X)

Permet de calculer l’espérance d’une variable aléatoire sans connaître sa loi marginale, ni la loi du couple

(31)

Retour sur l’ED 1 - Dés à trois faces

On lance deux dés à trois à faces.

(X,Y) : X le maximum des deux chiffres obtenus et Y la somme des deux chiffres obtenus.

HH HH

HHH X

Y 2 3 4 5 6 loi deX

1 1

9 0 0 0 0 1

9

2 0 2

9 1

9 0 0 3

9

3 0 0 2

9 2 9

1 9

5 9 loi deY 1

9 2 9

3 9

2 9

1

9 1

(32)

IV. Conditionnement

Retour sur l’EC 1 - Uniforme sur un triangle

(X,Y) : coordonnées d’un point choisi uniformément à l’intérieur du triangleT

Loi du couple

f(x,y) = 2×1]0 ;1[2(x,y)×1{0<x+y<1}(x,y) Lois marginales

fX(x) = 2(1−x)×1]0 1[(x) et fY(y) = 2(1−y)×1]0 1[(y)

Lois conditionnelles ?

(33)

Lois conditionnelles d’un couple continu (X,Y)

Pour tout y0Y(Ω) tel quefY(y0)6= 0, lafonction de densité conditionnelle de X sachant [Y =y0]est

∀x ∈X(Ω), fX|Y=y0(x) := f(X,Y)(x,y0) fY(y0)

Pour tout x0X(Ω) tel que fX(x0)6= 0, la fonction de densité conditionnelle de Y sachant [X =x0]est

∀y ∈Y(Ω), fY|X=x0(y) := f(X,Y)(x0,y) fX(x0)

(34)

IV. Conditionnement

Situation continue

Soient (X,Y) un couple de variables aléatoires continue et y0Y(Ω) tel quefY(y0)6= 0.

Espérance conditionnelle de la variableX sachant Y =y0

le réeldéfini par

E(X|Y =y0) :=

Z +∞

−∞

xfX|Y=y0(x) dx

(35)

IV. Conditionnement

Espérance conditionnelle de la variableX sachant Y

lavariable aléatoire définie par

E(X|Y) :=φ(Y), avecE(X|Y =y) =φ(y), ∀y ∈Y(Ω)

Lien entre espérance deX et espérance conditionnelle de X sachant Y

E(E(X|Y)) =E(X)

Permet de calculer l’espérance d’une variable aléatoire sans connaître sa loi marginale, ni la loi du couple

(36)

IV. Conditionnement

Espérance conditionnelle de la variableX sachant Y

lavariable aléatoire définie par

E(X|Y) :=φ(Y), avecE(X|Y =y) =φ(y), ∀y ∈Y(Ω) Lien entre espérance deX et espérance conditionnelle de X sachant Y

E(E(X|Y)) =E(X)

Permet de calculer l’espérance d’une variable aléatoire sans connaître sa loi marginale, ni la loi du couple

(37)

Indépendance de deux variables aléatoires

Soit (X,Y) un couple de variables aléatoires.

Les variables aléatoiresX etY sont indépendantesentre elles si et seulement si

pour toute partie Ade X(Ω)

et pour toute partie B deY(Ω)

les événements [X ∈A] et [YB] sont indépendants c’est-à-dire

∀A⊂X(Ω),∀B⊂Y(Ω),

P [X ∈A]∩[Y ∈B]=P(X ∈A) P(Y ∈B)

(38)

V. Indépendance

Cas d’un couple discret (X, Y )

Caractérisation de l’indépendance par la loi jointe X etY sontindépendantessi et seulement si ∀x∈X(Ω) et

∀y∈Y(Ω),

les événements [X =x] et [Y =y] sont indépendants c’est-à-dire,∀x ∈X(Ω),∀y ∈Y(Ω),

P([X =x]∩[Y =y]) =P(X =x) P(Y =y)

Par les lois marginales et conditionnelles X etY sontindépendantessi et seulement si

∀x ∈X(Ω) tel queP(X =x)6= 0,

la loi conditionnelle de Y sachant [X =x] est la loi deY.

(39)

Cas d’un couple discret (X, Y )

Caractérisation de l’indépendance par la loi jointe X etY sontindépendantessi et seulement si ∀x∈X(Ω) et

∀y∈Y(Ω),

les événements [X =x] et [Y =y] sont indépendants c’est-à-dire,∀x ∈X(Ω),∀y ∈Y(Ω),

P([X =x]∩[Y =y]) =P(X =x) P(Y =y) Par les lois marginales et conditionnelles

X etY sontindépendantessi et seulement si

∀x ∈X(Ω) tel queP(X =x)6= 0,

la loi conditionnelle de Y sachant [X =x] est la loi deY.

(40)

V. Indépendance

Situation continue

Caractérisation de l’indépendance par la loi jointe

X etY sontindépendantessi et seulement si, ∀x ∈X(Ω) et

∀y∈Y(Ω), on a

f(X,Y)(x,y) =fX(x)×fY(y)

Par les lois marginales et conditionnelles X etY sontindépendantessi et seulement si

∀x∈X(Ω) tel quefX(x)6= 0,

la fonction de densité conditionnelle deY sachant [X =x] est égale à la fonction de densité de Y.

(41)

Situation continue

Caractérisation de l’indépendance par la loi jointe

X etY sontindépendantessi et seulement si, ∀x ∈X(Ω) et

∀y∈Y(Ω), on a

f(X,Y)(x,y) =fX(x)×fY(y)

Par les lois marginales et conditionnelles X etY sontindépendantessi et seulement si

∀x∈X(Ω) tel quefX(x)6= 0,

la fonction de densité conditionnelle deY sachant [X =x] est égale à la fonction de densité de Y.

(42)

V. Indépendance

Exemple continu

SoientX et Y les résultats à deux QCM notés sur 10 points.

Loi du couple

f(X,Y)(x,y) = 3

2500(x2+xy)1]0;10[2(x,y) Lois marginales

fX(x) = (∗)1]0;10[(x) et fY(x) = (∗)1]0;10[(y)

(43)

Exemple continu

SoientX et Y les résultats à deux QCM notés sur 10 points.

Loi du couple

f(X,Y)(x,y) = 3

2500(x2+xy)1]0;10[2(x,y) Lois marginales

fX(x) = (∗)1]0;10[(x) et fY(x) = (∗)1]0;10[(y)

(44)

VI. Vecteurs aléatoires

Vecteur aléatoire

Vecteur aléatoire à valeurs dans Rn

vecteur X = (X1, . . . ,Xn), où X1, . . . ,Xn sont des variables aléatoires

Pour toutk dans J1,nK, Xk est appelé la k-ième variable aléatoire coordonnéede X oukecomposantedeX.

Exemple de vecteurs aléatoires discrets On lancen fois un dé à 3 faces non équilibré. (X1,X2,X3)

X1 : nombre de 1 obtenus

X2 : nombre de 2 obtenus

X3 : nombre de 3 obtenus

(45)

Vecteur aléatoire

Vecteur aléatoire à valeurs dans Rn

vecteur X = (X1, . . . ,Xn), où X1, . . . ,Xn sont des variables aléatoires

Pour toutk dans J1,nK, Xk est appelé la k-ième variable aléatoire coordonnéede X oukecomposantedeX.

Exemple de vecteurs aléatoires discrets On lancen fois un dé à 3 faces non équilibré.

(X1,X2,X3)

X1 : nombre de 1 obtenus

X2 : nombre de 2 obtenus

X3 : nombre de 3 obtenus

(46)

VI. Vecteurs aléatoires

Loi jointe d’un vecteur discret

SoitX = (X1, . . . ,Xn) un vecteur aléatoire discret.

Loi du vecteurX

la donnée de

∀(x1, . . . ,xn)∈Rn

fX(x1, . . . ,xn) =f(X1,...,Xn)(x1, . . . ,xn)

=P

[X1 =x1]∩ · · · ∩[Xn=xn]

(47)

Loi jointe d’un vecteur continu

SoitX = (X1, . . . ,Xn) un vecteur aléatoire à densité.

Fonction de densité de probabilité jointe d’un vecteur continu X

la fonction positive ou nulle définie sur Rn notée fX telle que FX(x1, . . . ,xn) =

Z x1

−∞

Z x2

−∞

· · · Z xn

−∞

fX(x) dx1 dx2· · · dxn

(48)

VI. Vecteurs aléatoires

SoitX = (X1, . . . ,Xn) un vecteur aléatoire tel que, pour tout i,Xi

admette une espérance.

Espérance d’une somme de variables aléatoires

E

n

X

i=1

Xi

!

=

n

X

i=1

E(Xi)

(49)

VI. Vecteurs aléatoires

SoitX = (X1, . . . ,Xn) un vecteur aléatoire tel que, pour tout i,Xi

admette une variance.

Variance d’une somme

V

n

X

i=1

Xi

!

=

n

X

i=1

V(Xi) +X

i6=j

Cov(Xi,Xj)

=

n

X

i=1

V(Xi) + 2X

i<j

Cov(Xi,Xj)

En particulier, si les variables aléatoires sont deux à deux indépendantes, alors on a

V

n

X

i=1

Xi

!

=

n

X

i=1

V(Xi).

(50)

VI. Vecteurs aléatoires

SoitX = (X1, . . . ,Xn) un vecteur aléatoire tel que, pour tout i,Xi

admette une variance.

Variance d’une somme

V

n

X

i=1

Xi

!

=

n

X

i=1

V(Xi) +X

i6=j

Cov(Xi,Xj)

=

n

X

i=1

V(Xi) + 2X

i<j

Cov(Xi,Xj)

En particulier, si les variables aléatoires sont deux à deux indépendantes, alors on a

V

n

X

i=1

Xi

!

=

n

X

i=1

V(Xi).

(51)

VI. Vecteurs aléatoires

Indépendance

SoitX = (X1, . . . ,Xn) un vecteur aléatoire discret ou à densité.

Indépendance deux à deux

Les variables aléatoiresX1, . . . ,Xn sontindépendantes deux à deuxsi et seulement si pour tous entiersi 6=j dans J1;nK, les variables aléatoiresXi etXj sont indépendantes.

Indépendance mutuelle

Les variables aléatoiresX1, . . . ,Xn sontmutuellement indépendantessi et seulement si pour tout (x1, . . . ,xn) dans X1(Ω)× · · · ×Xn(Ω) on a

fX(x1, . . .xn

=fX1(x1)× · · · ×fXn(xn)

(52)

VI. Vecteurs aléatoires

Indépendance

SoitX = (X1, . . . ,Xn) un vecteur aléatoire discret ou à densité.

Indépendance deux à deux

Les variables aléatoiresX1, . . . ,Xn sontindépendantes deux à deuxsi et seulement si pour tous entiersi 6=j dans J1;nK, les variables aléatoiresXi etXj sont indépendantes.

Indépendance mutuelle

Les variables aléatoiresX1, . . . ,Xn sontmutuellement indépendantessi et seulement si pour tout (x1, . . . ,xn) dans X1(Ω)× · · · ×Xn(Ω) on a

fX(x1, . . .xn

=fX1(x1)× · · · ×fXn(xn)

(53)

Suites de variables aléatoires mutuellement indépendantes Une suite (Xn)n∈Nde variables aléatoires est formée de variables aléatoires mutuellement indépendantes si toute sous-famille finie de (Xn)n∈N est formée de variables aléatoires mutuellement

indépendantes.

Variables aléatoires indépendantes et de même loi Une suite de variables aléatoires mutuellement indépendantes suivant toutes la même loi est ditei.i.d.c’est-à-dire indépendantes et identiquement distribuées.

(54)

VI. Vecteurs aléatoires

Exemple classique

SoitX un vecteur aléatoire à p composantes.

Vecteur gaussien

X est un vecteur gaussien ou normal si toute combinaison linéaire de ses composantes suit une loi normale.

La loi d’un vecteur normal est appeléeloi normale multidimensionnelle.

Propriétés

Chaque composante d’un vecteur normal suit une loi normale.

Si chaque composante d’un vecteur X suit une loi normale et est indépendante de toutes les autres composantes, alors X est un vecteur normal.

(55)

Exemple classique

SoitX un vecteur aléatoire à p composantes.

Vecteur gaussien

X est un vecteur gaussien ou normal si toute combinaison linéaire de ses composantes suit une loi normale.

La loi d’un vecteur normal est appeléeloi normale multidimensionnelle.

Propriétés

Chaque composante d’un vecteur normal suit une loi normale.

Si chaque composante d’un vecteur X suit une loi normale et est indépendante de toutes les autres composantes, alors X est un vecteur normal.

(56)

VI. Vecteurs aléatoires

Cas bidimensionnel centré réduit indépendant

x y

z

y

−2 −1 0 1 2

−2−1012

(57)

Cas avec différents coefficients de corrélation linéaire

x y

z

ρ =0

x y

z

ρ =0.5

x y

z

ρ =0.7

x y

z

ρ =0.9

y

−2 −1 0 1 2

−2−1012 y

−2 −1 0 1 2

−2−1012 y

−2 −1 0 1 2

−2−1012 y

−2 −1 0 1 2

−2−1012

(58)

VI. Vecteurs aléatoires

Loi normale bivariée

(X,Y) : vecteur gaussien tel que

X ∼ N(µ1;σ1)

Y ∼ N(µ2;σ2)

ρ leur coefficient de corrélation linéaire

f(X,Y)(x,y) = 1

2πσ1σ2p1−ρ2 exp − 1 2 (1−ρ2)

"

xµ1 σ1

2

+

yµ2 σ2

2

−2ρ(x−µ1)(y−µ2) σ1σ2

#!

Indépendance dans un vecteur gaussien bidimensionnel Un vecteur aléatoire gaussien de dimension 2 a ses composantes indépendantes si et seulement si leur covariance est nulle.

(59)

Loi normale bivariée

(X,Y) : vecteur gaussien tel que

X ∼ N(µ1;σ1)

Y ∼ N(µ2;σ2)

ρ leur coefficient de corrélation linéaire

f(X,Y)(x,y) = 1

2πσ1σ2p1−ρ2 exp − 1 2 (1−ρ2)

"

xµ1 σ1

2

+

yµ2 σ2

2

−2ρ(x−µ1)(y−µ2) σ1σ2

#!

Indépendance dans un vecteur gaussien bidimensionnel Un vecteur aléatoire gaussien de dimension 2 a ses composantes indépendantes si et seulement si leur covariance est nulle.

(60)

VI. Vecteurs aléatoires

Exemple de manipulation

(X,Y) : vecteur gaussien

centré

de matrice de covariance

1 0.5 0.5 1

On cherche

Loi de X+Y? Celle de XY?

Loi du vecteur (X +Y,XY) ?

(61)

Propriétés de la covariance

SoientX,Y etZ des variables aléatoires réelles finies. Alors les propriétés suivantes sont vérifiées :

1. symétrie :

Cov(X,Y) = Cov(Y,X) ; 2. bilinéarité: pour tout réelλ, on a

Cov(λX +Y,Z) =λCov(X,Z) + Cov(Y,Z) et

Cov(X, λY +Z) =λCov(X,Y) + Cov(X,Z) ; 3. positivité :

Cov(X,X) = V(X)>0.

Références

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