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Sur un analyseur de mobilités pour les ions gazeux. I
Paul Langevin
To cite this version:
LE
JOURNAL
DE
PHYSIQUE
ETLE
RADIUM
SUR UN ANALYSEUR DE
MOBILITÉS
POUR LES IONS GAZEUX. I.Par PAUL LANGEVIN.
Sommaire. 2014 Paul
Langevin, maintenu en résidence forcée à Troyes de 1940 à 1944 par les autorités
d’occupation, y a poursuivi son travail scientifique. L’absence de tout laboratoire ne lui a permis
de mener à bien que des recherches théoriques, comme celle « Sur les chocs entre neutrons rapides et noyaux de masse quelconque » (Ann. de Physique, 1942, 17, 303-317) et des projets d’expériences qu’il espérait réaliser après la Libération.
C’est ainsi qu’il a conçu et discuté en 1942-43, un analyseur de mobilités pour les ions gazeux. L’ap-pareil devait, en donnant le « spectre » des mobilités, permettre d’étudier la nature des ions et de suivre leur formation et leur évolution. La méthode proposée consiste à soumettre à un champ radial les
ions participant, d’autre part, au mouvement de rotation du gaz entraîné par un manchon cylindrique
métallique mince qui tourne entre deux armatures cylindriques fixes, l’axe du système étant vertical.
Les ions sont émis par une fente verticale du cylindre fixe intériear; le manchon mobile comporte des
fentes horizontales qui les laisse passer. Ils sont reçus par une électrode isolée en forme de languette
verticale portée par l’armature extérieure fixe. La trajectoire des ions entraînés à la fois par le champ
et le mouvement du fluide est calculée, la précision de l’appareil, qui pourrait dépasser 1 pour 100,
est discutée, les diverses causes d’erreur étudiées, le manchon tournant étant d’abord considéré comme
infiniment mince.
Dans deux Mémoires qui seront publiés à la suite de celui-ci, figurent (II) l’étude du champ
électrostatique et du mouvement du gaz dans le cas où le manchon mobile est épais, et (III) l’étude
générale du champ électrostatique d’une grille conductrice placée entre deux conducteurs plans parallèles.
Un travail expérimental est en cours afin de mettre en 0153uvre les principes de la méthode d’analyse des mobilités des ions gazeux proposée dans cet article.
SéRIE VIII. - TOME X. l~° 6. JUIN 19~9.
La
question
de savoir si les ionsproduits
dans lesgaz par divers
rayonnements
ont, pourchaque
signe,
une mobilité
unique
ou serépartissent,
aucontraire,
entre toute une gamme,
plus
ou moinscontinue,
demobilités,
ne meparaît
pascomplètement
résolue. Elle acependant
unegrande
importance
en liaisonavec les mécanismes de formation de
l’agglomération
moléculaire
qui
constitue l’ion et de passage d’uneforme stable de cette
agglomération
à une autre.Existe-t-il dans un même gaz
plusieurs
de cesformes
stables,
comme on devra l’admettre si lesmobilités sont effectivement
multiples
pour les ionsd’un même
signe ?
Le passage d’une forme à l’autreest-il
possible
etquel
est en moyenne letemps
nécessaire ? Pour
répondre
à cesquestions,
il estnécessaire de
disposer
d’unappareil
permettant
deséparer
des autres, dans un gazconducteur,
les ionsde mobilités
comprises
dans un intervallesuffi-samment
étroit,
soit pour en mesurer le nombre parla
charge qu’ils
transportent,
soit pour les isoler et suivre leur évolution ultérieure.Le
procédé
leplus
simple,
pour effectuer cetteséparation,
est celui des courants gazeux où lemouvement des ions résulte de la
composition
d’unmouvement d’entraînement
qui
est celui du gaz etd’un mouvement relatif des ions par
rapport
au gaz sous l’action duchamp électrique
créé dans le volumeoccupé
par ce dernier.Sous la forme où elle a été
appliquée jusqu’ici,
soit pour lespetits,
soit pour les grosions,
cetteméthode n’est
guère
utilisable que pour l’air parcequ’elle
exige
l’emploi
de volumes considérables degaz pour entretenir le courant gazeux.
Dans
l’appareil
étudiéici,
je
me suisproposé,
aucontraire,
d’utiliser comme mouvement du gazun
régime permanent
de circulation à l’intérieurd’un
récipient
clos,
dans des conditions où, laturbu-lence étant
évitée,
la distribution de la vitesse aveclaquelle
le gaz est entraînépuisse
être exactementconnue, ainsi que, par
suite,
lestrajectoires
d’ionsde mobilité donnée sous l’action d’un
champ
élec-trique
de distributionégalement
connue. La formecylindrique
du mouvementpermanent
de circulationm’a semblé être la
plus
commode.Principe
del’appareil.
- Uncylindre
fixe ABA’B’
porte,
suivant une de sesgénéra-trices BB’ une fente fine
F;
larégion 1
voisine dela fente à l’intérieur du
cylindre
est ionisée par unprocédé quelconque
(rayons
x, rayonsX,
etc.).
A l’extérieur du
cylindre
existe unchamp électrique
radial
qui
fait sortir par la fente F les ions d’un certainsigne
qui
y sont amenés par diffusion etrefoule à l’intérieur du
cylindre
ceux dusigne
opposé
-. Un secondcylindre
fixe CDC’D’ coaxialau
premier
etqui
constitue d’ailleursl’enveloppe
de tout
l’appareil,
porte
suivant une de sesgéné-ratrices
placée
dans un azimuth différent de celuide la fente F et que, pour la commodité de la
figure,
on a
représenté
dans lafigure
i à 1 80°, une électrodeFig, 1.
étroite E destinée à mesurer le courant d’ions
qui
lui
parviendra,
ou une autre fente destinée à laisser sortir ces mêmes ions si l’on veut étudier leur compor-tement ultérieur.Entre les deux
cylindres
fixes se trouve unman-chon
cylindrique
1VIN1VI’N’ coaxialauquel
onimprime
autour de l’axe commun XX’ un mouvement de
rotation uniforme. Ce mouvement crée dans le gaz
un
régime permanent
de circulationqui
reste lami-naire tant que la rotation est suffisamment lente et danslequel
la vitesse du gaz, nulle au contactdes
cylindres
fixes,
estégale
à la vitesse de la surface du manchon au contact de celle-ci.Le manchon
porte,
à la hauteur de F et de E des fentesfines f f,
allongées
dans le sens horizontal(XX’
étantsupposé
vertical)
pourpermettre
lepassage à travers ce manchon d’une
partie
des ionsqui
lui arrivent de la fente F. Ces ions trouvent,entre le manchon et le
cylindre
extérieur,
unchamp
électrique
radial de même sens que celuiqui
les aamenés au manchon et
continuent,
parconséquent,
à se
déplacer
vers lecylindre
extérieur.Des différences de
potentiel
convenables établiesentre les trois
cylindres
servent à créer ceschamps.
Le mouvement relatif des ions par
rapport
au gazétant ainsi
radial,
il résulte de la circulation crééepar le mouvement du
manchon,
que ces ions sontentraînés dans le sens de la
rotation,
et cela d’autantplus que-leur
mobilité estplus
faible. La lameverti-cale étroite d’ions
qui
sort de la fente F reste finemalgré
l’entraînement du gaz si les ions ont tous la mêmemobilité,
mais se trouve, aucontraire,
étalée,
dispersée
s’il y a des formes stables de mobilités différentes et l’arrivée des ions sur lasurface interne du
cylindre
extérieur se fait alors suivant un véritablespectre
de mobilités quel’élec-trode ou la fente E
permettent
d’explorer.
La mobilité des ions
qui
arrivent à E est fonction de l’écartangulaire
0 entre les azimuths de E et deF,
ainsi que des différences depotentiel
établiesentre les
cylindres
et de la vitesseangulaire
derotation w
imposée
au manchon. Onpeut
doncexplorer
lespectre
en faisant varier l’unquelconque
de ces trois éléments. Nous verrons que la meilleure
solution serait de faire varier la vitesse
angulaire
en laissant fixes l’azimuth 0 et les différences de
potentiel.
La finesse de cette
exploration,
cequ’on
peut
appeler
lepouvoir séparateur
del’appareil, dépend
avant tout de la sensibilité du
procédé
de mesureemployé
pour le courantqui
arrive à E. Plus cettesensibilité est
grande
etplus
la fente F ainsi que lalanguette
électrode Epeuvent
être fines. Onpeut,
comme nous le verrons, faire en sorte que la diffusion
ou la
répulsion
mutuelle des ions neproduise
pas
un étalement
supérieur
à lalargeur
de E. Uneanalyse plus
précise
des autres causes d’erreur nousmontrera
qu’il
estparfaitement possible
d’obtenirun
pouvoir
séparateur
de l’ordre ducentième,
c’est-à-dire de faire en sorte que les ions recueillissimultanément par l’électrode
E,
oupassant
simul-tanément par la fente
qui
remplace
celle-ci,
aient des mobilités ne différant pas de leur valeur moyennede
plus
du centième de celle-ci.Calcul des
trajectoires.
---- Les deuxcompo-santes de la vitesse de l’ion étant
horizontales,
sa
trajectoire
sera contenue tout entière dans la section droite descylindres
menée par lepoint
Foù il sort de la fente
(fig. 2).
Si l’on suppose dans lafigure 2
comme on l’a fait dans lafigure
i que l’azimuth de l’électrode E est à i8oo de celui de la fenteF,
cequi
n’a riend’essentiel,
latrajectoire
sera la courbeFPQE,
si le manchon tourne dans le sens desaiguilles
d’une montre. Cettetrajectoire
traversera le manchon en
Q
toutes les fois que cepoint
tombera à l’intérieur d’une desfentes /.
Celles-cine trouble pas
appréciablement
le mouvement d’en-traînement du gaz tel que leproduirait
le manchonplein.
Nous évalueronsplus
loin l’ordre degrandeur
de l’erreurcorrespondante.
Le manchon serasupposé
ici infiniment mince et on le
rendra,
pratiquement,
aussi mince que
possible.
Là aussi l’erreur commise est d’un ordre degrandeur
facile à évaluer.
-Fig. 2.
Le gaz étant immobile en F au contact du
cylindre
fixe,
latrajectoire
part
tangentiellement
à OF pour s’incurver ensuite dans le sens de la rotation. Soit P unpoint
quelconque
de coordonnéespolaires
ret 0 par
rapport
au centre 0 et à l’axe OF.Si le
régime
permanent
du mouvement du gaz est bienlaminaire,
la vitesse d’entraînement v aupoint
P esttangentielle,
c’est-à-direperpendiculaire
au rayon
OP; si,
d’autrepart,
lechamp
électrique
en
P,
h estradial,
l’équation
différentielle de latrajectoire
s’écritr d6
p(1’
dr - kh
(1)
k étant la mobilité de l’ion considéré et à la vitesse
qu’il
prend
parrapport
au gaz sous l’action duchamp
h.Cherchons d’abord la distribution de la vitesse d’entraînement p dans le
régime permanent
lami-naire où la viscosité du gazjoue
le rôle essentiel. Si preprésente
la densité du gaz, ~. son coefficientde viscosité et p la
pression,
variable avec z~ en vertu des effetscentrifuges,
leséquations
durégime
permanent
laminaireprennent
une formeparti-culièrement
simple
où les effets de viscosité etd’inertie se
séparent
> "1
à étant
l’opérateur
laplacien qui
s’écrit ici oùne
dépend
que de rOn
peut
facilement retrouver cetteéquation
enécrivant la condition de
régime permanent
pour unecouche
cylindrique
de hauteurégale
à l’unitécomprise
entre lescylindres
de rayons r et r + dr. Il faut écrire que le moment total dequantité
demouvement transmis à cette couche à travers ses
faces
cylindriques
est nul enrégime
permanent,
Seules interviennent les actions
tangentielles
de viscosité dontl’expression
par unité de surfaceest,
par extension aux coordonnées
curvilignes
(r, 0)
de l, . dv p1 hl d’ t.
l’expression d
valable en coordonnéesrecta-;
lignes
le
symbole
D étant celui de la dérivée covariante :Le moment de la
quantité
de mouvement transmis par cet efiorttangentiel
à la couchecylindrique
àtravers sa face interne de rayon r est
et la condition de
régime permanent
devientou
ce
qui
est bienéquivalent
à(3).
L’intégration
de(3),
facilitée par la forme(4),
montre quel’intégrale générale
est de la formeoù A et B sont des constantes.
Appliquons
ce résultat à larégion (~g. 2) comprise
entre r = a et r =
b;
si ~)désigne
la vitesseangu-laire de rotation
imposée
aumanchon,
les conditions aux limites pour cetterégion
sontCes conditions déterminent A et B dans la
solu-tion
générale
(5)
et l’on obtient pour rcompris
entre a et b
180
compris
entre b et cSi le manchon tournant a une
épaisseur
finie,
avec un rayon extérieur
b’,
cette formule(7)
reste exacte pour rcompris
entre b’ et c à conditiond’y
remplacer
b par b’.D’autre
part,
siUt
représente
la différence depotentiel
établie entre lecylindre
intérieur et lemanchon,
lechamp
radial entre r = a et r = b estdonné par la formule bien connue du condensateur
cylindrique
L,
logarithme népérien.
De
même,
siU2
est la différence depotentiel
maintenue entre le manchon et lecylindre
extérieur,
le
champ
est donné entre r = b et r = c par laformule
avec substitution de b’ à b si l’on veut tenir
compte
de
l’épaisseur
finie du manchon.Remarquons
que, si l’on fait en sorte quel’intensité du
champ h
ne subit aucunediscon-tinuité à la traversée du manchon et, ce
qui
estparticulièrement important,
le manchonpeut
pré-senter des ouvertures
quelconques
sansqu’il
enrésulte aucune déformation des
lignes
de force radiales et que lechamp
cesse d’êtrereprésenté
danstout l’intervalle entre les deux
cylindres
fixes parl’expression c
l’Ceci cesse d’être vrai si le manchon a une
épais-seur finie. Nous verrons comment on
peut
évaluerl’importance
de l’erreurqui
en résulte parrapport
aux formules
simples
que nous établissons en cemoment et comment cette erreur
peut
être maintenuedans les limites admises.
L’application
des formules(6)
et(8)
àl’équation
différentielle(1)
permet
decalculer,
par uneinté-gration
simple,
l’angle
01
dont l’ion est dévié enazimut
(fig.
2)
entre lecylindre
intérieur fixe et lemanchon
On aura de même
Si l’on suppose réalisée la condition
(10)
et sil’on réalise par construction la relation
simple
qui
exprime
que le rayon du manchon est la moyennegéométrique
des rayons descylindres
fixes,
onobtient,
pour la déviation totale 0 la formuleremar-quablement
simple
où U =
Ut
+U2
==2 Ui
est la différence depoten-tiel totale maintenue entre les
cylindres
fixes etpartagée
en deuxparties égales
par le manchon envertu de
(10)
et(13).
Pour une
première
réalisation del’appareil,. j’ai
admis les valeurs suivantes :
La vitesse
angulaire
de rotation o que l’onpeut
adopter
pour le manchon est limitéesupérieurement
par la condition que lerégime
laminaire soit stable. Cette conditions’exprime
en écrivant que le nombrede
Reynolds, qui
seraici,
pour larégion comprise
entre le manchon et le
cylindre
extérieurne
dépasse
pas une limitesupérieure
de l’ordre de 2000. Pour l’air sous lapression
atmosphé-rique, P
a la valeur6,5
d’où,
avec les valeursp.
adoptées
pour b et cUne vitesse
angulaire
de 3 t : s pourlaquelle
ce estégal
à 6 z semble donc admissible.Pour les ions ordinaires dans
l’air, l~
est de l’ordrede 5oo en unités C. G.
S.;
si nous utilisons unediffé-rence de
potentiel
totale Uégale
à o,1 unité C. G. S.ou
3 o V,
la formule(14)
donnece
qui
fait un peu moins que la demi-circonférence admise sur lafigure 2
etcorrespond
à undépla-cement, du fait de la
rotation,
dupoint
d’arrivéedes ions sur la face interne du
cylindre
extérieur fixeUne
largeur
de 2 mm donnée à lalanguette
élec-trode E
correspond
bien à une finessed’exploration
du
spectre
de l’ordre du centième. La fente-sourceF,
placée
sur lecylindre
intérieur de rayon environ moitiémoindre, devra,
au même ordre deprécision,
181 Force
centrifuge
et force de Coriolis.-
L’équa-tion différentielle de la
trajectoire
(1)
a été obtenueen
admettant,
pour le mouvement de l’ion parrapport
au gaz, la loi de mobilité en kh. Cette loisuppose que la seule force
qui
intervient,
pourdéplacer
l’ion dans le gaz est la force he exercéepar le
champ électrique
h sur lacharge
ede Pl’ion.
Ceci n’est exact, en toute
rigueur,
que si le gaz estimmobile ou en translation uniforme. Le mouvement
représenté
par les formules(6)
ou(7)
est différent. Il est facile de voir que, dans larégion
extérieureau manchon où la formule
(7)
estapplicable,
parexemple,
le mouvement instantané d’un élément devolume du gaz situé à la distance r de
l’axe,
secompose : ,
i° d’une rotation autour de l’axe XX’ de vitesse
angulaire
’7 z2° d’une
translation,
dans la directiontangen-tielle,
de vitesseégale
à30 d’une déformation pure sans
changement
devolume consistant en une contraction suivant une
direction située dans le
plan
de lafigure 2
et à4~
du rayon et en une dilatation
égale
dans la directiondu
plan
de lafigure
2perpendiculaire
à laprécédente.
Chacune de ces deux déformations
égales
etopposées
produit
par unité detemps
une variation relative des dimensions linéaires de l’élément de volumeégale
à
-c’est-à-dire de l’ordre de c~.
La rotation col donne lieu à une force
centrifuge
et à une force de Coriolis
qui
sesuperposent
à laforce
électrique
he pour déterminer le mouvementde l’ion par
rapport
au gaz.Il est facile de montrer que, pour les ions ordi-naires au
moins,
les deuxpremières
forces sontcomplètement
négligeables
parrapport
à la forceélectrique.
La force
centrifuge
est m m’2r si-m est la masse del’ion;
sonrapport
à la forceélectrique qui
varie enraison inverse de r est maximum en même
temps
que r, c’est-à-dire pour la valeur c du rayon. On
obtient ainsi pour le maximum de ce
rapport,
enutilisant la valeur
(15)
de m’L’agglomération
qui
constitue les ionsordinaires,
dans l’air en
particulier, comprend
au maximum unevingtaine
d’atomes,
cequi représente
une masse mde l’ordre
de io-2’g,
l’ion esttoujours
monovaleni,
de sorte que e a la valeur d’environ 5 .10-1~ unité
électrostatique
C. G. S. En introduisant dans lerap-port
(16)
les valeursnumériques
précédemment
admises pour les autresquantités,
on obtient unevaleur de l’ordre de 10-6.
La force de Coriolis donne lieu à un résultat
ana-logue :
pour un mouvement relatif radial de vitessekh,
elle esttangentielle
et a pour valeur2 m m’kh. Le
rapport
à la forceélectrique
he estEn utilisant les valeurs
numériques
précédemment
indiquées,
on obtient pour cerapport
une valeurde l’ordre de 10-7. L’influence de la rotation sur le
mouvement relatif est, par
conséquent,
négligeable.
La translation d’ensemble ne donne lieu à aucuneaction tendant à
déplacer
l’ion parrapport
au gaz.Il en est certainement de même d’une déformation pure autour du
point
occupé
par l’ion.L’équation
(1)
est donc
largement
sufplsante pourreprésenter
les faits audegré
deprécision
qui
nous intéresse ici.Voyons
maintenantquel
est l’effet de la forcecentrifuge
sur le gaz lui-même. La seconde deséquations
(2)
signifie
que lapression
dans le gaz enrégime
perma-nent de circulation doit aller en
augmentant
ducentre à la
périphérie.
Pour évaluer les différencesqui
enrésultent,
désignons
par po et p, la densité et lapression
du gaz au contact ducylindre
fixeintérieur,
pour régal
à a. On a, en vertu de la loi decompressibilité
d’où
En utilisant la formule
(6) qui
donne la vitesse vpour la
région
comprise
entre a et b et endésignant
par pl la
pression
à la surface dumanchon,
onobtient
Si nous
admettons,
comme nous l’avons fait dans cequi
précède,
les valeurs 8 cm et 1 o cmpour b
et crespectivement,
il enrésulte,
pour a,d’après
larelation
(13),
la valeur6,4
cm.Pour l’air à la
température
ordinaire, 3
est depo
l’ordre de
I,3. I0-9
en unités C. G. S. Avec la vitesse182 donne
On trouverait de la même
manière,
endésignant
par P2 la
pression
sur la face interne ducylindre
extérieur fixe
qui
conduit à la même valeurnumérique
La variation relative de
pression,
et parconséquent
de densité d’un
point
à l’autre du gaz nedépassera
donc pas
quelques
millionièmes et l’on pourraFig. 3.
considérer ce gaz comme
homogène.
La différence depression,
même trèsfaible,
entre lapériphérie
et le centrepourrait cependant
avoir l’inconvénient de donner naissance à un mouvement de circulation du gaz à travers les fentes nécessairementprati-quées
dans lemanchon,
avec retour par lapartie
inférieure ousupérieure
de celui-ci. Il est facile de rendre ce mouvementparasite
absolumentnégli-geable
en réduisant autant quepossible
les inter-valles parlesquels
peut
passer le gaz pour contourner les bords inférieur ousupérieur
dumanchon,
touten
permettant
la libre rotation de celui-ci. Ladispo-sition
générale
del’appareil
serait ainsi celle quereprésente
lafigure
3. Ce schémareproduit,
en lesprécisant,
les indications de lafigure
i.Le manchon est
porté
par leplateau
MN,
solidaire lui-même de l’axe XX’. A lapartie supérieure
decelui-ci est fixé un aimant ou un morceau de f er
doux
PQ
qui
permet
d’exercermagnétiquement
del’extérieur,
l’action nécessaire pour établir et entre-tenir la rotation du manchon. Aucune circulationparasite
nepeut
s’établir sous l’action de la forcecentrifuge
par le bordsupérieur
du manchon queferme le
plateau
MN. Lapartie
inférieure,
qui
doit resterlibre,
estgarnie
des bourreletscylin-driques
M’M"N"N’qui
laissent deux intervalles étroits entre eux et les bourreletsA’B’,
C’D’portés
par les
cylindres
fixes.Étant
donnée lapetitesse
des différences de
pression
dues à l’actioncentrifuge,
un calcul
simple
montre que cettedisposition
suintà
empêcher
toute circulationparasite appréciable.
Les extrémités de la fente-source F et del’élec-trode E sont suffisamment
éloignées
des bords inférieurs etsupérieurs
descylindres
pour que lerégime
laminairereprésenté
par leséquations (6)
et
(7)
soit réalisé dans toute larégion occupée
par lesions,
à l’influenceprès
des fentes horizontalesf f
que nous examinerons
plus
loin.Effet de la
diffusion.
- La diffusion des ions apour effet
d’augmenter
progressivement l’épaisseur
de la lame verticale d’ions extraite de la fente F par lechamp, épaisseur
initialementégale
à lalargeur
de lafente,
admiseplus
haut comme étantde l’ordre du millimètre. Nous considérerons l’in-fluence de la
diffusion,
qui
tend à diminuer lepouvoir
séparateur,
commenégligeable
sil’épaississement qui
en résulte nedépasse
pas mm.Si D est le coefficient de diffusion des ions dans le gaz, et t la durée du
trajet
des ions entre la fentesource et
l’électrode,
on sait quevDt
représente
l’ordre de
grandeur
dudéplacement
d’un ion pardiffusion au bout du
temps
t. Letemps
de parcourstotal entre la fente F et l’électrode E est facile à évaluer : on a
et comme
il vient
d’où
Le
rapport X
nedépend
que de la valence desions,
quel’expérience
montre d’ailleurs êtretou-jours
monovalents;
on a, pour cerapport,
l’expres-sion bien connue
., T10 fïT7
tempéra-ture absolue et Je la
charge portée
par union-gramme
monovalent. A la
température
ordinaire on asensi-blement,
en unités C. G. S.électrostatiques
Avec les dimensions
adoptées
plus
haut et unediffé-rence de
potentiel
~7 de o, i unitéélectrosta-tique
C. G.S.,
la formule(19)
donne sensiblementc’est-à-dire i mm.
Une indication intéressante que donne la
for-mule ~ 19)
est que, pour unappareil
donné etquel
que soit le gaz,
l’élargissement
par diffusion nedépend
que de la différence depotentiel
employée
et varie en raison inverse de la racine carrée de celle-ci. Si l’on
veut,
au cours del’exploration
d’unspectre
de mobilités maintenir constantl’épaissis-sement par diffusion
quand
on fait varier lamobilité,
il faut
simplement
maintenir constante ladiffé-rence de
potentiel
~J etexplorer
en faisantvarier,
soit la vitesse
angulaire
de rotation c~, soit ledéca-lage
en azimut 0 de l’électrode E parrapport
àla fente F.
Effet de la
révulsion
mutuelle des ions. zLes ions utilisés étant tous
chargés
du mêmesigne,
la lame mince extraite de la fente tend àaugmenter
d’épaisseur
parrépulsion
mutuelle des ionsqui
lacomposent.
Cet effet est facile à évaluer. Jesuppo-serai à tous les ions une même mobilité k.
La
largeur
du ruban d’ions estégale
à lalongueur
1de la
fente-source,
si i est l’intensité du courantreprésenté
par les ionsqui
sortent de lafente,
la densitésuperficielle électrique 7
du ruban en unpoint
où l’intensité duchamp
esth,
a pour valeurlorsque
le mouvement des ions est radial et de vitessel~h,
c’est-à-direlorsque
le gaz est immo-bile.Cette couche de densité J
produit
à sasurface,
de
chaque
côté,
unchamp
normal à celui-ci et d’inten-sité 2 naqui, agissant
sur les ions de mobilité kpré-sente à cette surface
pendant
untemps dt,
produit
unépaississement
et, en
remplaçant
di parkh,
Comme d’ailleurs
En
intégrant
entre a et cCherchons, avec les données
numériques
admisesjusqu’ici,
unelongueur
de fente de 6 cm et des ions de mobilitéégale
à 5oo unités C. G.S.,
quelle
doitêtre
l’intensité i,
en unitésélectrostatiques
C. G. S. pour quel’épaississement
parrépulsion
resteinfé-rieur à i mm. On obtient
Cette intensité de courant est celle
qui
sort de lafente. Celle
qui
est recueillie par l’électrodelorsque
lemanchon tourne est
réduite,
même ensupposant
desions d’une seule
mobilité,
dans unrapport
aumaximum
égal
à la fraction de la surface du manchonoccupée
par les fentesf
dans la tranche horizontale de celui-ciqui
contient la fente-source et l’électrode. Ce maximum est atteint si le manchon est infinimentmince;
uneépaisseur
finie du manchon introduit un nouveau facteur de réduction que nous étudieronsplus
loin. Onpeut
fixer la fraction du courant idisponible
sur l’électrode pourl’analyse
desmobilités,
à environ 20 pour 100, ce
qui correspond
à uncourant de l’ordre du millième d’unité
électrosta-tique.
Remarquons
d’ailleurs que,lorsque
le manchontourne,
la rotation du gazallonge
le ruban d’ions etdiminue d’autant la densité
superficielle
descharges
qu’il
porte
et, parconséquent,
la vitessed’épais-sissemeni par
répulsion
mutuelle,
d’où,
puisque
la durée dutrajet
entre fente-source et électrode restetoujours
lamême,
diminution del’épaississement.
Remarquons
encore que les forces exercées par lechamp électrique
radial h sur les ionsprésents
dansle gaz sont finalement transmises à celui-ci et y
pro-duisent des mouvements
parasites
de la nature duvent
électrique.
Onpeut
montrer,
en traitant leproblème
ainsiposé,
qu’avec
les intensités decou-rant
envisagées ci-dessus,
auxquelles
correspondent
des distributions déterminées d’ions dans les gaz,
ces mouvements
parasites
sont entièrementnégli-geables
parrapport
au mouvement d’ensembleimposé
par la rotation du manchon.Pouvoir
séparateur.
-- Les résultats de ladiscussion
précédente
peuvent
encore êtreprésentés
sous une autre forme. S’il est
possible
de réduire l’influence de larépulsion
mutuelle des ions endiminuant l’intensité du courant
recueilli,
c’est-à-direen
augmentant
la sensibilité del’appareil
de mesureélectrométrique,
il n’en est pas de même pour l’influence de la diffusionqui
dépend
seulement de la différence depotentiel
employée
et des dimen-sions del’analyseur.
Comme la diffusionjoue
ainsispec-troscopie,
il est naturel de définir lepouvoir
sépa-rateur P par le
rapport
entre ledéplacement
cOdu
point
d’arrivée des ions sur la surface interne -ducylindre
extérieur et laquantité 2
vDt
qui mesure
l’épaississement
du ruban d’ionsproduit
par ladiffusion. En
remplaçant
0 et t par leurs valeurs(14)
et(19),
il vientL’accroissement de ce
pouvoir séparateur
paraugmentation
de la vitesseangulaire
m est limitée par l’instabilité durégime
laminaire. Pour tenircompte
de cettecirconstance,
il estindiqué
d’intro-duire dansl’expression
de P le nombre R deRey-nolds défini par
l’équation (15).
Il en résultek
est,
à unetempérature
donnée,
une constante iîcommune à tous les ions monovalents et dont la
racine carrée est sensiblement
égale
à Iio enunités C. G.
S.,
d’oùPour un gaz
donné,
quand
on fait varier lapres-sion,
le coefficient de viscosité ~. nechange
pas, nonplus
que leproduit pk puisque
la mobilité des ions variegénéralement
en sens inverse de lapres-sion. Il en résulte que, pour un gaz
donné,
le maximumpossible
pour lepouvoir
séparateur
(limité
supérieurement
par.R) dépend
seulement de la différence depotentiel
employée
et du coeffi-cient de forme (x. Onpeut
d’ailleurs remarquer quel’influence de ce coefflcient de forme sur P est très
limitée,
la fonction de «qui
figure
sous le radical dansl’expression
de Payant
un maximumégal
à - 4 1
lorsque
« est voisin de l’unité et diminuantlentement
lorsque as’ éloigne
del’unité,
c’est-à-direlorsque
les rayons a,b,
c descylindres
s’écartentde
plus
enplus
les uns des autres. Il y a néanmoins intérêt àprendre
« voisin del’unité,
c’est-à-dire àfaire en sorte que les deux condensateurs
cylin-driques
intérieurs l’un à l’autre serapprochent
autant que
possible
de la formeplane.
En admettant lavaleur - pour
la fonction de a, il vientPour
l’air,
enparticulier,
on a, en admettant lamobilité 5oo et la valeur 2000 pour la constante R
U étant
exprimé
en unitésélectrostatiques
C. G. S.Pour U =
0,1, on a P voisin de i oo.
Influence des f entes du manchon. - Un autre
aspect
duproblème qu’il
convient
d’examiner avecsoin concerne l’influence que les fentes
pratiquées
dans le manchon pour
permettre
le passage des ionspeuvent
avoir sur le mouvement d’entraînement du gaz.Nous avons
déjà
vu que si le manchon est trèsmince et si la condition
(10)
est satisfaite par les différences depotentiel Ul
etU2,
la surface du manchon se confond avec la surfaceéquipotentielle Ul
et la distribution du
champ électrique
resteexac-tement la même
quelles
que soient les ouverturespratiquées
dans le manchon et même, si celui-ciest
complètement
enlevé. Il n’en est pas de même,naturellement,
pour cequi
concerne l’entraînement du gaz,représenté
en touterigueur
par lesfor-mules
(6)
et(7)
seulement dans le cas où le manchonne
présente
aucune ouverture. Comme les ouvertures sontindispensables,
ils’agit
d’évaluer et de réduireau minimum la
perturbation
qu’elles apportent,
tout en conservant une valeur suffisante à la fraction
du courant d’ions
qui
peut
passer à travers leman-chon. Si celui-ci est infiniment
mince,
lechamp
élec-trique
est inaltéré et cette fraction estégale
aurapport
entre la surface des ouvertures et la surfacetotale du manchon dans la tranche horizontale
qui
contient exactement la fente-source F et l’élec-trode E.
La
disposition
d’ouverturesqui apporte
là moindreperturbation
dans le mouvementreprésenté
par(6)
et
(7),
parcequ’elle
en conserve lasymétrie
cylin-drique,
est celle de fentes horizontalesf f, disposées
périodiquement,
comme lereprésentent
lesfigures i
et
3,
dans toute la hauteuroccupée
par lafente-source F et par l’électrode E. Ces fentes ne
peuvent
pas, naturellement,
s’étendre sur toute lapériphérie
du
manchon,
mais on leur en fera occuper laplus
grande
partie
possible
en lesdisposant
en groupesde
grande longueur
parrapport
à lalargeur
de chacune d’elles etséparés
par desparties pleines
suffisantes pour assurer la tenue
mécanique
du manchon. C’est seulement entre les fentes que legaz est entraîné par la surface du manchon avec la
vitesse vo
imposée
à ce dernier par lemou-vement de rotation. Il
s’agit
d’évaluer lapertur-bation introduite par la
présence
des fentes dansle mouvement du gaz
et,
plus
particulièrement,
la diminutionqui
peut
en résulter dans la finesse duspectre
des mobilités.Étant
donné que les diff érences c - b et b - aentre les rayons des
cylindres
sont assez faibles parrapport
à ces rayonseux-mêmes,
l’évaluation cherchée ne sera pas modifiée de manièreimportante
si nous substituons auproblème cylindrique
lecomposée
de barreaux infinimentplats,
tous demême
largeur
etéquidistants
(j’examinerai plus
loin l’influence d’une
épaisseur
finie de ces barreaux sur le mouvement du gaz et sur la distribution duchamp
électrique)
se mouvantparallèlement
à lalongueur
des barreaux d’un mouvement uniformede
vitesse v0
entre deuxplans
immobiles,
parallèles
à celui de la
grille
etplacés
à une même distance dde
part
et d’autre de celle-ci.Dans le mouvement laminaire ainsi
défini,
lavitesse v en un
point
du gaz sera évidemmentparallèle
à celle de lagrille
et nedépendra
pas de lacoordonnée
d’espace
dans cette même direction. Il sufflra donc de connaître la distribution de v dans unplan
Pperpendiculaire
à cettedirection,
c’est-à-dire à la
longueur
des barreaux. En vertu de lapremière
deséquations (2) qui s’applique
évidemmentici,
cettedistribution
satisfait àl’équation
deLaplace
et leproblème
se ramène à larecherche,
dans leplan
Pconsidéré,
d’une fonctionharmonique
s’annu-lant sur les deux droites AB etCD,
intersection duplan
P avec lesplans
parallèles
immobiles etprenant
la
valeur vo
sur les sections telles queMN,
M’N’,
etc.(fig. 4)
des barreaux de lagrille
par leplan
P.Fig.4.
La
grille
estsupposée
se mouvoirperpendiculai-rement au
plan
de lafigure
avec la vitesse v,. Dans leplan
P de cettefigur e,
prenons pourorigine
lemilieu 0 de la section du barreau
MN,
pour axedes x la direction du
plan
P contenue dans leplan
de la
grille
et pour axe des y laperpendiculaire 4
ceplan. Désignons
par b lalargeur
dechaque
barreauet par a la
largeur
des fentesqui séparent
cesbarreaux. Les formules que nous allons obtenir se
simplifieront
dans le casreprésenté
sur lafigure
où a estégal
àb,
cas que nous supposeronségalement
réalisé dans
l’appareil.
Laissons,
pourl’instant,
a et b
quelconques.
En raison de la structure
périodique
de lagrille,
la fonction cherchée v de x et doit être
pério-dique
en x avec lapériode a ~
b et elledoit,
en outre, être fonctionpaire
de y pour tenircompte
de la
position symétrique
occupée
par lagrille
entreles
plans
fixes AB et CD.Dans le cas où la distance d est
supposée
assezgrande
parrapport
à lapériode
a + b(condition
qui
sera réalisée dansl’appareil)
unepremière
solu-tion très
simple
nous sera fournie parapplication
de la méthode des variablesimaginaires
ou de lareprésentation
conforme.On sait que si la variable
complexe
où X et Y sont des
quantités
réelles est une fonctionanalytique quelconque
de la variable .les quantité conjuguees a CL r seront aes fonctions
harmoniques
de x et y.Pour
simplifier
nos formulesultérieures,
posons,en conservant les notations de la
figure
4
.Il est
remarquable
que la fonctionanalytique
Zde ~
et parconséquent
de z,
définie par la relationsimple
-fournisse la solution de notre
problème.
Pour le
montrer,
traduisons la relation(23)
dans le domaine réel par les deuxéquations qui
lui sontéquivalentes
y
étant,
d’après
sa définition(22)
une constantepositive
et inférieure à l’unité.Nous examinerons
plus
particulièrement
cequi
concerne la fonction Y définie àpartir
de ~
et -ripar
l’équation
suivante,
obtenue en éliminant Xentre les deux
équations (24).
Il est facile de voir que cette
équation, quels
quesoient ~
et -n, donne pour sh2 Y une et une seulevaleur
positive
àlaquelle correspondent,
pour sh Y et parconséquent
pourY,
deux valeurségales
et designes
contraires. Pour achever de définir la fonctionY,
nous choisirons la déterminationpositive
dont il est
également
facile de voirqu’elle représente
une fonction continue
de ~
et de an dans toutel’étendue du
plan
des ~.
-Il résulte de
l’équation
(25),
qui
nechange
pasquand
on yremplace ~
par 7z +~,
que la fonc-tion Y estpériodique
en ’
avec lapériode
r et,par
conséquent,
périodique
en x avec lapériode
a -[- b.De même,
l’équation (25)
nechangeant
pasquand
on y
remplace n
par - r, notre fonction Y est186
Montrons que cette fonction s’annule sur les
segments
tels queMN, M’N’,
... de l’axe des x(fig. 4),
c’est-à-dire sur les barreaux de lagrille
sans s’annuler dans leurs
intervalles,
c’est-à-dire surles
segments
tels que NM’ de l’axe des x.Pour tout
point
appartenant
à l’unquelconque
de ces
segments
de l’axe des x, y et parconséquent
sont ,nuls
etl’équation
(25)
devientLes abscisses x de M et N sont
respectivement
_!!.
2
b
d l 1’:0 1tp
et -E- et
correspondent
aux valeurs -’=- et2 2 ’ 2
due 1
ou -- y et desin
en vertu desnota-tions
(22).
On voit facilement que pour toutpoint
des
segments
tels que MN(barreaux), sin2 ~
estcompris
entre zéro ety2,
tandis que pour toutpoint
des
segments
tels que NM’(fentes),
sin2 ~
estcompris
entrey2
et l’unité.L’équation (26)
montre que, dans lepremier
intervalle,
ch2 Y étanttoujours supérieur
àl’unité,
le second facteur du
premier
membre nepeut
s’an-nuler et la seule solution
possible
est cellequi
annulele
premier
facteur,
c’est-à-direDans le second
intervalle,
aucontraire,
cettesolu-tion ne convient pas
puisque,
substituée avec n = o dans lapremière
deséquations (24) qui
devientY sin 5i = sin 1 ,
elle conduit à une
impossibilité,
sin ~
étantsupé-rieur à y en valeur absolue dans l’intervalle considéré
et X devant être une
quantité
réelle.On a donc
nécessairement,
dans cet intervalle àannuler le second facteur du
premier
membre de(26)
et l’on obtientcorrespondant
pour Y à des valeursqui
varientdepuis
o auxpoints
tels queN,
M’(bords
desfentes)
jusqu’à
un maximumYp
auxpoints
tels que P(milieux
desfentes)
donné parLes caractères de la fonction Y ainsi obtenue
apparaissent
clairement sur lafigure
5qui
traduitla
correspondance
établie par la relation(23)
entre leplan
des ~
et ledemi-plan supérieur
des Z(Y
étanttoujours positif)
réalisant ainsi unerepré-sentation conforme de l’un sur l’autre.
La
figure
5correspond
au casparticulier
où a estégal
à b et parconséquent p
égal
à;,
d’oùet,
d’après
(27),
Les courbes tracées dans le
plan
des ~
sont lescourbes
V= const.
et
correspondent
aux droites horizontales duplan
des Z’. Elles sont tracées pour les valeurs crois-d Y. r T 31t : 3
santes de
. 8’"} p, -8 ’ -;’ f
et n.Fig. 5.
Les
points
homologues
dans les deuxplans
des Z etdes ~
sontindiqués
par une même lettre. On voitque la transformation
(23)
dilate lessegments MN,
M’N’,
... de l’axedes ~
(barreaux)
et lesplace
bout à bout pour en faire l’axe des X. En même
temps,
les
segments
tels que NM’(fentes)
sontpliés
en deux aupoint
milieu P et relevésverticalement, les
deux moitiés NP et PM’ étantappliquées
l’une sur l’autre. Un caractère très net que fait ressortir lafigure
est que la déformation ou
perturbation
liée àl’exis-tence des fentes diminue très
rapidement quand
ons’éloigne
duplan
de lagrille
etdisparaît
prati-quement
à une distance de celle-ciqui
est de l’ordrede la
largeur
des fentes. Alors que la courbeQ’Q
qui correspond
à la valeur3"
de Y est nettementondulée,
la courbe R’R pour Irégal
à ~
ne l’estdisparaît,
à l’échelle de lafigure,
sur S’S pour 1Tégal
à 3;‘ .
Celasignifie
que les courbesse transforment très
rapidement, quand
Yaugmente,
en courbes
Ce fait
peut
se déduire directement del’équation (25)
qui,
résolue parrapport
à sh2 r donnech2 Y
augmente
trèsrapidement
avec Y tandis quesin2 ~
est au maximumégal
à l’unité et devientnégligeable
àpartir
d’une valeur suffisante de Y. Dans cesconditions,
(28)
donnerelation
qui
tend,
pour Y suffisammentgrand,
versLy
étant lelogarithme népérien
de y.Dans le cas
particulier
de lafigure,
où y estégal
à2013?
cette relation limite devient 2VITESSE EN UN POINT DU GAZ. -
Voyons
main-tenant comment la fonctionharmonique
Y définie par(25)
nouspermet
de résoudre leproblème
del’influence des fentes sur le mouvement du gaz. Posons
et déterminons la constante C de manière que v
s’annule sur les
plateaux
AB etCD,
pour y = -±-~,
c’est-à-dire pour -n _ it a. Si a est suffisamment
grand,
et nous avons vuqu’il
lui suffit d’atteindrequelques
unités,
alors que dansl’appareil
réalisé il est de l’ordre de I.o, la relation(29)
estapplicable
et C se trouve déterminé par la condition
d’où,
pour la solution de notreproblème
qui
satisfait bien aux conditionsimposées
à v d’êtreune f onction
harmonique
prenant
lavaleur v
surles barreaux de la
grille
(Y
=o)
et s’annulant surles
plateaux
AB et CD.Les courbes de la
figure 5
représentent
ainsi lessections par le
plan
de lafigure
des surfacescylin-driques
sur chacunedesquelles v
a une valeurconstante.
Dans le
plan
de lagrille,
l’écart de la vitesse àpartir
de Po est maximum au milieu desfentes,
en P parexemple
et a pour valeurDans
l’appareil
réalisé, 8
est de l’ordre de i o,Y est
égal
à ’1’
et nous avonstrouvé,
pourY,
2
la valeur
o,880;
l’écart relatif maximum parrapport
à aoprend
ainsi la valeurDÉVIATION DE LA TRAJECTOIRE.
- Voyons
main-tenant l’effet de cette
perturbation,
localisée auvoisinage
desfentes,,,
comme le montre lafigure
5,
sur le
déplacement
des ions. Dans leproblème
plan
que nous avons substitué auproblème
cylin-drique,
lechamp électrique
entre lesplateaux
ABet
CD,
reste uniformemalgré
l’existence des fentessi la
grille
estportée
aupotentiel
moyen entre ceuxde AB et CD. "
La fente F source des
ions,
située dans lepla-teau CD et
perpendiculaire
aux fentes de lagrille,
se
projette
sur leplan
P de lafigure 4
suivantFFIF2Fa
et l’électrode
E,
située dans leplateau
AB seprojette
sur le mêmeplan
suivantEE,E,E,.
Latrajectoire
d’un ion
particulier,
dont lepoint
dedépart
seprojette
enF,
parexemple,
serait laligne
de forceélectrique
FOE si le gaz était immobile.L’entraî-nement de celui-ci par le mouvement de la
grille
qui
estperpendiculaire
auplan
de lafigure
aurapour effet de faire suivre à l’ion une
trajectoire qui
seprojettera
suivantFOE,
mais dont l’extrémité Esera
déplacée perpendiculairement
auplan
de lafigure
de laquantité
v étant la vitesse d’entraînement du gaz au
point
d’ordonnée y
sur la droiteFE,
h l’intensité duchamp
électrique
uniforme et k la mobilité de l’ion sousl’action de ce
champ.
L’ion n’arrivera d’ailleurs à l’électrode que si le
point
où satrajectoire
seprésente
pour traverserla
grille
tombe à l’intérieur d’une fente. Il en seraainsi pour les
trajectoires projetées
entreF1E1
etF3E3.
Lesdéplacements 1
ne seront pas les mêmespour toutes ces
trajectoires
et leurs valeursextrêmes 1,
et I2 correspondront
évidemment auxtrajectoiresF~E~
et
F2E2
qui
traversent une f ente : lapremière
à sonbord