• Aucun résultat trouvé

Diffusion des ions gazeux

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Diffusion des ions gazeux"

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00242440

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00242440

Submitted on 1 Jan 1910

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Diffusion des ions gazeux

Édouard Salles

To cite this version:

Édouard Salles. Diffusion des ions gazeux. Radium (Paris), 1910, 7 (12), pp.362-364. �10.1051/ra-

dium:01910007012036201�. �jpa-00242440�

(2)

362

liquide) des particules matérielles n’emportant aucune charge électrique. Ce paradoxe n’a rien d’impossible.

Nous savons, par l’exemple des égalisateurs de poten- tiel, que des gouttes d’eau relativement petites emportent avec elles la charge électrique du liquide

dont elles se séparent. Mais nous savons aussi qu’une

surface électrisée ne se décharge pas par évapora-

tion1: les molécules d’eau n’emportent donc pas la

charge du liquide qui se dissipe en vapeur. Entre le

diamètre des gouttes très petites et le diamètre des

molécules, il doit exister un diamètre critique pour

lequel une particule liquide cesse de pouvoir s’élec-

triser par coniact. L’hypothèse émise ci-dessus ne peut donc être rejetêc cc prior. Des recherches ulté- rieures permettront peut-être de jeter la lumière sur

cette importante question.

[Manuscrit rcçu le 10 Novembre 1910.]

Diffusion des ions gazeux

Par Édouard SALLES [Collège de France.

2014

Laboratoire de physique.]

J’ai décrit’ un dispositif destiné à la mesure du

coefficient de diffusion des ions gazeux, et montré que la nature de la paroi ne jouait aucun rôle contraire-

ment à ce qui semblait résulter de certaines expé-

riences de Rutherford. J’ai depuis étendu mes mesures aux ions produits dans des gaz divers et étudié l’in- fluence de la pression.

Une étanchéité suffisante 111’ étant nécessaire, et le métal constituant les diverses pièces de l’appareil pré.-

sentant une porosité extrême, il m’a fallu faire démonter le tout et vérifier un par un les éléments de l’ensemble; la partie la plus délicate a consisté a

éliminer toute fuite par les bouchons d’ébonite iso- lants. 1VI. Jobin a mené à bien cette opération longue

et difficile. Toutefois, au cours de cette année, une fuite légère qu’il m’a été impossible de trouver s’est

déclarée, mais sa faible importance me permettait de

faire plusieurs mesures de suite sans être obligé

d’introduire de nouveau gaz. Le manuniètre étant

gradué en vingtièmes d’atmosphère et les divisions

du cadran suffisamment larges permettant d’écaluer facilement le quart de division, il était aisé de suivre les variations de pression.

Dans la méthode de Townsend, pour déterminer lc coefficient de diffusion, on mesure le courant de satu-

ration, lorsque le gaz ionisé sort : 10 d’un faisceau de tubes ayant 1 cm de long et 2 mm de diamètre;

20 d’un autre faisceau de tubes de même diamètre,

mais de 10 cm de long; connaissant le rapport de ces

deux quantités on calculc le coefficient de diffusion. Je

rappelle yuc dans mon appareil les tubes longs et

courts étaient contenus dans l’intérieur d’un barillet

analogue à celui d’un revolver complètement enfermé

dans une enceinte close, et mis en rotation de l’elté-

1. Voir 6.1l.LiROTTI, Rend. Acc. Lincei, i7 (1908’ 109.

2 Le Hadillm, 5 (1908) 321-324; je renyoie au mémoire

pour la description de l’apparoil.

rieur par une crémaillère. Le barillet comprenait six logements contenant trois groupes de tubes longs et

de tubes courts de métaux dilférents. Comme il faut tenir compte de ce que, pendant le trajet de 9 cm,

différence des longueurs des tubes longs et courts.

une partie des ions a disparu par recombinaison, j’ai

pour faire cette correction, modifié mon appareil : un

faisceau de tubes a été cnlevé; en basculant l’appa-

reil sur son bâti, l’électrode glissait sur son chemin

de roulement et se trouvait occuper des positions

distantes de 9 cm l’une de l’autre.

Le gazonlètre à circulation est resté le même, mais la glycérine a été replacée par l’huile de vaseline à

cause du caractère peu hygroscopique de cette der=

nière.

Les gaz étudiés ont été les suivants : air, acide carbonique; azote, oxygène. L’azote et l’oxygène cons- primés provenaient de la Compagnie des gaz com-

primées qui les préparent par distillation fractionnée de l’air liquide; l’azote est donné comme contenant 99,5 pour 100 de ce gaz; quant à l’oxygène, une analyse obligeamment faite par M. Hackspill, a

montré que sa teneur était du mênle ordre. Quant li l’acide carbonique, j’ai rejeté le gaz préparé par fer- mentation qui possède une odeur aromatique pro- noncée et me suis servi d’un gaz ohtenu industriel- lement par combustion du coke, l’analyse m’a indiqué que la teneur en était supérieure à 99 pour 100. L’azote et l’oxygène ont été désséchés par pas- sagc sur des colonnes de potasse et d’anhydride phos- phorique, l’air et l’acide carbonique en leur faisant traverser des tubes remplis de chlorure de calcium11 et de ponce sulfurique.

Les gaz, sauf 1 air, étant comprimés dans des réci- pients, j’ai adopté le mode de remplissage suivant.

Tout le liquide ayant été amené dans le récipient A2

du gazomètre de circulation (fig. 1), je fermais R

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:01910007012036201

(3)

363 puis ouvrais le pointeau de la dérivation liquide P

ainsi que r2 et r1; le gaz entrait alors par r1, refou- lait le liquide dans A,, de sorte que le gaz contenu dans A 1 et l’appareil sortait par r2 d’une quantité correspondante à celle introduite dans A2. Une fois

le liquide dans Ai, je fermais P, r1, rs, j’ouvrais R

et mettais la pompe en marche de façon a faire reve-

nir le liquide dans A2, cela fait je ramenais le liquide

en A1 puis en A2 à l’aide de la pompe de façon à bien mélanger le gaz résiduel avec le gaz nouvellement introduit, puis je recommençais comme je viens de le dire plus haut. Supposons que le volume de gaz nouvellement introduit soit le double du gaz résiducl,

ce qui était à peu près le cas, après la première opé-

Fig. 1.

ration le mélange comprendra un B o1unJe total

gaz + V 2 résidu ; après la deuxième opération, le

volume du gaz résiduel sera devenu V22 et après la

nleme V 2n. Je me suis arrêté en général u n =12 ou

15. Il m’élait donc aisé d’obtenir un gaz ne conte- nant qu’une quantité insignifiante de gaz résiduel.

La source d’ionisation a été le polonium : ce corps n’émet pas de rayons pénétrants et permet d’avoir

une zone d’ionisation parfaitemcnt définie.

J’ai toujours employé pour la mesure du courant de saturation la méthode de M. Moulin.

La correction pour recombinaison se fait de la façon

suivante : oo amène en place le logement vide du

barillet et on mesure le courant de saturation pour les deux positions extrêmes de l’électrode, soit M

cette correction; si n est le courant de saturation a la sortie des tubes longs, n2 a la sortie des tubes courts

le rapport de ces courants corrigé berna :

Townsend a montré 1 que si N, est le courant de satu-

ration lorsque l’électrode occupe la même place que pour la mesure de n1 les tulles étant ôtés, N2 le cou-

rant de saturation quand l’électrode est à la même

place que pour la mesure de 11:? les tubes étant ôtés

également on a :

où T est le temps mis par le gaz pour parcourir 9 cm

dans les tubes longs, 0 le temps qu’il lui faut pour effectuer le même trajet quand les tubes n’y sont pas.

Dans mes appareils j’ai toujours pu négliger la

correction de recombinaison : elle n’aflectait qu’un

chiffre décimal que la précision de mes expériences

ne me permettait pas d’atteindre.

Dans ces conditions, pour l’air a la pression atmo- sphérique, j’ai obtenu :

Townsend avait trouve :

Il faut toat d’abord remarquer que la précision est

limitée environ à 5 %; je ne crois pas qu’il soit facile

de la dépasser. Dans ces conditions la concordance

est bonne pour les ions négatif, il n’en est pas de même pour les ions positifs. Townsend remarque que lors de ses mesures, qui font partie d’un groupe

d’expériences ou il étudiait l’influence de la pression,

la tenlpérature était de 19° alors qu’elle oscillait

ntre 12° et 16° dans le cas des autres déterminations . Mais si l’on admet comme vrai, ce qui se trouvera justifié dans un instant, que le coefficient de diffusion varie en raison inverse de la pression, et qu’on

prenne la moyenne des produits H X K trouvés par

lui, on trouve pour H==772 mm., pression au

moment où il opérai, K+ == 0,05 1. Franck et M-et- plialÎ 2 en prenant comme source de radiation les rayons de Rcntgen ont trouvé K+ =0,0298. Dans

mes premières mesures j’avais obtenu Iï

--

je

n’avais pas fait de correction pour recombinaison, il

est irai. mais j’ai tout lieu de croire qu elle était

1. Phil. Trans, A-493, 19 l’l .ummte·.

2. Le Radium, 6 1909 248-249; ibid., 348,

(4)

364

négligeable comme pour mes mesures d’aujourd’hui.

Il est donc vraisemblable que le nombre de Town- send 0,028 est un peu faible et l’accord entre les divers expérimentateurs n’apparaît pas comme mau- vais. J’incline donc à croire qu’en ce qui me concerne j’obtiendrais une valeur plus faible avec une meilleure

dessiccation, et j’ai l’intention de recommencer dès que je me serai procuré un échantillon de polonium

nouveau, le mien se trouvant au terme de son

existence.

J’ai trouvé, d’autre part, les résultats suivants avec

les autres gaz.

Il y a désaccord entre 31. Townsend et moi pour le coefficient de diffusion de l’ion+ dans l’oxygène,

mais son gaz ne contenait que 9!4 % environ de cet élément, le mien était beaucoup plus pur.

En faisant varier la pression dans le cas de l’air, j’ai trouvé :

Ce qui donne pour les mesures dans l’air :

Townsend expérimentanl dans un autre inter-

valle de pressions allant de 772 rn/m à 200 m/m avait

trouvé pour K+ X H des valeurs oscillant entre 24,5

et 23,1 et pour K_ X H entre 55 et 29,8.

Aux erreurs d’expériences près, mes mesures sont

d’accord avec les siennes et justifieot ceci, que le coel’ficient de diffusion varie en raison inverse de la

pression. D’autre part, l’identité des ions produits

par les rayons oc, et par les autres sources de ra- diation, rayons de Ilôntgen, rayons B et y, rayon ultra-violets, se trouve démontrée une fois de plus.

Avec l’azote j’ai opéré des recherches entre 760 m/m

et !502 m/m avec les résultats suivants :

11 est possible de se rendre compte de la grosseur des ions en admettant que le véhicule de la charge

est considérahle par rapport à la molécule, et faisant usage de la formule d’interdifl’usion de deux gaz, ce

qui a été fait par Townsend.

M. Langcvin 1 a donné une formule pour la diffusion, dont l’application montre que les nombres calculés par Townsend sont trop forts. Je mc réserve de

publier prochainement les valeurs que j’ai trouvées,

dans une note où j’exposerai les différentes idées qui

ont été émises par divers physiciens sur les ions et

leur nature.

C’est, en terminant, un agréable devoir pour moi de remercier mon inaiii.e et ami M. Langevin pour les conseils et les encouragements qu’il n’a cessé de

me donner au cours de ce travail.

[Manuscrit reçu le 25 Novembre 1910].

Sur la biréfringence électrique des liquides

homogènes.

--

Etudes des retards absolus

Par J. CABANNES

[Faculté des Sciences de Marseille.

2014

Laboratoire de Physique.]

Un diélectriduc isofrolye, placé dans un chanip électrique, devient biréfringent. Soit ni l’indice ordi-

naire (indice de la vibration de Fresnel perpendicu-

laire aux lignes de force) et n2 l’indice extraordinaire.

Soit n l’indice primitif du liquide isotrope. Je me

suis proposé la détermination en valeur absolue des indices n1 et n2, ou plutôt des différences n2013n1 et n - ii,. Il est très intéressant

-

au point de i ue théo-

rique

-

de savoir si l’indice ni est égal a l’indice

primitif n. Cette question est encore controversée. J’ai montre que, pour le cumène, combinaison a noyau

hcnzëmque, 11 est inférieur à ii.

On fait interférer 2 étroits faisceaux de lumière à peu près parallèle et homogène, polarisés rectiligne-

ment, et traversant la même épaisseur du liquide à

étudier. On peut créer sur le trajet de l’un des fais-

ceaux un champ électrique parallèle au plan d’onde,

1. Annalcs de Physique el Chimie, 2 (1905) 245.

Références

Documents relatifs

k étant le coefficient de destruction de l’émanation de l’actinium, D son coefficient de diffusion. Cette for- mule est établie en supposant le vase illimité. 1)

Si l’on compare ce nombre à celui trouvé pour la diffusion du gaz carbonique dans l’air, et si l’on suppose que les coefficients de diffusion dans un même gaz

On peut donc conclure cette étude en disant que pour des valeurs de ql < 0,2 environ, on arrive à très bien décrire le spectre de la lumière diffusée par

A première vue, le fait paraît inconciliable avec toute explication qui attribuerait le spectre continu de la couronne à de la lumière solaire diffusée, car on

Les pertes de protons par diffusion élastique simple sont calculées; elles sont proportionnelles à la pression du gaz et inversement proportionnelles à l’énergie

En conclusion, les valeurs absolues des sections efficaces de diffusion in élastique pour les neutrons rapides, mesurées jusqu’à présent, doivent être multi- pliées

de la loi suivant laquelle les ions de signes contraires se recombinent à la pression généralement très faible où l’étude de la décharge est particulièrement

2014 L’auteur décrit une méthode des moments permettant de déterminer la mobilité et la température des ions et des électrons dans un plasma faiblement