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Recherches sur la valence des ions dans les gaz

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00242596

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00242596

Submitted on 1 Jan 1913

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Édouard Salles

To cite this version:

Édouard Salles. Recherches sur la valence des ions dans les gaz. Radium (Paris), 1913, 10 (4),

pp.119-122. �10.1051/radium:01913001004011900�. �jpa-00242596�

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Recherches sur la valence des ions dans les gaz

Par Édouard SALLES

[Laboratoire d’Enseignement de plysique de l’Université de Paris (P. C. N.)].

Les expériences dont je vais rendre compte ont été

exécutées dans le but d’étudier le mode de mesure

de K D décrit par M. Langeviii 4an; le mémoire pré-

cédent. L’appareil de mesure était un condensateur

plan à anneau de garde, dont les armatures avaient été coupées dans la même planche d’aluminium. L’arma- ture inférieure B (fig, 1) repose, par trois pieds H, sur

Fig. 1.

le plan de verre L percé d’unelarge fenêtre K recouverte

par une feuille d’ aluminium mastiquée à la glue marine.

L’armature supérieure A est fixée sur le bloc de plomb

C de 2 cm d’épaisseur, il repose sur l’anneau de

garde F par des cales en quartz D ; ce bloc de plomb

a pour but de couper le rayonnement en arrière de l’électrode. L’anneau de garde s’emboîte dans la boîte de laiton E, qui protège électrostatiquement le système

électrode d’aluminium - bloc de plomb - cettebeîte a

été remplie de paraffine de telle sorte que le bloc de

plomb et les cales de quartz y sont noyés ; par suite de la présence de cet isolant solide les chances de fuites électrostatiques sont réduites au minimum. On

interpose entre l’anneau de garde et l’armature infé- rieure des cales de quartz d’épaisseurs diverses C ;

une tige métallique relie à la borne T le bloc de

plomb C. Le tout est placé à l’intérieur d’une cloche

de verre S. Dans le rodage V est mastiqué le tube de

cuivre P ; la partie supérieure porte un bouchon d’ambre M traversé par une tige R se vissant sur T,

P est mis au sol comme E. Un conducteur passe à

trayeurs le plan de verre L et communique avec B : ce

conducteur servira à porter B au potentiel voulu.

La saturation devant être obtenue avec des champs

peu intenses, étant donné la faible épaisseur de la

couche d’air, on établit entre A et B la différence de

potentiel voulue, à l’aide d’un potentiomètre formé

de deux boîtes de résistance sur lesquelles débite un

Daniell. Au cours des mesures, la constance de cet élément est vérifiée, par comparaison avec un élément

Weston parfaitement connu.

Pour mesurer les courants on pouvait songer soit à la méthode du quartz, soit à la balance d’induction de Townsend, modifiée par Lattès, mais avec des champs

aussi faibles on pouvait craindre que l’on ne fît

varier aussi le potentiel de l’armature supérieure A

du condensateur, ce qui aurait apporté des perturba-

tions importantes aux mesures. Au contraire la méthode consistant à opposer, sur la même paire de quadrants de l’électromètre un courant de sens in- verse, n’est pas sujette à ces objections.

Dans ce but j’ai fixé sur la tige d’un cathétomètre

une planche percée d’un trou circulaire ; au-dessus de

ce dernier j’ai placé une chambre d’ionisation dont l’électrode est reliée à la même paire de quadrants de

l’électromètre que l’électrode centrale A du condensa- teur. La lunette du cathétomètre est enlevée et rem-

placée par une tige de bois portant à son extrémités

une ampoule contenant une substance radioactive ; en déplaçant l’équipage mobile du cathétomètre, on fait

varier la distance de la substance radioactive de la chambre d’ionisation, et par suite l’intensité du cou-

rant dans celle-là. La veriicale qui détermine le

parcours de l’ampoule passe par le centre du trou circulaire de la planche. L’équipage mobile compre-

nant une vis commandantun vernier au cinquantième,

il est facile d’obtenir des déplacements très petits, et

par conséquent d’assurer avec précision la compensa- tion. L’appareil étalonné, il est facile, en se rapportant

à la courbe d’étalonnage, de trouver le courant faisant équilibre au courant produit dans le condensateur,

ces mesures

se

font facilement quand le zéro de l’électromètre est bien fixe. Pour des positions de l’ampoule proches de la chambre d’ionisation, la sen-

sibilité est très grande, des déplacements très faibles

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:01913001004011900

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déplacent le spot soit à droite, soit à gauche ; pour des positions assez éloignées la sensibilité diminue et les mesures devienent assez pénibles.

Les mesures peuvent être conduites de deux façons :

a) À l’aide du potentiomètre on établit un champ

donne entre les armatures du condensateur, et on cherche pour quelle position du condensateur on

obtient-l’équililJre.

b) L’ampoule radioactives du compensateur étant placée dans une position déterminée, on cherche quel champ il faut établir entre les deux armatures du con-

densateur pour que le spot reste au zéro.

J’ai employé ces deux méthodes, la seconde est pré-

férable pour les calculs des expériences.

La source radioactive placée sous le condensateur

a toujours été une ampoule contenant 7 mgr de sel de radium pur.

La courbe (fig. 2) montre que la saturation est très

Fig. 2.

rapidement atteinte. les points se groupent vite sur la partie rectiligne de la courbe de saturation.

Quelle que soit la méthode employée, on détermine

le plus grand nombre de points possibles, afin de

construire les branches correspondant aux ions posi-

tifs et négatifs, puis on mesure les courants de satu-

ration positifs et négatifs. Les deux courbes doivent

se

raccorder au point d’origine, et les parties rectili-

gnes du début se prolonger : malheureusement, bien

que les arniatures du condensateur aient été prises dans

la même planche d’aluminium, il existait entre elles

une légère différence de potentiel, de cette façon le point oit les courbes coupaient l’axe des ordonnées

(les courants étant portés en abscisses et les différences de potentiel en ordonnées) se trouvait décalé. J’ai donc dit en quelque sorte interpoler cette partie recti- ligne.

La courbe étant construite, on choisit une valeur du courant I, puis on prend comme différence de poten-

tiel la demi-somme des différences de potentiel cor- respondant à la même valeur de 1 positif et de 1 néga- tif, ce que j’appelle V; comme on connaît d’autre part le courant de sàturation, il est facile de cal-

culer). Les courants de saturation positifs et négatifs

ont toujours été trouvés égaux, aux erreurs d’expé-

riences près, c’est-à-dire 2 pour 100 au plus.

Il. Langevin, dans le mémoire précédent, a montré qu’au voisinage de la saturation on a _1 ==-, 0 y lo m étant le courant de saturation, c’est ce que j’appelle prernière formule; d’autre part, si l’on admet que les deux ions ont même mobilité et même coefficient de diffusion, on a

- -

_

/.

avec m

k D

J"ai obtenu assez rapidement des résultats encou-

rageants. Voici les valeurs de k calculées à artir de

plusieurs courbes expérimentales.

Les courants sont exprimés en unités électrosta-

tiques.

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Ces premiers résultats montraient bien que les valeurs de k devenaient plus faibles à mesure que celles des courants que l’on faisait entrer dans le calcul étaient plus éloignées de la saturation.

Dans d’autres expérienees, j’ai expérimenté avec des

courbes d’air de 2mm, 4 et 3mm. Un grand nombre de

mesures ont été exécutées, je donne ici quelques-unes

des plus intéressantes.

Valeurs tirées de la formule

Dans toutes ces courbes tracées à l’aide des résultats

expérimentaux, c’est à coup sûr la partie rectiligne qui est affectée de la moindre précision.

J’ai dit en effet qu’il existait une différence de poten- tentiel de contact entre les plateaux du condensateur,

bien que j’eusse pris soin de les faire couper dans la même planche d’aluminium. J’ai poussé les mesures

aussi près que possible du voisinage de la partie rec- tiligne, que j’ai dû pour ainsi dire interpoler en rac-

cordant par une droite les branches inférieures des courbes de saturation. Les mesures étaient très diffi- ciles à exécuter; en effet, si on se rapporte à la courbe d’étalonnage, on voit facilement que pour des positions

de la matière active, proches de la chambre d’ionisation,, de faibles variations de hauteur amènent de fortes variations de courant, tandis que si la source d’ionisa- tion est loin, c’est l’inverse qui a lieu. Mais néanmoins les résultats sont de l’ordre de grandeur auquel on doit

s’attendre si les deux ions ont la même valeur.

C’est la même conclusion que l’on peut tirer, si l’on

examine les valeurs de k D calculées avec la formule

On voit de plus que k D diminue si l’on fait intervenir, dans le calcul, des courants de plus en plus faibles. La

présence d’ions à charge double devrait fatalement apporter dans la valeur de k D une augmentation consi- dérable, de façon à la faire dévier sensiblement de

1.25.104, de sorte qu’en calculant le rapport avec les

courants proches de la saturation, on aurait des valeurs plus grandes que l,25.i0B et avec les plus éloignées d’autres voisines de cette quantité.

En calculant K D avec la formulel I-i=2 m faisant

intervenir le manque de saturation, les résultats sont intéressants avec les courants proches de la saturation.

Néanmoins, on remarque

une

diminution notable du

rapport à mesure qu’on fait entrer dans le calcul des

courants de plus

en

plus éloignés de la saturation, les

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fuites électriques, d’ailleurs, prennent alors une in1- portance qui va en augmentant.

Mais si dans le mode d’ionisation que j’ai employé

2013 rayons du radium traversant plusieurs millimètres d’aluminium

-

il s’était trouvé des ions à charge double, les valeurs de k D tirées des mesures auraient

été sensiblement plus élevées. Je ferai remarquer que ni Millikan d’une part, ni Franck et Westphal de

l’autre, n’ont trouvé d’ions à charge double avec les

rayons y, ce qui est pour le moins curieux, étant donné

la ressemblance frappante des rayons y et des rayons de R0153ntgen.

[Manuscrit reçu le 30 avril 1913.]

Sur les courbes de Bragg

Par P. BIANU

[Faculté des Sciences de Paris.

-

Laboratoire de Mme CURIE.]

Bragg et Kleemann

1

les premiers ont étudié les

ravons x par l’ionisation produite dans l’air et dans

une chambre d’ionisation de faible épaisseur. En

faisant varier la distance entre la matière active et la

Fig. i .

chambre d’ionisation, ils ont obtenu la courbe bien

connue du courant en fonction de la distance. Nous 1. Phil. Mag.. 1904 et 1905.

nous sommes proposé l’étude de cette courbe en

fonction de la pression et l’appareil dont nous nous

sommes servi a été construit d’après les mêmes prin- cipes que celui de Bragg, mais de dimensions assez

grandes pour pouvoir obtenir les courbes d’ionisation

sans interposition d’écrans. La figure 1 indique les

diverses parties de l’appareil : C est le plateau relié à

l’électromètre à cadrans E; B une toile métallique

reliée à une batterie d’accumulateurs P ; A une toile de protection reliée à la cage D et au sol S. Cet ensemble est supporté par trois colonnes métalliques

fixées sur la plaque en verre V. Le polonium déposé

sur un disque d’argent de 2 cm de diamètre (F) est

fixé sur le plateau L; celui-ci, étant supporté par le tube à crémaillère K, peut se déplacer en tournant le

bouton M. Une règle graduée R fixée sur une des

Fig. 2.

colonnes nous indique le déplacement de la couche - active. Un manomètre à mercure et un thermomètre fixés sur les autres colonnes montrent la pression et

la température.

Les rayions

«

étaient canalisés par un diaphragme T composé d’une série de tubes juxtaposés et le tout

couvert par une grande cloche en verre l’on faisait

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