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Sur les différents genres d'oscillations électriques

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(1)

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Sur les différents genres d’oscillations électriques

J. Mercier

To cite this version:

(2)

SUR LES

DIFFÉRENTS

GENRES D’OSCILLATIONS

ÉLECTRIQUES

Par J. MERCIER.

Sommaire. 2014 Dans l’article ci-dessous sont étudiés les différents modes de fonctionnement d’un oscillateur ordinaire du type classique à lampes à 3 électrodes et comportant un circuit oscillant dans le circuit de plaque et une bobine de réaction dans le circuit de grille.

Suivant les polarisations statiques des électrodes et suivant le couplage, on peut obtenir à volonté :

a) des oscillations élémentaires ou sinusoïdales,

b) des oscillations de saturation pendant lesquelles le courant de plaque peut être nul ou atteindre la valeur de saturation,

c) des oscillations de choc caractérisées par ce double fait que la rèsistance apparente négative dépasse à un moment donné en valeur absolue la résistance critique et que le circuit oscille presque tout

le temps comme s’il était seul.

d) des oscillations de freinage pour lesquelles la résistance positive apparente croit au delà de la résis-tance propre du circuit et d’autant plus que l’amplitude est plus grande.

e) des oscillations de relaxation enfin qui se rapprochent des précédentes mais qui correspondent à

une fin de charge apériodique du condensateur.

On montre enfin que les oscillations généralement obtenues sont d’un genre mixte et que l’on peut

obtenir, en modifiant les circonstances, telles ou telles oscillations que l’on veut.

Un oscillateur

électrique,

suivant les conditions de

’fonctionnement,

peut

être le

siège

d’oscillations très diverses. Nous étudierons à ce

point

de vue

sim-plement

l’oscillateur ordinaire du

type

classique

à

lampes

à trois électrodes.

Nous commencerons par

rappeler

sommairement le

principe

de son fonctionnement. Nous le ferons d’ailleurs en

présentant

les choses d’une

façon

un peu

spéciale,

ce

qui

nous amènera tout naturellement à considérer tous les

types

possibles

d’oscillations

qu’il

est

susceptible

d’entretenir.

Principe

de fonctionnement d’un oscillateur

.~

lampes. -

Un tel oscillateur

comprend

essentielle-ment dans le circuit de

plaque

un circuit oscillant peu

résistant et un

dispositif

de réaction entre les circuits de

grille

et de

plaque.

Cette réaction est

magnétique

dans le cas de la

figure

1, aux notations de

laquelle

nous nous conformerons.

En l’absence de tout

dispositif

d’entretien,

l’équation

différentielle des oscillations dont le circuit

peut

être le

siège

est la suivante :

La différence de

potentiel

aux bornes du conden-sateur C est par suite de la forme :

-avec :

Les oscillations

engendrées

par un choc

électroma-gnétique quelconque

s’amortissent donc en fonction du

temps.

Fig. 1. - Oscillateur

électrique.

La

lampe

à trois électrodes

permet

de modifier les circonstances de fonctionnement et

l’équation

différen-tielle de celui-ci devient:

dans

laquelle k

et p

désignent

le

pouvoir amplificateur

de la

lampe

et sa résistance interne.

Soulignons

que cette dernière est en fait une résistance différentielle et

qui

est loin d’être constante.

(3)

127

Les nouvelles

expressions

de x et de {O2 sont :

On

exprime

d’habitude les résultats obtenus en

disant que l’on a introduit une résistance

supplémen-taire dans le circuit. Dans le cas

actuel,

elle est

né-gative.

Si elle l’est

suffisamment,

le

coefficient aa

est aussi

négatif

et,

au moindre

choc,

des oscillations

pour-ront s’amorcer dans le circuit.

Caractéristique

dynamique. -

Pour savoir ce

que ces oscillations

deviennent,

nous allons considérer

la

caractéristique

dite

dynarnique

qui

donne le courant de

plaque

en fonction de sa tension

(fig. 2).

Fig. 2. -

Caractéristique dynamique.

A

partir

d’un

point

de fonctionnement

quelconque

on a, entre les

grandeurs

variables relatives à la

lampe,

la relation fondamentale :

c’est-à-dire ici :

d’où :

La résistance

apparente

instantanée du circuit oscil-lant

peut

alors s’écrire :

On

peut

donc encore dire que l’on a shunté

(i)

le condensateur du circuit avec une résistance r

qui

est ici l’inverse de la

pente p

de la

tangente

à la

caracté-ristique dynamique.

Cette

caractéristique

passe

obligatoirement

par le

point

de fonctionnement

statique

P de la

lampe

(uo,

vo,

jo)

et sa forme

peut

varier avec la

position

de

ce dernier.

(1) Une résistance en dérivation r est en effet équivalente à

une résistance et série

On reconnaît que la courbe se divise en

plusieurs

parties :

a)

D’abord une

parlie

centrale,

plus

ou moins

for-tement inclinée et

qu’on peut,

sur un assez

long

parcours, confondre avec la

tangente

d’inflexion.

b)

Puis deux

parties rectilignes

horizontales : l’une inférieure

portée

par la droite de courant nul et

qui

se

prolonge

indéfiniment

du côté des tensions

crois-santes,

l’autre

supérieure portée

par la droite de

saturation,

et

plus

ou moins

longue

suivant la po.

sition de P et l’inclinaison de la

tangente

en ce

point.

c)

Enfin,

à

gauche

une

partie

terminale

qui plonge

littéralement. Le

tronçon

horizontal

supérieur

peut

d’ailleurs faire

complètement

défaut.

Van der

Pol,

le

premier

physicien

qui

a attiré l’at-tention sur les divers

phénomènes

dont il sera

question

dans cet

article,

a, dans son

travail,

assimilé cette

caractéristique

à une courbe du troisième

degré

(en

pointillé

sur la

fig. 2),

ce

qui

lui a

permis

de pousser

très loin son étude

analytique (1).

Pour notre

compte,

nous conserverons la courbe dans son allure

générale

avec ses deux

paliers

hori-zontaux. Cette courbe est d’ailleurs essentiellement

dissymétrique.

Ceci nous

permettra

de

pouvoir

mettre

en évidence certaines

particularités

de fonctionnement

qui

sans cela nous

échapperaient.

Subdivision de la

période. -

Au cours des

oscil-lations,

le

régime

permanent

étant

supposé

établi,

la tension de

plaque v

variera autour de vo avec une

am-plitude

V

qui

sera

plus

ou moins

grande.

La

période

pourra être subdivisée en

plusieurs phases

et dont le nombre

dépendra

de cette

amplitude.

Si le

point

P est situé sur la

partie

centrale de la courbe et si en ce

point

la résistance

apparente

Ra

du circuit est très faiblement

négative, l’amplitude

at-teinte Vle sera

également

car, presque

immédiatement,

la

pente

de la courbe

diminuant,

cette résistance rede-viendra

positive

et la croissance des oscillations serv

arrêtée.

Si

l’amorçage

au

départ

est un peu mieux

assuré,

le courant de

plaque

pourra atteindre soit la droite de

saturation, soit celle

du,

courant

nul,

soit les deux simultanément si

est

,I

égal

à

la 1!..,

la moitié du

cou-2

rant de

saturation,

ce que nous supposerons par la

suite pour

simplifier,

Jusqu’ici,

une seule

phase

au cours de la

période

est à considérer. Mais pour des

amplitudes

plus

grandes,

à une

pente

de la

caractéristique

d’abord

négative,

succédera une

pente

nulle. Sans

grande

erreur, nous

assimilerons la courbe à une

ligne

brisée IiBAHE

composée

d’un certain nombre de

tronçons

rectilignes.

Ceci nous

permettra

une

analyse plus

facile des

phénomènes.

Chaque période

comprendra

d’abord

quatre

phases :

(4)

128

les

phases

impaires correspondant

à la

tangente

d’in-flexion en P et les

phases

paires

aux

parties

ho-rizontales de la courbe.

Pour des

amplitudes

encore

plus grandes enfin,

il

nous faudra considérer une nouvelle

phase

au milieu d’une des

phases paires

précédentes

et

qui

corres-pondra

à la

partie plongeante

DE.

Oscillations élémentaires. - Les courbes de la

figuré

3 donnent

respectivement

en fonction du

temp~’

les valeurs

de j,

de v et de

Ra’

lorsque

l’amplitude

des oscillations est très faible. Leur forme

s’éloigne

peu de la forme sinusoïdale. Ceci est surtout vrai pour v

car,

pratiquement,

le circuit ne

joue

effectivement

le rôle de circuit bouchon que pour le fondamental. Les courbes

de j

et de R

présentent

t

déjà

des

mé-plats plus

ou moins fortement accentués.

Ra

oscille entre une valeur

négative

R’ et une valeur

positive

inférieure à R. La

fréquence

est donc

supérieure

à la

fréquence

des oscillations propres du circuit.

Fig. 3. - Oscillations élémentaires.

Oscillations de saturation. - Si

l’amplitude

aug-mente par suite d’une

augmentation

du

couplage

et que l’on

pénètre

dans les

régions

horizontales de la

caractéristique,

l’allure des courbes est notablement modifiée

(fig. 4).

D’abord R’ est

plus grand

en valeur absolue et

pendant

les

phases paires,

le circuit est comme aban-donné à lui luê1ne et oscille avec sa

période

et

son amortissement p est

nul,

la résistance de shunt est infinie en même

temps

que la résistance

in-terne p

de la

lampe.

Si l’on admet que la

caractéris-tique puisse

être

rectifiée,

on

peut

dire que

pendant

les

phases paires,

la résistance est R et

pendant

les

phases impaires

l~’. Ceci est d’autant

plus légitime

que la

pente

au

point

P est

plus

forte.

L’allure de v reste sinusoïdale.

Cependant,

ce

qui

précède indique

que la courbe se compose en réalité d’une suite de

tronçons

accordés entre eux. Durant les

phases

impaires

on a des

portions

de sinusoïdes

am-plifiées

tandis que durant les

phases

paires

on a des

portions

de sinusoïdes amorties. A ces dernières

cor-respondent

pour j

les

paliers

horizontaux.

Le coefficient d’amortissement est tautôt a’

qui

est

négatif,

tantôt a

qui

est

positif.

La durée relative des

phases

les unes par

rapport

aux autres

dépend

essentiellement de la valeur de a’.

Fig. 4. - Oscillations de saturation.

Si a’ est relativement faible en valeur

absolue,

les

phases

impaires

sont relativement

longues

et W’diffère

alors très peu de w. La

période

des oscillations est

donc sensiblement la

période propre du

circuit

puisque,

dans les

phases

paires

d’autre

part,

la

pulsation

est c~.

Si la valeur absolue de a’

croît,

~>>’

peut

devenir d’abord

égale

à m,

puis

inférieure ;

la

période

T’ est

allongée,

mais ceci est

compensé

par

l’augmentation

du coef-ficient

d’amplification

(-a’)

et la durée des

phases

impenses

diminue finalement. De

plus

en

plus,

le

circuit est abandonné à lui-même. Les

paliers

H et K

prennent

de

plus

en

plus d’importance

surt les courbes

et les

tronçons

AB et BA sont parcourus de

plus

en

plus rapidement.

Aussi

conçoit-on

que la

période

soit sensiblement

égale

à la

période

propre du circuit

(’).

Nous

appellerons

ces oscillations des oscillations de

satu~~ation,

l’appareil

d’entretien étant saturé une

partie

de la

période.

Oscillations de choc. - Si uo est suffisamment

négatif,

P restant au milieu de la

caractéristique,

il pourra se faire que le circuit devienne

apériodique

sans

qu’il

y ait lieu de modifier la dernière remarque

du

paragraphe précédent.

w’ est alors

imaginaire

et les courbes

représentant /

et v

pendant

les

phases impaires

deviennent

simple-ment,

au lieu de

portions

de sinusoïdes

amplifiées,

des

portions

de sinusoïdes

hyperboliques amplifiées.

Cela

ne

change

rien à l’allure

générale

des

courbes,

étant donné que ces

phases

impaires

deviennent extréme-ment courtes et n’ont

plus

d’autre but que de

changer

brusquement

le

signe

de v et celui

clu.courant

dans le circuit oscillant :

(5)

129

C’est

pourquoi

nous proposons

d’appeler

ces

oscil-lations des oscillations de choc. La courbe des

résis-Fig. 5. - Oscillations de choc.

tances

(fig.

5)

montre bien

qu’il

s’agit

de véritables

impulsions.

La courbe

de j

est une courbe en dents de scie à

bords presque

verticaux,

mais v reste

pratiquement

sinusoïdal.

Le circuit oscille

plus

que

jamais

comme s’il était seul et par

conséquent

sa

période

ne

peut

être que

sa

période

propre

(’).

Toutes ces conclusions sont vérifiées dans les

postes

à

grand

rendement dans

lesquels

la tension de

grille

est très fortement

négative.

Cependant,

dans ces

postes,

P est voisin de B

(fig. 2),

et souvent le courant de

plaque

n’atteint pas sa valeur de saturation.

Influence du courant de

grille.

- Oscillations

de

freinage.

- Mais

l’on sait que

lorsque

la tension de

plaque

diminue,

la tension de

grille

augmente.

On a

en effet

a .r

Si

l’amplitude

est suffisante et si uo n’est pas suffi-samment

négatif,

la

grille

pourra devenir

positive

et sa

tension arrivera à être du même ordre que la tension

plaque,

sinon

supérieure

à elle. Il s’en suivra que le

courant de

grille, négligeable

jusqu’alors

pourra de-venir très

important

et il en résultera que la

caracté-ristique dynamique plongera

suivant

DE,

comme il a

été

indiqué

précédemment.

Fig. 6. - Oscillations de

freinage et de relaxation. Une nouvelle

phase apparaîtra

alors au milieu des

phases paires positives,

celles pour

lesquelles j

est

égal

a

+

’/0-Tout t se passera alors comme si l’on avait

couplé

au circuit oscillant un circuit

apériodique

relati-vement p u amorti et

qui

le shunte très fortement.

Effcctivernel1t,

la

pente

de la

caractéristique peut

être

très accentuée et elle est

positive : r

est alors faible. C’est comme si nous avions introduit dans le circuit

une résistance

supplémentaire

élevée,

mais

qui

n’est

plus négative.

L’amortissement est très nettement

accru tandis que la

pulsation

est fortement diminuée. (1) Voir la note de la page précédente.

(6)

130

Cette

phase intercalaire

DED

peut donc

durer un

temps

appréciable

et elle aura comme

effet d’allongep

la

période,

ou

plus

exactement la

demi-période

corres-pondante,

l’autre alternance n’étant pas modifiée. En

réalité,

la

répercussion

se fera sentir sur les autres

phases

également

car, à

tension v égale,

sera

dimi-dt

nuée en valeur absolue au début de

chaque

phase.

La

période

sera d’autant

plus

allongée

que uo sera

plus

élevée,

toutes choses

égales

d’ailleurs, et que le

cou-plage

sera

plus

serré. En

effet, a’

devenant

plus grand

en valeur

absolue,

on

pénétrera plus

avant dans cette

région plongeante

de la courbe et la

phase

intercalaire fera d’autant

plus

sentir son influence.

Les différentes courbes sont modifiées ainsi que la

figure

6 le montre. Si même on ne

prend

aucune

pré

-caution pour la tension de

grille,

on n’a pour ainsi dire

jamais

le courant de saturation

La courbe

en j

présente

une

dépression

au milieu du

méplat supérieur.

Cette

dépression

n’est d’ailleurs pas

symétrique

car l’existence d’un courant de

grille

crée des différences de

phases (1)

et le

tronçon

de

caracté-ristique

DE est en réalité une boucle fermée. La

courbe des résistances

est,

elle

aussi,

profondément

modifiée et son maximum

Rn~

peut

être

beaucoup

plus

grand

que

R,

la résistance naturelle du circuit. En somme, ces oscillations de

freinage

sont

carac-térisées par une résistance

positive,

croissante en

fonc-tion de

l’amplitude,

et

qui

devient

supérieure

à la résis-tance propre du circuit oscillant.

Oscillations de relaxation. -

Enfin,

si l’on

permet

au courant de

grille

de devenir très

intense,

la résistance

Rn~

devient

supérieure

à la résistance

cri-tique

B,

du

circuit,

celle pour

laquelle

il devient

apé-riodique ;

on aura une fin de

charge

du condensateur véritablement

apériodique

suivie d’une

décharge

de même nature

jusqu’à

ce que la tension de

grille

bais-sant,

le circuit redevienne

périodique.

C’est comme une nouvelle

phase qui

vient à son tour s’insinuer au

milieu de la

phase

intercalaire

précédente.

Plus

exac-tement t elle en constitue la

partie

centrale car rien

n’est

modifié,

si l’on veut, au schéma de fonctionne-ment du

paragraphe

précédent,

mais la

période

se

trouve encore

allongée

et est en relation à un moment

donné,

non

plus

avec une

période

propre de

circuit,

mais avec sa constante de

Les nouvelles oscillations ont reçu le nom d’ «

oseil-lations de » de la

part

de ’Tan der Pol. Ce nom

rappelle

ainsi le

phénomène

de relâchement d’un condensateur

chargé qui

se

dégage

dans un circuit

«

apéiodique

».

Mais il faut bien dire que ces dernières oscillations

ne sont

jamais

obtenues avec un oscillateur ordinaire

qu’à

l’état

embryonnaire;

on ne

peut

pas

augmenter

indéfiniment le

couplage

de réaction et

pratiquement v

~1) DUFOUR et MESNY. Etude oscillographique de quelques

émet-teurs à triodes, Onde

électrique,

novembre et décembre 1923.

et son courant de

charge

ne

deviennent

jamais

des

fonctions

apériodiques

du

temps,

même si u,, est nul.

ou alors c’est

pendant

une

petite

fraction de la

période

et l’effet

peut

passer

inaperçu.

Nomenclature. - Toutes ces différentes

oscilla-tions doivent être

distinguées

les unes des autres et

c’est

pourquoi

nous leur avons donné des noms

diffé-rents,

sans attacher d’ailleurs à ceux-ci une

impor-tance

extraordinaire,

car bien des oscillations

peuvent

être d’un « ,qenre mixte » et se rattacher à

plusieurs

des

types

étudiés.

Toutes,

si l’on

veut,

sont des oscillations de

freinage;

cependant

pour les trois

premiers types,

la résistance reste

infétieure

à la résistance propre du circuit et son

augmentation

n’est due

qu’à

un

phénomène

de satu-ration de la

lampe.

Toutes,

sauf les

premières,

nécessitent la saturation de la

lampe,

c’est-à-dire de

l’organe

actif,

celui

qui

est

chargé

de l’entretien. Ce sont donc des oscillations de

saturation. ,

Parmi celles-ci nous avons

distingué

les oscillations

de

choc,

pour

lesquelles

le circuit est

apériodique

pen-dant les

phases impaires.

Le circuit se

comporte

alors comme un

pendule qui reçoit

des chocs par le

dispositif

de

l’échappement,

mais

qui

continue

cependant

à oscil-ler avec sa

période

propre.

Remarquons qu’ici

le choc

se

produit

au moment où v est

nul,

ce

qui

est essentiel

justement

pour que la

période

ne soit pas modifiée.

Bien

entendu,

des oscillations de saturation

pourront

avoir l’allure d’oscillations de choc sans en être

cepen-dant.

Enfin,

la considération du courant de

grille

nous a

amenés à

considérer

d’autres genres

d’oscillations,

les

oscillations de

relaxation.

Le circuit

peut

devenir encore

momentanément

apériodique,

mais durant les

alter-nances

impaires positives

seulement ; ce

qui

les

dis-tingue

cc essentiellement » des

précédentes,

c’est que la

période peut

être considérablement

augmentée.

Ici encore, les oscillations de

freinage

ont l’allure d’oscillations de

relaxation,

sans en être toutefois.

L’apériodicité

à

l’amorçage

n’entraîne pas forcémeut

l’apériodicité

en fin de

charge

du condensateur

(v

0)

si 1~ est

judicieusement

choisi. Et inversement. Des oscillations

peuvent

donc être de choc sans être de

re-laxation et

réciproquement.

Cependant,

reconnaissons que des oscillations peu-vent très bien être les deux à la fois.

Emploi

’d’un circuit

apériodique. -

Les

phéna-mènes

précédents

sont

complexes

et les oscillations obtenues ne sont pas en

général

d’un

type

« pur ».

Mais il est

possible

d’avoir des

phénomènes

plus

simples.

Il suffit pour cela d’avoir recours à d’autres

dispositifs expérimentaux.

Supposons

que le circuit de la

figure 1

soit naturelle-ment

apériodique

(R > l~c).

Ce sera par

exemple

une

simple

bobine

compacte

en fil fin et dont toute la

(7)

131

circuit à résistance

indépendante

et

réglable.

Faisons d’autre

part

en sorte

qu’il n’y

ait

jamais

de courant de

grille

en

polarisant

convenablement celle-ci. Ce

courant ne ferait que

compliquer

les choses sans

modifier d’ailleurs la nature du

phénomène

obtenu mais le rendrait

dissymétrique.

Ce que l’on obtien-dra est extrêment

simple

et il est inutile de refaire une

analyse complète

de ce

qui

se passe. Les oscillations

de saturation seront à

quatre

phases

sans

phase

inter-scalaire et la courbe

qui

donnera les variations de la résistance du circuit sera

analogue

à celle de la

figure 4,

mais la résistance naturelle du circuit R sera

supé-rieure à la résistance

critique.

Reniaî-qi4e.

Si la résistance est dans la même branche du bouchon que la

bobine,

les tensions u et v ne

peuvent

plus

être considérées comme étant en

opposition

de

phase :

la

caractéristique dynamique

n’est

plus

alors

une courbe

aplatie,

mais une boucle

qui

est ici

symé-trique

et ressemble

plus

ou moins à une courbe

d’hys-térésis

(fig. 7).

‘‘ i i __________

B

o Fig. 7. - Caractéristique dynamique (cas d’un circuit apériodique).

Nos conclusions n’en seront d’ailleurs pas

modi-fiées

(1);

néanmoins,

si nous considérons directement

l’équation

différentielle relative aux

phases

impaires :

CI v

.1 faut

évidemment

que 1 coefficient le encore

il faut évidemment que le coefficient de dt - soit encore

"

dt

négatif

si l’on veut

qu’une perturbation

initiale

quel-conque ne s’amortisse pas

spontanément,

soit que

l’équation caractéristique

ait deux racines réelles et

négatives,

soit des racines

imaginaires

à

partie

réelle

négative.

Ceci réalisé en donnant à lll une valeur

négative

suffisante,

le

système

sera

apériodique

ou non suivant

(1) La remarque s’applique, en petit, à tout ce que nous avons

duit dans les paragraphes précédents.

qu’il

y aura des racines réelles ou non, mais de toutes

façons,

le

système

s’amorcera.

On obtiendra alors des oscillations de saturation

qui

pourrontou

non être« de choc »,

mais qui seront

automati-quement

de « î-elaxatioiz »

puisque

dès que la saturation

sera

obtenue,

le circuit aban-donné à lui-même sera

apériodique.

Il n’est pas

néces-saire

ici,

pour obtenir de telles oscillations, d’amortir le circuit d’une

façon

supplémentaire.

On

peut

dire que

précédemment

les oscillations obtenues étaient

plus

ou

moins

partiellement

de relaxation et d’ailleurs pour

une alternance seulement. Ici elles le sont

complète-ment. Ce sont en

quelque

sorte des oscillations de relaxation à 100 pour 100. ’

Il est évidemment

plus

normal de chercher à obtenir de telles oscillations dans un circuit naturellement

apériodique

que dans un circuit oscillant ordinaire.

Remarquons

que l’on passe facilement de l’un à l’autre cas par

simple

variation de la

résistance,

sans

qu’il

soit besoin pour obtenir telles ou telles oscillations de modifier la

polarisation

de la

lampe

ou de toucher

au

couplage

de réaction.

La

période

obtenue

dépend

des constantes naturelles du circuit mais aussi de la valeur de la résistance

néga-tive

d’amorçage

dont

dépend l’importance

relative des

phases paires

et

impaires.

Circuit sans bobine. - Mais avec des circuits

apériodiques,

il est

peut-être

difficile d’avoir des

cou-plages magnétiques

suffisants pour obtenir

l’amorçage

d’oscillations. Le

couplage risque

fort alors d’être mixte. Aussi les

phénomènes

seront-ils encore

plus

nets avec des circuits constitués essentiellement de condensateurs et de résistances el dont la self induc-tion est très faible. Il ne faut évidemment t

plus

songer au

dispositif

classique (l’entretien,

le

couplage

entre les circuits ne

pouvant

plus

se faire par induction.

Dans ces conditions, il semble flifficile, à cause de

considérations

de

phase,

d’avoir un

montage

à une seule

lampe.

Par

contre,

avec un

dispositif symétrique

à deux

lampes,

la réalisation est très facile et de fait l’un des meilleurs

dispositifs possibles

pour obtenir des oscillations de relaxation est encore le multivibrateur de MM. Bloch et Abraham

qui

date de

plus

de

quinze

ans.

En l’absence de tout courant de

grille,

son étude

complète

est rendue

beaucoup plus

accessible,

surtout si l’on schématise sa

caractéristique

de fonctionnement ainsi que nous l’avons

indiqué.

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