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Déclaration de la délégation du Tchad à la septième me session de la Commission économique pour l'Afrique

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

seulement

'.' :

..

' :

" ..-

COMMISSION ECONOMIQUE POUR L'AFRIQUE

if' , l!NTs OPFTCS'

~:i;~~i; , gees~~nf~v1'ier

1965

I Ii, I L A' l'U',f

No TO

BE ' , r

. ' DECLARATION DE LA DELEGA ' ' "TAKEN OUT A L~ SEPPIEME SESSION DE LA CO~rnISSION ECONOMIQUE POUR Ll'

NATIONS UNIES

CONSEIL

ECONOMIQUE

ET'SOCIAL'

I

".,:, t _ .

'Monsieur'le 'PresidEint, MonsieUr Ie Secretaire execut:£f, MesBieui@·lee·membre~du secretariat, 'hon6rdbles de16gu~s,'

r ;,"

'.' .

," La del,e,~tion du Tohad presente ses exeuaee

a

1 'Iiouguste aseem'ell!s""

pqUl!" :L,e retard, apportEia faire sa declaration, de poli tiqlole'~nerals

Sur"

1 'objet, d$. :cetw reunion.

..,"~:.

, ,lu nOIl\ de notre ,President de la Rep:ublique, permettez-moi d' apporter Le ,salp.t fra,ternel et,lss remerciements sinceres dupeuple tChadieni

tte

""s"n \l<>,u:vernement et"de son -par-ti', Le Parti progressiste tchadien, aupeuple, au Gouvernement du Kenya et a son President, Son Excellence M. Jom'O Kenyitta dont La ,respectabilite et La sa.gesse sont connue a , pour les so Lna dont

, .-'-' . . . ' . , " " '''.'

est, entouree notre septieme session

a

Nairqbi., ." ' Il, y, a,.un an, madelegation saluaitla presence parmi nous des deux derniers Etats africains devenus independants avant la sixieme'seSsion reuni:e"a Addie-Abeba, .Le Kenya et Zanzibar; aujourd'hui,elle est hsttreuse de souhaiter La bienver;ue au se Ln de ee concer-t des na ta.ons afrieaines que forment nos pays, au Mala,!,i et

a

La Zambi e , EJ,le salue egalement~a nai,a:- ,sanee d,e, La Republi~).le-Uni~ de Tanzanie, bel e:x:emple de l'uni

te

poli td que , Ell,e" formule lee vc sux qRe les pays freres, encore en ,lutte., reeouvrent leur .?hb;erte etprermen,t p.lace parmi nous au cour-a des pr-ocha.i.nea sessions.

'.

(;

"<,

N65-1'75

(2)

E/CN.14/L.274 P,age 2

'J'adz-eaae egalement les felicitations de rna delegation

a

Son Excellence Le ji,inistre Tom Mboya qui sIest vu porter

a

la presidence da cette assemblee ainsi qu'aux deux Vico-Presidents. .fe m'en v,udrais d'oublier 10 President sortant ainsique l~ seoretariat pour les travaux immenses qu'ils ont pu accomplir entre les deux sessions.

Avant d ' aborder Le corps de mon expose, permettez-moi', Monsieur Ie

President, de demander par avance votre indulgence au cas ou mon intervention

r1 .r .

'i d~boxderait un peu l,e laps de temps qui, est imparti a chaqus delegation.

CeoPdJ.i; qu'il me soit permis, une fois de plus, de situer la posi- tion de mon pays au cours de cette septieme session de la CEA en affirmant tout d'abord notre foi darls l'unit8'africaine,en lasol'idarite de nds pays sur Le plan poli tique et economique. Ainsi, 1A Tohat a'tenu

a

participer a toutes les recontres importantes ou Ie destin de notre continent etait evcqtie., .~ Addi s-'-A'iiE\ba comms au Caire, no us avons tenu a souligner notre atta6hement

a

tout ce qui pouvait JSus

r~pprocher

et dans une perspective de communautE\

a

plus ou moins longue echE\ance, nous unir vat abl ement ,

"".

Et pour nousunir, i l nous faut d'abord nous situer chacun en nous-,

,

memes, nous definir, nous de'ferminer. Autl'ement di t, poser en dedans les bases de notre originali te pro pre'. '. C' est seulement alors que nous pourronspenser

.}(".

a

une union pLua large et 'plus' Bolide.

La plUB grande tache de la CEA

a

mon sens est de maintenir vivantsfl,les liaisons entre nos Etats, de les aider

a

structurer,

a

surmonter les difficul- tes fondamentales dans lesquelles certains d'entre nous se trouvent encors.

Et c'est par oette aide desinteressee ayant pour objectif precis l'inte- grati¢n economique de l'Afrique'que nous pourrons evoluer valablement.

Aussi sUis-je enclin a demander ames colIegues ici ras§lembles dene jamais oublier que toute evolution est necessairement lente et passe par des etapes longues et difficiles. II serait vain de vouloir a tout prix brli- ler les etapes'; sans tenir compte de la nature des cho ee s , Assuron!>

4'

abord a nos pays un visage compatible avec Ie monde moderne et avec nOB traditions, mais il appartient aux organismes interQ!ricains,. ala CEA et

a

1 'QUA

parallelemen~ de nauer d'aree et deja lee liens future en nous aidant par

I

(3)

E/

CN.14/L. 274

Page 3 •

..

des realisations d'intaret commun telles les communications terrestres, fer,roviaires, aeriennel'i, lestelecommunioatipns, l' encourag ,,,snol; d' e,xploi-

o . . '

tation~ communes par des pays riverains de;richesses si tuees. auxf,ontier'es oommunes.

Et c'~st pourquoi la premiere etape

a

franohir est, je creis, la

'J .:

-- fODlllation de groupements homogene s d' Etats eyant une vocation commune,

une, 'e?!;traction naturelle des una vera les autres. Une f'oi s les Etats ~':f'ri­

cains reuni~ en sous-groupes, ils s'orgsniseront. A oe moment-la, nous pourrbns valablement attaquer la deuxieme etepe; oelle en laquelle nous crayons tousieelle de l'integration economique de l'Afrique.

La'vocation de mon pays est incontestablement l'Afrique centrale, qui ohaque jour se struoture mieux et'se situe en tant que

,

sous-gro~pe v~lable

a.

l ' interieur de I' Afrique. Presque en meme temps que la creation de.le.

; . . j'

CEA, Ie Tchad avait, en 1959, donne son adhesion

a

l'Union douaniere.equa- toriale, composee du Congo (Brazzaville), de la Republique rentra?rioaino, du Gabon et de nous-memes. Nous avons un regime clouanier 'comrixuii et Ies produits c.e c hacun entrent librement chez chaque membred~'l'UTJE; Nous avons harmonise .no a Codes des investissement"s et nosfisc'ali te'; dan s la mesure du possible. Depuis Le 8 decembre 196'4,le Cameroun qui etait associe

a

lrUDE en est devenu membre

a.

part entiare.

Et :voila qu'un Rous-groupe valable est ns, denomme Uni6n douaniere et economiquc de 1 rAfrique oentra:!e (UTJEAC). 11 s' est donne pouz objeotif r.e briser les fron'tieres, de former un -marche c otamunVa'l ab'Le et

sOli;dai~,e,

. _.'.':

de rester ouvert aux Etats qui voudraient s'y joindre. "'estime que nous

.'

-... .

avons travaill€ de fagon realiJte et co nune il faUai t La faire, en fran'chls- aant cette premiere etape d'une integration eoonomique potentie:lle. Nous appartenons par aiUeurs a I ' Organi sation oom'1'.une groupant

.

' . '

.

Lea Chefs d r ';ats riverains. d1,l.,L\W T.'Ihad. - , J r '" C' est non sans int~ret que. neue suivons eg~.lem"nt

l'evolution,et Las travaux des organisations groupant l.esEtats riverains du fleuveNiger et du flr-tVA Senegal,

. '

.

II Y a dono interet a regionaliser les diverses zones du ~ontinent

• ,"~,'J!l.eUJr:,.lavooation naturelle de chaoun et par La voie d'une';;'ethode pragmG.ti.·:·cc .. qui do mine les in-terets immediats et determine les Objeetifs'

r~alisableso

(4)

..

E/CN.14/~.A74 lage ~""

La CEAdevrai t done orienter son actnon dans oe aen s , Et, sans dou te, .en ;a-t-eHe pri03 ccnsci enc e puasque des bureaux regioriawi:6nt ete instalIes.selonles grandes"aivisiom geographiques de 1 'Afrique; . C~~

bureaux regionaux seront infiniment plus profi tables a. nos eoonomies 'que toutes lesmissior;s etoomm;issions i tinerantes qui ne peuvent s"attarder aux problemesparticulie",,,, •. Mo n pa;yts comp.t'e1Jeaucoup sur l' aide et I' ef·fi- cacite du Bureau sous-re~enal de l'Afrique centrale qui,' j'en sufusur, suivra no.tr-e travaiL de tres pres et l'orient.era. aans heurts et sans pre- cipi tation dans Le se;ns de I ' integration economique' de 1 'Afrique. C'est

grace a. cette formule. seulement que la CEA pourra faire apprecier l'tlffort et I' action des Nations Unies scus toutes les latitudes africai.lles • . Car i l serait o a tastrophique que certains Etats africain'3 aient I'Lmpr-esai.on d'etrQ delaisses par votre organisme dont la vocation est essen~iellement..

africaine.

Mats

nous devons eviter aussi tout impe~ialisme doctrinal en la matiere;

L' Afrique , en effet, est comme en L' a dit au dasccur-s d'ouverture' du Caire, en juillet dernier, une "unite de pensee" dans laquelle chacun doit s'enri~hir des experiences des autres. Autrament dit, c'est unevclonte finale, c'est un aboutissement,.

Ce ne sont pas des idees simples qui nous ymeneront, mais le travail et la realisation de nos. plan" dedevaloppement dans la mesure. ou certains techniciens et.sayants accepteI)t de voir ces plans

a

l'echelle de nos

pays africains, c' est-a.-dire, accep!l;ent de voir la reali tede nos oampagne-s telle qu'elle est, telle qu'on vouJrait la voir evoluer, modestement mais efficacement •

. Dans oette grande oeuvre de developpement, Ie probleme de financement doit etre aborde avec beauc oup de so i.n s etd'attenti·oii. Certes, nous pouvons toujours 'compter sur des sourcas de financement exterieur, envisager valable- ment le p'ro hLeme sous des dimensions continentales, mat s en faisant de 'plus en plus appel

a

nos ressources propres~ Dan~ tous les cas, je pense tres honnetement .9.u'il fautenco.urage:r egalement',la creation de banque s regionales de developpel)lant. Cas dernieres conna.Lasent parfai temant leurs'ressO::r1!~sllant8,

etant, dIun acc s a plus .aise pour chaoun ear-aa en.t plus aptes.:

a

resoudre "nos ~

pre1J16me s ,

(5)

,

• \

E/CN.14/L.274

Page

5

Ail:l,si dans Ie, oadz-e de l' Union'douani ere eteoonomique dI'l I.'Afrique oentral,e avons-nous enVisage La cri'llLtion de la Ban\l;ue.",d'investissement. de l'UDEAC. Et je demande

a

la CEA d'a.pporter tout son,appui

a

oetta insti- tution, de l'encourag~r, de l'aider de ses oonseils et de tous les moyens humains et materiels dont elle pourrait disposer •

.T'aiJllgrai s cnco re evoq~,r Le rolo de 1A CEA dans"'ClUX: sec1i",urs que je oonsidere essentials at qui sont I

I' information

La formation ~Iagents publios.et prives.

En

matiere de formation, j'aurai une petite "ritiqu-

a

faire I ",lIe do l'abondan~~• .Te souhaiterai, 1uant

a

moi, de l'accessible, du syn- thetique, quelque ohose qua tous les fonctionnaires puissent avoir Ie temps et la faoilite d~ lire. II y a una documentation enorme et precieuse reunie par la CEA. Cette documentation doit etre d'une exploitation fa~11e. II f'aut faire 'oourt" e t "blair".

II faut evi ter

a

nos Etats I' extension de bureaux: d'etudes souvent chers.

Dans 1. domaine de la formation, la CEA a deja une experience inestima- ble. Dois-ie signaler que notre drame

a

tous est l' absence de cadres tant dans Ie seoteur publio que dans Ie seoteur prive. Ce ne sont pas uniquement des planificateurs et d'economistes qu'il no us faut. II nous en faut inc on- testablement, rnais to us nos efforts doivent,

a

mon sens, etre orientes vers La formation de moniteurs et vulgarisateurs agricoles, de contremaitres d'usine, de fonctionnaires moyens et effioaces dans Ie plus br~f delai.

A.t:'eer.t dit, donner Le pas absolument

a

la formation de cadres pr-odue tu r s , dans Ie tem?s ~e plus rapproche possible. Les cadres superieurs sont evi- demment necessaires, mais, il y a des priorites

a

prendre et la priorite fondamentale o'~st de cone~ntrer les 8fforts pour former l~ plus vit~ pos- sible des cadres moyens.

TellAs sont, Monsieur Ie President, MAssi~urs les delegues, les quelques re:.'laxiom que la RepubliClue du T<}ha" ,a oru devoir soumettre

a

votre jugement lors de cette septieme session de la Commission eoonomique pour l'Afrique.

Certains d'entre VOus les trouveront severes et d'autres les taX€ro~tde retro- grades. Ce ~ue je puis vous dire en tout cas, c'est que nous orayons abor"er

(6)

E!CN.14!274 Page 6

..

cette phase du developpemell-t economique de no.tr s Et"t -en vue de son

,

.

integration dans un ensemble econom~,Il,ue africain

a

,1 ',eclrelle ;du Continent

"

nT8n Ie maximum d'objectivite et sans passion.

". .. !". 'i.

"',1

.

'

."..

~ ,

.. Nouscroyohs

a

l'efficacite de la CEA et' en' 1 'unite africairte.

Nous venons ici sans auoune idee preconcuerresperant apporter notre modeste

c"ontribu~ti0.fc0Ulfl';. ,;o,us l ' avo ns fait jusqu'j.oiaux travaux dec' cet te

septieme 'session. ,.. ."

Je vous remercie Monsieur Ie President.

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