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10.1.1 Produit scalaire

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Chapitre 10

Espaces préhilbertiens réels

10.1 Produit scalaire sur un espace vectoriel réel

Tous les espaces vectoriels de ce chapitre sont des espaces vectoriels réels.

10.1.1 Produit scalaire

Dénition 10.1.1 Un produit scalaire sur l'espace vectoriel E est une application ϕ:E×E→Rvériant les propriétés suivantes :

1. Bilinéaire :∀α1, α2, β1, β2∈R, ∀x, x1, x2, y1, y2, y∈E,

(ϕ(α1x12x2, y) =α1ϕ(x1, y) +α2ϕ(x2, y) ϕ(x, β1y12y2) =β1ϕ(x, y1) +β2ϕ(x, y2) 2. Symétrique :∀x, y∈E, ϕ(y, x) =ϕ(x, y).

3. Dénie positive :∀x∈E, ϕ(x, x)>0 et∀x∈E, ϕ(x, x) = 0 =⇒x= 0. Remarque 10.1.2 Alors, ∀x6= 0, ϕ(x, x)>0.

Proposition 10.1.3 ∀x∈E, ϕ(x,0) =ϕ(0, x) = 0et doncϕ(0,0) = 0 car ...

Notation 10.1.4 Les notations usuelles pour représenter un produit scalaire sont : (x|y), ou

< x, y >oux·y ou ...

Dans ce cours j'utiliserai essentiellement la notation< x, y >. Proposition 10.1.5 .

∀(λk)16k6n ∈Rn, ∀(µj)16j6p∈Rp, ∀(xk)16k6n∈Ek, ∀(yj)16j6p ∈Ep,

<

n

X

k=1

λkxk,

p

X

j=1

µjyj >=

n

X

k=1 p

X

j=1

λkµj< xk, yj>

car ...

133

(2)

Exemple 10.1.6 SurRn, le produit scalaire usuel :

∀x= (x1, ..., xn),∀y = (y1, ..., yn), < x, y >=

n

X

k=1

xkyk. Vérions qu'il s'agit bien d'un produit scalaire .

SurC([a, b],R)aveca < b,< f, g >=

Z b a

f g. Vérier qu'il s'agit bien d'un produit scalaire .

Sur CM([a, b],R),< f, g >=

Z b a

f g. Est-ce un produit scalaire ?

Sur Mn(R), < A, B >= tr(tAB). Montrer qu'il s'agit bien d'un produit scalaire . E est l'ensemble des suites réelles(un)n∈N∈RN telles que X

u2n converge.

Montrer queE et un espace vectoriel (déjà vu) noté`2(R)et que l'application ϕ: (u, v)→

+∞

X

n=0

unvn est un produit scalaire .

Dénition 10.1.7 Un espace préhilbertien réel est un R−espace vectoriel muni d'un produit scalaire .

Un espace euclidien est un espace préhilbertien réel de dimension nie.

10.1.2 Norme et distance euclidienne

Théorème 10.1.8 Inégalité de Cauchy-Schwarz. E un espace préhilbertien réel. Alors

∀x, y∈E, |< x, y >|6√

< x, x >√

< y, y >

Il y a égalité si et seulement sixety sont liés.

En eet ...

Dénition-théorème 10.1.9 L'applicationx→√

< x, x > est une norme appelée norme eu- clidienne associée au produit scalaire< . >.

car ...

Conséquence 10.1.10 L'application

(E×E →R

(x, y) →< x, y > est continue Déjà vu au 6.3.44

Exemple 10.1.11 Reprenons les exemples 10.1.6 1. Sur Rn, kxk2=

v u u t

n

X

k=0

x2k

2. Sur C([a, b],R), kfk2= s

Z b a

f2(t)dt 3. Sur Mn(R), kAk2=p

tr(tAA) 4. Sur `2(R), kuk2=

v u u t

+∞

X

n=0

u2n

(3)

Conséquence 10.1.12 Soit E un espace préhilbertien réel,A⊂E etx∈E. La distance eucli- dienne dexàA est :d(x, A) =Inf{kx−yk/y∈A}

10.1.3 Propriétés algébriques

Proposition 10.1.13 ∀x, y∈E,





kx+yk2=kxk2+kyk2+ 2< x, y >

kx−yk2=kxk2+kyk2−2< x, y >

< x+y, x−y >=kxk2− kyk2 car ...

Proposition 10.1.14 Identité de polarisation :

∀x, y∈E, < x, y >= 1 4

kx+yk2− kx−yk2 . car ...

Proposition 10.1.15 Identité du parallélogramme :

∀x, y∈E, kx+yk2+kx−yk2= 2(kxk2+kyk2)

10.2 Orthogonalité

Dans tout ce chapitre,E est un espace préhilbertien réel .

10.2.1 Orthogonalité

Dénition 10.2.1 Soitx, y∈E. On dit quexety sont orthogonaux si et seulement si

< x, y >= 0. On notex⊥y.

Remarque 10.2.2 Cette dénition est symétrique :x⊥y ⇐⇒ y⊥x Proposition 10.2.3 Théorème de Pythagore :

Soitx, y∈E.x⊥y ⇐⇒ kx+yk2=kxk2+kyk2

Proposition 10.2.4 Le seul vecteur orthogonal à tous les vecteurs deEest le vecteur nul, i.e. :

∀a∈E, (∀x∈E, a⊥x) =⇒a= 0. car ...

Dénition 10.2.5 SoitA⊂E. On noteA={y∈E/∀a∈A, y⊥a}={y∈E/∀a∈A, < a, y >= 0}. Cet ensemble s'appelle l'orthogonal deA.

Proposition 10.2.6 ∀A⊂E, A est un sev deE. car ...

Cas particulier 10.2.7 {0}=E etE ={0}

car ...

Dénition 10.2.8 A, B ∈ P(E). On dira que A et B sont orthogonaux si et seulement si

∀a∈A,∀b∈B, a⊥b. On note A⊥B.

(4)

Proposition 10.2.9 A etB orthogonaux ⇐⇒

(B ⊂A A⊂B car ...

Proposition 10.2.10 A⊂B=⇒B⊂A A= (V ect(A))

A⊂A⊥⊥

car ...

Exercice 10.2.11 Montrer que(A∪B)=A∩B. En déduire pour AetB sev deE que(A+B)=A∩B Montrer que (A∩B)⊃A+B

Exemple 10.2.12 Montrer queA=A⊥⊥⊥

Remarque 10.2.13 Il n'y a pas nécessairement égalité dansA⊂A⊥⊥.

Pour s'en convaincre, il sut de choisir une partieAqui n'est pas un sev. Or on sait queAest un sev, et donc aussiA⊥⊥

Il n'y a pas nécessairement égalité dansA⊂A⊥⊥ même dans le cas oùAest un sev.

Exercice 10.2.14 SoitE=C([0,1],R)muni du produit scalaire< f, g >=

Z 1 0

f g. On considère F l'espace vectoriel des fonctions polynomiales sur[0,1].

1. Soit f ∈F. Justier l'existence d'une suite (ϕn)n∈FN telle que limkϕn−fk= 0. 2. Montrer que lim

n→+∞

Z 1 0

(f ϕn−f2)

= 0. Qu'en conclure surf? 3. En déduire F, puis F⊥⊥

4. Conclure

10.2.2 Orthogonal d'un sous-espace

Proposition 10.2.15 SiF est un sev deE alors F∩F={0}. clair

Proposition 10.2.16 F1, ..., Fp des sev orthogonaux deux à deux.

Alors la sommeF1+...+Fp est directe. On parle alors de somme directe orthogonale et on la noteF1+...+⊕F p

Rappeler ce que veut dire "la somme est directe".

Montrons alors la propriété.

(5)

10.2.3 Familles orthogonales

Dénition 10.2.17 Une famille F = (ei)i∈I de vecteurs de E est orthogonale si et seulement si∀i, j∈I, i6=j =⇒ei⊥ej.

Une familleF = (ei)i∈I de vecteurs deE est orthonormale si et seulement si elle est orthogonale et∀i∈I,keik= 1.

Proposition 10.2.18 Une famille orthogonale de vecteurs tous non nuls est libre. En particulier une famille orthonormale est libre.

car ...

Exemple 10.2.19 Pourn∈N, on posecn :t→cos(nt)etsn:t→sin(nt). Posons C= (cn)n∈N etS = (sn)n∈N.

Montrons queC∪Sest orthogonale dansC([0,2π],R)muni du produit scalaire< f, g >=

Z 0

f g.

Proposition 10.2.20 (u1, ..., up)une famille orthogonale. Alors ku1+...+upk2=

p

X

k=1

kukk2

car ...

10.2.4 Bases orthonormales (ou orthonormées)

Dénition 10.2.21 On dira qu'une famille (ei)i∈I est une base orthonormée si et seulement si : C'est une base

Cette famille est orthogonale Chacun de ses vecteurs est normé.

Cette dénition appelle 2 questions : Existe-t-il de telles bases ?

Quel est l'intérêt de telles bases ?

Proposition 10.2.22 Sidim(E) =net(e1, ..., en)est une base orthonormée deE, pourx=

n

X

k=1

xkek ety=

n

X

j=1

yjej, alors < x, y >=

n

X

i=1

xiyi car ...

Travailler dans une base orthonormée, nous ramène au produit scalaire usuel deRn. Théorème 10.2.23 Procédé d'orthonormalisation de Gramm-Schmidt.

SoitE un espace préhilbertien réel et(uk)k∈N une famille libre deE. Alors il existe une unique famille orthonormale(ek)k∈N telle que

∀j, V ect(u1, ..., uj) =V ect(e1, ..., ej)et ∀j, < ej, uj >>0. Démonstration constructive :

Remarque 10.2.24 La famille ainsi construite dépend de l'ordre dans lequel on a écrit les vecteurs uk.

Conséquence 10.2.25 Tout espace vectoriel euclidien (préhilbertien réel de dimension nie) possède une base orthonormée.

(6)

Exemple 10.2.26 E=R2[X]. Pour P, Q∈E on pose< P, Q >=1 2

Z 1

−1

P Q. Justier que< ., . > est un produit scalaire surE.

Construire une base orthonormée deE à partir de la base canonique (1, X, X2). Exemple 10.2.27 E=R2[X].

PourP, Q∈E on pose< P, Q >=P(0)Q(0) +P(1)Q(1) +P(2)Q(2). Montrer que< ., . > est un produit scalaire surE.

Construire une base orthonormée deE à partir de la base canonique (1, X, X2).

10.2.5 Coordonnées dans une base orthonormée

On vient de voir que dans une base orthonormée, le produit scalaire se ramène au produit scalaire usuel dans Rn. Encore faut-il trouver les coordonnées d'un vecteur quelconque dans la base orthonormée.

Théorème 10.2.28 Soit E un espace vectoriel euclidien muni d'une base orthonormée B = (e1, ..., en)et soit x∈E.

Alors les coordonnées dexdansB sont les < x, ek >i.e.x=

n

X

k=1

< x, ek > ek. car ...

On obtient donc facilement ces coordonnées sans passer par la formuleX =P X0qui nécessiterait le calcul deP−1.

Conséquence 10.2.29 SoitB= (e1, ..., en)une base orthonormée deE.

∀x, y∈E, < x, y >=

n

X

k=1

< x, ek >< y, ek>etkxk2=

n

X

k=1

< x, ek >2

Remarque 10.2.30 Importante Si X et Y sont les matrices colonnes des coordonnées des vecteursxety dans une base orthonormée, alors

< x, y >= tX.Y etkxk2= tX.X

10.3 Projections orthogonales sur un sev de dimension nie

10.3.1 Généralités

On a vu que siEest un espace préhilbertien réel etF un sev deE, alorsF etF ne sont pas nécessairement supplémentaires , ce qui pose un problème pour dénir la projection orthogonale surF.

Dans toute la suite on va se limiter au cas oùF est de dimension nie.

Théorème 10.3.1 E un espace préhilbertien réel etF un sev de E avec F de dimension nie.AlorsF etF sont supplémentaires :E=F⊕F

Car ...

Remarque 10.3.2 On vient de voir que si F = V ect(e1, ..., en) où (e1, ..., en) est une base orthonormée deF alors

∀x∈E, x=

n

X

k=1

< x, ek> ek+z avec z∈F et cette écriture est unique.

Conséquence 10.3.3 F de dimension nie=⇒F⊥⊥=F

(7)

10.3.2 Projection orthogonale sur un sev de dimension nie

Dénition 10.3.4 E ev préhilbertien réel,F sev de dimension nie deE. La projection sur F de directionF est appelée projection orthogonale sur F

Théorème 10.3.5 E ev préhilbertien réel,F sev de dimension nie deE avec (e1, ..., en)base orthonormée deF.

La projection orthogonalepsur F est caractérisée par :∀x∈E, p(x) =

n

X

k=1

< x, ek > ek. Voir Remarque 10.3.2

Exemple 10.3.6 Soit E l'espace vectoriel des fonctions continues sur Ret 2π périodiques. On le munit du produit scalaire < f, g >= 1

π Z π

−π

f g

Vérier qu'on a bien ainsi déni un produit scalaire surE.

Pour k∈N on pose ek :x→cos(kx). Montrer que la famille (ek)k∈N est une famille ortho- normée sur E.

Soitf la fonction dénie par∀x∈[0, π],f(x) =xetf paire et2πpériodique. Vérier quef est bien dénie et est élément deE.

On poseF =V ect(e1, ..., en). Déterminer la projection orthogonale def sur F.

Théorème 10.3.7 E ev préhilbertien réel, F sev de dimension nie de E, on note pF la pro- jection orthogonale surF. Soita∈E. Alors

• ∀y∈F, ka−yk>ka−pF(a)k

• il y a égalité dans l'inégalité ci-dessus si et seulement siy=pF(a).

• d(a, F) =ka−pF(a)k d(a, F) =kpF(a)k

et (Pythagore)kak2=kpF(a)k2+ka−pF(a)k2 car ...

Interprétation géométrique :

Conséquence 10.3.8 Inégalités de Bessel : Soit (e1, ..., en)une famille orthonormale de E etx∈E.

alors kxk2>

n

X

k=1

< x, ek>2

Exemple 10.3.9 Distance d'un vecteur à l'orthogonal d'une droite (hyperplan).

Soita6= 0 etF =V ect(a).dim(F) = 1 et doncF⊕F=E (voir thm 10.3.1) Soitx∈E. On sait qued(x, F) =kx−pF(x)k etd(x, F) =kpF(x)k.

Soit e1 = a

kak. (e1) est une base orthonormée de F =⇒ pF(x) =< x, e1 > e1 = < x, a >

kak2 a. D'où : si F =V ect(a)etx∈E, alors d(x, F) =|< x, a >|

kak . Exemple 10.3.10 Déterminons le minimum deZ 1

0

(t3−at−b)2dt quand(a, b)décrit R2. Notons E=C0([0,1],R) muni du produit scalaire < f, g >=

Z 1 0

f g. Soit F =V ect(1, t).F est

(8)

de dimension 2. Soit, enn,ϕ:t→t3.

La question revient à déterminerpF(ϕ), ce qui donneraa etb et donc ensuite le minimum sera kϕ−pF(ϕ)k2.

1ère méthode : trouver par Gramm-Schmidt une base orthonormée (e1, e2) de F. Alors pF(ϕ) =< ϕ, e1> e1+< ϕ, e2> e2. On en déduit ensuiteaetb.

Mettre en oeuvre cette méthode.

2nde méthode : on cherche a etb tels que ϕ−pF(ϕ)∈F, c'est à dire chercher a etb tels que< t3−at−b,1>= 0et < t3−at−b, t >= 0.

Mettre en oeuvre cette seconde méthode.

10.3.3 Projections orthogonales

Dénition-théorème 10.3.11 Soitpun projecteur.

On dira quepest un projecteur orthogonal ⇐⇒ Im(p) =Ker(p)

⇐⇒ Ker(p) =Im(p)

⇐⇒ Im(p)⊥Ker(p)

car ....

Théorème 10.3.12 Soitpun projecteur.

pest un projecteur orthogonal ⇐⇒ ∀x, y∈E, < p(x), y >=< x, p(y)>

⇐⇒ ∀x∈E, kp(x)k6kxk car ...

10.3.4 Matrice d'une projection

SoitE espace vectoriel euclidien (donc de dimension nie) etBune base deE. SoitF un sev deE. Comment trouver la matrice dans la baseBde la projection orthogonalepF surF.

1ère méthode : on détermine(e1, ..., er)une base orthonormée deF. Alors∀x∈E, pF(x) =

r

X

k=1

< x, ek > ek. 2nde méthode : Pourx∈E. y=pF(x) ⇐⇒

(y∈F y−x∈F

Exemple 10.3.13 DansR4muni du produit scalaire usuel. Soitε1= (1,0,1,1)etε2= (0,1,1,0). Soit F = V ect(ε1, ε2). Donner la matrice de pF dans la base canonique de R4. On mettra en oeuvre les deux méthodes.

10.4 Suites orthonormales de vecteurs d'un espace préhil- bertien réel

10.4.1 Suites totales

Dénition 10.4.1 Soit(ek)k∈N∈EN oùE est un evn.

On dit que cette suite est totale ⇐⇒ l'espaceV ect((ek)k∈N)est dense dansE.

⇐⇒ ∀x∈E, ∀ε >0, ∃y combinaison linéaire nie de vecteurs de(ek)k∈N tq ky−xk6ε

⇐⇒ ∀x∈E,il existe(xn)n∈N suite de vecteurs deV ect((ek)k∈N)qui converge vers x.

(9)

Remarque 10.4.2 Cette dénition s'applique à tout espace vectoriel muni d'une norme. Dans le cas d'un espace préhilbertien réel, la norme utilisée est la norme euclidienne.

Proposition 10.4.3 E un espace préhilbertien réel.

(ek)k∈N est une suite totale de vecteurs deE=⇒V ect((ek)k∈N)={0}. car ...

Proposition 10.4.4 Si E est euclidien, une suite totale est génératrice.

10.4.2 Suite orthonormale totale

Dénition 10.4.5 SoitE un espace préhilbertien réel.

Une suite (ek)k∈N ∈ EN est une suite orthonormale totale si et seulement si c'est une famille orthonormale et elle est totale.

Théorème 10.4.6 Soit (ek)k∈N une famille orthonormale de E. Pour n ∈ N, on note pn la projection orthogonale surV ect(e0, ..., en).

La famille(ek)k∈N est totale si et seulement si ∀x∈E, la suite(pn(x))n∈N converge versx. Car ...

10.4.3 Exemples de suites de polynômes orthogonaux

Proposition 10.4.7 (Hors programme)

Soit E = C([a, b],R) et soit ϕ ∈ E avec ϕ positive et ne s'annulant qu'en un nombre ni de points de [a, b].

On pose pourf, g dansE,< f, g >=

Z b a

f(t)g(t)ϕ(t)dt. Alors <, >est un produit scalaire surE

Il existe 1 et 1 seule suite de polynômes (Pn)de polynômes unitaires, orthogonaux 2 à 2 et tq∀n, deg(Pn) =n.

On les appelle polynômes orthogonaux associés àϕ. car ...

Remarque 10.4.8 V ect((Pn)n∈N est l'ensemble des fonctions polynomiales sur [a, b].

Exemple 10.4.9 Polynômes de Legendre : a= −1, b = 1, ϕ = 1. Alors la famille Φn : t → dn

dtn((t2−1)n) est famille orthogonale. Voir TD

Théorème 10.4.10 Une suite de polynômes orthogonaux sur [a, b]est totale dans C([a, b],R). Car ...

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