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ARTICLE ORIGINAL
Validation linguistique en franc ¸ais du Pelvic Organ Prolapse/Urinary Incontinence Sexual Questionnaire — Révisé IUGA (PISQ-IR)
French linguistic validation of the Pelvic Organ Prolapse/Urinary Incontinence Sexual Questionnaire — IUGA revised (PISQ-IR)
B. Fatton
a, J.F. Hermieu
b, F. Cour
c, L. Wagner
d, B. Jacquetin
e, R. de Tayrac
a,∗aServicedegynécologie-obstétriqueurogynécologie,CHUCaremeau,placeRobert-Debré, 30029Nîmescedex9,France
bServiced’urologie,hôpitaldeBichat,AP—HP,75018Paris,France
cServiced’urologie,hôpitalFoch,AP—HP,92150Suresnes,France
dServiced’urologie,CHUCaremeau,30029Nîmescedex9,France
eServicedegynécologie-obstétrique,CHUEstaing,63000Clermont-Ferrand,France
Rec¸ule26septembre2013;acceptéle4octobre2013
MOTSCLÉS Incontinence urinaire;
Prolapsusgénital; Sexualité; Questionnaire; PISQ-IR
Résumé
Objectif.—Proposerlavalidationlinguistiqueenfranc¸aisduPISQ-IR,questionnairerévisépar l’IUGA,surlasexualitédesfemmesprésentantunprolapsusgénitalet/ou uneincontinence urinaireet/ouanale.
Méthodes.—LePISQ-IRestunquestionnairevalidéenanglais,fiableetspécifiquedesfemmes sexuellementactivesounonprésentantuntroubledelastatiquepelvienne.Leprocessusde validationarespectélesrecommandationséditéesparl’IUGAetlaversionfranc¸aiseduques- tionnaireaétéobtenueaprèsunedoubletraductioninversée,unerétro-traduction,unerevue destraductionspardesexpertsenurogynécologieetunedoublesériedetestsdecompréhen- sionsurunpanelde25femmesprésentantuntroubledelastatiquepelviennesuiviesdansle servicedegynécologieduCHUdeNîmes.
Résultats.—LePISQ-IRestunquestionnaireauto-administréquipalliecertainesinsuffisances duPISQdanssaversioninitiale.Le PISQ-IRcompte20questions,la1re question permettant desavoirsilafemmeestounonsexuellementactive.Lasection1duquestionnaires’adresse ensuiteauxfemmessansactivitésexuelleetregroupe5questions.Lasection2estréservée auxfemmessexuellementactivesetcomporte14ou12questionsselonquelafemmedéclare avoirounonunpartenairesexuel.
∗Auteurcorrespondant.
Adressee-mail:[email protected](R.deTayrac).
1166-7087/$—seefrontmatter©2013ElsevierMassonSAS.Tousdroitsréservés.
http://dx.doi.org/10.1016/j.purol.2013.10.004
Conclusion.—Cetarticleproposelaversiontraduiteetvalidéelinguistiquementenfranc¸aisdu PISQ-IR.Lavalidationpsychométriqueestactuellementencoursetserasuiviedelapublication dusystèmedescoringetdelaversiondéfinitiveduquestionnaire.
Niveaudepreuve.—3.
©2013ElsevierMassonSAS.Tousdroitsréservés.
KEYWORDS
Urinaryincontinence;
Genitalprolapse;
Sexuality;
Questionnaire;
PISQ-IR
Summary
Objectives.—ToreportalinguisticallyvalidatedFrenchversionofthePISQ-IR(thePelvicOrgan Prolapse/IncontinenceSexualQuestionnaireIUGA-Revised).
Methods.—PISQ-IR isa valid, reliable, and responsivemeasure ofsexual function inboth sexuallyactiveorinactivewomenwithpelvicfloordisorders.Validationprocesswasperfor- medaccordingtheIUGAguidelines.TheFrenchversionofthePISQ-IRwasdevelopedaftertwo independenttranslations(English>French),onebacktranslation(French>English),cognitive debriefingwithasampleof25womenwithpelvicfloordisordersattendingthegynecologicclinic intheuniversityhospitalofNîmesandacriticalreviewbyexpertsinthefieldofurogynecology andsexuality.
Results.—ThePISQ-IRisaself-administeredquestionnaire,which overcomessomeshortco- mingsoftheinitialversion.Questionnaireincludes20questions,thefirstonetoclarifysexual activity:part1ofthequestionnaireisfornon-sexuallyactivewomenandcontains5questions andthesecondpartisforsexuallyactivewomenandcontains12or14questionsdependingon whetherornotthewomenhasapartner.
Conclusion.—ThispaperreportsthelinguisticallyvalidatedFrenchversionofthePISQ-IR.Psy- chometricvalidationoftheFrenchPISQ-IRiscurrentlyongoingandwhencompleted,thescoring systemwillbeshortlypublishedinadditiontothedefinitiveversionofthequestionnaire.
©2013ElsevierMassonSAS.Allrightsreserved.
Introduction
Àl’heureoùlachirurgieduprolapsusconnaîtencore,avec l’arrêtdecommercialisationdecertainskitsprothétiques, desturbulences,laquestion del’impactdenos chirurgies sur la qualité de vie est au centre des débats. Dans ce climat, l’association sexualité et troubles de la statique pelvienne,longtempstabou,souventcomplexeettoujours riche en symbolique mérite une attention toute particu- lière.Depuis 2009,nous disposons dela version franc¸aise validée du PISQ 12 (Pelvic Organ Prolapse/Urinary Incon- tienenceSexualFunctionQuestionnaire),questionnairesur la sexualité des femmes présentant un prolapsus génital et/ouuneincontinenceurinaire[1].Ce questionnairespé- cifique,auto-administré,est aujourd’huilargementutilisé danslacommunautéurogynécologiqueetreste,malgrédes imperfections, l’outilderéférence pour évaluerle reten- tissementsexueld’un prolapsuset/oud’une incontinence urinaireouévaluerlespatientes avantetaprèschirurgie.
Récemment, le International UrogynecologicalAssociation (IUGA)a proposéuneversionrévisée dece questionnaire, le PISQ-IR (PISQ-IUGA Revised) afin d’optimiser le ques- tionnaireetde corriger certainesdeces insuffisances.Le PISQ-IR, validé en anglais, vient d’être publié [2,3] et s’imposedonccommela nouvelleréférence.Enmargede cette publication, l’IUGA a initié, encouragé et contrôlé unlarge processusde validationinternationaleafin qu’un grandnombredepayspuissentbénéficierduquestionnaire validé dans leurpropre langue. Nous avonsdonc été sol- licités pour la validation en langue franc¸aise et c’est le processus de validation linguistique que nous rapportons ici.
Le PISQ est le seul questionnaire sexuel spécifique du prolapsus. Il est validé en anglais et il est dis- ponible en 2versions. La version longue, publiée en 2001, comporte 31questions réparties en 3domaines à savoir, «comportements/émotions» (15questions),
«aspects liés au partenaire» (6questions), et «aspects physiques/corporels» (10questions). La version courte, souvent préférée dans les études cliniques, regroupe 12questionscouvrantles3mêmesdomaines.LePISQ31et le PISQ12ont été validé enlangue espagnole respective- menten2003[4]et2008[5].Lavalidationlinguistiquedu PISQ12enlanguefranc¸aiseaétéréaliséeparFattonetal.
en2009[1], maiscequestionnaire n’ajamaisfait l’objet d’unevalidationpsychométriqueenfranc¸ais.
LasociétésavanteinternationaleIUGAatrèsrécemment proposéuneversionréviséeduPISQ(lePISQ-IR)avecpour objectifdepallieràcertaineslimitesduPISQ[3].LePISQ- IRpermetl’évaluationdesfemmes sanspartenaireounon sexuellementactives eta été validé dans une population defemmes présentant une incontinenceanale, situations quin’étaientpasprises encomptepar lePISQ. Lesques- tions s’organisent selon 3grands domaines: «l’inactivité sexuelle»,«laréponse sexuelle»,et«laqualité, lasatis- faction et le désir» (Fig. 1). Chaque domaine comprend plusieurssubdivisionslesquellesincluentunnombrevariable d’items.
Pourlesfemmesnonsexuellementactives(NSA),onindi- vidualise2domaines: ledomaine «inactivité sexuelle» et le domaine «qualité, satisfaction». Au sein du domaine
«inactivité sexuelle», il existe 2subdivisions: une intitu- lée«condition spécifique»[NSA—CS(conditionspecific)]
qui évalue l’influence des troubles pelvi-périneaux et de
PISQ-IR
Réponse sexuelle
Population SA Inactivité sexuelle
Population NSA Qualité
satisfaction désir
SA-PR
Partner related SA – AO
Arousal Orgasm SA – CS
Condition specific NSA – CS Condition specific,
Health
NSA – PR Interest, partner
related SA NSA
SA –GQ Global Quality
SA – CI Condition Impact
SA – D Desire
NSA – GQ Global Quality
NSA – CI Condition impact
Figure1. OrganisationconceptuelleduPISQ-IRaveclesdifférentsdomainesenfonctiondespopulationssexuellementactive(SA)ounon sexuellementactive(NSA).
la santé globale sur l’inactivité sexuelle et qui compte 3items,l’autredite«reliéeaupartenaire»[NSA—PR(par- terrelated)]etquiintègre2items.Ledomaine «qualité, satisfaction»secomposede2subdivisions:uneévaluantla
«qualitésexuelleglobale»[NSA—GQ(globalquality)]qui comporte4itemsetuneintitulée«impactdelacondition» [NSA—CI(conditionimpact)]quiévaluelerôleduprolapsus et/oudesincontinencessurlasexualité.
Pour les femmes sexuellement actives (SA), onsépare 2domaines. Un 1er domaine dit «réponse sexuelle» qui génère3subdivisions.Une1requiconcerne«l’excitationet l’orgasme»[SA—AO(arousal,orgasm)]quicompte4items, uneseconde intitulée«questionsenrelation avec le par- tenaire»[SA—PR(partnerrelated)]incluant3itemsetune dernièredite«conditionspécifique»[SA—CS(conditionspe- cific)]de3items supplémentaires.Le seconddomaine est le domaine «qualité, satisfaction, désir» qui comporte 3subdivisions. La 1re subdivision s’intéresse à la «qualité globale»[SA—GQ (globalquality)]etcompte 4items,la secondeévaluele«désir»[SA—D(desire)]en3itemsetla dernièredite «impactdela condition»[SA—CI (condition impact)]quicomporte4items.
Autotal,lePISQ-IRaffiche20questions,la1re question permettantdesavoirsilafemmeestounonsexuellement active.
Ensuite,lasection1duquestionnaire quis’adresseaux femmessansactivitésexuelleregroupe5questionspourun totalde12itemsexplorant2domaines.Lasection2réservée aux femmes sexuellement actives comporte 14questions pouruntotalde22items(explorant2domaines)silafemme déclareavoirunpartenaire,et12questionspouruntotalde 19items(explorantces2mêmesdomaines)silafemmen’a pasdepartenairesexuel.
L’analysepsychométriquedétailléeduquestionnaire et la détermination du système de scoring ont fait l’objet d’un article spécifique [2]. Les qualités psychométriques du PISQ-IR apparaissent élevées chez les femmes sexuel- lement actives et sont acceptables chez les femmes non activessexuellement.Lesscores sont établispour chaque subdivision. Pour être scorée, la moitié des items de la
subdivision doivent avoir été complétés. La méthode de scoringrecommandée parlesauteursest celledu«calcul moyen»(sommedesréponsesvalidesdiviséeparlenombre d’itemsavecuneréponsevalide)maisuneméthodeunpeu pluscomplexe«lasommationmodifiée»peutaussiêtreuti- liséepermettantd’obtenir unformat homogènedescores selon une échelle métrique de 0à 100. Aucun score glo- balnedoitpasêtrecalculé,lesrésultatsétantdonnéspar subdivisions:chezlespatientesnonsexuellementactives, 4scoresséparésserontproduitsetchezlesfemmessexuel- lementactives,6scoresdevrontêtrerapportés.Laquestion duscoringneserapasabordéedavantageicietferal’objet d’unprochainarticleunefoislavalidationpsychométrique duquestionnaire finaliséeetla formulationdes différents domaines validée.La phasede validationpsychométrique peutencorethéoriquemententraînerlamodificationd’une ouplusieursquestionsetc’estdoncautermeduprocessus globalquenouspourronsdisposerdelaversiontotalement définitiveduquestionnaire.
Patientes et méthodes
L’objectif principal de ce travail présenté ici est de décrire le processus de validation linguistique en langue franc¸aise du PISQ-IR (phase 1). Cette validation linguis- tique n’est pas une traduction littérale du questionnaire originalmaisl’élaborationd’uneversionconceptuellement équivalente facilement compréhensible par les femmes franc¸aises. La validation psychométrique de ce même questionnaire contre un questionnaire non spécifique des troubles de la sexualité féminine (FSFI) est en cours auprès d’une cohorte multicentrique de 300patientes sexuellement actives ou non, opérées ou non d’un pro- lapsus génitalet/ou d’une incontinenceurinaire d’effort.
Cette deuxièmeétape (phase2) fera l’objet d’une autre publication et est partiellement basée sur l’étude mul- ticentrique randomisée PROSPERE promue par le CHRU de Lille (étude ancillaire) et qui compare chirurgie prothétique par voie vaginale versus promontofixation
cœlioscopique dans le traitement des cystocèles de haut grade[6].
Unefoisfinalisé,cetravailnouspermettradedisposerde laversionfrancophonevalidéeduPISQ-R,outilàcejourde référenceinternationaleetindispensableàlaréalisationet àlapublicationdetravauxcliniquessurleprolapsuset/ou lesincontinencesdelafemme.
Lavalidationlinguistique duPISQ-IRa faitl’objetd’un projetderecherche(référenceCPP2012.02.07,référence AFSSAPS 2012-A00133-40) quia rec¸u unavis favorable du comitédeprotectiondespersonnesSudMéditerranéeIIIen datedu8février2012.Leprotocoledevalidationarespecté lesrecommandationsdel’IUGAquiaéditéundocumentà l’intention des référentsinternationaux pour le processus de validation,document quidécrit endétail le protocole devalidationcompletduPISQ-R(Matérielcomplémentaire, Annexe1).
Leprocessusdevalidationlinguistiques’organiseenplu- sieursétapes.
Étape 1 : établir une traduction franc ¸aise initiale du questionnaire (anglais > franc ¸ais) par traduction parallèle inversée
Enpréambule, uneanalyse conceptuelleduquestionnaire original a été faite par les membres du comité scienti- fique,porteursduprojet,lesDrB.FattonetR.deTayrac, en collaboration avec l’auteur, le Dr Rebecca Rogers et le groupe d’experts de l’IUGA. Cette étape préliminaire est indispensable pour définir les notions sous-jacentes à chaque item et les subtilités propres à certains termes anglais. La traduction forward (vers la langue cible, soit anglais—franc¸ais) a été confiée à 2traducteurs indépen- dants.
Lestraducteursdésignéspourcetravailrépondaientaux exigencessuivantes:
• parler etécrirecourammentl’anglais etlalanguecible (lefranc¸ais);
• êtrefamiliarisésaveclesnormessexuellesanglo-saxones;
• êtrefamiliarisésaveclesnormessexuellesfranc¸aises.
Par ailleurs, une connaissance médicale dans les domainesdelastatiquepelvienneetuneexpertisedansles étapesde développement d’unquestionnaire étaientsou- haitables.
La version originale du PISQ-R (items, annotations et notes d’informations sur chaque item), en anglais, a été remise aux 2traducteurs (T1et T2) dont la langue maternelle est le franc¸ais afin qu’ils la traduisent en langue franc¸aise (Matériel complémentaire, Tableau 1).
La correspondance entre les mots (équivalence séman- tique) est difficilement réalisabled’une culture à l’autre compte tenu du vocabulaire et de la grammaire propre à chaque langue. Certaines expressions traduites littéra- lement n’ont pas de sens dans une autre culture et des expressions propres à la culture ciblée et conservant le sens des items doivent être trouvées (équivalence des expressions).Enfin,certainessituationsquisont évoquées dans la culture de l’instrument d’origine peuvent ne pas correspondre à la réalité dans une autre culture; ces itemsdevrontêtreremplacéspard’autressituationsappro- priées à cette culture tout enpréservant l’objectif etle
sens visé par ces items (équivalence expérientielle). Le mêmeexercicedoitêtreappliquépourcertains concepts, qui traduits littéralement, ne permettent pas la même représentationd’unecultureàl’autre(équivalenceconcep- tuelle).
Les traducteurs ont ensuite produit un rapport écrit comprenantla traductionainsi quedes commentaires sur leschoixqu’ilsontdûarbitrer,lesdifficultésrencontrées, lesincertitudes.
Lestraductionsainsiobtenuesontétécolligéesparles membresducomitéscientifique(CS)qui,travaillantàpartir du texte original aussi bien que des deux versions tra- duites VT1et VT2, ont élaboré une version synthétique intermédiaireVI.Unrapport écritdocumentantleproces- sus de traduction, les problèmes rencontrés et comment ils ont été résolus, a été rédigé et la version prélimi- naireduquestionnaire a étésoumisepour avis au comité d’experts indépendants (2gynécologues, 2urologues). À l’issue de cette étape, le comité scientifique a validé la versionV1destinéeàêtretestéeauprèsd’un1ergroupede patientes.
Étape 2 : effectuer une première série de tests de compréhension (cognitive debriefing) auprès d’un panel de 15 patientes
Cestestsontétéréaliséseninterviewfaceàfaceparune psychologueclinicienne(P).Cettepsychologuerecrutéepar lesporteursduprojet,a étévolontaire, intéresséeparle projet,àl’aisedansl’approchedestroublesdelastatique pelvienneetdes difficultés sexuelles,familiariséeavecla terminologie qui s’y rapporte et capable de conduire un entretien structuré. Ces entretiensont été conduitschez 15patientes volontaires également réparties dans 5sous- groupes:
• 3patientesatteintesd’incontinenceurinaire(nonencore opérées);
• 3patientesatteintesdeprolapsus(nonencoreopérées);
• 3patientesopéréespourincontinenceurinaire;
• 3patientesopéréesd’unprolapsusparvoievaginale;
• 3patientesopéréesd’unprolapsusparvoieabdominale.
Cestestsdecompréhensionontévaluélaformulationini- tiale, lacompréhension desdifférents termes etontlisté despropositionsdereformulationdelapartdespatientes.
Ilsontdonnélieuàuneindemnisationdespatientesde25D endédommagementdutempspasséetdesfraisdedépla- cement.
Étape 3 : établir une version révisée du questionnaire
Après la 1re série detests de compréhension, des propo- sitions demodification ontété présentées,discutées puis validées ouamendées par le comitéscientifique. La ver- sionréviséeduquestionnaireV1Raétésoumiseaucomité d’expertspouravisetau termedeceprocessusapuêtre élaboréelaversionV2quiafaitl’objetd’unesecondesérie detestsdecompréhension.
Étape 4 : effectuer une seconde série de tests de compréhension auprès d’un panel de 10 autres patientes
Cette seconde série de tests a été réalisée auprès de 10patientes,2danschacundessous-groupespréalablement définis. Ces patientes devaient être différentes de celles interviewéeslorsdela1resériedetests.Commepourla1re sériedetests,cestestsontétéréaliséseninterviewfaceà faceparlamêmepsychologueclinicienneetontdonnélieu àindemnisationforfaitairede25D.
Étape 5 : établir la version finale du questionnaire
Àl’issuedecettesecondesériedetests,lecomitéscienti- fiqueapuétablirlaformulationfinaledechaquequestion du questionnaire. Cette version finale franc¸aise du ques- tionnaireVFaétéalorssoumiseàunerétro-traductionen anglais.
Étape 6 : procéder à une rétro-traduction (franc ¸ais > anglais) : traduction backward
LaversionVFduquestionnaireaétéremiseàunautretra- ducteurT3dontlalanguematernelleestl’anglais,ignorant delaversionoriginaledutexte,afinqu’ilessaiederepro- duirelaformeanglaiseduPISQ-IRàpartirdestraductions obtenues.Latraductioninversemagnifiesouventlesambi- guïtésdeformulationentrelestraductions;elleconstitue seulementuntypedecontrôleenvalidationetpermetprin- cipalementdesoulignerlescontradictionsbrutesainsique leserreursconceptuellesdelatraduction.Laremisedela versionrétro-traduite (VRT)aété accompagnéed’un rap- portécrit.
Étape 7 : adresser la version finale du questionnaire et le questionnaire
rétro-traduit au comité spécifique de l’IUGA pour approbation finale
Laversionfinaliséeduquestionnairetraduit(VF)etlarétro- traduction(VRT) ont ensuite été adressées à l’IUGA pour validationparlegroupedetravailenchargedestraductions.
Cegroupeaapprouvélavalidationdelaversionfranc¸aise duPISQ-IR (AnnexeA).Àlasuitedecettepremièrephase apudébuterla secondephasedecetravail,la validation psychométriqueduPISQ-IRquiestactuellementencourset afaitl’objetdudépôtd’unsecondprotocolederecherche clinique.
Résultats
Pourfaciliterl’identificationduquestionnaireetenanalo- gieaveccequiavaitétéfait pourle PISQ-12,l’acronyme PISQ-IR a été conservé. Le titre original a été traduit et la formulation «questionnaire révisé par l’IUGA, sur la sexualitédesfemmesprésentantunprolapsusgénitalet/ou uneincontinenceurinaire et/ou anale»a étéretenu. Les
tests decompréhension ont été organisésen avrilet mai 2012dansle service de consultationsexternes degynéco- logie du CHU de Nîmes. La 1re série de tests a concerné 15femmes d’âgemoyende 54ans (extrêmes24et 86ans) dontlalangueusuelleétaitlefranc¸aisetlalanguemater- nelle, lefranc¸ais pour14d’entre-elles,etl’arabe pour la dernière.Leniveaud’étuderapportéétaitleprimairepour 8, le secondairepour 3et unniveaud’étudessupérieures pour 4. Onze de ces femmes étaient mariées, 2vivaient en union libre et 2étaient divorcées. Neuf (60%) étaient sexuellement actives. Sur le plan urogynécologique, la répartition s’établissaitcommesuit au seinde 5groupes: IU non opérée (3), IUE opérée (3), prolapsus génital non opéré (3), prolapsus génital opéré par voie vaginale (3), prolapsus génitalopérépar voiehaute (3). Après la série de tests, 4questions ont été amendées: la question 4b (choixdestermes«suffisante»,«insuffisante»àlaplacedes termes«bonnequalité»et«mauvaisequalité»),laques- tion5c(choixduterme«trèsaffectée»àlaplacedumot
«exaspérée»),laquestion9(modificationdansl’ordredes séquencesdephrasepourunemeilleurecompréhension)et laquestion11(rajoutde«avecpénétrationvaginale»après rapportssexuels).
Lasecondesériedetestsaévaluéauprèsd’unéchantillon de10autrespatientes ces modificationsetla compréhen- siongénéraleduquestionnaire.L’âgemoyenétaitde59ans (32—80ans) dans ce groupe. La langue maternelle était le franc¸ais (6), le portugais (1), l’italien (1), l’espagnol (2) mais la langue usuelle était le franc¸ais dans tous les cas.Sixfemmesétaientmariées,3divorcées,et1vivaiten unionlibre.Lesniveauxd’étuderapportésétaientprimaire (4)secondaire (3)etsupérieur(3).La moitiédesfemmes étaientsexuellementactivesetlarépartitionenfonctiondu statuturogynécologiqueétaithomogènedansles5groupes préalablement citésavec2patientesdans chaque groupe.
À l’issue decette séried’entretiens, aucune modification n’aétéapportéeauquestionnaireetlaversionainsiobte- nueaétéadresséeaucomitédetraductiondel’IUGApour validationavantdedébuterlaphasedevalidationpsycho- métrique.
Discussion
Les troubles de la statique pelvienne peuvent induire de nombreux symptômes tant au plan urinaire, digestif ou sexuel.L’évaluationdecessymptômesetdeleurretentisse- mentestuneétapeessentiellepourdéciderd’unestratégie thérapeutiqueadaptéeetoptimale etdispose aujourd’hui dequestionnairesvalidésquiontfaitl’objetdetraduction en languefranc¸aise. L’utilisation de ces outils de mesure validés et reproductibles est le préalable indispensable à une prise encharge dequalité eten adéquationavecles attentes dela femmeconcernée. L’estimation de lagêne fonctionnelle doit rester l’élément primordial pour déci- der à la fois de la légitimité et du type de la prise en charge.Àcetitre,l’évaluationdelasexualitéestuneétape incontournableettropsouventencorereléguéeausecond plan au coursde l’entretienmédecin-patiente. Un travail récent a révélé que l’objectif principald’un recours à la chirurgiepourprolapsusétaitsexuelchez3%despatientes [7]. Seul questionnaire spécifique des femmes présentant
un trouble de la statique pelvienne, le PISQ et notam- ment saversion courtele PISQ12s’est imposéedepuissa publicationcommel’outilderéférencepourl’étudedela sexualité en dépit d’incontestablesinsuffisances. Le type descoringnotamment,sous formed’unscoreglobal était sujetàcaution,pouvantmasquerartificiellementunaspect délétèresurl’undesparamètresoudesdomainesconcer- nés.Demême,aucunepartn’étaitfaiteauxfemmessans activitésexuelleetlemotifdecetteinactivitén’étaitpas pris en compte, sauf à poser des questions non validées àdiscrétion duthérapeute.Enfin,le mode descoringpar simpleadditionnes’avéraitpaslepluspertinentconduisant parfois àdes erreursd’évaluation. Ceslimitess’avéraient préjudiciables notammentau coursdesévaluationspréet postopératoires.C’estleméritedel’IUGAqued’avoirretra- vaillé ce questionnaire pour aboutir à la version PISQ-IR plus complète et incontestablement optimisée: prise en compte des femmes non sexuellement actives, dispara- tionduscore global au profitde sous scoresde domaines pluspertinents,validationauprèsdefemmesincontinentes anales. Néanmoins, cette optimisation a un coût: celui d’une certaine complexification essentiellement dans la méthodede scoringavecdessubdivisions auxitems épar- pillés qui imposent de disposer d’une version classée par
«domainesetsubdivisions»duditquestionnaire.Cettever- sion IR du questionnaire reste toujours incomplète pour une vraie évaluation postopératoire et ne donne notam- mentaucuneinformation«mécanique»surunedyspareunie postopératoire (raccourcissement, rétrécissement, dévia- tion,distorsionduconduitvaginal,obstacleousensationde butée,douleurspositionnellesousurexpositiondetreillis, autantdeparamètresutilesàunchirurgien)etn’évalueque trèssommairementleressentidupartenaire.C’estenraison deceslimitationsquenous avonsdéveloppé,au seind’un groupe d’experts multidisciplinaire,un questionnairespé- cifique del’évaluationpré- etpostopératoiredesfemmes présentant un trouble de la statique pelvienne. Ce ques- tionnaire,franc¸ais,estactuellementencoursdevalidation etserapeutêtreunoutilperformantdansl’avenir,surtout s’ilpouvaitfairel’objetd’unevalidationenanglais.Maisle processusestlongetlePISQ-IRconstituedoncaujourd’hui l’outil deréférence dans cette population spécifiqueque représententlesfemmesavecunprolapsuset/ouuneincon- tinence.
S’ilexisteaujourd’huiunemultiplicitédetechniqueschi- rurgicalessusceptiblesderéparerlestroublesdelastatique pelvienne leurs conséquences, au plan sexuel, ont long- tempsététrèsmalévaluées.Cemanqueestd’autantplus inacceptablequecettechirurgies’adresse,aujourd’hui, à des femmes de plus en plus jeunes, qui ne vivent plus leur prolapsus ou leur incontinence comme une fatalité maisquiréclamentdessolutionsefficacesetrespectueuses de leur qualité de vie. Traditionnellement la promonto- fixation jouit d’une réputation d’innocuité en termes de sexualité,àladifférencedestechniquesréaliséesparvoie vaginalebeaucoupplusàrisque[8].Cedogmeméritequand mêmed’êtrenuancécar,sileschirurgiensvaginalistesont fait l’effort ces dernières années d’évaluer de manière rigoureuse les conséquences sexuelles de leur chirurgie, notammentprothétique,forceestdeconstaterencoreque beaucoupdepapiersrapportantlesrésultatsdespromonto- fixationsnefontaucunétatdesrésultatssexuels[9],cequi
reprochabledansdessériesquiconcernentavanttoutdes femmesjeunes!
Conclusion
Ladiffusion delaformeréviséeduPISQs’inscritdansune démarchequalité quis’impose aujourd’hui à tout profes- sionneldesantéayantenchargelestroublesdelastatique pelvienne.Laquestiondelasexualité,troplongtempslais- sée au second plan, est devenue primordiale dans une sociétéquihésiteentrelecultedel’imageetlerespectsans conditiondelaqualitédevie.Lerecoursàdesoutilsvali- désetfacilesd’utilisationaoptimisé,cesdernièresannées, l’analysedel’impactsexueldel’incontinenceetduprolap- sus et a permis de mieux évaluer aussi les conséquences des traitements, notamment chirurgicaux sur la fonction sexuelle[10—12].CommelePISQ,lePISQ-IRestinitialement publiéenlangueanglaiseetsavalidationenlanguefranc¸aise constitueuneétapeessentiellepouràlafoisaméliorernos pratiquescliniquesetaussifaciliterlespublicationsdansles revuesinternationales.Ce1erarticleproposelaversiontra- duiteetvalidéelinguistiquementduPISQ-IRetserasuivipar unsecondvoletquiproposera,unefoislavalidationpsycho- métriqueachevée,laversiondéfinitiveduquestionnaireet sesmodalitésdescoring.
Déclaration d’intérêts
Lesauteursdéclarentnepasavoirdeconflitsd’intérêtsen relationaveccetarticle.
Annexe 1. PISQ-IR : Sexual Function for Women with POP, Urinary Incontinence and/or Fecal Incontinence
Q1 Laquelle des situations suivantes vous correspond le mieux?
Jen’aiaucuneactivité sexuelle
1→ PassezàlaquestionQ2 (Partie1)
J’aiuneactivité sexuelleavecousans partenaire
2→ PassezàlaquestionQ7 (Partie2)
Partie 1 : pour les femmes non sexuellement actives
Sivousavezuneactivitésexuelle,mercide cochezcettecaseetpassezàlapartie2
Q2 Vous trouverez ci-dessous une liste de raisons pou- vant expliquer votre absenced’activitésexuelle. Pour chaque proposition, merci d’indiquer dans quelle mesure vous êtes d’accord ou non pour dire que c’est une raisondevotreabsenced’activitésexuelle.
Toutàfait d’accord
Plutôt d’accord
Plutôtpas d’accord
Toutàfaiten désaccord
a Pasdepartenaire 1 2 3 4
b Celanem’intéressepas 1 2 3 4
c Enraisondeproblèmesdevessieoude problèmesintestinaux(incontinence urinaireoufécale)ouàcaused’un prolapsus(sensationouprésenced’une bouledanslevagin)
1 2 3 4
d Enraisond’autresproblèmesdesanté 1 2 3 4
e Douleur 1 2 3 4
Q3Dansquellemesurelapeurdeperdredel’urineet/oudesselleset/ouderessentirunebouledanslevagin(descente delavessie,durectumoudel’utérus)vousfaitéviterourestreindreuneactivitésexuelle?
1 Pasdutou 2 Unpeu 3 Assez 4 Beaucoup
Q4Pourchacunedespropositionssuivantes,mercid’entourerlechiffreentre1et5quireprésentelemieuxlafac¸ondont vousjugezvotreviesexuelleactuelle:
Note
a Épanouissante 1 2 3 4 5 Nonépanouissante
b Satisfaisante 1 2 3 4 5 Insatisfaisante
Q5Mercid’indiquerdansquellemesurevousêtesd’accordounonaveclespropositionssuivantes: Toutàfait
d’accord
Plutôt d’accord
Plutôtpas d’accord
Toutàfaiten désaccord
a Jemesensfrustréeparmaviesexuelle 1 2 3 4
b Dufaitdemonincontinenceet/ou prolapsus,jemesensdiminuéesurleplan sexuel
1 2 3 4
c Jesuistrèsaffectéedesrépercussionsqu’a monincontinenceet/oumonprolapsussur maviesexuelle
1 2 3 4
Q6Dansl’ensemble,àquelpointvotreabsenced’activitésexuellevousperturbe-t-elle? 1 Pasdutout
2 Unpeu 3 Assez 4 Beaucoup
Findesitemspourlesfemmesnonsexuellementactives.
Partie 2 : pour les femmes sexuellement actives
Lesquestionssuivantesconcernentundomainequin’estsouventpasabordédansunquestionnaire.
Merciderépondreleplushonnêtementetleplusclairementpossible
Q7Àquellefréquenceressentez-vousdel’excitationsexuelle(physiqueoumentale),aucoursd’uneactivitésexuelle? 1 Jamais
2 Rarement 3 Parfois 4 Souvent 5 Toujours
Q8Aucoursd’uneactivitésexuelle,àquellefréquencevoussentez-vous:
Jamais Rarement Parfois Souvent Presquetoujours
a Comblée 1 2 3 4 5
b Honteuse 1 2 3 4 5
c Anxieuse 1 2 3 4 5
Q9 À quelle fréquence vous arrive-t-il de perdre de l’urine et/ou des selles au cours d’une activité sexuelle, quellequesoitlanaturedel’activitésexuelle?
1 Jamais 2 Rarement 3 Parfois 4 Souvent 5 Toujours
Q10Encomparaisonaveclesorgasmesquevousaviezauparavant,quelleestl’intensitédevosorgasmesactuels? 1 Nettementmoinsintenses
2 Moinsintenses 3 Mêmeintensité 4 Plusintenses
5 Nettementplusintenses
Q11Àquellefréquenceressentez-vousdesdouleurslorsdesrapportssexuelsavecpénétrationvaginale?(Sivousn’avez pasderapportssexuelsavecpénétrationvaginale,cochezcettecaseetpassezàlaquestionsuivante).
1 Jamais 2 Rarement 3 Parfois 4 Souvent 5 Toujours
Q12Avez-vousun(e)partenairesexuel(le)? 1 Oui→PassezàlaquestionQ13
2 Non→PassezàlaquestionQ15
Q13Avecquellefréquencevotrepartenairerencontre-t-il/elledesproblèmes(absenced’excitation,dedésir,d’érection, etc.)quilimitentvotrepropresexualité?
1 Toutletemps 2 Laplupartdutemps 3 Parfois
4 Presquejamais/Rarement
Q14Globalement,diriez-vousquevotrepartenaireaunimpactpositifouaucontraireunimpactnégatifsurcequisuit? Trèspositif Plutôtpositif Plutôtnégatif Trèsnégatif
a Votredésirsexuel 1 2 3 4
b Lafréquencedevotreactivitésexuelle 1 2 3 4
Q15Aucoursd’uneactivitésexuelle,vousarrive-t-ilderessentirquevousenauriezvouludavantage? 1 Jamais
2 Rarement 3 Parfois 4 Souvent 5 Toujours
Q16Aquellefréquenceressentez-vousdudésir sexuel,cecipouvantinclurel’envied’avoirunerelationsexuelle, des penséesdenaturesexuelle,desfantasmes...?
1 Touslesjours 2 Touteslessemaines 3 Touslesmois
4 Moinsd’unefoisparmois 5 Jamais
Q17Selonvous,quelestleniveaudevotredésirsexueloudevotreintérêtpourlesexe? 1 Trèsélevé
2 Elevé 3 Modéré 4 Faible
5 Trèsfaiblevoirenul
Q18Dansquellemesurelapeurdeperdredel’urine,desselleset/ouderessentirunebouledanslevagin(prolapsus) vousfaitéviteruneactivitésexuelle?
1 Pasdutout 2 Unpeu 3 Assez 4 Beaucoup
Q19Pourchacunedes propositionssuivantes,mercid’entourerlechiffreentre1et5quireprésentele mieuxla fac¸on dontvousjugezvotreviesexuelleactuelle:
Note
a Épanouissante 1 2 3 4 5 Nonépanouissante
b Satisfaisante 1 2 3 4 5 Insatisfaisante
c Enconfiance 1 2 3 4 5 Inquiète
Q20Mercid’indiquerdansquellemesurevousêtesd’accordounonaveclespropositionssuivantes: Toutàfait
d’accord
Plutôt d’accord
Plutôtpas d’accord
Toutàfaiten désaccord
a Jemesensfrustréeparmaviesexuelle 1 2 3 4
b Dufaitdemonincontinenceet/ou prolapsus,jemesensdiminuéesurleplan sexuel
1 2 3 4
c Jeressensdelagênevis-à-visdemavie sexuelle
1 2 3 4
d Jesuistrèsaffectéedesrépercussionsqu’a monincontinenceet/oumonprolapsussur maviesexuelle
1 2 3 4
Annexe B. Matériel complémentaire
Lesmatérielscomplémentaires(Annexe1etTableau1) accompagnantlaversionenlignedecetarticlesont disponiblessurhttp://www.sciencedirect.cometdoi:10.
[1016/j.purol.2013.10.004].
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