N A L E S E D L ’IN IT ST T U
F O U R IE
ANNALES
DE
L’INSTITUT FOURIER
François BÉGUIN
Classification des difféomorphismes de Smale des surfaces : types géométriques réalisables
Tome 52, no4 (2002), p. 1135-1185.
<http://aif.cedram.org/item?id=AIF_2002__52_4_1135_0>
© Association des Annales de l’institut Fourier, 2002, tous droits réservés.
L’accès aux articles de la revue « Annales de l’institut Fourier » (http://aif.cedram.org/), implique l’accord avec les conditions générales d’utilisation (http://aif.cedram.org/legal/). Toute re- production en tout ou partie cet article sous quelque forme que ce soit pour tout usage autre que l’utilisation à fin strictement per- sonnelle du copiste est constitutive d’une infraction pénale. Toute copie ou impression de ce fichier doit contenir la présente mention de copyright.
cedram
Article mis en ligne dans le cadre du
Centre de diffusion des revues académiques de mathématiques http://www.cedram.org/
CLASSIFICATION DES
DIFFÉOMORPHISMES DE SMALE DES SURFACES :
TYPES GÉOMÉTRIQUES RÉALISABLES
par
François BÉGUIN
52,
(2002), 1135-1185
Introduction.
Soit M une variété
compacte
etf :
M -> M undifféomorphisme
declasse
C .
On dit quef
estCl-structurellement
stable si tout difféomor-phisme
suffisammentproche
def
entopologie Cl
esttopologiquement conjugué
àf.
L’étudesystématique
de telsdifféomorphismes
a débuté dans les années 60 sousl’impulsion
de S.Smale;
c’estpourquoi
onappelle
sou-vent
difféomorphismes
de Smale lesdifféomorphismes Cl-structurellement
stables des variétés
compactes.
Cet article est le dernier volet d’une classi- fication desdifféomorphismes
de Smale des surfacescompactes.
Descriptions
combinatoires d’undifféomorphisme
de Smale de surface.
Dans
[4],
C. Bonatti et R.Langevin
ont donné desdescriptions
combinatoires de la
dynamique topologique(’)
de toutdifféomorphisme
de Smale de
surface ;
nous allons résumer ce travail.Le
point
dedépart
est la caractérisation desdifféomorphismes
deSmale,
due à J.W.Robbin,
C. Robinson et R. Mané(voir [9]
et[8]
pour lapreuve de la
caractérisation,
et[10]
pour les notions d’ensemblenon-errant,
d’ensemblehyperbolique,
de variétés stable etinstable) :
~1~ i.e. la dynamique considérée à conjugaison topologique près.
Mots-clés : Dynamiques hyperboliques - Difféomorphismes de Smale - Partition de Markov.
Classification math. : 37D20 - 37E30.
Un
difféomorphisme f
d’une variétécompacte
est undifféomorphisme
de Smale si et seulement si l’ensemble non-errant
Ç2(f)
esthyperbolique,
lespoints périodiques
sont denses danset,
pour touspoints
x, y EÇ2(f),
la variété stable de x est transverse à la variété instable de y.
Un résultat
classique
montre alors que l’ensemble non-errant d’undifféomorphisme
de Smalef
est l’uniondisjointe
d’un nombre fini decompacts
transitifs maximaux : lespièces basiques
def (voir [10]). Ainsi,
il est
naturel,
dans unpremier temps,
de chercher à décrire ladynamique
d’un
difféomorphisme
de Smale de surface auvoisinage
de chacune de sespièces basiques.
En
fait,
les seulespièces basiques qui
nouspréoccupent
réellementsont les
pièces basiques selles,
c’est-à-dire lespièces basiques
en toutpoint desquelles
la direction stable et la direction instable sont de dimension 1(les
autrespièces basiques
sont desimples
orbitespériodiques puits
ousources, aux
voisinages desquelles
ladynamique
esttriviale).
Parailleurs,
on supposera
toujours
que lespièces basiques
considérées sont totalement discontinues(pour
laclassification,
onpeut toujours
se ramener à cecas-là,
voir
[4, partie 2.3]).
Pour décrire la
dynamique
d’undifféomorphisme
de Smale de surfaceau
voisinage
d’unepièce basique selle,
on utilise despartitions
de Markov.Cet outil va
jouer
un rôle central dans nosrésultats ;
c’estpourquoi
nous endonnons dès maintenant une définition formelle :
Un
rectangle
estl’image
d’unplongement
de[0,1]~
dans une surface.Étant
donné unrectangle R,
deux côtésopposés
de R sont dits stablesou
horizontaux,
et on note as R l’union de ces deuxcôtés;
les deux autrescôtés sont dits instables ou verticaux et on note (9uR leur union. Un sous-
rectangle
horizontal de R est unrectangle H,
inclus dansR,
tel que les côtés verticaux de H sont inclus dans l’un et l’autre des côtés verticaux de R. Unsous-rectangle
horizontal de R est strict s’il estdisjoint
des côtéshorizontaux de R. On définit de même la notion de
sous-rectangle
vertical( strict) .
Considérons alors une
pièce basique
selle A d’undifféomorphisme
deSmale d’une surface
S,
et unrectangle R plongé
dans S. On dit que lerectangle R
est bienplacé
parrapport
à lapièce basique
A si :(i)
le bordde R est
disjoint
deA, (ii)
toutecomposante
connexe deW (A)
n R est unarc
qui
traverse R horizontalement depart
enpart, (iii)
toutecomposante
connexe de n R est un arc
qui
traverse R verticalement depart
enpart (figure 1).
Figure
1.À gauche,
unrectangle
R bienplacé
parrapport
à unepièce basique
A.À droite,
unepartition
de Markov àun seul
rectangle
R.DÉFINITION. - Soit
f
undifféomorphisme
de Smale d’une surfacecompacte
S et A unepièce basique
selle def.
Unepartition
de Markovde A est une collection finie R
= ~ R1, ... , Rn ~
derectangles
deux àdeux
disjoints, plongés
dansS,
bienplacés
parrapport
àA,
dont l’unionrecouvre
A,
etqui
vérifient lapropriété
suivante :pour
tousi, j
n,chaque composante
def (Ri)
nRj
est à la fois(*) ~ ~ d’un un sous-rectangle sous-rectangle
vertical horizontal strict du strict du rectangle rectangle Rj
et Ri. l’image
par f
Une construction classique
de R. Bowen implique
que toute pièce basique
selle d’un difféomorphisme
de Smale de surface admet une partition
de Markov
(voir [5]
pour l’idéeoriginale,
ou[4, chap. 4],
pour une preuveconstructive) .
Considérons un
difféomorphisme
de Smalef préservant
l’orientation d’une surfacecompacte
orientéeS,
et unepartition
de Markov R -{ R1, ... , Rn }
d’unepièce basique
selle def.
On extrait alors ducouple (R, f )
une information combinatoire finiequi
décrit la «façon »
dont lesrectangles R1, ... , Rn
sont intersectés par leursimages f (R1),
...,f (Rn) :
. pour tout i n, la liste ordonnée des
rectangles RJl’
..., quetraverse le
rectangle f (Ri ) ;
. pour
tout j
n, lespositions relatives,
dans lerectangle Rj,
des différentes
composantes
connexes de l’intersection desrectangles
/(Ri),..., f (Rn )
avec lerectangle Rj ;
. pour tous
i, j
n, et pourchaque composante
connexe deun
signe qui indique
si lerectangle f (Ri )
traverse lerectangle Rj
de bas en haut ou de haut en bas.
Cette information combinatoire
s’appelle
letype géométrique
de lapartition
de Markov TZ(on
donnera une définitionprécise
dans lapartie 1).
Pour toute
pièce basique
selle A d’undifféomorphisme
de Smalef
de
surface,
onpeut
définir unvoisinage
invariantcanonique
de A : le domaineA( f, A)
de A. Le résultat suivantjustifie
alors l’introduction de la notion detype géométrique
d’unepartition
de Markov :THÉORÈME
(Bonatti, Langevin, [4]).
- Considérons deux difFéomor-phismes
de Smalef
etf’ préservant
les orientations de surfacescompactes orientées,
et deuxpièces basiques
selles A et A~ def
etf’.
Si lespièces basiques
A et 11’ admettent despartitions
de Markov de mêmetype géométrique,
alors il existe unhoméomorphisme
deA (f , A)
sur0 ( f’,1~’ )
qui conjugue f
etf’.
Le théorème ci-dessus montre que la
dynamique topologique
d’undifféomorphisme
de Smale de surface estcaractérisée,
en restriction audomaine d’une
pièce basique
selleA,
par unobjet
combinatoire fini : letype géométrique
den’importe quelle partition
de Markov de A. Enfait,
en travaillant un peu
plus,
on en déduit assez facilement desdescriptions
combinatoires de la
dynamique topologique globale
de toutdifféomorphisme
de Smale de surface
(voir [4, partie 3.4]).
Le
problème
de réalisabilité destypes géométriques.
Le théorème de Bonatti et
Langevin
ouvre la voie à une classification desdifféomorphismes
de Smale des surfaces. Plusprécisément,
pour obtenirune classification essentiellement
complète
de cesdifféomorphismes,
il fautrépondre
à deuxquestions :
QUESTION
1(vague). - À quelle
condition une combinatoire abstraite est-elle letype géométrique
d’unepartition
de Markov depièce basique
dedifféomorphisme
de Smale de surface ?QUESTION
2(vague). - À quelle
condition deuxtypes géométriques
distincts
correspondent-ils
à deuxpartitions
de Markov d’une mêmepièce
basique
dedifféomorphisme
de Smale de surface ?L’article
[1] répond
à laquestion 2 : j’y
décris unalgorithme qui
décidesi deux
types géométriques
donnéscorrespondent,
ou non, à deuxpartitions
de Markov différentes d’une même
pièce basique
dedifféomorphisme
deSmale. Le but du
présent
article est derépondre
à laquestion 1 ;
on va toutd’abord formuler cette
question plus précisément;
pour cefaire,
on doitdéfinir les notions de
partition
de Markov abstraite et detype géométrique
réalisable :
DÉFINITION. - Une
partition
de Markov abstraite est uncouple f)
où 7Z =
~R1, ... , Rn 1
est une collection finie derectangles
deux à deuxdisjoints plongés
dans une surface orientéeS,
etf
est undifféomorphisme
de S
préservant l’orientation, qui
vérifient lapropriété
suivante :pour
tousi, j
n,chaque composante
def (Ri)
nRj
est à la fois(*) ~
unsous-rectangle
vertical strict durectangle Rj
etl’image
parf
~
d’unsous-rectangle
horizontal strict durectangle Ri.
Dans la définition
ci-dessus,
onn’impose
aucunepropriété particulière
au
difféomorphisme f ; ainsi,
laposition
desrectangles f (R1 ),
...,f (Rn)
par
rapport
auxrectangles
est absolumentquelconque,
pour peuqu’elle respecte
la condition(*) (voir
la remarque 1.3 pour un énoncéprécis).
La définition dutype géométrique
d’unepartition
de Markovs’étend sans aucune modification aux
partitions
de Markov abstraites.DÉFINITION. - Le
type géométrique
T d’unepartition
de Markovabstraite est réalisable s’il existe un
difféomorphisme
de Smalepréservant
l’orientation d’une surface
compacte,
dont unepièce basique
selle admetune
partition
de Markov detype géométrique
T.QUESTION
1(précisée).
-À quelle
condition letype géométrique
d’une
partition
de Markov abstraite est-il réalisable ?Bonatti et E. Jeandenans ont défini le genre du
type géométrique
d’unepartition
de Markovabstraite,
et ont caractérisé lestypes géométriques
degenre fini
(voir [4, chap. 7]).
Ilsconjecturent
alorsqu’un type géométrique
est réalisable si et seulement s’il est de genre fini. Dans
[7],
Jeandenansprouve un résultat
qui plaide
fortement en faveur de cetteconjecture.
Dansce
texte,
nousapportons
uneréponse complète
à laquestion 1,
en utilisantune
approche
totalement différente de celle de Bonatti et Jeandenans.Figure
2. Construction de la surface à bordE’(7Z, f) (dans
le cas où(R, f)
est une
partition
de Markov abstraite de mêmetype géométrique
que lapartition
de lafigure 1).
Énoncé
du résultatprincipal.
Soit
(R, f )
unepartition
de Markovabstraite,
avec R= ~ R1, ... , Rn ~ . Commençons
par une remarquepréliminaire :
lapartition
de Markovabstraite
(R, f )
est dite transitivesi, quels
que soient les entiersi, j
n, il existe une suite z =ir = j
telle quef (Ri,~ )
n 1 est non-videpour tout k r ; un
argument simple
etclassique
montre que letype géométrique
de(R, f )
nepeut
être réalisable que si(R, f )
esttransitive ;
c’est
pourquoi
nous supposerons dorénavant que lapartition
de Markovabstraite
(R, f)
est transitive.Nous allons énoncer un critère effectif
qui permet
de déterminer si letype géométrique
de lapartition
de Markov abstraite(R, f)
est réalisableou pas; l’énoncé de ce critère passe par la construction d’une surface à
points marqués E~(7~,/).
On note R l’union desrectangles
et on note as R l’union des côtés stables de ces
rectangles.
Par définition d’unepartition
de Markovabstraite,
lesrectangles R1, ... , Rn
sontplongés
dans une surface
orientée;
parsuite,
le bord de chacun de cesrectangles
est orienté. Un coin c du
rectangle Ri
est dit stable-instablesi, quand
onparcourt
le bord durectangle Ri
dans le sensdirect,
on va d’un côté stablevers un côté instable en
passant
par c ; sinon il est dit instable-stable.Construction de la surface à
points marqués ~u (7Z, f).
. On note Ru =
adh(R B f -1 (R) ) ;
c’est une union finie de sous-Figure
3. Construction despoints marqués
de la surface~~‘ (R, f ) . rectangles
horizontaux desrectangles Ri,..., Rn.
Le bord stable de RU est la réunion de as R et de R n(figure 2).
. Partant de l’ensemble
Ru,
on identifiechaque point x
e R nà son
image f (x)
Ef (R)
n ca’R;
on obtient ainsi unesurface
(topologique)
à bord que l’on note~~ (7Z, f ) (figure 2).
On note nula
projection
naturelle de Ru surE~(7~, f).
. On
appelle points marqués
stables-instables de la surfacef)
les
images
par nu des coins stables-instables desrectangles Ri,..., Rn
(figure 3).
Onappelle points marqués
instables-stables de la surface~~‘ (7Z, f )
lesimages
par nu des coins instables-stables desrectangles Ri,..., R,.
DÉFINITIONS. - Une
composante
de bord de la surface àpoints marqués
estéquilibrée
si elleporte
autant depoints marqués
stables-instables que de
points marqués
instables-stables.Une
composante
connexe E deS’ (7Z, f )
estsimple
si elle est dansl’un des deux cas suivants :
. Cas 1. - ~ est de genre
1,
et toutes lescomposantes
de bord de E sontéquilibrées.
. Cas II. 2013 E est de genre
nul,
et toutes lescomposantes
de bord de E sauf deux sontéquilibrées.
Enfin,
la surface àpoints marqués E’(7Z, f)
estsimple
si sescomposantes
connexes sontsimples.
Par
exemple,
la surface àpoints marqués S’ (7Z, f )
construite auxfigures
2 et 3 estsimple :
elle est connexe, de genrenul,
et une de ses troiscomposantes
de bord estéquilibrée.
Le but de l’article est d’établir le théorème suivant :THÉORÈME 1. - Le
type géométrique
de lapartition
de Markovabstraite transitive
(R, f )
est réalisable si et seulement si la surface àpoints marqués E’(7Z, f )
estsimple.
Le théorème 1 fournit un moyen
simple
etrapide
de déterminer si letype géométrique
d’unepartition
de Markov abstraite est réalisable ou non.Par
exemple,
dans lapartie 8,
nous utiliserons le théorème 1 pour exhiber despartitions
de Markov abstraites dont lestypes géométriques
ne sont pas réalisables.La
conjecture
de Bonatti-Jeandenansévoquée précédemment («un
type géométrique
est réalisable si et seulement si il est de genrefini » )
peut
être obtenue comme corollaire du théorème 1(voir [2, chap. 4,
appendice A]).
Ce corollaire n’estcependant
pas très utile enpratique :
pour déterminer si un
type géométrique
estréalisable,
il estbeaucoup
moins coûteux d’utiliser le théorème
1,
que d’utiliser la caractérisation destypes géométriques
de genre fini.Organisation
de l’article.Dans la
partie 2,
on définira la notion de surface à arcsmarqués
etla notion d’encerclement dans des
tores, puis
on munira alors la surfaceE~(7~,/)
d’une structure de surface à arcsmarqués.
Les sections 3 à 7 seront alors consacrées à la preuve du théorème suivant :THÉORÈME 1 bis.
- Étant
donnée unepartition
de Markov abstraite transitive(7Z, f),
les troispropriétés
suivantes sontéquivalentes :
1)
Letype géométrique
de lapartition
de Markov abstraite(R, f)
estréalisable.
2)
La surface à arcsmarqués E~(7~,/) peut
être encerclée dans des tores.3)
La surface àpoints marqués ~~ (7Z, f)
estsimple.
Remarquons
que le théorème 1correspond
àl’équivalence
1 Q 3 duthéorème
1 bis ;
enparticulier,
le théorème 1 bisimplique
le théorème 1.La
propriété
2 du théorème 1 bis n’a pas d’autre intérêt que de servir d’intermédiaire entre lespropriétés
1 et 3.La notion de
type géométrique
réalisable concerne les difféomor-phismes
des surfaces.Cependant,
la preuve du théorème 1 bis nécessite de raisonner sur desobjets plus généraux :
leschamps
de vecteurs desvariétés de dimension 3
(on rappelle
quel’opération
desuspension permet
de considérer les
champs
de vecteurs des variétés de dimension 3 comme desgénéralisations
desdifféomorphismes
dessurfaces).
Dans les sections 3 et4,
on traduira la notion de
type géométrique
réalisable en termes dechamps
de vecteurs des variétés de dimension 3.
On abordera alors la preuve du théorème 1 bis
proprement
dite : lesparties 5,
6 et 7 sont consacrées aux preuvesde 1 ~ 2, 2 ~ 1, et 2 ~ 3.
Enfin,
onexhibera,
dans lapartie 8,
desexemples
departitions
deMarkov abstraites dont les
types géométriques
ne sont pas réalisables.Remerciements. - Cet article est issu d’une thèse sur les
champs
deSmale en dimension 3. Je tiens à remercier Christian Bonatti de m’avoir
proposé
cettethèse,
et de l’avoirdirigée
avecbeaucoup
d’enthousiasme.1. Type géométrique d’une partition de Markov.
Pour donner un sens tout-à-fait
précis
à la notion detype géométrique réalisable,
il nous reste à définir formellement letype géométrique
d’unepartition
deMarkov ;
c’est le but de cettepartie.
On considère une
partition
de Markov abstraite(R, f),
on noteR1, ... , Rn
lesrectangles
de cettepartition
deMarkov,
et on noteR = Rl U
... URn.
Parailleurs,
pour tout i n :. on choisit une orientation
wi
d’un côté horizontal durectangle Ri ;
. l’orientation
wi
induit une orientationwi
d’un côté vertical durectangle Ri (via
l’orientation de la surface danslaquelle
sontplongés
lesrectangles R1, ... , Rn ) ;
. les orientations
wi
etw2
nouspermettent
deparler
des côtés infé-rieur, supérieur, gauche
et droit durectangle Ri,
ainsi que de tout sous-rectangle
horizontal ou vertical deRi.
DÉFINITION 1.1. - Pour tout i n, on note
hi
le nombre decomposantes
connexes def (Ri)
n R. Par définition d’unepartition
deMarkov,
cescomposantes
connexes sont lesimages
parf
desous-rectangles
horizontaux du
rectangle Ri,
que l’on noteHi , ... , Hh2
dans l’ordre induitpar l’orientation
wi .
Pour tout k n, on note Vk le nombre de
composantes
connexes deRk
nf (R) .
Cescomposantes
connexes sont dessous-rectangles
verticauxd u
rectangle Rk,
que l’on noteV,1,..., Vkvk
dans l’ordre induit par l’orien- tationPour tout i n et
tout j hi,
il existe un( unique) couple
d’entiers
(k,f)
tel quef(Hi3) - Ve
on pose alors-b (i, j) - (k,f).
Parailleurs,
on posej) _
-f- sif
envoie le côté inférieur dusous-rectangle Hi
sur le côté inférieur d u
sous-rectangle v~ ; sinon,
on == -.On définit ainsi une
bijection
et une fonction
Le
type géométrique
T de lapartition
de Markov abstraite(R, f)
estla donnée des entiers n,
hl, ... , hn,
vl, ... , vn, de labijection I>
et del’application
E.Exemple
1.2. - Letype géométrique
de lapartition
de Markovdessinée à la
figure
1 est donné par : n =1, hl
=2, ~(1,1) == ( 1,1 ) ,
Remarque
1.3. -Étant
donnés des entiers r tels queri hi
=ri
vi, étant donnée unebijection
et une fonction , 1 il est facile
de construire une
partition
de Markov abstraite detype géométrique
2. Surfaces à
arcsmarqués
etencerclements
.
dans des
tores.Le but de cette
partie
est de donner un sens à lapropriété
2 del’énoncé du théorème 1 bis. On définira tout d’abord les notions de surface à arcs
marqués
et d’encerclement.Puis,
pour toutepartition
de Markovabstraite
(R, f ),
on définira les arcsmarqués
de la surfacef ) .
2.1. Surfaces à arcs
marqués
et encerclements.Un arc q, tracé sur une surface à bord
E,
sera ditmaximal,
si les deuxextrémités
de -y
sont situées sur le bord de E.DÉFINITION 2.1. - Soit E une surface à bord orientée. Faire de E
une surface à arcs
marqués,
c’est se donner un nombre fini d’arcssimples, maximaux, orientés,
deux à deuxdisjoints,
tracés sur E(les
arcsmarqués
de
~).
Supposons
données une surface à arcsmarqués E,
et une courbefermée -y
telle que ry n E est une union d’arcsmarqués
de S. On dira que les orientations des arcsmarqués
de E sont cohérentes lelong
de rysi, quels
que soient les arcsmarqués 61, b2
de E inclus dans la courbe ~y, les orientations des arcsmarqués 61
et62
induisent la même orientation de la courbe ry.DÉFINITIONS 2.2. - Soit E une surface à arcs
marqués.
Unencerclement de S dans une surface sans bord F est la donnée d’un
plongement h : £ -
F et de courbes ferméessimples
-yn, deux à deuxdisjointes,
tracées surF,
tels que. pour tout i
n, l’intersection
de lacourbe -y,
avec la surfaceh(~)
est une union d’arcsmarqUéS(2)
deh(~),
et les orientations des arcsmarqués
deh(~)
sont cohérentes lelong
de ryi,. tout arc
marqué
de la surfaceh(E)
est inclus dans l’une des courbes On diraque E peut
être encerclée dans des tores s’il existe unencerclement de E dans une surface F dont toutes les
composantes
connexessont des tores.
Par
exemple,
on vérifie facilement que la surface à arcsmarqués E~(7~,/) représentée
à lafigure
4peut
être encerclée dans un tore(mais
pas dans une
sphère).
Deux surfaces à arcs
marqués S
et S’ seront diteséquivalentes,
s’ilexiste un
homéomorphisme g : S --> S’, qui
envoie l’orientation de E surl’orientation de
E’,
etqui
envoie les arcsmarqués
orientés de S sur les arcsmarqués
orientés de ~’ .Considérons alors deux surfaces à arcs
marqués équivalentes S
etE’-,
deux
plongements h : £ -
F et h’ : S’ - F’ seront ditséquivalents
s’il existe un
homéomorphisme g :
F -F’, qui
envoie sur/~(S), qui
envoie l’orientation de
h(E)
sur l’orientation deh’(~’),
etqui
envoie lesarcs
marqués
orientés de sur les arcsmarqués
orientés de/~/(E).
~2~ L’expression «les arcs marqués de
h(~) »
signifie «les images par h des arcs marquéset l’expression « les orientations des arcs marqués de
h(£) »
signifie « les images par h des orientations des arcs marquésRemarques
2.3. - Si E et S’ sont deux surfaces à arcsmarqués équivalentes,
alors Epeut
être encerclée dans des tores si et seulement si ilen est de même pour ~’ .
Si /z : E ~ F et h’ : ~’ ~ F’ sont deux
plongements équivalents,
et si g : : F -~ F’ est un
homéomorphisme qui
réalisel’équivalence,
alors
h, ~yl , ... ,
~yn est un encerclement de E dans F si et seulement sih’, g (~yl ) , ... ,
est un encerclement de ~’ dans F’.2.2. La surface à arcs
marqués E~(7~, f ) .
Soit
(R, f )
unepartition
de Markov abstraite. Nous allonsreprendre
la construction de la surface à bord
~~ (7Z, f ) , puis
faire def )
unesurface à arcs
marqués.
On noteRl, .... Rn
lesrectangles
de lapartition
deMarkov abstraite
(TZ, f),
et on note R l’union de cesrectangles.
Onrappelle
que, par définition d’une
partition
de Markovabstraite,
lesrectangles R1, ... , Rn
sont munis d’une orientation quepréserve
ledifféomorphisme f.
L’ensemble Ru. - On note Ru =
adh(R B (R) ) .
De la définition d’unepartition
de Markovabstraite,
on déduit que lescomposantes
connexes de Ru sont des
sous-rectangles
horizontaux desrectangles Rl,
... ,Rn.
On vérifie facilement que le bord stable de Ru est l’uniondisjointe
des ensembles as R et R npuis
que Ru est l’uniondisjointe
des ensemblesR B
et R n On en déduit que, siun
point
x et sonimage f (x)
sont tous deux dansRu,
alors lepoint
x estnécessairement sur R n
(et,
parsuite,
lepoint f (x)
est surLa surface à bord
E~(7~,/)
et son orientation. - On noteE~(7~,/)
l’ensemble obtenu àpartir
de Ru en identifiantchaque point
x e R n à son
image f (x) (figure 2).
L’ensemble
E~(7~,/)
est obtenu àpartir
de Ru en identifiant lescomposantes
connexes de à leurimages
parf ,
L’ensemble Ru est une union finie dedisques topologiques
deux à deuxdisjoints.
Lescomposantes
connexes de as R et leursimages
sont des arcs deux à deuxdisjoints
du bord de Ru. On en déduit facilement que est unesurface
(topologique) compacte
à bord. Cette surface est orientable car ledifféomorphisme f préserve
l’orientation.On note nu la
projection
naturelle de Ru surf ),
et on orientela surface
grâce
àl’image
par IIu de l’orientation desrectangles
Figure
4. Les arcsmarqués
de la surfaceS’ (7Z, f )
et leurs orientations.Les arcs
marqués
de la surfaceE(7,/)
et leurs orientations. - Onappellent
arcsmarqués
de la surfaceE’(7Z, f)
lesimages
par nu descomposantes
connexes de ce sont des arcssimples, maximaux,
deux àdeux
disjoints,
tracés sur la surface On oriente ces arcsgrâce
àl’image
par nu de l’orientation du bord desrectangles Ri, ... , Rn (figure 4).
La donnée de ces arcs orientés fait de
f )
une surface à arcsmarqués
au sens de la définition 2.1.
Le lemme suivant découle directement de la définition du
type géométrique
d’unepartition
de Markov et de la définition de la surface à arcsmarqués f ) :
LEMME 2.4. - Si
(R’, f’)
est unepartition
de Markov abstraiteayant
le mêmetype géométrique
que(R, f ),
alors les surfaces à arcsmarqués
f )
etEu (7?’, f’)
sontéquivalentes.
Remarque
2.5(Arcs
etpoints marqués
de la surfaceEu (7Z, f ) ) .
-On
rappelle qu’un
coin c durectangle Ri
est stable-instablesi, quand
onparcourt
le bord deRi
dans le sensdirect,
on va d’un côté stable vers un côté instable enpassant
par c. Lespoints marqués
stables-instables de la surface sont lesimages
par nu des coins stables-instables desrectangles Ri,..., Rn,
et lespoints marqués
stables-instables sont définis de même. On remarque alors que.
chaque
arcmarqué
dejoint
unpoint marqué
instable-stable à un
point marqué stable-instable,
et est orienté dupoint
instable-stable vers le
point stable-instable ;
.
réciproquement,
toutpoint marqué
de la surfacef )
est uneextrémité d’un arc
marqué.
3. Champs de Smale
endimension 3
etréalisabilité des
types géométriques.
Les
champs
de Smale des variétés de dimension 3peuvent
être vuscomme des
généralisations
naturelles desdifféomorphismes
de Smale dessurfaces
(via l’opération
desuspension).
Nous allons traduire la réalisabilité d’untype géométrique
en termes dechamps
de Smale des variétés de dimension3 ;
nousdisposerons
ainsi d’outilssupplémentaires
pour prouver le théorème 1 bis.3.1.
Champs
de Smale en dimension 3 etpartitions
de Markov.Deux
champs
de vecteursX,
V définis sur des variétés sont ditstopologiquement équivalents
s’il existe unhoméomorphisme
h : À4 -.lU qui
envoie orbite orientée de X sur orbite orientée de Y. On dit
qu’un champ
de vecteurs X sur une variété
compacte
est unchamp
de Smale si toutchamp
de vecteursproche
de X entopologie Cl
esttopologiquement équivalent
à X. On a alors une caractérisation similaire à celle desdifféomorphismes
de Smale :Un
champ
de vecteurs Xnon-singulier
sur une variétécompacte
estun
champ
de Smale si et seulement si l’ensemble non-errantQ(X)
esthyperbolique,
les orbitespériodiques
sont denses dansQ(X),
et les variétés stables et instables des orbites deÇ2(X)
secoupent
transversalement.Comme pour les
difféomorphismes,
l’ensemble non-errant d’unchamp
de Smale se
décompose
en un nombre fini depièces basiques (compacts
transitifs
maximaux).
On supposeratoujours
que lespièces basiques
sellessont transversalement totalement discontinues.
Considérons une
pièce basique
selle K d’unchamp
de Smale X sur une3-variété
compacte
À4 . Une section locale de K est une surfacecompacte
à bord ,S’plongée
dansA~,
transverse àX, coupant
toute orbite deK,
et dont le bord est
disjoint
de K. Il existetoujours
de telle sections locales(voir [6]).
Si ,S’ est une section locale deK,
on remarque que l’ensemble A = K n ,S’ est unepièce basique
selle(i.e
uncompact
transitif maximalhyperbolique selle)
pour ledifféomorphisme (local)
depremier
retour sur S.DÉFINITION 3.1. - On considère une
pièce basique
selle K d’unchamp
de SmaleX,
et une section locale S de K. On notef l’application
de
premier
retour sur la section locale S.Une
partition
de Markov de K tracée sur S est une collection finiede
rectangles
R =~R1, ... , Rn ) plongés
dans la section localeS,
tel que ledifféomorphisme
localf
est défini en toutpoint
deRI
U ... URn,
et telque 7Z est une
partition
de Markov de lapièce basique
11 = K f1 ,S‘ pour ledifféomorphisme
localf (au
sens défini dansl’introduction).
Remarque
3.2. -L’expression
«unepartition
de Markov R de K tracée sur la section locale ,S’ »signifie,
non seulement que lesrectangles
dela
partition
R sontplongés
dans la sectionS,
mais aussi que cesrectangles
recouvrent K f1 S.
Si X est un
champ
de vecteurs sur une 3-variété orientéeM,
et si Sest une surface
plongée
dans.Jlil,
tranverse auchamp X,
alors l’orientationdynamique
de la surface S’ est définie par lapropriété
suivante : en unpoint
x deS,
les deux vecteurs d’une base directe deTx,S’
pour l’orientationdynamique
deS,
suivis du vecteurX(x)
forment une base directe de L’orientation de S’ estpréservée
parl’application
depremier
retour desorbites de X sur S.
Dans la
suite,
si S est une section locale d’unepièce basique
dechamp
de Smale sur une 3-variété
orientée,
alors S seratoujours
tacitement munie de son orientationdynamique ;
cecipermet
de définir letype géométrique
de toute
partition
de Markov tracée sur S.La définition suivante
permet
de contrôler les orbitespositives
despoints
d’unepartition
deMarkov,
au-delà de leurpremier
retour sur unesection locale :
DÉFINITION 3.3. - Soit R une
partition
de Markov tracée sur unesection locale S. On note R l’union des
rectangles
de R etf l’application
de
premier
retour sur S. Lapartition
de Markov R est dite essentielle si l’orbitepositive
de toutpoint
def (R) B
R estdisjointe
de R.Enfin,
nous utiliserons le résultat suivant :THÉORÈME 3.4
(Béguin, Bonatti, Vieitez, [3]).
- Si T est letype géométrique
d’unepartition
de Markov abstraitetransitive,
alors il existeun
champ
de Smale X sur une 3-variétécompacte orientée,
telqu’une
pièce basique
de X admet unepartition
de Markov essentielle detype
géométrique
T.3.2.
Champs
de vecteurs etsuspensions
dedifféomorphismes.
DÉFINITION 3.5. - Soit X un
champ
de vecteurs sur une 3-variétécompacte
M. Une sectionglobale
de X est une surfacecompacte
sansbord, plongée
dansM,
transverse àX, qui
coupe toutes les orbites de X.À
undifféomorphisme
de Smalef
d’une surfacecompacte, l’opération classique
desuspension
associe unchamp
de Smale sur une 3-variétécompacte;
cechamp
admet une sectionglobale
dontl’application
depremier
retour n’est autre quef. Réciproquement,
si X est unchamp
deSmale sur une variété
compacte qui
admet une sectionglobale S,
alorsl’application
de retour sur S est undifféomorphisme
deSmale,
et lechamp X
est
topologiquement équivalent
à lasuspension
dudifféomorphisme f.
Le lemme suivant en découle immédiatement :
LEMME 3.6. - Le
type géométrique
T d’unepartition
de Markovabstraite transitive est réalisable si et seulement s’il existe un
champ
deSmale X sur une 3-variété
compacte orientée,
unepièce basique
selle Kde X et une section
globale
S deX,
tels que lapièce basique
K admetune
partition
de MarkovR,
tracée sur la sectionglobale S,
detype géo- métrique
T.3.3.
Voisinages
filtrants d’un ensemble selle saturé.Soit X un
champ
de Smale d’une 3-variétécompacte
À4 et K unepièce basique
selle de X.DÉFINITION 3.7. - Un
voisinage
filtrant de lapièce basique
K estsous-variété à bord M dont le bord est transverse au
champ X,
dont le maximal invariant est
égal
à K(i.e.
K = et dontl’intersection avec
chaque
orbite de X est connexe.Remarque
3.8. - Toutepièce basique
d’unchamp
de Smale estconnexe. Par
conséquent,
si M est unvoisinage
filtrant de lapièce basique K, alors, quitte
àsupprimer
lescomposantes
connexes de Mqui
ne rencontre pasK,
onpeut
supposer que M est connexe.L’existence de
voisinages
filtrants(parfois appelés « voisinage
isolants »dans la
littérature)
d’unepièce basique
d’unchamp
de Smale est un faitclassique (voir,
parexemple, [6]).
On considère dorénavant unvoisinage
filtrant M de la
pièce basique
K.NOTATION 3.9. - Par définition d’un
voisinage filtrant,
le bord de M est transverse auchamp
X. On notera 08M le bord d’entrée deM,
i. e.l’union des composantes du bord de M le
long desquelles
lechamp
Xpointe
vers l’intérieur de M. On notera au M le bord de sortie de
M,
i.e. l’uniondes
composantes
du bord de M lelong desquelles
Xpointe
vers l’extérieur de M.Remarque
3.10. - Pour toutpoint x
EA~,
l’orbite de x coupe au M(resp. as M)
en auplus
unpoint (sinon,
l’intersection de l’orbite de xavec M ne
pourrait
pas êtreconnexe).
Parsuite,
toutpoint
x dont l’orbite coupe au M(resp. as M)
est errant.NOTATION 3.11. - Soit x un
point
de M.. Si l’orbite de x coupe alors on note
PM (x) l’unique point
d’intersection de l’orbite de x avec la surface et on note
1/J’M (x)
leréel
qui
satisfait =Xe,~1(x)(x) (autrement dit, 1/J’M
est letemps
quel’orbite de x pour aller du
point
x aupoint
. Si l’orbite de x coupe
as M,
alors on noteral’unique point
d’intersection de l’orbite de x avec la surface et on note
1/JM (x)
le réelqui
satisfaitPk (x)
=L’un des
avantages
deschamps
de vecteurs(par rapport
auxdifféomorphismes)
est lapossibilité d’«ajuster »
laposition
d’une sous-variété en la
déplaçant
lelong
des orbites duchamp
de vecteurs.Plus
précisément,
considérons deux surfaces(éventuellement
àbords) E et Ê plongées
dans la variété À4. S’il existe une fonction continue cp : 1: ---+ R telle quealors on dira que la
surface Ê
est obtenue endéplaçant
la surface Ele long
des orbites de X(pendant
untemps cp).
On noteraparfois E =
Il seraparticulièrement
utile depouvoir déplacer
le bordde sortie
(ou d’entrée)
d’unvoisinage
filtrant lelong
des orbites de X : DÉFINITION 3.12. - Onrappelle
que Mdésigne
unvoisinage
filtrantde K. On considère une fonction lisse cp : au M ---+
R,
et on notela surface obtenue en
déplaçant
auM lelong
des orbites de Xpendant
untemps
cp. On suppose que, pour tout x e lesegment
d’orbitequi
va dupoint
x aupoint
ne coupe parAlors, les
surfaces as Met bordent une