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Rem : C’est une application du théorème de convergence dominée

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Academic year: 2022

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Leçon 239 - Fonctions définies par une intégrale dépendant d’un paramètre.

Exemple et applications.

(X,A, µ) est un espace mesuré, et E un espace métrique. On considèref :E×X →C mesurable en x et on étudieF(t) :=R

Xf(t, x)dµ(x).

1. Etude de la régularité. — 1. Continuité. —

Théorème de continuité des intégrales à paramètre : Sif(., x) est presque sûrement continue en t, et si pour tout K compact de E on a une fonction g intégrable telle que|f(t, x)| ≤ |g(x)|surK×E, alors F est continue sur E.

Rem : C’est une application du théorème de convergence dominée.

Ex : Pourf : [a, b]→Ccontinue,Rt

af(x)dx est continue en t.

Ex : La fonction Γ :z7→R+∞

0 xz−1e−zdxest continue sur{Re(z)>0}.

App : Dans le cas où X = N et où µ est la mesure de comptage, on obtient le théorème de continuité des séries de fonctions continues.

Contre-ex : F(t) =R+∞

0 xe−txdxn’est pas continue en 0.

2. Dérivabilité. —

Théorème de dérivabilité des intégrales à paramètre : Ici, E =I intervalle deR. Si f(., x) est presque sûrement dérivable en t, sif(t, .) est intégrable pour tout t, et si pour tout K compact de E on a une fonction g intégrable telle que |∂f∂t(t, x)| ≤

|g(x)| sur K×E, alors F bien définie sur I et dérivable sur I, de dérivée F0(t) = R

X

∂f

∂t(t, x)dµ(x).

Rem : Ce résultat se généralise au casDk et Ck. Ex : La fonction Γ :z7→R+∞

0 xz−1e−zdxest de classeCsur ]0,+∞[.

App : Dans le cas où X = N et où µ est la mesure de comptage, on obtient le théorème de continuité des séries de fonctions continues.

Contre-exemple.

Ex : R+∞

0

sin(tx)

x e−xdx=artcan(x)

Ex : Formule sommatoire de Poisson : Soit f de classeC1telle telle quef(x) =O(x12) etf0(x) =O(x12).

Alors la fonctionS(t) =P+∞

n=−∞f(t+n) est bien définie, continue, et 1-périodique, et la fonctionf(n) =R

Rf(x).e−2iπnxdx est bien définie, et l’on a : S(t) =a1P+∞

m=−∞f(n)eim2πt Corollaire du Gourdon.

Ex : La fonctionF(t) = 1πRπ

0 cos(tsin(x))dxest une solution de l’équation de Bessel xy00(t) +y0(t) +xy(t) = 0.

3. Holomorphie. —

Théorème d’holomorphie des intégrales à paramètres : Ici, E =Ω ouvert deC. Si f(., x) est presque sûrement holomorphe en t, sif(t, .) est intégrable pour tout t, et si

pour tout K compact de E on a une fonction g intégrable telle que|∂f∂t(t, x)| ≤ |g(x)|

surK×E, alors F bien définie sur I et holomorphe sur I.

Ex : La fonction Γ :z7→R+∞

0 xz−1e−zdxest holomorphe sur{Re(z)>0}.

Contre-exemple.

– Dev : Formule des compléments : Pour tout z tel que 0 < Re(z) < 1, on a : Γ(z).Γ(1−z) = sin(π.z)π .

Ainsi, la fonctiong:z7→ sin(π.z)π .Γ(1−z)1 définie sur{ztqRe(z)>1} − {−n, n∈N} est analytique et coïncide avec Γ sur{ztq 0< Re(z)<1}.

Cela permet de prolonger Γ analytiquement àC− {−n, n∈N}.

2. Convolution. —

1. Convolution et régularisation. —

Def : Pour f, g : R→C mesurables positives, on définit fg(x) := R

Rf(y)g(x− y)dλ(y)∈[0,+∞].

Pro : Si ces quantités sont finies, on afg=gf etf∗(g∗h) = ((fg)h) Inégalité de Young pour la convolution : Pour 1 = 1p +1q et fLp, gLq, on a

kf ∗gk1≤ kfkp.kgkq.

Rem : On peut aussi convolerfL1loc(R) avecgL(R).

Pro : L1 muni de * est donc uneK-algèbre commutative.

Pro : L1 ne possède pas d’unité.

Pour 1p+1q = 1,fLp,gLq, fgest continue surR.

2. Approximations de l’unité. —

Def : Approximation de l’unité : Une suite (fn)n est appelée approximation de l’unité si : R

Rfn(x)d

lambda(x) = 1, si fn≥0, et si∀ε,R

|x|≥εfn(x)dλ(x)→n0.

Ex : Pourf(x) = x11+1, fn(x) = 1 f(nx) est une approximation de l’unité.

Pro : Pour (fn)n approximation de l’unité etgL1,fngk.k1 g.

SifnLq, cela est aussi vrai pourgLp avecp= q−1q .

Pro : Régularisation par convolution : Pour f de classeCk dansLp etgLq avec q = p−1p , alors fg est de classe Ck par théorème de dérivation des intégrales à paramètres. La régularité de la convolée ne porte que sur la régularité d’un seul terme.

Cor : Cc est dense dansLp. (On convole une suite approchant f avec une approxi- mation de l’unité qui soitCc)

Def : T:=R/2πZ,en(t) =eint,DN :=PN

n=−Nen,FN := N+11 .PN n=0Dn.

Dev : Théorème de Féjer : La suite des FN est une approximation de l’unité et FNf = N1 PN−1

n=0 Sn(f) converge uniformément vers f pour tout f 2π−périodique continue.

Si f admet juste une limite à droite et à gauche en tout point, alorsFNf(x)→N 1

2(f(x+) +f(x)) ponctuellement.

1

(2)

App : La famille des (en)n∈Zest une base Hilbertienne deL2(T) l’espace des classes de fonctions 2π-périodiques et de carré intégrable.

Théorème de Dirichlet : Si f estC0 et C1 par morceaux, alors la série de Fourier de f converge uniformément vers f. Si f est justeC1par morceaux, alors la série de Fourier de f converge uniformément versx12(f(x+) +f(x)).

– Dev : Equation de la chaleur sur le cercle : Pour u0L2(R/2πZ), l’équation différentielle tux(∂xu) = 0 sur ]0,+∞[×R/2πZ admet une unique solution f de classe C2 telle que f(t, .) →t→0+ u0 dans L2(R/2πZ) de la forme f(x, t) = (u0Kt)(x) pourKt(x) =P

n∈Ze−n2teinx.

3. Transformations de Fourier et de Laplace. — 1. Transformation de Fourier. —

Def : PourfL1(R),fb(x) =R

Re−ixyf(y)dy.

Pro : fbest uniformément continue et bornée parkf.k1.

Thm : fb(x)→0 quandx→ ±∞. (Démontré avec la densité des fonctions Cc1) Pro : On af[∗g=f .bbg. La transformée de Fourier linéarise la convolution.

Pro : Sixkf(x)∈L1, on a fb(x)∈Ck, avecfb(k)(x) = (−i)kR

Re−ixyykf(y)dy.

Pro : Sif, f0L1, alorsfb0(x) =−ixfb(x)

Pro : Théorème d’inversion de Fourier : La transformée de Fourier est une bijection bicontinue surS(R), et on peut calculer son inverse.

Rem : Ainsi, la transformée de Fourier est injective surL1. App : Les polynômes orthogonaux.

Def : Fonction caractéristique ΦX d’une v.a. réelle X.

Pro : Si X est de densitédPX(x) =f(x)dx alors ΦX =f.b

Pro : L’injectivité de la transformée de Fourier implique que ΦX caractérise la loi de X.

Pro : Si X admet un moment d’ordre k, alors ΦXest de classeCk. Réciproquement, si ΦX est de classeCk, alors X admet un moment d’ordre 2bk2c.

Théorème de Lévy : Une suite de v.a rélles (Xn)n converge en loi vers une v.a. X ssi ΦXn converge simplement vers ΦX.

App : Théorème Central de la limite.

Ex : Fonctions caractéristiques de v.a. classiques.

2. Transformation de Laplace. —

Pommellet, Madère : Des choses sur la transformation de Laplace hors probabilités.

Def : Transformation de Laplace. (Barbe, Ledoux) Ex :

Pro : La transformée de Laplace de X caractérise la loi de X.

Pro : La transformée de Laplace de X est analytique sur l’intervalle sur lequel elle est bien définie.

Ex : Processus de Galton-Watson. On utilise la transformée de Laplace de X pour étudier la proba d’extinction en temps fini.

Références

Zuily, Queffélec : Th de cont des IàP, Th de dériv des IàP, Th d’holom des IàP. Applica- tion à la fonction Γ.

Hauchecorne : Contre-Exemples d’IàP non continues/dérivables/holom en un point.

Briane, Pagès : Produit de convolution. Transormation de Fourier.

Objectif Agrégation : Polynômes orthogonaux. Th de régularisation du produit de con- volution. Approximations de l’unité, Th de Féjer, Th de Dirichlet.

Gourdon : Exemples d’IàP de classeC. Formule sommatoire de Poisson.

Amar-Materon : Formule des compléments(Dev).

Candelpergler : Equation de la chaleur sur le cercle(Dev).

Ouvrard : Fonction caractéristique, Fonction caractéristique et moments, exemples, Th de Lévy, TCL.

Pommellet, Madère, Barbe, Ledoux : Transformation de Laplace.

May 9, 2017

Vidal Agniel,École normale supérieure de Rennes

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