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Texte intégral

(1)

Math´ematiques

David Meneu

(2)
(3)

Avant-propos

A la suite de la pr´esentation faite dans les conseils de rentr´ee, vous trouverez ci-dessous` un certain nombre de rappels de cours et d’exercices d’application des notions concern´ees.

Le but est de faire s´erieusement le point sur les chapitres des programmes de lyc´ee dont le cours de l’an prochain sera le prolongement.

Il s’agit aussi de s’entraˆıner `a traiter les exercices sans calculatrice pour se mettre dans l’esprit de ce qui vous sera demand´e d`es le premier devoir de l’ann´ee, qui aura lieu fin septembre.

Malgr´e les apparences, le nombre d’exercices propos´es ici reste assez limit´e ( !) et porte exclusivement sur les pr´erequis du lyc´ee ; il est conseill´e de poursuivre l’entraˆınement sur des ´enonc´es du mˆeme type qu’on trouvera facilement sur la toile.

N’h´esitez pas `a me contacter pendant l’´et´e :[email protected] si vous avez des ques- tions ! Notamment en ce qui concerne les corrig´es des exercices, qui malgr´e toutes mes v´erifications contiennent certainement d’in´evitables fautes de frappe.

i

(4)
(5)

Introduction

les math´ematiques du sup´erieur : rigueur et pr´ecision

Pour commencer, voici une petite introduction `a l’esprit dans lequel nous allons travailler ensemble les math´ematiques, `a partir d’un exemple embl´ematique.

Avant de lire ce qui suit, prenez 5 minutes pour r´epondre `a la question suivante : d´efinir ce qu’est une fonction croissante.

Voici un ”´enonc´e” :

La fonction f(x) est croissante si f(x)>0.

Cet ´enonc´e n’a aucun sens...et son statut n’est pas clair : est-ce une d´efinition, un th´eo- r`eme ?

◮Pourquoi cet ´enonc´e n’a aucun sens.

En math´ematiques, les objets doivent ˆetre convenablement introduits et d´efinis. Dans l’affirmation ci-dessus, qui est x? Sans doute un r´eel ? Qui est f(x) ? Une formule ? Un autre r´eel ? Mais au fait, c’est quoi une fonction ?

Soyons plus pr´ecis : pour un bachelier ES (ou S...), une fonctionf (et nonf(x) ! !) poss`ede un ensemble de d´efinition qui est en g´en´eral une partieAdeRet associe, `a chaque ´el´ement x de l’ensembleA, un r´eel que l’on notef(x).

Tout ceci est r´esum´e de la fa¸con suivante : on dit que f est d´efinie sur Aet est `a valeurs r´eelles.

L’´enonc´e ci-dessus commencera donc ainsi :

Soient A une partie de Ret f une fonction d´efinie sur A et `a valeurs r´eelles.

L’´enonc´e ci-dessus s’int´eresse aux fonctions croissantes. Qu’est ce donc qu’une fonction croissante ? Ce n’est pas une fonction dont la d´eriv´ee est positive...

iii

(6)

La d´efinition correcte est la suivante :

Soient A une partie de Ret f une fonction d´efinie sur A et `a valeurs r´eelles.

On dit que la fonction f est croissante sur A si :

pour tousx ety ´el´ements de A, x6y implique f(x)6f(y).

D´efinition

Ainsi, la fonction ”racine carr´ee”, d´efinie sur R+ = [0,+∞[, est croissante sur R+...sans que l’on ne puisse d´eriver cette fonction sur tout R+ = [0,+∞[ : cette fonction n’est pas d´erivable en 0.

Notre tout premier ”´enonc´e” n’est donc pas une d´efinition...c’est peut-ˆetre un (embryon de) th´eor`eme ?

Soient A une partie de Ret f une fonction d´efinie sur A et `a valeurs r´eelles.

Supposons que la fonction f est d´erivable surA et que pour tout ´el´ement x de A, f(x)>0.

Alors la fonction f est croissante sur A.

Un th´eor`eme...faux.

Ce th´eor`eme est faux : consid´eronsA=R = ]− ∞,0[∪]0,+∞[ etf la fonction d´efinie parf(x) =−1/xpour toutxappartenant `aA. Cette fonctionf est d´erivable surAet pour tout x ´el´ement de A, on a f(x) = 1/x2 > 0. Cette fonction v´erifie donc les hypoth`eses du ”th´eor`eme” et pourtant, f(−1)> f(1) alors que −1 61...la fonction f n’est donc pas croissante sur A.

0 1 2

−1

−2

−3

0

−1

−2

−3 1 2

(7)

Voici un vrai th´eor`eme.

Soient aet b deux r´eels v´erifiant a < b et f une fonction d´efinie sur [a, b] et `a valeurs r´eelles.

Supposons que la fonction f est d´erivable sur[a, b]et que pour tout ´el´ement x de [a, b], f(x)>0.

Alors la fonction f est croissante sur [a, b].

Th´eor`eme.

La diff´erence entre ce vrai th´eor`eme et l’´enonc´e faux qui le pr´ec`ede r´eside dans le fait qu’un domaine de d´efinition de la forme [a, b] est un intervalle, alors que R n’est pas un intervalle.

Vous voyez que ce th´eor`eme (dont la preuve n’est pas ´evidente et vous sera faite en cours de math´ematiques l’an prochain) a ´et´e construit progressivement, `a partir d’un vague

´enonc´e faux...qui vous semblait peut-ˆetre plus clair et presque ´evident...Ce th´eor`eme a des hypoth`eses pr´ecises (forme du domaine de d´efinition def, d´erivabilit´e de f et signe de la d´eriv´ee)...toutes indispensables alors que seule l’hypoth`ese

f(x)>0 vous semble peut-ˆetre essentielle !

Faire des math´ematiques dans l’enseignement sup´erieur, c’est adopter la d´emarche rigoureuse qui montre clairement la diff´erence entre un vague ´enonc´e plus ou moins juste...et donc compl`etement faux...et un vrai th´eor`eme, que l’on utilisera apr`es en avoir v´erifi´e les hypoth`eses.

Cette petite introduction vous a parue bien compliqu´ee ? Pas de panique, nous avons toute l’ann´ee qui vient pour mettre en place les bonnes pratiques, et finalement donner sens `a beaucoup de r´esultats souvent - et malheureusement - admis dans les programmes du lyc´ee.

En attendant, les points d´evelopp´es ci-dessous sont destin´es `a vous aider `a commencer l’´evolution que va forc´ement connaˆıtre votre fa¸con d’aborder les math´ematiques en pr´epa !

(8)
(9)

Table des mati`eres

Avant-propos i

Introduction iii

1 Rappels indispensables de calcul 1

I Puissances - Racines . . . 3

Exercice 1 : D´eveloppement, r´eduction . . . 4

Exercice 2 : Simplifications d’expressions et de fractions . . . 4

Exercice 3 : R´eduction au mˆeme d´enominateur . . . 5

Exercice 4 : R´eductions d’expressions rationnelles . . . 5

Exercice 5 : Calculs avec les puissances. . . 6

II In´egalit´es . . . 7

2 Fonctions de r´ef´erence 11 I Rappels sur les trinˆomes du second degr´e . . . 11

II Logarithme n´ep´erien et exponentielle . . . 19

Exercice 6 : logarithmes, exponentielles . . . 21

3 Equations, in´equations´ 23 I R´esolution d’´equations . . . 23

Exercice 7 : ´Equations du second degr´e. . . 24

Exercice 8 : ´Equations . . . 25

Exercice 9 : ´Equations . . . 25

II In´equations . . . 25

Exercice 10 : In´equations . . . 26

Exercice 11 : In´equations . . . 27

Exercice 12 : R´esoudre les in´equations suivantes : . . . 27

4 Etude de fonctions´ 29 I Formulaire de d´eriv´ees . . . 30

Exercice 13 : Calculs de d´eriv´ees . . . 31

Exercice 14 : Fonctions et tangentes . . . 31

Exercice 15 : ´Etude de fonction . . . 31

Exercice 16 : Convexit´e . . . 31

Exercice 17 : ´Etude compl`ete de fonction . . . 32 vii

(10)

Exercice 18 : synth`ese . . . 32

5 Suites 35 I Suites de r´ef´erence . . . 37

II Exercices . . . 39

Exercice 19 : Suites arithm´etiques . . . 39

Exercice 20 : Suites g´eom´etriques . . . 40

Exercice 21 : Suite arithm´etico-g´eom´etrique . . . 40

Exercice 22 : Suite arithm´etico-g´eom´etrique . . . 41

Exercice 23 : Exercice de synth`ese sur les suites . . . 42

Exercice 24 : Vu au Bac ES : exercice de synth`ese. . . 42

Exercice 25 : Sens de variation d’une suite . . . 43

6 Probabilit´es 45 Exercice 26 : Probabilit´es discr`etes . . . 45

Exercice 27 : Le Bac ? C’est loin ! . . . 46

Exercice 28 : Variable al´eatoire discr`ete . . . 46

Exercice 29 : Variable `a densit´e . . . 47

7 Algorithmique 49 Exercice 30 : Calculs de termes d’une suite . . . 49

Exercice 31 : Algorithme associ´e `a un probl`eme de seuil . . . 50

Exercice 32 : Recherche d’une solution `a une ´equation . . . 51

(11)

Rappels indispensables de calcul

• N d´esigne l’ensemble des nombresentiers naturels, c’est-`a-dire : N={0,1,2, ...}.

• Z d´esigne l’ensemble des nombresentiers relatifs, il est compos´e des entiers na- turels et de leurs oppos´es.

• Qd´esigne l’ensemble des nombresrationnels, c’est-`a-dire des nombres qui peuvent s’´ecrire sous la forme d’une fraction dont le num´erateur et le d´enominateur sont des entiers relatifs (sachant qu’on ne divise jamais par 0...). Cet ensemble contient N etZ.

Par exemple : 2019

2020. Par contre,√

2 ou ln(3)

5 ne sont pas des nombres rationnels.

• R d´esigne l’ensemble des nombresr´eels, ce sont tous les nombres que vous avez rencontr´es au cours de votre scolarit´e.

Par exemple : 1945, −13,

√5

3 , π, e6, ln(2), etc...

On noteraRl’ensemble des r´eels n´egatifs ou nuls, R+ l’ensemble des r´eels positifs, R l’ensemble des r´eels non nuls. Ainsi,R+ repr´esente l’ensemble des r´eels strictement positifs.

• lorsquex d´esigne (pour l’instant) un nombre, et E un ensemble, on notera : x ∈E si le nombrex appartient`a l’ensemble E, et x /∈E six n’appartient pas

`

a l’ensemble E.

Ainsi : 4∈N, 4∈Z, 4∈Q(4 = 41), 4∈R −11∈Z, −11∈/ N, 12

35 ∈Q, π∈R, π /∈Q(on dit que π est un nombreirrationnel).

• Si A et B sont deux ensembles, on notera : A ⊂ B si l’ensemble A est inclus dans l’ensemble B, c’est-`a-dire si tous les ´el´ements de A appartiennent aussi `a l’ensemble B (la r´eciproque n’´etant pas forc´ement vraie !).

Ainsi : N⊂Z, Z⊂Q, Q⊂R(et de fait, N⊂Q, Z⊂R, etc...).

Rappels : Ensembles, Appartenance, Inclusion

1

(12)

L’ensembleRdes nombres r´eels est muni d’une op´eration d’addition (not´ee +) et d’une op´eration de multiplication (not´ee ×ou .), v´erifiant les propri´et´es ´el´ementaires suivantes :

Les lettres a, b, c d´esignant des nombres r´eels,

• a+b=b+a, eta+ (b+c) = (a+b)+c(l’addition estcommutative etassociative)

• 0 +a =a+ 0 = a, et il existe un seul r´eel, not´e−a et appel´e oppos´e de a, qui v´erifie : a+ (−a) = (−a) +a= 0.

• La multiplication est aussi commutative et associative, et 1×a=a×1 =a (on dit que 1 est l’´el´ement neutre pour la multiplication).

• Siaest un r´eel non nul, il existe un unique r´eelbtel quea×b=b×a= 1 :best l’inverse de a, et se noteb= 1

a.

• (a+b)×c = a×c+b×c : on parle de distributivit´e de la multiplication par rapport `a l’addition.

• Les op´erations de soustraction et de division sont issues des propri´et´es ci-dessus : Par d´efinition,a−b=a+ (−b) = (−b) +aet si b6= 0, a

b =a× 1 b = 1

b ×a.

• R`egle du produit nul :

a × b = 0 ⇐⇒ a = 0 ou b = 0

Un produit de facteurs est nul si et seulement si l’un au moins des facteurs est nul.

• R`egle de simplification par un r´eel non nul : si a∈R, alors : a×b=a×c ⇐⇒ b=c.

• Identit´es remarquables : il y en a 3, `a savoir reconnaˆıtre et utiliser dans un sens ou dans l’autre !

(a + b)

2

= a

2

+ 2ab + b

2

(a − b)

2

= a

2

− 2ab + b

2

a

2

− b

2

= (a − b)(a + b)

→Une r´evision indispensable: la r´eduction au mˆeme d´enominateur dans les calculs avec des fractions !

La base !

(13)

I Puissances - Racines

Les r`egles de calcul avec les puissances sont, statistiquement, celles qui sont les moins maˆıtris´ees par les ´etudiants qui arrivent de Terminale : des lacunes dans ce domaine risquent de vous poursuivre jusqu’`a la fin de la deuxi`eme ann´ee de ECE ! Prenez donc soin, le plus vite possible d’apprendre par coeur toutes ces formules, et surtout entraˆınez-vous

`

a les appliquer !

• Soit aun r´eel non nul, on d´efinit les puissances enti`eres successives de a: a0 = 1 par convention,a1=a, a2=a×a, a3 =a×a×a, · · · Sin est un entier naturel,

a

n

= a × a × · · · × a

| {z }

nfacteursa .

• Par convention, 00= 1, mais sin∈N : 0n= 0.

• Sia, b sont des r´eels, etn, p des entiers naturels ou relatifs :

a

n

× a

p

= a

n+p

, (a

n

)

p

= a

n×p

, (a × b)

n

= a

n

× b

n

• Sib est non nul :

b

n

= 1

b

n

= 1 b

n

, b

n

b

p

= b

np

, a b

n

= a

n

b

n

Puissances enti`eres

Tout r´eel strictement positifa∈R+∗, poss`ede exactement deuxracines carr´eesoppos´ees, solutions de l’´equation : x2=ad’inconnuex.

→ Le r´eel not´e √

a est toujours la racine carr´eepositive de a (l’autre solution de l’´equation x2 =aest donc −√

a).

• Le r´eel 0 n’a qu’une seule racine carr´ee : √ 0 = 0.

• L’´egalit´e b=√

aest donc vraie si et seulement si aetbsont positifs, et b2 =a.

• Pour tout r´eel positifa: (√a)2=a, ce qui justifie la notation courante : √a=a12 Attention !Siaest un r´eel :√

a2 =

(a si a>0

−a si a60. Ainsi : √

a2 =|a| (valeur absolue).

• Pour tous r´eels a, bstrictement positifs : √

a×b=√ a×√

b et ra

b =

√a

√b Racine carr´ee

(14)

Exercice 1 [D´eveloppement, r´eduction] (Solution) 1. D´evelopper et r´eduire les expressions suivantes :

• A=x 2 −22

• B= (a+ 2b)(2a+b)−(a−2b)(2a−b)

• C= 3(x+h)2−4(x+h)−(3x2−4x)

• D= (x+y+z)2

• E= (2x+ 3)4

• F = (a+b)3

• G= (a−b)3

• H= (2x−3)3

• I = (3x+1

2)3−(6x+ 1)2+ (x+1 6)

• J = (2x−6

5)(x+ 2)−(x+1

5)(x−3) + 2x( 1 10 −x) 2. Factoriser les expressions suivantes :

• A= (2y+ 4)2−y2

• B= 3x4(x+ 1)2+ 4x3(x+ 1)3

• C= 2x2−12x+ 18

• D= 4y2−36

• E=−x2+x+ 6

• F = (2x−6)(x+ 2)−(x+ 1)(x−3) + 2x(3−x)

• G= (3x+1

2)3−(6x+ 1)2+ (x+ 1 6)

• H=a3+ 3a2−4a−12

3. D´evelopper et r´eduire (a−b)(a2+ab+b2). En d´eduire une factorisation de 8x3−27.

Exercice 2 [Simplifications d’expressions et de fractions] (Solution) Simplifier au maximum les expressions suivantes :

• 2

√2 =· · ·

• (√

a)2 =· · ·

• (2/3)3 4/9 =· · ·

• 2/n4 4/n =· · ·

• 25×25×3−4×36 38×15×100 =· · ·

• t3+ 3t2 t3−9t =· · ·

• (√ 2 + 5√

3)(2−√

3) + (2√ 3−√

2)2=· · ·

• 3−2√ 5 4 +√

5 =· · · (´ecrire sous la formea+b√ 5)

• p

7−2√ 6 +p

7 + 2√ 62

=· · ·

(15)

Exercice 3 [R´eduction au mˆeme d´enominateur] (Solution)

R´eduire au mˆeme d´enominateur les expressions suivantes ; on prendra soin de choisir `a chaque fois le plus petit d´enominateur commun (et donc, le plus efficace !)

• 7 5 − 3

10 + 2 15 =

• 5 6 − 7

16 +4 9 =

• 2 3n − 5

n2 =

• x+ 4 x−5 + 3

5−x =

• 3

x−1 − 2 x =

• 1 n − 2

n+ 1+ 1 n+ 2 =

• 6

x2−3x − 4 x2−2x =

• 2x+ 1

2x+ 4 − 3x2 (x+ 2)2 =

• 2

x+ 3− 1 x2−9 =

Exercice 4 [R´eductions d’expressions rationnelles] (Solution)

Simplifier au maximum les expressions fractionnaires suivantes : la r´eponse finale doit prendre la forme d’une seule fraction dans laquelle on ne trouve plus de facteur commun entre le num´erateur et le d´enominateur.

1.

2 x+h − 2

x

h =

2. 3x

3x2−12x + 1 6x = 3.

a b − b a a

b + 2 + b a

=

4.

u− 1 u 1− 1 u2

=

5.

4 y −y 2 y2 −1

2

=

6. 2 5b − 4

3a2 − 1 6a2b2 = 7. y−2

y2−4y+ 4 ÷ y2+ 2y y2+ 4y+ 4 = 8. m−1

m2−4m+ 4+ m+ 3

m2−4+ 2 2−m =

9.

1− 1 1 + x

y 1− 1

1−x y

=

10.

x− 1 1− 1

x

÷ x

x+ 1− x 1−x

=

(16)

Exercice 5 [Calculs avec les puissances] (Solution)

Simplifier au maximum les expressions suivantes ; les r´eponses ne comporteront que des exposants positifs.

• 3x2(xy2)5=

• (2xy2)3 4x4y4 =

• (a4b6)3/2 =

• a−1−b−1 ab2−ba2 =

• a4b3a3 (ab2)−2 =

• a−2

b1 + b−2 a1

−1

=

• x2

y3 4

y2 x3

3

=

• 3×27n+1×2n+3×3n1=

• (−2)2k1

34k+1 =· · ··

· k

• a4× (b3a)2 a6b3 (a7b5)4×a3b8

a5b10

=

(17)

II In´egalit´es

Soienta, b, c, d des nombres r´eels. L’ensemble des r´eels est muni d’une relation d’ordre qui permet toujours de comparer deux r´eels, selon les r`egles suivantes :

R`egles de calcul avec les in´egalit´es

On dira que : a6b si b−a est un r´eel positif.

Comparer deux r´eels revient souvent `a ´etudier lesigne de leur diff´erence.

L’´egalit´e peut provenir d’unedouble in´egalit´e : a =b ⇐⇒ a6b et b6a

.

Transitivit´e de l’in´egalit´e : (a6b et b 6c) =⇒ a6c

Addition d’un mˆeme r´eel dans les deux membres : a6b =⇒ (∀c∈R, a+c6b+c)

Somme membre `a membre de deux in´egalit´es : (a6b et c6d) =⇒ (a+c6b+d).

Produit des deux membres par un mˆeme r´eel positif : a6 b =⇒ (∀c > 0, a×c6b×c) .

→ Que se passe-t-il sinon (c n´egatif) ?

Produit membre `a membre de deux in´egalit´es entre r´eels positifs : (06a6b et 06c6d) =⇒ (a×c6b×d).

Deux r´eels positifs sont rang´es dans le mˆeme ordre que leurs carr´es : (06a6b) ⇐⇒ (a2 6b2)

→ Et si aetb sont tous les deux n´egatifs ?

Passage `a l’inverse ; si a et b sont de mˆeme signe :

a6b ⇐⇒ 1 a > 1

b.

→ Preuve ? Que se passe-t-il sia etbsont de signes oppos´es ? Il y a deux op´erations qu’on s’interdira avec les in´egalit´es :

• La soustraction membre `a membre de deux in´egalit´es

• La division membre `a membre de deux in´egalit´es

Pour la bonne et simple raison que le r´esultat imagin´e est alors faux `a 99,9% ! !

(18)

Rappels des r`egles de signes :

signe dea signe deb signe dea+b signe de ab signe dea×b

+ +

+ -

- +

- -

+

? ?

signe de a b

? ? -

? ? +

-

? ?

+ - - +

+ - - +

Justification des r`egles sur les in´egalit´es :

La d´efinition initiale sert pour toutes les d´emonstrations ; soient a, b, c, d quatres r´eels quelconques :

• Sia6betb6a,alorsa−best `a la fois positif et n´egatif : seul le r´eel z´ero v´erifie cette propri´et´e,

donc: a−b= 0 ⇐⇒ a=b.

• Si a 6 b et b 6 c, alors : (b−a)

| {z }

>0

+ (c−b)

| {z }

>0

= c−a > 0 (somme de deux r´eels positifs), donca6c.

• Sia6b,alorspour tout r´eel c : (b+c)−(a+c) =b−a>0 donca+c6b+c.

• Sia6bet c6d,alors : (b+d)−(a+c) = (b−a)

| {z }

>0

+ (d−c)

| {z }

>0

>0 donca+c6b+d

• Sia 6b et sic >0, alors b×c−a×c= (b−a)

| {z }

>0

× c

|{z}

>0

>0 donc :a×c6b×c.

→ Adapter la preuve au cas o`u c <0.

• Sia, b, c, d sont quatre r´eels positifs, alors :

a6b=c>0⇒a×c6b×c et c6d=b>0⇒b×c6b×d,

donc : ac6bc6bd=⇒ac6bd partransitivit´e de l’in´egalit´e.

• Siaetb sont des r´eels positifs: alors b2−a2= (b−a)×(b+a) o`u : a6b ⇐⇒ b−a>0 et b+a>0,

doncpar produit : (b−a)×(b+a)>0 ⇐⇒ b2−a2 >0 ⇐⇒ a2 6b2.

(19)

→ Que donne la preuve lorsque aetbsont tous les deux n´egatifs ?

• Siaetb sont deux r´eels strictement positifs tels que 0< a6b: alors 1

a−1

b = b−a

ab apr`es r´eduction au mˆeme d´enominateur.

Ainsi : a6b ⇐⇒ b−a>0 et b×a >0 par produit de deux r´eels strictement positifs ;

ainsi par quotient : b−a

ab >0 ⇐⇒ 1 a−1

b >0 ⇐⇒ 1 a > 1

b, ce qui prouve bien l’implication : 0< a6b=⇒ 1

b 6 1 a.

→ Traiter de mˆeme le cas o`uaet bsont tous deux n´egatifs. Et si a <0< b?

(20)
(21)

Fonctions de r´ef´erence

I Rappels sur les trinˆ omes du second degr´e

On appelle trinˆome du second degr´etoute fonction P qui peut ˆetre d´efinie surR par : P(x) =a.x2+b.x+c

o`ua, b, c sont des r´eels fix´es avecanon nul.

D´efinition

Remarques :

• Cette expression de la fonction P est appel´ee la formed´evelopp´ee du trinˆome (tri- nˆome : 3 termes).

Les coefficients a, b, c sont uniques pour chaque fonction trinˆome.

Les expressions suivantes sont des trinˆomes du second degr´e :

x2−6x+ 11, 2x2, 3 +x2, (x+ 4)(x−1) =x2+ 3x−4

• Si a est nul, on ne peut pas parler de fonction du second degr´e, il s’agira d’une fonction affine.

Par contre, bet cpeuvent ´eventuellement ˆetre nuls.

Ainsi : (2x+ 1)−3x2 est un trinˆome du second degr´e, puisqu’en d´eveloppant on obtient :

(2x+ 1)2−3x2= 4x2+ 4x+ 1−3x2 =x2+ 4x+ 1

Par contre, l’expression (x−2)2−x2 n’est pas un trinˆome du second degr´e car : (x−2)2−x2=x2−4x+ 4−x2 =−4x+ 4

11

(22)

I.1 Forme canonique des trinˆomes du second degr´e

Pour tout trinˆome du second degr´e ax2+bx+c (avec a 6= 0), on peut trouver deux nombres r´eels α etβ tels que, pour tout nombre r´eel x, on ait :

ax2+bx+c=a(x−α)2

L’´ecriture a(x−α)2+β est appel´ee laforme canonique du trinˆome.

Forme canonique d’un trinˆome

D´emonstration :

On transforme le trinˆome ax2 +bx+c en commen¸cant par factoriser par a, ce qui est possible puisquea6= 0 :

ax2+bx+c=a

x2+ b ax+ c

a

Ensuite on ´ecrit que x2+ b

ax est le d´ebut du d´eveloppement de

x+ b 2a

2

; en effet :

x+ b 2a

2

=x2+ b

ax+ b2

4a2, d’o`u : x2+ b ax=

x+ b

2a 2

− b2 4a2, et : ax2+bx+c=a

"

x+ b 2a

2

− b2 4a2 + c

a

#

=a

"

x+ b 2a

2

−b2−4ac 4a2

#

On a donc : ax2+bx+c=a(x−α)2+β avec α=− b

2a etβ =−ab2−4ac

4a2 =−∆ 4a en posant ∆ =b2−4ac : lediscriminant du trinˆome.

Exemples :

• x2+ 4x+ 4 = (x+ 2)2 : on a ici utilis´e une identit´e remarquable ”compl`ete”, et (x+ 2)2 est la forme canonique du trinˆome x2+ 4x+ 4.

• Pour mettre le trinˆome 3x2−12x+ 8 sous forme canonique :

1) On commence par factoriser les deux premiers termes par le coefficient de x2 dans l’expression : 3x2−12x+ 8 = 3(x2−4x) + 8.

2) On transforme ensuite x2 −4x en faisant apparaˆıtre le d´ebut d’une identit´e remarquable :

x2−4x= (x−2)2−4 3) On obtient alors :

3x2−12x+8 = 3(x2−4x)+8 = 3

(x−2)2−4

+8 = 3(x−2)2−12+8 = 3(x−2)2−4 et 3(x−2)2−4 est donc la forme canonique de 3x2−12x+ 8.

(23)

I.2 R´esolution de l’´equation du second degr´e

Consid´erons l’´equation du second degr´eax2+bx+c= 0 avec a6= 0.

On a vu que le trinˆome ax2+bx+c peut s’´ecrire sous la forme canonique ax2+bx+c=a(x−α)2− ∆

4a. On en d´eduit :

ax2+bx+c= 0 ⇐⇒ a(x−α)2− ∆

4a = 0 ⇐⇒ a(x−α)2 = ∆

4a ⇐⇒ (x−α)2 = ∆ 4a2 Trois cas se pr´esentent alors :

1. Si ∆<0 : comme 4a2 >0, alors ∆

4a2 <0 et l’´equation (x−α)2 = ∆

4a2 n’a pas de solution car un carr´e est toujours positif ou nul. L’´equation de d´epart ax2+bx+c= 0 n’a donc aucunesolution non plus.

2. Si ∆ = 0 alors : (x−α)2 = ∆

4a2 ⇐⇒ (x−α)2 = 0 ⇐⇒ x−α= 0 ⇐⇒ x=α, et l’´equation ax2+bx+c= 0 a pourunique solution le r´eel α=− b

2a . 3. Si ∆>0 : comme 4a2>0, alors ∆

4a2 >0 et : (x−α)2= ∆

4a2 ⇐⇒ x−α=

√∆

2a ou x−α=−

√∆ 2a

⇐⇒ x=α+

√∆

2a ou x=α−

√∆ 2a

⇐⇒ x= −b−√

2a ou x= −b+√

∆ 2a

L’´equation ax2+bx+c= 0 a doncdeux solutions distinctes donn´ees par les formules ci-dessus.

Remarque : Pour r´esoudre une ´equation du second degr´e ”incompl`ete”, c’est-`a-dire une

´equation dans laquelle il manque le terme du premier degr´e ou le terme constant (en clair : sib= 0 ouc= 0), il n’est pas n´ecessaire d’utiliser les formules g´en´erales et le discriminant, on sait r´esoudre ces ´equations directement !

Exemples : l’´equation 2x2+ 3x= 0 se r´esout en factorisant parx :

2x2+ 3x= 0 ⇐⇒ x(2x+ 3) = 0 ⇐⇒ (x= 0 ou 2x+ 3 = 0) ⇐⇒ (x= 0 oux=−3 2) Les deux solutions de l’´equation sont donc 0 et −3

2; on a utilis´e la r`egle du produit nul.

Pour r´esoudre l’´equation 4x2−18 = 0 : il suffit d’isoler x2, et 4x2−18 = 0 ⇐⇒ x2= 9

2 ⇐⇒ (x= 3

√2 ou x=− 3

√2) L’´equation poss`ede deux solutions, qui s’´ecrivent aussi : 3√

2

2 et−3√ 2 2 .

(24)

I.3 Factorisation du trinˆome ax2+bx+c:

Soit ∆ = b2−4ac le discriminant du trinˆome ax2 +bx+c. Si ∆ est positif ou nul, le trinˆome se factorise de la fa¸con suivante :

• Si ∆>0, ax2+bx+c=a(x−x1)(x−x2) o`ux1 etx2 sont les deux racines du trinˆome.

• Si ∆ = 0, ax2+bx+c=a

x+ b 2a

2

=a(x−α)2. Th´eor`eme de factorisation des trinˆomes

Exemples :

• SoitP(x) = 2x2+ 4x−6, pour lequel : ∆ =b2−4ac= 42−4×2×(−6) = 16 + 48 = 64 > 0. Le trinˆome admet donc les deux racines : −b+√

2a = −4 +√ 64 2×2 =

−4 + 8

4 = 1 et −b−√

2a = −4−8

4 =−3, et on v´erifie bien que : 2(x−1)(x+ 3) = 2(x2+ 3x−x−3) = 2x2+ 4x−6 =P(x)

• Soit Q(x) = 4x2+ 20x+ 25, pour lequel : ∆ = 202−4×4×25 = 400−400 = 0, et le trinˆome a pour unique racineα=− 20

2×4 =−5

2; on a bien : 4

x+5

2 2

= 4

x2+ 5x+25 4

= 4x2+ 20x+ 25 I.4 Variations et repr´esentation graphique

La courbe repr´esentative d’une fonction polynˆome du second degr´e P d´efinie

par P(x) =ax2+bx+c est une parabole dont le sommet S a pour coordonn´ees (α, β) avec α=− b

2a etβ =P(α) =−∆ 4a.

Courbe d’une fonction trinˆome du second degr´e

El´ements de justification´ : Au vu de ce qui pr´ec`ede, on peut ´ecrireP(x) =a(x−α)2+β.

A partir de la parabole repr´esentant la fonction carr´ee` x7→x2 dans un rep`ere (O,~i,~j), on peut obtenir la courbe repr´esentant la fonction x 7→ (x−α)2 par translation de vecteur colin´eaire `a~i.

Ensuite on obtient la courbe repr´esentative de la fonction x 7→ a(x−α)2 en multipliant point par point les ordonn´ees des points de la courbe pr´ec´edente para. Sia >0 la nouvelle parabole est orient´ee dans le mˆeme sens, sia <0, la courbe est ”renvers´ee”.

Enfin, on obtient la courbe repr´esentative de la fonction P par translation de vecteur co- lin´eaire `a~j (ajout de β `a toutes les images).

Selon que le trinˆome ax2+bx+cposs`ede 0, 1 ou 2 racines, la parabole qui le repr´esente

(25)

coupe ou non l’axe des abscisses.

Il y a six allures possibles pour la parabole d’´equation y=ax2+bx+csuivant les signes de aet du discriminant ∆ =b2−4ac:

a >0 : la parabole est tourn´ee ”vers le haut”

a <0 : la parabole est tourn´ee ”vers le bas”

∆<0 : l’´equation ax2+bx+c= 0 n’a pas de ra-

cine α

β

α

∆ = 0 : l’´equation ax2+bx+c= 0 a une seule ra- cine

(etβ = 0)

α

α

∆>0 l’´equation ax2+bx+c= 0 a deux racines distinctes x1 et x2

x1 x2

α

β x1 α x2

β

Variations

x

VarP

−∞ α +

β

x

VarP

−∞ α +

β

Le sens de variation d’une fonction polynˆome du second degr´e se d´eduit de celui de la fonction de r´ef´erence x7→x2 via la forme canonique P(x) =a(x−α)2+β.

On peut aussi, bien sˆur, refaire l’´etude du signe de sa d´eriv´ee P(x) = 2ax+b.

(26)

I.5 Signe d’un trinˆome du second degr´e :

Le signe du trinˆomeP(x) =ax2+bx+cd´epend lui aussi du discriminant ∆ =b2−4ac:

• Si ∆ > 0 : le trinˆome admet alors deux racines distinces, qu’on note ici x1 et x2

avec x1 < x2, et on dispose alors de la factorisation : P(x) =a(x−x1)(x−x2).

On est donc ramen´e `a dresser le tableau de signes d’un produit : x

xx1 xx2 (xx1)(xx2)

P(x)

−∞ x1 x2 +

0 + +

0 +

+

0

0 0 +

signe dea signe dea 0 signe dea

• Cas ∆ = 0 : alors le trinˆome se factorise en P(x) =a

x+ b 2a

2

=a(x−α)2. Comme (x−α)2 > 0 pour tout r´eel x, alors P(x) s’annule en α est est ailleurs toujours du signe de a.

• Cas ∆<0 : on revient `a la forme canonique du trinˆome,P(x) =a

(x−α)2− ∆ 4a2

, o`u ici :− ∆

4a2 est strictement positif, et (x−α)2− ∆

4a2 est donc toujours strictement positif.

Le trinˆome ne s’annule jamais et esttoujours du signe de asurR.

I.6 In´equations du second degr´e

Pour r´esoudre une in´equation du second degr´e, c’est-`a-dire une in´equation comportant des termes o`u l’inconnue est au carr´e, on se ram`ene apr`es d´eveloppement, r´eduction et transposition de tous les termes dans un mˆeme membre, `a l’´etude du signe d’un trinˆome.

Exemple : on veut r´esoudre l’in´equation (x−1)(x+ 2)<3x2−3.

On commence par d´evelopper et r´eduire le produit `a gauche :

(x−1)(x+ 2)<3x2−3 ⇐⇒ x2+ 2x−x−2<3x2−3 ⇐⇒ x2+x−2<3x2−3 Ensuite on regroupe tous les termes dans un mˆeme membre de l’in´egalit´e :

x2+x−2<3x2−3 ⇐⇒ (x2+x−2)−(3x2−3)<0 ⇐⇒ −2x2+x+ 1<0 La r´esolution de l’in´equation (x−1)(x+ 2)<3x2−3 se ram`ene donc `a l’´etude du signe du trinˆome−2x2+x+ 1. Son discriminant est : ∆ = 12−4×(−2)×1 = 9>0. L’´equation

−2x2+x+ 1 a donc deux racines distinctes : x1 = −(−1)−√

9

2×2 = 1−3 2 =−1

2 et x2 = −(−1) +√ 9

2×2 = 1 + 3 4 = 1

(27)

On a donc : −2x2 +x+ 1 = −2(x+ 1

2)(x−1), et on dresse le tableau de signes du trinˆome :

Comme on cherche les valeurs dexpour lequelle trinˆome estn´egatif, on en d´eduit que :

−2x2+x+ 1<0 ⇐⇒ x∈

−∞,−1 2

∪]1,+∞[

L’ensemble des solutions de l’in´equation (x−1)(x+2)<3x2−3 est doncS =

−∞,−1 2

∪]1,+∞[.

(28)

Courbes des fonctions puissances enti`eres

0 1 2

1 0 1 2 3 4

y=x2 y=x4

y=x y=x6

0 1 2

1

2

0 1 2

1

2

y=x3 y=x y=x5

y=x9

Cas des puissances paires Cas des puissances impaires

0 1 2

1

2

0 1 2 3

1

2

y=x y= 1

x2

y= 1 x

y= 1 x3

0 1 2 3

1 0 1 2 3

1

y=x3

y=x2 y=x

y= x

fonctions inverses Avec la racine carr´ee (rappel : ∀x >0, √

x=x12) Etant donn´e que nous travaillerons l’an prochain sans calculatrice, il apparaˆıt indis-´ pensable de savoir tracer de m´emoire chacune de ces courbes, individuellement mais aussi les unes par rapport aux autres : on visualise ainsi beaucoup de propri´et´es des fonctions concern´ees.

(29)

II Logarithme n´ep´erien et exponentielle

Ces deux fonctions de r´ef´erence ont ´et´e longuement ´etudi´ees en Terminale, voici quelques rappels sur leurs propri´et´es.

II.1 Fonction logarithme n´ep´erien

Une d´efinition possible de la fonction logarithme n´ep´erien, not´ee ln est :

La fonction ln est, sur l’intervalle ]0; +∞[, l’unique primitive de la fonction inverse qui s’annule en 1.

Cette fonction est d´erivable (donc continue) sur son domaine de d´efinition R+, et sa d´eriv´ee v´erifie : pour toutx de ]0; +∞[, ln(x) = 1

x. D´efinition du logarithme n´ep´erien

• Variations et signe du logarithme : x

var ln

signe de ln(x)

0 1 +

0 +

0

• La relation fondamentale : ∀x, y ∈R+, ln(x×y) = ln(x) + ln(y) entraˆıne les formules suivantes :

∀x∈R+, ln

1

x

=−ln(x)

∀x, y ∈R+, ln

x

y

= ln(x)−ln(y)

∀x∈R+, ∀n∈Z, ln(xn) =n.ln(x)

∀x ∈R+, ln (√

x) = 1 2ln(x) Propri´et´es du logarithme n´ep´erien

(30)

II.2 Fonction exponentielle

Avec la d´efinition pr´ec´edente du logarithme n´ep´erien et les propri´et´es qui en d´ecoulent, on peut affirmer (cons´equence du th´eor`eme des valeurs interm´ediaires) que :

pour tout r´eel x, il existe un unique r´eel y strictement positif tel queln(y) =x.

On note alors : y= exp(x), et on d´efinit ainsi la fonction exponentielle surR.

0 1 2 3 4 5 6 7 8

1

2

3

4

5

6

7

8

0 1 2 3 4 5 6 7 8

1

2

3

4

−5

6

7

8

exp

ln y=x

y=x1

Graphes des fonctions ln et exp : noter la sym´etrie des deux courbes par rapport `a la droite d’´equation y=x.

• La fonction exp est d´efinie, continue, strictement croissante et strictement positive sur R.

• La fonction exp est d´erivable sur R, et elle est sa propre d´eriv´ee :

∀x∈R, exp(x) = exp(x).

• Les fonctions exp et ln sont r´eciproques l’une de l’autre, au sens o`u :

∀x∈R, ln(exp(x)) =x et ∀x∈R+, exp(ln(x)) =x Propri´et´es de l’exponentielle

(31)

∀x, y ∈R, exp(x+y) = exp(x)×exp(y)

∀x∈R, exp(−x) = 1 exp(x) d’o`u : ∀x, y ∈R, exp(x−y) = exp(x)

exp(y) , et ∀x∈R, ∀n∈Z, (exp(x))n = exp(n.x)

Ce sont ces propri´et´es, analogues `a celles des puissances, qui justifient la notation :

∀x∈R, exp(x) =ex. R`egles de calcul avec l’exponentielle

Exercice 6 [logarithmes, exponentielles] (Solution)

Simplifier au maximum les expressions suivantes, `a l’aide des r`egles rappel´ees ci-dessus :

• ln(16)−ln(512) + ln(0,125) =. . . (´ecrire en fonction de ln(2) seulement)

• ln(2) + ln(16e)−ln(4e2) =. . . (´ecrire en fonction de ln(2) seulement)

• 1

3ln(9)−4 ln(√

3)−ln(1

3) =. . . (´ecrire en fonction de ln(3) seulement)

• ln(72) + 1 8ln(1

4)−1 4ln(1

8)−2 ln(3) =. . .(´ecrire en fonction de ln(2) seulement)

• ln(36) + ln( 1

12)−ln(2,25) + ln(21) + 2 ln(14)−3 ln(0,875) = . . . (en fonction de ln(2) et ln(3) seulement).

• ln(1

2) + ln(2

3) +· · ·+ ln(98

99) + ln( 99

100) =. . . (´ecrire en fonction de ln(2) et ln(5) seulement)

• ln

√5 + 1 2

! + ln

√5−1 2

!

=. . .(simplifier au maximum)

• ln (5 +√ 3)40

+ ln (5−√ 3)40

=. . . (simplifier au maximum)

• exp(3x+ 1).p

exp(2x−2) exp(4x+ 5).exp(x−2) =. . .

• e3 ln(2)−ln 1

e17

+eln(ln(2))=. . .

• e−2 ln(3)−ln√ e4

−ln√ e2

=. . .

• exp

−1

3ln(e3)

+ lnp

exp(−ln(e6))

=. . .

(32)
(33)

Equations, in´equations ´

I R´esolution d’´equations

R´esoudre une ´equation d’inconnue x, c’est d´eterminer toutes les valeurs possibles de x pour lesquelles l’´egalit´e propos´ee est vraie.

L’ensemble-solution peut ˆetre vide, contenir une unique solution, ou un nombre fini (non- nul) de solutions, ou une infinit´e de solutions.

On insistera beaucoup en ECE1 sur la n´ecessit´e de commencer par d´eterminer ledomaine de validit´e de l’´equation (c’est-`a-dire l’ensemble des r´eels x pour lesquels l’´equation d’in- connuex a un sens).

On rappelle qu’il y a quatre grandes familles d’´equations `a savoir r´esoudre :

du type ax+b= 0, et par extension les ´equations o`u l’inconnuex peut ˆetre directement isol´ee dans un membre de l’´equation, par exemple : 2ex1 = 1.

On utilise g´en´eralement les ´equivalences contenues dans les r`egles de calcul usuelles pour r´esoudre une ´equation simple :

• ∀a, b∈R,

a2 =b2 ⇐⇒ (a=b oua=−b)

• ∀a, b∈R+, a2 =b2 ⇐⇒ a=b

• ∀a, b∈R+,

√a=√

b ⇐⇒ a=b

• ∀a, b∈R, 1 a = 1

b ⇐⇒ a=b

• ∀a, b∈R, a3=b3 ⇐⇒ a=b

• ∀a, b∈R, ea=eb ⇐⇒ a=b

• ∀a, b∈R+,

ln(a) = ln(b) ⇐⇒ a=b

Elles transforment l’´equation en une ´equation ´equivalente plus simple, afin d’isoler l’in- connue dans un membre de l’´equation.

1. Les ´equations du premier degr´e

23

(34)

du type ax2+bx+c= 0 (aveca6= 0) ou qui s’y ram`enent : voir le paragraphe.

2. Les ´equations du second degr´e, du type ax2 +bx+c= 0

Pour ces ´equations, la r`egle du produit nuls’applique, `a savoir : P(x)×Q(x) = 0 ⇐⇒ P(x) = 0 ou Q(x) = 0

On est ainsi ramen´e `a r´esoudre deux ´equations plus simples. Remarquer la n´ecessit´e d’avoir un second membre nul ! Le produitP(x)×Q(x) peut demander une factorisation pour apparaˆıtre.

3. Les ´equations-produit, du type : P(x)×Q(x) = 0,

Dans ce cas : P(x)

Q(x) = 0 ⇐⇒

P(x) = 0 et Q(x)6= 0

ce qui signifie que les racines de Q(x) = 0 sont valeurs interdites pour l’´equation, dont les solutions sont alors les racines de P(x) = 0 qui ne sont pas valeurs interdites. Une r´eduction au mˆeme d´enominateur de plusieurs termes est souvent `a l’origine de ce type d’´equations.

4. Les ´equations-quotient, du type : P(x) Q(x) = 0

Exercice 7 [´Equations du second degr´e] (Solution)

1. R´esoudre les ´equations suivantes :

• (E1) : −8x2+ 16 = 0

• (E2) : (x−1)(x2+ 14) = 9x(1−x)

• (E3) : 1

x−1 =x−2

• (E4) : 2 x+ 3 =x

2. R´esoudre les ´equations suivantes (on pourra poser un changement de variable) :

• (E5) : 3x4+ 5x2−2 = 0

• (E6) : x=√x+ 3

• (E7) : (ln(x))2+ 3 ln(x) + 2 = 0

• (E8) : ex+ex= 2

3. On note (E) l’´equation suivante, dans laquelle aest un param`etre : (a+ 1)x2+ax−1 = 0

a) Factoriser l’expressiona2+ 4a+ 4.

b) R´esoudre l’´equation E dans le cas particulier o`u a=−1.

c) R´esoudre l’´equation E dans le cas g´en´eral.

(35)

4. Pour quelles valeurs de m l’´equation suivante admet-elle deux racines distinctes et strictement positives ?

(m−3)x2+ (1−2m)x+m+ 1 = 0.

Exercice 8 [´Equations ] (Solution) R´esoudre les ´equations suivantes : a) 3x2+ 5x−2 = 0

b) 3x4+ 5x2−2 = 0 c) 3x5+ 5x3−2x= 0 d) 3e2x+ 5ex−2 = 0

e) x+ 1 x = 2

f) x2−3x+ 4 +8−6x x2−2 = 0 g) x3+ 2x2−x+ 1

x−1 = 2−x+x2 h) 3

4x2 + 1 2x − 1

3 = 0 Exercice 9 [´Equations ] (Solution)

R´esoudre les ´equations suivantes : a) x=√

x+ 2 b) x=√

x+ 2 c) x−7 =√

x−5

d) (x2−3x+ 4)2= (x2+ 2x−5)2 e) ln(x) + 7 = 0

f) ln(x2)−6 = 0 g) (ln(x))2−6 = 0 h) ln(x)−ln(x−1) = 1

i) ln(x+ 1

x) = ln(2)

j) ln(3x) + ln(x+ 4) = 3 ln(4) k) 2 ln(x+ 1) + ln(x) = 3 ln(x−2)

l) ln(x2−3x+ 2) = 1 m) e1+4x2 = 3

n) ln(e2x−2ex+ 1) = 3 o) e1+ln(x)= ln(3) p) 2ex+ 1

ex+ 1 = ex+ 1 2

II In´equations

Les r´esolutions d’in´equations sont elles aussi de quatre grands types :

1. Les in´equations du premier degr´e, ou qui s’y ram`enent, o`u l’inconnuex peut ˆetre isol´ee dans un membre, en respectant scrupuleusement les r`egles op´eratoires avec les in´egalit´es.

2. Les in´equations du second degr´e o`u l’on applique cette fois les r`egles de signe d’un trinˆome.

3. Les in´equations-produit et les in´equations-quotient o`u la d´etermination des solutions passe par un tableau de signes de l’expression (produit ou quotient).

L`a encore on veillera `a pr´eciser le domaine de validit´e ; l’ensemble-solution (s’il n’est pas vide) fait souvent intervenir unintervalle ou une r´eunion d’intervalles ; on rappelle ici que, par exemple :

(36)

• x > A ⇐⇒ x∈]A; +∞[

• A6x < B ⇐⇒ x∈[A;B[

• x6B ⇐⇒ x∈]− ∞, B]

• x∈]− ∞, A]∪[B,+∞[⇐⇒ (x6A oux>B)

On proc´edera par op´erations licites sur les in´egalit´es, ´eventuellement en utilisant les pro- pri´et´es de monotonie des fonctions usuelles (Attention aux ensembles de validit´e !), qui permettent d’´ecrire des ´equivalences du type :

∀a, b∈I, f(a)< f(b) ⇐⇒ a < b ou ∀a, b∈J, g(a)< g(b) ⇐⇒ a > b pour f strictement croissante sur I, etg strictement d´ecroissante surJ.

◮Un cas fr´equent en ECE1 est celui o`u on est ramen´e `a une ´etude de fonction, qui permet parfois d’en d´eduire son tableau de signes.

In´equations classiques avec la fonction carr´e

◮Id´ee : avoir en tˆete la repr´esentation graphique ! In´equation du type : x2< A

On distingue deux cas :

• SiA60 : l’in´equation n’admetaucune solution.

• SiA >0 : l’ensemble solution est l’intervalle ]−√ A;√

A[, et on a l’´equivalence :

x2 < A ⇐⇒ −√

A < x <√ A.

◮Quelles sont les solutions de l’in´equationx26A? A

A

A

] [

In´equation du type : x2>A On distingue deux cas :

• SiA60 : l’in´egalit´e est toujours vraie !

∀A∈R, ∀x∈R, x2>0>A.

• SiA >0 : l’ensemble solution est ]−∞;−√ A]∪[√

A; +∞[, et on a l’´equivalence :

x2 >A ⇐⇒ (x6−√

A ou x>√ A).

◮Quelles sont les solutions de l’in´equationx2> A?

A

A

A

] [

Exercice 10 [In´equations] (Solution)

R´esoudre les in´equations suivantes, sur le domaine indiqu´e :

(37)

a) ln(x−1) >−3 sur ]1,+∞[ b) ln(3x+ 2)<2 sur ]−23,+∞[

c) ln(x+ 6)−2 ln(x)>0 sur ]0,+∞[ d) 1−2e3x >0 surR

e) (x+ 3)(2−ex)>0 surR f) (1 + 2ex)(1−2ex)60 g) (1−ex)(ex−4)<0

h) ln(x) + ln(x−1)>ln(2) sur ]1,+∞[

i) ln(2x−1)<2 ln(x) sur ]12,+∞[.

j) ln(4x) + 2 ln(x+ 1)<0 sur ]0,+∞[.

k) 1−(34)n>0,99 o`unest unentiernaturel l) 3×(1110)n>10 (o`u n∈N)

m) 1 + 0.95 + 0.952+. . .+ 0.95n > 10 (o`u n∈N)

n) 1.02+ 1.022+. . .+ 1.02n>20 (o`un∈N)

Exercice 11 [In´equations] (Solution)

R´esoudre dansRles in´equations suivantes : a) 1

x 6x

b) x2+ 2 x2−2 >2

c) t−1 t+ 1 < 2t

t−1 d) 1

x+ 2+ 1 x2−4 61

e) √

e2x+ 3>2 f) 2x4+x2 63

Exercice 12 [R´esoudre les in´equations suivantes : ] (Solution)

a) x− 2 x >1 b) 1

x−1 6 3 x+ 3 c) ln(x2)<1 d) ln(x)2<1

e) ln(x2+ 3)>2

f) ln(ln(x))<0 g) e2+ln(x)<3 h) √

x+ 8>√ x2−4 i) 1

x−4 65

j) e2x−5ex+1 <−4e2

(38)
(39)

Etude de fonctions ´

Une part importante du programme de ECE1 sera consacr´ee `a approfondir consid´erable- ment les notions abord´ees au lyc´ee concernant l’´etude d’une fonction. Les quelques rappels et exercices suivants sont destin´es `a susciter une r´evision approfondie des points suivants :

• Ensemble de d´efinition d’une fonction.

• Tableau de variation

• D´erivabilit´e en un point ; nombre d´eriv´e et tangente.

• Formules de d´erivation.

• Fonctions continues ; th´eor`eme des valeurs interm´ediaire, de LA valeur interm´e- diaire.

• Fonctions convexes, fonctions concaves.

• Primitives d’une fonction continue

• Calcul int´egral, propri´et´es de l’int´egrale.

Ci-dessous, quelques exercices pour garder contact avec ce que vous avez fait dans l’ann´ee ; on y trouvera aussi un r´esum´e des formules de d´erivation, `a connaˆıtre par coeur d´esor- mais ! Le code couleur diff´erencie les formules officiellement au nouveau programme de Terminale ES (en noir) , des nouvelles formules qui seront ´etudi´ees dans l’ann´ee (en bleu, qui figuraient, elles, dans l’ancien programme de TES), et qu’on pourra apprendre d`es maintenant !

29

(40)

I Formulaire de d´eriv´ees

I.1 D´eriv´ees des fonctions usuelles

Les fonctions f suivantes sont d´erivables sur Df (domaine de d´erivabilit´e), et leurs d´eriv´ees respectives sont donn´ees par :

Df f(x) = Df f(x) = R xn (n ∈N) R n.xn−1

R 1

x R −1

x2 R xn (n ∈Z, n <0) R nxn1 R+ √x R+ 1

2√ x

R ex R ex

R+ ln(x) R+ 1

x

I.2 Op´erations sur les d´eriv´ees

Dans ce tableau,uetvsont deux fonctions d´erivables sur un mˆeme intervalleI, v´erifiant les conditions ´eventuellement exprim´ees dans la derni`ere colonne.

fonction d´eriv´ee Condition

u+v u+v

k.u k.u k constant

u.v u×v+u×v u

v

u×v−u×v

v2 v ne s’annule pas sur I 1

u −u

u2 u ne s’annule pas surI exp(u) ou eu u×eu

ln(u) u

u u strictement positive sur I un n.u.un1 n∈Z

√u u 2√

u u strictement positive sur I

(41)

Exercice 13 [Calculs de d´eriv´ees] (Solution)

Calculer les d´eriv´ees des fonctions suivantes (sans donner de justification concernant l’existence de cette d´eriv´ee) :

• a(x) = x2

4 − 3x3 + x.ln(x)

• b(x) = e2x x2−1

• c(x) = exp(x+ 1/x)

• d(x) = 5x3 −(2x + 1).e−x+2x2

• e(x) = −x+ 2 x+ 1

• f(x) = x2+ 2x+ 2.ln(x) 3−x Proc´eder de mˆeme avec la s´erie suivante : on ´etudiera aussi pour celles-ci, leur sens de variations sur leur domaine de d´efinition.

• a(x) =e−x−ex

• b(x) = x2−8x+ 3 + 6 ln(x)

• c(x) = (x−2)ex

• d(x) = x2−4x ex

• e(x) = 5

x + 2 ln(x)

• f(x) = 1 +ln(x) x

• g(x) = e1x x2+ 1

• h(x) = (x−2).ex1

Exercice 14 [Fonctions et tangentes] (Solution)

N.B. : ici comme ailleurs, la notation ed´esigne le nombree1= exp(1).

1. On consid`ere la fonction f d´efinie sur ]1; +∞[ par :f(x) =ax+ b ln(x).

D´eterminer les r´eels aetb tels que la courbe def (not´ee Cf), coupe l’axe des abscisses au point A d’abscisse x = e, et que la tangente `a Cf en A soit parall`ele `a la droite d’´equation :y = 2x−1.

2. On consid`ere la fonction gd´efinie sur ]1; +∞[ par :g(x) =x− e ln(x). a) ´Etudier les variations de g; synth´etiser l’´etude dans un tableau.

b) Donner une ´equation de la tangente `a Cg au point d’abscissee.

Exercice 15 [´Etude de fonction] (Solution)

Soitf la fonction d´efinie sur ]0; +∞[ par :f(x) =xln(x)−x+ 1.

1. Calculer f(x) et ´etudier les variations def. 2. Calculer f(1) ; en d´eduire le signe def(x).

3. Montrer que l’´equation : f(x) = 1

2 poss`ede une solution unique sur [1;e].

4. Utiliser astucieusement la question 1. pour calculer l’int´egrale : Z e

1

ln(x)dx.

Exercice 16 [Convexit´e] (Solution)

On d´efinit ici la fonctionf par :f(x) = (2x−4).ex.

(42)

1. ´Etudier les variations de f.

2. Calculer la d´eriv´ee seconde f′′(x) et ´etudier la convexit´e de f. D´eterminer les points d’inflexion ´eventuels.

3. Reprendre les deux questions pr´ec´edentes avec la fonction g d´efinie surRpar : g(x) =ex

2 2 .

Exercice 17 [´Etude compl`ete de fonction] (Solution)

On consid`ere ici la fonctionf, d´efinie surRpar : f(x) = (−4x2+ 5)ex+ 3.

On note Cf la courbe repr´esentative de f dans un rep`ere orthonormal, et f la fonction d´eriv´ee de f sur R.

1. a) V´erifier que pour tout r´eel x : f(x) = (4x2−8x−5).ex. b) ´Etudier le signe def(x) surR.

c) `A l’aide des deux questions pr´ec´edentes, dresser le tableau de variations def. 2. D´emontrer que l’´equation : f(x) = 3 admet une solution unique x0 dans l’intervalle

[0; 2].

3. D´eterminer les intervalles contenus dans [0; +∞[ sur lesquels Cf est situ´ee au-dessous de ses tangentes.

Exercice 18 [synth`ese] (Solution)

0 1 2 3 4 5 6

-1 -2

-3 0

-1 -2 -3 -4 -5 1 2 3

0 x

y

A B

×

×

S

On consid`ere la fonction f dont la courbe repr´esentativeC est repr´esent´ee ci-dessus dans le plan muni d’un rep`ere orthonormal.

La courbe C passe par le point A(1; 0) et admet la droite (AB) pour tangente `a la courbeC.

partie A

Pour tout r´eelx de ]0 ; +∞[, f(x) = (ax+b).ln(x) o`ua etbsont deux r´eels.

(43)

1. Calculer f(x) en fonction de aetb.

2. Par lecture graphique, donner f(4) et f(1). Expliquer bri`evement la d´emarche.

3. Justifier queaetbsont solutions du syst`eme d’´equations suivant :





4a+b = 0 a+b = 3 D´etermineraetb. Ces valeurs sont utilis´ees dans la suite de l’exercice.

partie B

On appelleS l’aire hachur´ee sous la courbeC.

1. Soit F la fonction d´efinie et d´erivable sur ]0 ; +∞[ par : F(x) =−1

2

x2ln(x)−x2

2 −8xln(x) + 8x

. Montrer queF est une primitive de f sur ]0; +∞[.

2. En d´eduire la valeur exacte de S exprim´ee en unit´es d’aire. Justifier.

(44)

Références

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