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1 Moment d’inertie

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Academic year: 2021

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(1)

OLIVIER CASTÉRA

Résumé. Le tenseur d’inertie calculé dans le repère principal d’inertie ayant pour centre le centre d’inertie d’un solide est une caractéristique intrinsèque de ce solide. Il apparait natu- rellement dans l’expression du moment d’inertie (répartition de la masse autour d’un axe de rotation) qui est nécessaire pour le calcul du moment cinétique d’un solide, ou de son énergie cinétique de rotation.

Table des matières

1 Moment d’inertie 1

2 Tenseur d’inertie 2

3 Repère principal d’inertie 4

3.1 Moments principaux d’inertie 5

3.2 Axes principaux d’inertie 5

3.3 Ellipsoïde d’inertie 7

3.4 Théorème de Huygens 7

4 Moment cinétique 8

4.1 Moment cinétique par rapport à un point 8

4.2 Projection du moment cinétique sur l’axe de rotation 10

4.3 Lien entre tenseur d’inertie et moment d’inertie 11

5 Energie cinétique d’un solide 11

6 Annexe 12

1 Moment d’inertie

Soit un solideS et soit ∆ un axe quelconque ne passant pas nécessairement parS, de direction fixe dans le repèreR.

+ + r (S)

Fig 1. Solide et axe de rotation quelconques

Date: 28 mars 2021.

(2)

Le moment d’inertie du solideS par rapport à l’axe ∆ est un réel qui caractérise l’inertie en rotation du solide S autour de l’axe ∆.

Définition 1.1. Moment d’inertie

Le moment d’inertie d’un système par rapport à un axe, est la somme des masses mi de ce système, pondérées par leurs distances ri à l’axe au carré :

I= X

i

mir2i Dans le cas d’un système continu :

Définition 1.2. Moment d’inertie

Le moment d’inertie par rapport à un axe∆, d’un solideSde volumeV et de masse volumiqueρ, a pour expression :

I

=

Z Z Z

V ρ r2d3V

Le moment d’inertie dépend du choix de l’axe ∆ mais pas du choix du repèreR, car seule la distance à l’axe intervient.

Remarque. Lorsque le solide est homogène, sa densité est constante dans l’espace et l’on peut sortir ρ de l’intégrale de volume.

2 Tenseur d’inertie

Cherchons l’expression du moment d’inertie par rapport à un axe quelconque ∆, en fonction du tenseur d’inertie. Soit R un repère orthonormé dont le centre O est sur l’axe ∆. Soit un élément de volume du solide S, de masse dm, situé au point M tel que OM(x1, x2, x3).

Soit u(u1, u2, u3) un vecteur unitaire de l’axe ∆, et soit H la projection orthogonale de M sur l’axe ∆, tel que r =MH.

x2 x3

x1

O

+ M H+ r (S)

R

u

En appliquant le théorème de pythagore dans le triangleOMH rectangle enH : MH2 =OM2OH2

=OM2−(OM ·u)2

=x12+x22+x32−(u1x1 +u2x2+u3x3)2

(3)

Le vecteur u étant unitaire

u·u =u12+u22+u32

= 1 si bien que :

MH2 =

u12+u22+u32 x12+x22+x32

u1x1 +u2x2+u3x32

=

x12+x22+x32

u12+

x12+x22 +x32

u22 +

x12+x22+x32

u32

u12x12+u22x22+u32x32+ 2x1x2u1u2+ 2x2x3u2u3+ 2x1x3u1u3

=

x22+x32

u12+

x12+x32

u22+

x12+x22

u32

−2x1x2u1u2−2x2x3u2u3−2x1x3u1u3

Ecrivons l’expression du moment d’inertie par rapport à l’axe ∆ : I =

ZZ Z

V ρ MH2dV

=u12

Z

V ρ

x22+x32

d3V +u22

Z

V ρ

x12 +x32

d3V +u32

Z

V ρ

x12+x22

d3V

u1u2

Z

V ρ 2x1x2d3Vu2u3

Z

V ρ 2x2x3d3Vu1u3

Z

V ρ 2x1x3d3V (1) Nous avons alors :

I=

u1R ρh(x2)2+ (x3)2id3V −u2R ρ x1x2d3V −u3R ρ x1x3d3V

−u1R ρ x1x2d3V u2R ρh(x1)2+ (x3)2id3V −u3R ρ x2x3d3V

−u1R ρ x1x3d3V −u2R ρ x2x3d3V u3R ρh(x1)2+ (x2)2id3V

·

u1 u2 u3

=

R ρh(x2)2+ (x3)2id3VR ρ x1x2d3VR ρ x1x3d3V

R ρ x1x2d3V R ρh(x1)2+ (x3)2id3VR ρ x2x3d3V

R ρ x1x3d3VR ρ x2x3d3V R ρh(x1)2+ (x2)2id3V

u1 u2 u3

·

u1 u2 u3

= [I]Ou·u (2)

=u·[I]Ou

où [I]O est le tenseur d’inertie du solide S calculé au centre O du repère R. La première opération [I]Ouest la multiplication de la matrice [I]O par le vecteuru, elle donne un vecteur.

La seconde opération est le produit scalaire de deux vecteurs.

Les composantes du tenseur d’inertie sont des fonctions de x1, x2 et x3, il dépend donc du choix du repère R(position du centre O et orientation des axes). En revanche il ne dépend pas de l’axe ∆.

Dans l’expression du premier terme diagonal, (x2)2 + (x3)2 est la distance au carré à l’axe x1. Les termes diagonaux sont par conséquent les moments d’inertie par rapport aux axes x1, x2, x3 du repèreR. Les opposés des termes non diagonaux sont appelésproduits d’inertie.

(4)

Exemple.

Supposons que l’axe ∆ soit confondu avec l’axe x3, I3 = [I]Ok·k

=ρ

R h

(x2)2+ (x3)2id3VRx1x2d3VR x1x3d3V

R x1x2d3V R h(x1)2+ (x3)2id3VR x2x3d3V

R x1x3d3VRx2x3d3V R h(x1)2+ (x2)2id3V

0 0 1

·

0 0 1

=ρ

RRR x1x3d3V

RRR x2x3d3V

RRR h

(x1)2+ (x2)2id3V

·

0 0 1

=ρ

Z ZZ

x12+x22

d3V

qui est le moment d’inertie par rapport à l’axe x3. Définition 2.1. Tenseur d’inertie

Le tenseur d’inertie d’un solide de volumeV et de masse volumiqueρ, calculé au centreO d’un repère R s’écrit :

[I]O =

RRR ρh(x2)2 + (x3)2id3VRRR ρ x1x2d3VRRRρ x1x3d3V

RRR ρ x1x2d3V RRR ρh(x1)2+ (x3)2id3VRRRρ x2x3d3V

RRR ρ x1x3d3VRRR ρ x2x3d3V RRR ρh(x1)2+ (x2)2id3V

=

I11 −I12 −I13

−I21 I22 −I23

−I31 −I32 I33

où la convention de signe permet d’avoir I12=RRR ρ x1x2d3V. Notation. Le tenseur [I] est aussi noté I, I,

I, ˆI,=I, I

, et en notation indicielle Iij : I=Iijuiuj

Le tenseur d’inertie prend en entrée deux vecteurs et donne en sortie un scalaire, c’est une forme bilinéaire appelée tenseur deux fois covariant. Les indices sont donc en bas.

Il faut deux indices pour repérer ses éléments, c’est donc un tenseur d’ordre deux. Il est symétrique :

Iij =Iji

Chaque indice pouvant prendre trois valeurs, il appartient à un espace vectoriel de dimension 3.

La dimension de l’espace puissance l’ordre du tenseur donne le nombre de composantes du tenseur, soit 32 = 9 composantes.

3 Repère principal d’inertie

Comme tout tenseur symétrique d’ordre deux, le tenseur d’inertie en tout point O peut être diagonalisé. Il existe donc un repère principal d’inertie (O,n1,n2,n3), composé de trois axes principaux d’inertie passant par O, dans lequel le tenseur d’inertie est diagonal. Plaçons-nous dans un repère R de centre O et cherchons l’expression des vecteurs propres Pi et des valeurs propres Ii solutions de l’équation aux valeurs propres :

[I]OPi =IiPi

(5)

3.1 Moments principaux d’inertie

Soit I un scalaire, et soit P(p1, p2, p3) un vecteur non nuls tels que l’on ait :

I11 −I12 −I13

−I21 I22 −I23

−I31 −I32 I33

p1 p2 p3

=

I 0 0 0 I 0 0 0 I

p1 p2 p3

II11 I12 I13

I21 II22 I23

I31 I32 II33

p1 p2 p3

=

0 0 0

(3)

Avant de chercher à résoudre ce système, cherchons les conditions pour qu’il y ait des solutions.

Ce système admet des solutions non triviales (différentes de zéro) si le déterminant de la matrice des coefficients est nul,

II11 I12 I13 I21 II22 I23 I31 I32 II33

= 0 qui donne l’équation caractéristique :

(I−I11)[(I−I22)(I−I33)−I32I23]−I21[I12(I−I33)−I32I13] +I31[I12I23−(I−I22)I13] = 0 C’est un polynôme P du troisième degré en I

P =I3+a1I2+a2I+a3

qui admet trois racines I1, I2, I3. Ces trois solutions de l’équationP = 0 sont les valeurs propres du tenseur d’inertie, aussi appelées moments principaux d’inertie au pointO. Pour la première valeur propre nous avons :

I11 −I12 −I13

−I21 I22 −I23

−I31 −I32 I33

p11

p21

p31

=

I1 0 0 0 I1 0 0 0 I1

p11

p21

p31

3.2 Axes principaux d’inertie

Il reste à résoudre le système (3) p.5 avec les différentes valeurs possibles de I. Commençons par la valeur propre I1 associée au vecteur propre P1(p11, p21, p31) :

I1I11 I12 I13

I21 I1I22 I23 I31 I32 I1I33

p11

p21

p31

=

0 0 0

(4)

(I1I11)p11+I12p21+I13p31 = 0 I21p11+ (I1I22)p21+I23p31 = 0 I31p11+I32p21+ (I1I33)p31 = 0

Nous n’avons pas besoin de résoudre ce système car nous n’avons besoin que de la direction du vecteur P1. Nous laissons p11 sous forme de variable :

I12p21

p11

+I13p31

p11

=I11I1 (I1I22)p21

p11

+I23

p31

p11

=−I21

I32

p21

p11

+ (I1I33)p31

p11

=−I31

(6)

Deux équations parmi ces trois suffisent à trouver les rapports p21/p11 et p31/p11, c’est à dire la direction dans R du premier axe principal d’inertie :

"

I12 I13

(I1I22) I23

# p21/p11

p31/p11

!

= I11I1

−I21

!

Appelons ∆ le déterminant de la matrice des coefficients des inconnues et résolvons par la méthode de Cramer :

p21

p11

= 1

I11I1 I13

−I21 I23

et p21

p11

= 1

I12 I11I1

(I1I22) −I21

Nous procédons de même pour les deux autres directions des axes principaux d’inertie. Ainsi il existe un repère principal d’inertie en tout point O.

Montrons que les directions principales sont orthogonales. Désignons les directions des axes principaux d’inertie par les vecteurs unitaires n1,n2,n3, et faisons apparaitre leurs produits scalaires. Pour n1 le système (4) s’écrit :

I1I11 I12 I13

I21 I1I22 I23

I31 I32 I1I33

n11

n21

n31

=

0 0 0

I1n11 =I11n11I12n21I13n31

I1n21 =−I21n11+I22n21I23n31

I1n31 =−I31n11I32n21+I33n31

I1n11n12 =I11n11n12I12n21n12I13n31n12

I1n21n22 =−I21n11n22+I22n21n22I23n31n22

I1n31n32 =−I31n11n32I32n21n32+I33n31n32

I1n1·n2 =

I11n11 −I12n21 −I13n31

−I21n11 I22n21 −I23n31

−I31n11 −I32n21 I33n31

·n2

De même

I2n2·n1 =

I11n12 −I12n22 −I13n32

−I21n12 I22n22 −I23n32

−I31n12 −I32n22 I33n32

·n1

Or par symétrie du tenseur d’inertie

I11n11 −I12n21 −I13n31

−I21n11 I22n21 −I23n31

−I31n11 −I32n21 I33n31

·n2 =

I11n12 −I12n22 −I13n32

−I21n12 I22n22 −I23n32

−I31n12 −I32n22 I33n32

·n1

donc

I1n1·n2 =I2n1·n2

(I1I2)n1·n2 = 0

SiI1 6=I2 alors n1·n2 = 0 et les axes principaux d’inertie sont orthogonaux deux à deux.

Cherchons l’expression du tenseur d’inertie dans le repère principal d’inertie. Soit ω un axe de rotation quelconque :

ω =ω1n1+ω2n2+ω3n3

Soit σ tel que :

σ = [I]ω

σ1n1+σ2n2+σ3n3 = [I](ω1n1+ω2n2+ω3n3)

=ω1[I]n1+ω2[I]n2+ω3[I]n3

=ω1I1n1+ω2I2n2+ω3I3n3

(7)

Par conséquent

σ1 =I1ω1 σ2 =I2ω2 σ3 =I3ω3

I1 0 0 0 I2 0 0 0 I3

ω1 ω2 ω3

=

σ1 σ2 σ3

Nous avons alors l’expression du tenseur principal d’inertie :

I1 0 0 0 I2 0 0 0 I3

Le tenseur principal d’inertie calculé dans le repère principal d’inertie ayant pour centre le centre d’inertieGdu système, est une caractéristique intrinsèque de ce système (elle ne dépend que du système), comme le sont sa masse, son volume ou sa charge électrique. On l’appelle tenseur central principal d’inertie. C’est la répartition des masses du solide S, pondérée par la distance au centre d’inertie au carré.

3.3 Ellipsoïde d’inertie

Soit un solide S, et soit un repère R de centre O. Le tenseur d’inertie [I]O est donc fixé. Soit

∆ un axe de rotation quelconque, de vecteur unitaire u(u1, u2, u3) : I= [I]Ou·u

=

I11 −I12 −I13

−I12 I22 −I23

−I13 −I23 I33

u1 u2 u3

·

u1 u2 u3

=

I11u1I12u2I13u3

−I12u1+I22u2I23u3

−I13u1I23u2+I33u3

·

u1 u2 u3

=I11

u12+I22

u22+I33

u32−2I12u2u1−2I13u3u1−2I23u2u3

on retrouve l’équation (1) p. 3. C’est l’équation d’un ellipsoïde, appeléellipsoïde d’inertie, dans laquelle les composantes I11, I22, . . . du tenseur d’inertie sont des paramètres.

Pour chaque axe ∆ défini par une direction u, autrement dit pour chaque ensemble de valeurs (u1, u2, u3), l’équation donne une valeur pour le moment d’inertie I du solide S. De même qu’un vecteur peut être représenté par une flèche, un tenseur symétrique d’ordre deux peut être représenté par un ellipsoïde.

3.4 Théorème de Huygens

Théorème 3.1. SoitG un axe parallèle à l’axeet passant par le centre d’inertie G d’un solide S de masse m. Soit a = KH la distance entre ces deux axes, où K ∈ ∆G et H ∈ ∆, alors :

I=IG+a2m

(8)

Démonstration.

I =ρ

Z ZZ

(MH)2d3V

=

Z Z Z

ρ(MK+KH)·(MK+KH)d3V

=

Z Z Z

ρ(MK)2d3V +

ZZ Z

ρ(KH)2d3V + 2

ZZ Z

ρMK·KHd3V

=IG+a2m+ 2

ZZ Z

ρ(MG+GK)·KHd3V Le vecteur KH étant constant :

I=IG+a2m+ 2KH·

Z Z Z

ρMGd3V + 2

ZZ Z

ρGK·KHd3V Par définition du centre d’inertie, RRR ρMGd3V = 0.

De plus, GKKH, d’où :

I=IG+a2m

4 Moment cinétique

Définition 4.1. Moment cinétique

Le moment cinétique1 par rapport à un point quelconque O, d’un corps situé en M, est le produit vectoriel du rayon vecteur OM par la quantité de mouvementp de ce corps.

σ/O = OM ×p 4.1 Moment cinétique par rapport à un point

Le moment cinétique d’un solide ou d’un système dépend du point par rapport auquel il est calculé. En effet, soient O et O deux points distincts d’un repère R, le moment cinétique par rapport au point O d’un point massique M de quantité de mouvement p s’écrit :

σO(M) =O’M×p

= (O’O+OM)×p

=O’O×p+OM×p

=O’O×p+σO(M)

O O

+M P

σO

σO

Le terme O’O×p permet de passer du moment cinétique au point O à celui au point O. Soit un solideSde masse volumiqueρ, tournant avec la vitesse angulaireωautour d’un axe ∆ de direction fixe dans R. Si le solide S est libre alors l’axe de rotation passe obligatoirement

1. Voir Mecanique classique.pdf

(9)

par son centre d’inertie G, mais l’on envisage ici le cas plus général de la rotation d’un solide autour d’un axe quelconque, le solide S étant relié à l’axe de rotation. Calculons le moment cinétique par rapport au centre du référentiel O situé sur l’axe ∆.

y z

x

O R

ω

v M

(S)

Considérons un élément de volume du solide S, de masse dm, de volume d3V, de vitesse v, situé au pointM. Son moment cinétique dans R par rapport au pointO s’écrit :

RO(M) =OM×vdm

L’axe de rotation ∆ passant par le pointO, la vitesse du pointM s’écrit v=ω×OM RO(M) =OM×(ω×OM)dm

=ρOM×(ω×OM)d3V

Le moment cinétique total du solide S s’obtient par intégration sur son volume total : σRO(S) =

Z Z Z

ρOM×(ω×OM)d3V Développons le double produit vectoriel :

OM×(ω×OM) =

x1 x2 x3

×

ω1 ω2 ω3

×

x1 x2 x3

=

x1 x2 x3

×

ω2x3ω3x2 ω3x1ω1x3 ω1x2ω2x1

=

ω1(x2)2ω2x1x2ω3x1x3+ω1(x3)2 ω2(x3)2ω3x2x3ω1x2x1+ω2(x1)2 ω3(x1)2ω1x3x1ω2x3x2+ω3(x2)2

=

ω1h(x2)2+ (x3)2iω2x1x2ω3x1x3

−ω1x2x1+ω2h(x1)2+ (x3)2iω3x2x3

−ω1x3x1ω2x3x2+ω3h(x1)2+ (x2)2i

(10)

D’où l’expression du moment cinétique de S par rapport à O, calculé dans R :

σRO(S) =

RRR ρhω1h(x2)2+ (x3)2iω2x1x2ω3x1x3i d3V

RRR ρh−ω1x2x1+ω2h(x1)2 + (x3)2iω3x2x3i d3V

RRR ρh−ω1x3x1ω2x3x2+ω3h(x1)2+ (x2)2ii d3V

=

ω1RRR ρ h(x2)2+ (x3)2id3Vω2RRR ρ x1x2d3Vω3RRR ρ x1x3d3V

−ω1RRR ρ x1x2d3V +ω2RRR ρ h(x1)2+ (x3)2id3Vω3RRR ρ x2x3d3V

−ω1RRR ρ x1x3d3Vω2RRR ρ x2x3d3V +ω3RRR ρ h(x1)2+ (x2)2id3V

=

RRR ρ h(x2)2+ (x3)2id3VRRR ρ x1x2d3VRRR ρ x1x3d3V

RRR ρ x1x2d3V RRR ρ h(x1)2+ (x3)2id3VRRR ρ x2x3d3V

RRR ρ x1x3d3VRRR ρ x2x3d3V RRR ρ h(x1)2 + (x2)2id3V

ω1 ω2 ω3

= [I]Oω

où [I]O est le tenseur d’inertie du solide S, au point O dans le repèreR.

4.2 Projection du moment cinétique sur l’axe de rotation Soit u le vecteur unitaire porté par l’axe de rotation ∆ :

ω=ωu

et soit σR(S) la projection du moment cinétique sur l’axe de rotation ∆. Soit MH la distance du point M à l’axe de rotation. En utilisant le théorème 6.2 de l’analyse vectorielle donné en annexe, on a :

σR(S) =σRO(S)·u

=

Z Z Z

ρOM×(ω×OM)d3V ·u

=

Z Z Z

ρ[ω(OM·OM)−OM(OM·ω)]d3V ·u

=ω

Z Z Z

ρhu·u(OM)2−(OM·u)(OM·u)id3V

=ω

Z Z Z

ρh(OM)2−(OH)2id3V

=ω

Z Z Z

ρ(MH)2d3V

=Iω (5)

où le réel I est le moment d’inertie du solide S par rapport à l’axe ∆.

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