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TD 6 : Exemples.

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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2017-2018 MAT303–UGA

TD 6 : Exemples.

Exercice 1 : Une norme sur Mn(R). Soit Mn(R) l’ensemble des matrices carr´ees de taille n. On munit l’espace vectoriel Rn d’une norme quelconque not´ee k · k, on note S la sph`ere unit´e dek · k.

1. Soit A ∈ Mn(R). On pose Nk·k(A) = max

x∈SkAxk. Montrer que l’on d´efinit ainsi une norme sur Mn(R). On appelle cette norme la normesubordonn´ee `ak · k.

2. Montrer que l’on a de plusN(AB)6N(A)N(B).

3. Montrer que k · k sur Mn(R) ' Rn

2 n’est pas une norme subordonn´ee. On pourra consid´erer la matrice dont tous les coefficients valent 1, et son carr´e.

4. ExprimerNk·k(A) en fonction des coefficients deA dans le cas o`uk · k=k · k surRn. Exercice 2 : Un espace de fonctions.On consid`ere E =C([0,1],R) l’ensemble des fonc- tions continues sur [0,1], `a valeurs r´eelles.

1. Montrer queE est un espace vectoriel r´eel.

2. En consid´erant la famille de fonctions (x7−→xk)k∈N, montrer queE est de dimension infinie.

3. Pour toute fonctionf ∈E, on pose kfk= max

x∈[0,1](|f(x)|).

(a) Montrer que l’on d´efinit ainsi une norme sur E.

(b) Quelle est la boule unit´e, la sph`ere unit´e de k · k?

(c) Pour f dans E, ´ecrire avec des quantificateurs que g ∈ Bk·k(f, ε). Repr´esenter sch´ematiquement les graphes def etg.

(d) Soit (fn)n une suite d’´el´ements de E telle que fn −→

k·k

f. Justifier l’expression : fn

converge uniform´ement versf.

4. Pour toute fonctionf ∈E, on pose maintenantkfk1 =R1

0(|f(t)|dt. Montrer que l’on d´efinit ainsi une norme surE.

5. En consid´erant la suite de fonctions (x7−→xk)k∈N, montrer que les deux normes k · k1 etk · k ne sont pas ´equivalentes.

6. Montrer que l’application f ∈E7→f(0) est lin´eaire, continue pourE muni dek · k, mais pas pourE muni dek · k1.

Exercice 3 : Continuit´e du d´eterminant.

1. Montrer que l’application det : Mn(R)−→R est continue.

2. Soit GLn(R) l’ensemble des matrices inversibles de taille n. Montrer que GLn(R) est un ouvert.

3. Soit (Mk) une suite convergente de matrices telles que pour toutk, il existe un vecteur xk tel queMkxk= 0. Montrer que la limite de la suite (Mk) n’est pas inversible.

4. Montrer que SLn(R) est un ferm´e.

(2)

Exercice 4 : Compacit´e de On(R). On d´efinit le groupe orthogonal On(R) ={M ∈Mn(R);tM M =In}.

1. Montrer que l’applicationM ∈Mn(R)7→tM M ∈Mn(R) est continue (on pr´ecisera la norme consid´er´ee sur Mn(R)).

2. Montrer que On(R) est un ferm´e de Mn(R).

3. Montrer que si Ci, i = 1, . . . , n, d´esignent les colonnes d’une matrice M de On(R), hCi, Cji=δi,j (symbole de Kronecker, valant 0 sii6=j et 1 sii=j).

4. Montrer que On(R) est born´e, pour une norme de votre choix.

5. Conclure quant au titre de l’exercice.

Exercice 5 : Diff´erentiabilit´e du d´eterminant

On se place dans Mn(R), et pour tout couple (k, l) d’entiers inf´erieurs `a n, on note Ek,l la matrice qui a tous ses coefficients nuls, sauf son coefficient (k, l), qui vaut 1. Autrement dit, Ek,l= (δk,iδl,j)16i,j6n (symbole de Kronecker).

1. Montrer que (E1,1, . . . , E1,n, E2,1, . . . , E2,n, . . . , En,n) forme une base de Mn(R). On note (x1,1, . . . , x1,n, x2,1, . . . , x2,n, . . . , xn,n) les coordonn´ees dans cette base.

2. Pour tout (k, l), d´eterminer limt→0

(det(In+tEk,l)−det(In)

t .

En d´eduire les d´eriv´ees partielles de l’application det : Mn(R) → R au point In de Mn(R).

3. ´Etant donne H ∈ Mn(R), que vaut la diff´erentielle de det en In appliqu´ee `a H, DdetIn(H) ?

Exercice 6 : Premi`ere utilisation de la d´efinition abstraite de diff´erentiabilit´e.Soit f une application de Rn dans R telle que, pour tout x ∈Rn,|f(x)| ≤ kxk2. Montrer que f est diff´erentiable en 0 et donner sa diff´erentielle.

Exercice 7 : Diff´erentiabilit´e de la norme.Soit (E,k.k) un espace vectoriel norm´e.

1. Montrer quek.k:E →Rn’est pas diff´erentiable en 0 (indication: penser aux d´eriv´ees directionnelles).

2. Si k.k est une norme euclidienne, montrer que k.k2 : E → R est diff´erentiable en tout point, quek.k : E → R est diff´erentiable en tout point sauf 0, et exprimer leur diff´erentielle en termes du produit scalaire surE.

3. Dans cette question,E=R2. D´eterminer les points deR2 o`uk.kest diff´erentiable pour k.k=k.k1,k.k2 etk.k.

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