Thesis
Reference
Contribution à l'étude de l'affinité chimique (systèmes réversibles)
GOLBLUM, Henryk
Abstract Pas de résumé disponible
GOLBLUM, Henryk. Contribution à l'étude de l'affinité chimique (systèmes réversibles) . Thèse de doctorat : Univ. Genève, 1909
DOI : 10.13097/archive-ouverte/unige:101321
Available at:
http://archive-ouverte.unige.ch/unige:101321
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L'AFFII\ITU CHIMIQUE
(sysrÈmns nÉvuRstBtlrs).
rH Èsr
Lahomtoim:.ûe thinie Analytique ûe I'Univsrsilt d0 0tilùTs
(j()NTRIBUTION A
L'ETUDDDD
rnÉstN'rÉs l r,l r.lculrÉ DEs scrxNcns on ltuNrvnnsrrÉ on enNÈvs POUR, OBTENIR, I,E GRADI] DE DOC'IDT'R EÉ SCIENCES PHYSIQUES
PAT
M. HENRYI( GOLBLUM
' Chirttiste ttiptôrttë
Às..i,|tant au Laboratoire rle Chinie Ânol,gti(lue,
cnNÈvn
.II\{PRIMERTE ÀLBERT KUNDIG 1909
La
Eaatl,te d,es Sciences,sur
l,e preaui,s d,e n4. Ieh'o-
fesserw Louis Dultarc, autorise l|'imltression d,e l,a thèse présentée
par M.
Henryk Gol,bl,um, intitrtl,ée.' Contribu-tion à l'étude de I'affinité chimique (systèrnes réversibles), sans enpràmer dloTti,ni,on surl,es propositions quà
g
sont énnn(,é,es.Genèue,le 7 mars L909
Le Doyen:
.
R. GAUTIER.A ntes clter:;
ltctrent.s'l' e nto igrr cr gt: de gt'rt t.i I tr de
A Mon,sieur le Professeur Lotr.is Dttpctrc
Ilotntnuee t'esper:tttcttl; d'estirtteel. de
rccottttaissattt'eA Monsieur Ph'.-{. ()uye
.Professertr de Chinie tlrcoriqtte
ri
l'(lnivet'sité cle GerùpeTONTRIBUTION
A
L'ÉTUDE DEI'AFFINITÉ
CHIMIOUË (Systèmes réversibles.)INTRODUCTION
L'étude de I'affinité
chimique compte cléjà d'innombrables traVaux; c'est peut-ê[re un des problèrnes chimiques qui de tous temps a préoccupéle
plus les chimistes.En effet, la question a été considérée comme ayant une valeul fondamentale
en tant
que sa résolution tlevait nous conduire à.l'explication générale des phénomènes cliimiques.
A cet effet
il fallait
absolument trouveruu
étalorr de mesur"epour repérer tous les phénomènes chinriques (en se plaçant, na- turellement, dans des conditions cornparables).
Berthollet
I fut le premiel qui
s'attaqua avec méthocle au problème, et sut plus ou noins se libérer de l'influence des théo-ries
métaphS,siques, Cr'èseu
\,ogue parrni les chimisteset
les sayants duXVII. et XVIII.
siècle.Il fut
égaleurent le premier à donner une définition simple tles phénomènes en question, ense
basantsul
les clonnées de,I'expérience, sans recourit aux nébulosités transcendantes de.ses prédécesseurs.
Bien que la conception de Berthollet constitue toujours le fond des théories modernes de I'affinité, I'étude rnême tlu phénomène
a
subi depuislors
une élaboration très profoncle I beaucoup de vues nouvelles se sont fait jour'.1 Bnnrnor,r,n'r, Recherches sur les lo'is d,'affinité.
l0 H. GOI,BLUÙI
C'est justernent le grandméiite cle Guldberg et WaageI cl'avoir les premiers envisagé
la
question aupoitlt
cle vue de.la méca- niqne, ennettant
en relief la relation qui IieIa
vitesse cle réac- tion à la force agissante elle-mêtne, à la force cl'aflinité.Ils ont
trour'é, d'aecorclen
cela avec Berthollet, que, toute chose égale cl'ailleurs,cette force était
proportionnelle aux"
nliùsses actives". Sur
cette conception clela
force tl'affinité on a également étayé la cléfinition cleI'état
cl'équilibre clans lesréactions réversibles. tr)n effet, I'equilibre
étant
dans ces cas déterminépar
I'égalité dela
vitesse de réaction clans les deux sens,la
notion tl'équilibre serattachait
directenent à celle de vitesse cle réaction. Cette cléfinition cl'équilibre chimique connue généraleurent sons Ie nom cle"
loi des masses",
clevait, d'après Gulclberget
Waage, nous acheminer clirectement 't'ers la me- sure cle I'affinité chimique.Corrlue ott
le
sait, cette loi des tttasses notts dottne pour clta- que réaction chirnique, prise tlans lcs thêtnes conditions pliysi- ques, cles fhcteurs cle proportiotmalité, appelés-
coefficients cl'équilibre, ou encore coeflicients cl'affinité.--
I)ans les réactions:
A+BC-I((B+aC)
A' + IIC: I('(B + A'C)
etc.,Ies constantes
I(, l('...
caractériseraientl'affinité
cles corpsA
,A'...
pout'8.Le problème cle
I'affinilé
ett serait granclement avancé-
onaurait ainsi
mesuré ces coefficïents-
expression numériquecles allinités relatives cle tous les corps.
Cependant, clès 1867, Guldberg et Waage leconnurent eux- mêmes que cette conception
était
en contradiction avec bien desfaits, et que, par suite, la solution clu problème
n'était
point ert-I
Gur,osonc et lMl.ren, Ostualds Kl'assiker, No 104.É'runs utr r,'Arl,'rNrrÉ
curlrtQun
11core définitive, Mais, si ces cleux savants ne sont pas parvenus
au but
pour"suivi,ils ont
eu néanmoinsle très
grand mérite de fonder sur des bases solitles, la clynamique et la statique chi-mique. D'ailleurs,
àcôté de
Guldberget
lMaage,il
se trou-vait
une pléiacle cles chimistes quiont tlavaillé
clansle
tuême sens.(Il
suffit de citer les travaux classiques de Berthelotet
de Péan de St-Gillessur
l'éthériflcation, ceux cleMalaguti
Rose, Regnault, etc.).Quand d.'une
part,
on se renclait cornpte de I'insuffisance'tles méthocles basées sur la statique et la clynamique chimique, cl'au-tre part, 0n
colnmença à envisagerle
problème sousun jour
nouve&u; notammedt,
I'attention
des savants seporta sur
les rnanifestations énergétiques cotrcommittentes des réactions chi- miques.l)n
effet, on se demattda,si les
elTets thermiques qui accolnpagnent ces réactionsne
pourraientservir
à .exprimer clirectenent des éuergies chimiques, rnises en jeu.Cette idée, émise par 'Ihoursen, fut eusuite érigée en plincipe par M. Berthelot, rnais le nouveau principe ne nous donna pas encore la clef clu problème,
le
phénonèneétant
beaucoup plus cotrplcxe qu'il ue pouvait pal'aîtle tout cl'abortl.Comme on se tr'ouvait en présence d'une transfornatiott énet'- gétique, seul
le
concours clela
thennodynamique pouvait nous éclairer sur les relationsentre ces cleux fortnes dlénergies.Ce fut enfin
Vant''Hoff
qui, dans son mémoire classique sur la clynarnique chimique (1883)tlaitant le
problèrne au point clevue thermodynamique, parvint à nous donner une définition
ri-
goureuse cle l'affinité chimique.
Vant'
Hoff définit I'affinité chimique colnme trauail, nt'ct"fi,munaprocluitpal une molécule-gramme cle substance dans une réactiott.
Coune
onle sait, on
mesul'el'action
d'unefbrce par
uneautre, qui lui est
égaleet
opposée; si cette dcrnièr'e est pluspetite
quela
force agissante,on produit
clutravail qui
sera d'autant plus grand quela
di{férence entre ces rleux forces est12
H. Gor,Br,uÀrpetite.
A
lalimite
-
cette dillérence tendant vers zér'o-
0na Ie travail maxinum.
I)ans
le
cas d'une réaction chimique, cetravail,
qui dépend de la masse agissante,(il lui
eçt proportionnel) ne clépenclra que de cette folce opposée, pour uue nrolécule-gram{ne cle substance.C'est ainsi que
la uesure de l'affinité
chimique, déduite tlu" travail
maximum,,
se trouvait reliée directement à la mesure . tles autres énergies (mécanique, calorifique, etc.,)Ce travail
maximumde Vant' IIoff
est en sommela
mêmechose que
"
l'énergielibre "
de Heltnholtz, dont on trouvel'ex-
pressiorr en fonction de l'éner.gie totale et cle la variation de l'é- nergie avec la température dans
la
formule 'connue:A=o+Hr ,dT
Cette équation qui nous donne I'expr.ession de I'alfinité chirnique, nous fournit égalernent
la
relation entre l'affinité etla
tempéra- ture. Ainsi nous voyoirs quele
point rlevue
thermoclynamique est en désaccord avec le principe cle Ber,thelot (de même qu'avecla
formule de Thomsen, relative aux piles). En effet, à ce derniel point de vue, l'énergie potentielle d'un système chimique serait indépendante de la températur.e, e'est-à-clire qu'on aurait::0
et pa,r suiteA:
@Or, nous sâ,vons que l'expérience ne confirme pas cette hypo- thèse, que la tonalité thermique d'une réaction mesure I'affinité.
Nous constatons par contre que dA
m
a en général des valeurs soit positives, soit négatives,et ne
s'annule que dans certains cas.Ce n'est donc
qu'à
ces cas particuliers que le pr.incipe de Ber.thelot peut s'appliquer.
D'autre
par.t, dans les réactions endo- thermiques spontanées, nous voyonsle
facteur O prendre uned,a
î1
rî'rtton DE I,'IFFINI'I,É cunrreup
valeur négative, le facteur dA
ffi
étant positif, c'est-à-dire dAA:-@+ ilT
T'Ce dernier
fait, si
clairement exprirné par, l'équation thermody- nâmyque,est
égalernent peuen
accord avecla
conception cleBerthelot.
Ayant en vne
spécialement les problèrnes cl'affinité dans les solutions salines, nous ne mentionnerons pas les très nombreuxtravaux faits
dansle
domaine tlesgaz,
bien que ces travaux aient jouéun rôle
capital dansle
développement des théories modernes de I'affinitéAussi, allons-nous
citer de
préférencele h:avail
récent deMeyerhoffer{, qui; ayant repris les expériences ile'Guldberg et Waage, en a éliminé la plupart des erreurs
Il lui a
été clonc possible devérifier le
degréde
précisioncles lois tirées de ces expérienQes.
En outre, Meyerhoffer a
traité
le problème cles réactions ré- versibles au point de vue del'équilibre
hétérogène,. en laiSsant cle côté tontes considér'ations sur I'affinité.Il
estarrivé
aussi àcles r'ésultats
fort
intéressantssul la
yariationde
la coustante cl'équilibre en fonctionde.)Me,
sur Ia rnéthocle génér'ale de dé- terminer la stabilité d'un couple tle sels cl-ans les systèmes réver- sibles, etc., etc.Lç but
de notretravail
a été d'abord tle vérifier les données numériques considérées clans l'éfude du systèmeBaCO,,
+
I(sOeO4s-
BaCrOo+
KeCOsen vue de donner
un
tableau plus ou moins complet de toutes les relationsqui
peuvent se présenter dans ce système et, en-1 Nleynnuorrna, Ûber reaiproke Sal,zpaare, Z, f. Phys. Chem., 53.
It. .GOLBI,I]I\I
suite, en interprétel les principaux résultats au point cle vue théo- rique.
Dans ce travail nous ayons négligé à clessein, toutes les recher'- ches concernant
la
précipitation fractionnée, ces questions étant récemment traitéespal
Abegg et Scholzr.Dans ce bref aperçu, nous n'avons eu nullement la prétention rle donner un r'ésurné complet de tous les travaux
qui
seratta.
chent à cet important problème, inais plutôt d'en esquisserl'évo- lution sonrnraire.
Cseprrnn I.
Sur la stabilité respective des
systèmes BaCrO,,+
KsC03et
BaCO"f KrCr0r.
I)ans l'étude cles systèmes réversibles
il
est tle première irn- portance de savoir lequel des deux couples de sels est le plus stable. On pgut résoudre Ie problème par deux voies différentes;d'une
part,
en appliquant Ie principe cle Rerthelot, d'autre parten se basant sur
la
théorie des produits tles solubilités.A.
D'aprèsle
principe de Berthelot,le
sens d'une réaction réversible est cléterrninépat
le maximurn de chaleur dégagée;le savant français suppose que I'énergie calorifique dégagée est I'équivalent tlu travail des forces d'affinité, mises enjeu. f)ans le cas qui nous occupe spécialement nous sommes en présence cle
la réaction
réversible:
.BaCO"
f K"CrO, 'ê
BaCrOo+
I("CO" :Le
couple des sels dontla
forrnation correspondra au maxi- murn de'chaleur clégagée serait rloncle
plus stable. Seulement,I Annec et Scnor,,rz, Z. f. Elektrochemie, 1906.
Ér'ulr,: nn r,'.ErrtNttr: cHTMTQUE
comme nous l'avorts déjà
fait
observet'dans I'intro.duction, leprin-
cipe cle Berthelot n'est pas toujours applicable. En effet,il
sup- pose quele
travail des forces cl'affinité soit indépendant des va- riations tle température,il
ne sera clonc applicable que dans les cas où la variation de ce travail, parrapport
it,la
ternpératut'e.serait
nulle
outrès petite. Si
nous recourollsà
l'équation de Hermhohz pourrexpr_î,:i
it,;_
rraffiniré
nous voyon! Que le principe de Belthelot sttppose
A: O,
c'est-à-clir9
qu'il
suppose le facteurffi'r *0.'
Il
en résulte que le principe en question sera utilisable dans tous lcs cas or\.'fffi r"ronul,
c'est-à-clil'e 10 quand on auraT:0
)2o quand
baf:0;
pratiquement,
le
premiet' cas où T- 0
ne peut pas être pris en consiclérationl reste doncle
second cas.Or nous savons que la r"elation
# -.0
con'espond'à,
clespoints
tle Ia
courbe oùla
clér'ivee Jstnulle,
c'est'-à-dire à riesmaxima ou
à
des minima decelle-ci;
nous voyons clonc quele
principe cle Berthelot sera applicable aux tempét'atures otÏ les variations des forces cl'a{finité avec la tenrpératut'e atteignent des r,aleurs soitma*ina,
soit minitna.Comme nous le verrons plus loitt, clans
le
cas clui rtous inté-.
-(lL
resse,
le
rapport différentielffi
a ulle valeur négative, c'est-à-- 16
.I
H.ctoLBLUrr
,
tlire que le
travail
cl'affinité est exprirné par la relationA-o-$r.
Ainsi, l'énergie chiurique mise en
jeu
est-elleici
inférieure àla
tonalité thermique dela
réaction.. Cefait
d'ailleurs ne cloit point nous surprendre,si
nous nous en rapportons au principe deLe
Chatelier.En
effet,la
réaction est exothermique et, par suite, l'énergie chirnique libéréedoit varier
en sens inverse clela température.
La formule de Helmholtz peut encore nous
fournir
I'expres- sion tlg la chaleur latente tle la réaction.En
effet, on aurao-A-r4À,
si on pose
T#:
gt
Qreprésentera justementla
chaleurIa-
tentetle la réaction;
cette chaleur ayant une valeur positive, correspondra à un excès cle chaleur clégagéepar
une réaction.Bref, nous voyons que dans
le
cas qui nous occupe, le calcul dela
chaleur tlela
réaction ne peut pas nous clonner I'expres- sion exacte des travaux d'alfrnitéI
cette énergie chimique dif-fère
dela
tonalité thermique observée d.'une certaine quantité de chaleur,-
la chaleur latente de la réaction.Cependant, rnalgré cette inexactitucle théorique, on peut son- vent recourir à
la
règle de Berthelot, carla
valeur cleffi
estl
clans-beaucoup de cas négligeable. C'est
pour
cette raison que nous avors effectué le.calcul des chaleurs de formation des deux couples de sels de Ia réaction réversible étudiée, espérant quele
principe de Berthelot nous permettrait de prévoir le sens dela
réaction.fra connaissance cle
Ia
chaleul de réaction présentait encore unintérêt
particulier pour nous.I)n
effet, ayant rléterminé laÉTUDE DE r,'ArrrùNrrÉ
cnrùrleuo
I7 variation deIa
constante d'équilibre avecla
température, nolls pouvions nousservir
dela
fonnule deYant'
Hoff-Le Chatelier pour calculerla
chaleur dela
réaction en fonction des varia- tions tle cette constante.Quant au calcul des chaleurs de formation tle nos quatre sels,
il
a présenté certaines clifficultés d'ordre pratique.En
effet, les clonnées thermo-chimiques relativesaux
composés de chrome sont très incomplètes et nous ayons dû suivre des voies plus ou moins clétournées pour atteindre notre but.Les
chaleurs de formation de KuCrO, et de BaCrOo ont été calculées ile la façon suivante : comtneil
n'existe pas rle clonnéesrelatives à la chaleur de combustion du chrome métallique, nous n'avons pu calculer les chaleurs de formation de nos chromates qu'à
partir
de I'oxyde de chrome, mais cela ne présentait pas pour nous d'inconvénient réel, puisquec'était la
différence cleschaleurs de formation des deux chromates qui nous importait et
non leurs
valeurs absolues;quant aux
valeurs relatives ob- tenues, elles étaient parfaitenrent comparables, puisclue elles correspondaient au mêne produitinitial
CruOoNous donnons ci-dessous les équations. thermo-chimiques qui nous ont clonné
la
chaleur cle formation cle KuCrO, àpartir
cleCrn0r .
1.
Cruoo+
30-
2CrO, aqf
14,5 cal.2.
CrO, aq+
2I(OH aq-
[KnCrO, aQ]+
2HeO{
25,4cal.-7
,25-
234?2ch. cle fornr. [K"CrOo ag] à
partir tle I(,
O , Cr'"O, : [KuCrOaaQ]:
128,85 cal'.lPour le sel BaCrO, nous âvons utilisé les résultats des expé- riences cle MM. Chroustchoff et
Martinoff2 sur la
chaleur de précipitatiorr de1 Tous ces chiffres sont pris dans u Chemiker Kalender,, 1908.
2 Annales de Ohimie et de Physique, 1887.
2
H, GOLBLUI\{
BaCl,
f
I(uCrO,-
BaCrOn+
2KCl,que ces ileux expérimentateurs ont trouvé égàle à 6,8 cal.
L'équation therrno-chimique peut s'écr.ire :
--
192-
12g,85ét
chal. rle formation cle [BaCrOo]à
partir. cleBa,
O , Cr'2O, : [BaCrOn]-(128,85 +
192-
202,4+
6,8) cal-
1P5,45 calLes chaleurs de formation ile I(eCOs
et
cle BaCOu sont em- pruntées aux tables publiées par le * Chem.I(al.,
1g0B ",
[K2CO3] uq-
285,3 cal.[BaOOs]
:275,5
cal.La
connaissance des chaleurs de formation des quatre sels nousa
permisde
calculerla
chaleur de formation des deux couples dela
r'éactiorr réversible.BaCOs
275,5KzCrO4
'128,85Couple BaCOe
f I(2CrOa
404,35 calBaCrOa
125,45I(2CO3
2g5,3 Couple BaCrOa+ I(zCOr
410,75(1)
(2) Comme nous
le
voyons,le
eouple(2)
correspondà la
plus grande tonalité thermique; la.regle de Berthelot, appliquée ici, sernblerait indiquer quele
systèrne BaClOa+
I(zCOs est plus stableque le
systèrne BaCO3f
I(2CrO,,; en effetle
premiercorrespond à un excédent thermique de 6,4 cal.
B. .Nous allons maintenant recourir à la théorie tles procluits des solulrilités
pour
déterminerla stabilité relative
des deux couples des sels considérés.ùruop nn I'Ar,'rrlll1É crirurQun
D'après
Yant' Hoff
etReicher',
dansle
cas d'une réaction réversible,si on
considèredes
solutions saturées cles deux couples de sels,-
et siI'on
admet que ces solutions contiennent des molécules totalement dissociées en ions- il
suffira pour avoir la stabilité relative des deux couples de comparer les pro- tluits des solubilités relatifs aux ions respectifs rles deux couples.Comme on le sait, au plus petit produit de solubilité correspon-
dla
la plus grande stabilité.Pour
le
couple BaCrOa+
I(zCOs la concentration de la solu- tion saturée de ces deux sels pourra s'exprimer par: les produits.
Cou , Ca.,,n ,Ct
,Cro, rnais
Cs"- Csrsn:
CB"cro.et
Cr:
20co,-
20r,co,d'où on
tire
-Cr*,
Cr,o,,Ci,
Cro,-4Çosuç,s,, CTa,r.o,De la, rnêrne façon nous aur'ons dans
le
cas du couple BaCO.,f
It2CrOa.
Cn" ,'C.o, ,Ct
,C.,0. et
'Ci*-
Cco*:
Cs"co, Cx:
20c,o.:ZCr,cron
d'ori
Cu* , Ccou , C'* ,
Ca.o,:
40irco, , Cî<ncron .Quant aux solubilités de ces quatre sels, nous les donnons ci- dessous. exprimées en nrol.-gr.
par litre,
pourla
températule de 15o.I(zCrOn KeCOs BaCOr.
BaCrO,,
2,76 5)97 12,15,10-5
1,49.10=Ë
Kùster. Log. Rechentaf.
Lanclolt. Tabellen.
Abegg. Handbuch.
Walker'. Ph;'s. Chenl., p. 391.
1 Z. f. Phys. Chemie, 3, p. 482 (1889),
20 H. GOLBLU1!1
Si on introduit
cesvaleurs
dansles
lbrmules ci-dessous, nous obtenons respectivement pour les deux couples :; : . BaCrO4+K2CO3
1,920,10-7BaCO3
f KsCrOa
7,242,L0-6Comme nous
le
vovons,le protluit
tles solubilitésdu
couple BaCrOa+
KsCOr est environdix
fois pluspetit
quecelui de
.Ba0Or
*
KzCrOa. Il
en résulterait, cl'après les vues cle Yant' Hoff et Reicher, que c'est.le coupleBaCrOa
+
KzCOBqui est plus stable.
Si nous nous en rapportons au résultat thermo-chimique pré- senté ci-clessus, nous voyonff que
les
deux méihodes utilisées nous clo.nnent la même réponse.Cueprrnn II.
Détermination expérimentale
dela stabilité
des 2 couplesRaCOs-f KzCr0a -si
BaCrO,,*
KrCOuNous avnns effectué une série d?expériences en vue de vérifier expérimentalement les prévisions théoriques, exposées dans le chapitre précédent.
A
cet effet nous avons en lecours à la r'ègle des phases.En
effet, d'apr'ès cette règle, on a :Libertés
f
Phases-
Composantsf
2.Si nous appliquons cette règle à notre cas particulier, supposé que nous ayons une solution saturée des
4
sels en présence d'un excès solicle cle ces mêmes sels, nous a,uronsun
système com-É'runn
ln
I'Atu'tNtrÉcIrrMrQUE
2Iprenant:
106
phases(4
phases solicles,1
phase-vapeur, 1solution
saturée).2o 4
contposants (HrO , I(uCrOo, BaCrOo BaCOr).D'après Ia règle des phases, nous aurons
ici L : O,
ce qui signifie quela
coexistettce tles4
corps solides en présence de la même solution saturée n'est possiblequ'à
une température dé- terminée qu' 0n po urrait
app eler
la t emp ér utwr e ttr e tr nn sfo r m at'iondu systèm,e.
Par
conséquent, à toute température différente cle celle detransformation
un
cles corps solidesdoit
disparaÎtre; si
I'onopère avec
un
excès suffisant cles sels potassiques' ce sera un des sels .de Baryum qui tlisparaîtrale
premier,il
suffira tlonc cle déterminer lequel des 2 sels de Baryum tencl à disparaÎtre, pour préciser,par
Ià même, le sens de la réaction.Dans nos expériences nous avons procédé, comme suit.
Nous avons préparé deux solutions de cotnposition suivantes:
- I'o
100gr.
cl'Hz0+
119gr.
cle KzCOB+
75gr.
de I(zCrOa*
5 gr.BaCOa.II*o
100gr. tl'Hzo+
119gr'
cle KzI(O3+75 gr.
de I(zCrOa-l-
6,5 gr'. BaCrOa .Ces quantités
ont été
calculéesde
façon que les sels non dissouts soient clans les rapports suivants :clans
Ia I'"
lI(zCOl : lI(zCrOa' ffnro
1I(gCO3 : lKzCrOaBaCO3
BaOroa
Si les consiclérations
qui
précèdent sont justes, dans l'une de ces solutionsle
sel deBalyum
resteraintact,
tandis que dans 1'autre solutionil
subira une transformation cornplète.Les
2
flaconsont été
placésau
même endroit.afin
cle setrouver
clarrsles
conditions thermiquesitlentiques; on les
a1 2 1 2
22 [I. GOLBI,U},I I
agitéS de temps à autre. Au bout de 4 jours on a
lïltré
ces solu- tions, Iavé soigneusement les résidus solides, qu'ona
ensuiteanalysés.
Dans
la
première solution (additionnée de BaCOr) Ie BaCOu avait totalemerrt disparu tlu résidu. Dans laII-"
solution (addi- tionnée de BaCrOr,il,le
s'est pas déposé de BaCQ-.Oette expérience montre que
le
BaCrO, est plus stable que BaCOs en présence dela
solution saturée deK,CO,
et Kr0r,0r, ce qui signifie quele
couple BaCrO,+
IieCOr est plus stable, tluele
couple BaCO,f
I(uCrOr.Ce résultat_ expérimental confirme clonc nos prévisions théo- riques, basées
-
d'unepart
surle
principede
Berthelot __d'autre part sur la théorie cles procluits tles solubilités.
Il
estvrai
que cette expérience n'estrelative
qu'àla
tem- pérature ordinaire; nous avons également effectué un essai à la température de B0o.Nous avons opér'é avec
le
mélange suivant :20 gr. cle H20
+
30 gr. de KrCOs+
17,b gr. de KsOrOa*
1 Sr. de BaCO3Les proportions des corps
ont
été calculées rle façon que le rapport molaire de sels solidessoit
le même que dans l,expé- rience effectuée àia
température ambiante.Au
bout de3
heures BaCO, a totalement disparu du résidu solicle; ce qui indique quela
stabilitérelative
de nos 2 couples est la même à 80o qu'à la températule arnbiante.Érunn DE L'Ar.rnrNrrÉ curnrQun 23
One;,rtnn III.
Diagramme isothermique d'équilibre du
système considéré.On peut pouI' ulle température cléterlrinée représenter graphi- cluement les relations cl'équilibre entre les solutions du système étudié
BaCO,
f I(nCrO, :r*
BaCrO,*
I(ECO" 'A cet effet
nous nous servironscl'un
systèmede
coor- clonnées rectangulaires clont les ordonnées correspondront aux concentrations de solutions deKrCrOr, et
dont les abscissesreprésenteront les concentrations des solutions en KuCOu. Tout cl'abortl
on
clételminerale point ci'équilibre entre
I(rCrO,f
BaCrO, et HuO; vu la très faible solubilité cle BaCrOo, on ne tiendra compte que tle la solubilité deI(uCrO,
(on fera pour le rlroment abstraction clecerlains
phénomènesparticuliers
qui pourraient seproduire;
telsla
formation des solutions solides,cles sels complexes, ete.; nous vel'rons plus loin qu'on est réelle- ment obligé cle
tenir
compte de ces phénomènes).Le point
A
sur I'axe des ordonnées, qui représentela
solubi-lité
cleKrCrO, à la
température dorurée, correspond au point cl'équilibre de I(uCrO,f
BaCrOo. Cc point ser& monovariant;en effet, nous avons ici quatre phases (BaCyOr,, KuCrOr, vapeur' solution)
et 3
composants (I3aCrOr,I(rCrO' HrO),
donc nous avons une liberté, qui est la ternpérature.A
chaque température coruesponclra une tension de vapeur et une concentration tléter-nrinée.
Si on
atlclitionnemaintenant cette solution des
cluantités croissantes cleI(rCOr,
la sobulité cleKrCrO, qui
possèdele
ionA Y 2
(,ô-
)c
o o
I -f o- o a oo o '7 o oa)t
:r o
24 ,
H. GoLBLUITK
+ commun s'àbaissera progressivement,jusqu'à
ce qu,on ob_tienne une solution saturée cles deux sels (I(uCrO4
+ K,COJ.
Nous obtenons ainsi
le
pointB, qui
commeA
est monouu,riur,t;nous avons
ici 3
dépôts solides, corps de fonda, donc b phases et 4 composants et par conséquent une liberté.A =
Ba CrOo+ K2Ct 04B =
Ba CrO*+ K:.Cr 04 + K^COs C-
BaCrOn+$6CO. +K"ç9,
D=- BaCOs+'KrCOs
B
c
l'lotes I{rCO, d.ans looo lloles }-loO x
La
courbe limitée enAB
représentela
variation de la solu- bilité de I(rCrO, en présence rles qu4ntités variables cle K'CO*.Cette courbe correspond
à un
systèmebivariant,
où comme corps tle fond on aura BaCrOof
KrCrOr, On a ici4
phases et 4 composants (BaCrOo . I(uCrOo, KeCOs, HrO) et par suite cleux libertés. Donc pour un tel système on peut fairevarier
la tern- pérature etla
concentration.I Nous avons adopté ltexpression ( corps cle fonil , (expression allemande " Bo- clenkôrper r) clans le sens de .r dépôts solides ,.
I1.
i
j
I
ac.
Ba Cr Oo o
co"
sô
ô oa
*
K1o
+
9aCrOr
É'ruln pn r;'an's'INtlÉ
cirrurQun
25Revenons au point B, où nous avions
3
corps de fond;
si onajoute au système du BaCO, en excès, comme l'existence simul- tanée
de
tous ces corps clu système est impossible,le
couple moins stable devra se transformer en celuiqui
est plus stable ; dansle
casparticulier
ce sela BaCO"qui
se transformera enBaCrO, a,vec consommation de I(uCrOrn :
I3aCO,
f
I(uCrOo-*
Cette transformation se poursuivra jusqu'à
Ia
disparitiott du KuCrOo colnme corps de fonclet
alorsle
système reclevienclra monovariant.II s'établila
cloncune
concentration déterminée enI("CrOr.
Nous obtiendrons ainsiun
nouveâu point monova-liant,
oir comlne corps de foncl nous avollsBaCrOrfBaCOr+K'COB
(on aura
5
phaseset 4
composants), donc une liberté. C'est le point C.Dans notre diagramme le phénomène se traduirâ par Lrn abais- senrent de
la
concentration en KuCrOo, accompâgné d'un léger accroissement dela
solubilité de K,CO,Si mâintenant on dilue
la
solution deux cas peuvent se pré- senter' :1-o
La
concentration dela
solution en I(rCrOo s'abaisse; or nous avons vu que l'équilibre clu point C, corrélatif cle la coexis- tence deBaCO"
f
BaCrOr,+
I(?COB ,exige une concentration cléterrninée en I(nCrOo.
L'équilibre sera donc rompu
et il
s'effectuera une décompo- sition clansle
sens du couple BaCO,f
KuOrO,,;
la transforma-tion
s'arrêtera, quandla
concentration voulue en KuCrO4 sera atteinte.- S'il arrive
maintenant qlle cette dilutionait
pour effet clefaire
disparaîtreBaCrO,
avantI("CO,,
comme corps de fond,il
est évident que ceci aure pour effet de faile décroitle progressivementla
concentrationde la
solutionen
KuCrOn,26 H. GOI,BI,UIT
tout en rnaintenant la saturation cle celle.ci par rapport à I{'CO" ; on obtiendra ainsi une courbe analogue
à AB
con'espondant à un système bivariant et qui représenterala
solubilité croissantecle I('CO, en fonction cles concentrations décroissantes cle I{rCrO,n.
Cette courbe coupera I'axe cles abscisses, quand
la
coneentra- tioncle K,CrO,o sera nnlle. Le point cl'intersectionDreprésentera cloncla solubilité
deI(,CO"
en présettce de BaCO*.20 D'autre part
il
peutarrivel
que pendant la clilution ce soit I{,COBqui
rlisparait avant BaCrO,;
0n aura alors urr systènrecomprenant 2 corps cle foncl :
I3aCrO,
f
BaCO,et une solution non satur'ée cle
I(,CO-
et I(uCrO,,.La
clilution fera clonc ici décroitre simultanément la concentration des cieux sels jusqu'àla
limite, orh elle sera nulle.Cette variation sela représentée par une courbe rlivariante qui joinclra le point
C
avec I'origine O des coorclonnées.C'est précisément sur cette courbe OC qu'ont porté les expé- riences
de
Guldberg et Waageet
qnela loi
de ce noma
été établie. Cornne on le sait, cette loi, appliquée au cas particulier, s'expritne-
constante .Nous voyons clonc, clue
le
diagramme isotherrnique ABCDO représente tous les états cl'équilibre possible pourle
s5,sX6ms6.
4
corps étucliés-
àpartir
deIa
solubilité siniple tle KuCrOo jusqu'à l'équilibre sirnultané cles4
corps avec le dissolvant.Nous asons également
vu
quele
pointC était le
seul situésur les
courbes des solubilitésABCD, qui
correspondità
Ia à la coexistence deI3aCrOr, et
BaCO"On a clonc
là
un point cle chargement chr corps de fonrll
clans0rrco,
C^*r,
É'runn
rE
r,'ar!'INI't'Ï:cnrnrQun
27la
région de ces courbes supérieuresà
C on ne trouve que tlu BaCrO,, clansla
région inférieure que du BaCO, .Quant à Iacourbe OC, elle divise le diagramure en 2 régions;
la
courbe elle-n-rême représente des concentrations variables de I(9COBet
cle KnCrOo en présence de BaCrO, et BaCO, coexis-tant
comme corps de foncl; cles tleux régions, limitéespar
OO,I'aire
supérieure ou ÀBCO représentela
région cl'existence cle BaCrOo etl'aire
inférieure OCD larégion cl'existencetle BaCO*.Comme nous
le
voyons,la
corutaissance d'untel
diagramme nous permet cle prévoir les états d'équilibre et le sens cles réac- tions entre les4
corps considérés dans les contlitions cles con- centrations cléterminées. Nous ferons plusloin
I'application tle ce cliagramme.Onnprrnn
IV
Détermination
despoints monovariants
A,B,
C, Dà la température
de25".
Dans nos déterminations nous avons aclmis que, pour la solu-
bilité
cleK"CrO,
en présence de BaCrO, et de celle cle KrCOo en présence de BaCO", il
suffisait dans tous ces casT oùle
selbarytique n'entre pas en réaction, cle connaitre
la
solubilité clu sel potassique, vula
solubilité pratiquement nulle clu sel cle Ba con'espondant.Pour ces expériences nous avolls
utilisé
des " Erlenmeyer >cte 100 cm3 fermés par des bouchons cle caoutchouc. Ces flacons était placés clans une grancle cuve à ean, munie
d'un
thermostat pour maintenirla
constance clela
température.Les
flacons étaient agités fréquemment.On clétermina
la
concentrationen K"OO, au
uroyen d'une28 H. GOLBLUÀ{
solution titrée de
HCI;
cornme indicateur0n
sesen'it
d'hélian- thine. Quant à la solution c1'HCI, elle avait ététitrée au
moyen du rnême I(eCOs tlesséchéà
1300.1
cmsd'HCl
correspondait à 0,07965 de I('CO".I(rCrO, fut
dosé par voie iodonétrique.A cet effet on avait
préparéplusieurs litres de solution
deNa2S2O3'qu'0n conservait dans clesflacons bien bouchés et qn'orr
n'avait titré
que 10 jours après sa préparation, pourêtre
bien sûr qu'elle nevariait
plus.Pour cette
titration on
s'estservi
cle I(sCrO,, plusieurs fois recristallisé et desséchéà
130o. Nous avons obtenu des résultats absolument concordants; 1
curs d'Hyposulfite correspondait à 0,00630 de I(2CrOa.Par cette méthode nous ayons pu effectuer cles cléterminations très précises, qui à plusieurs reprises nous ont donné des résul- tats voisins de ceux que la théorie pourrait, nous laisser prévoir.
Urr point assez délicat était celui cle la
filtration;
en effet, commeil
nousfallait
relever des prises sur des mélanges des solutions et des corps solides,il était
de toute importance quela
solution ne perde pas d'eau par ér'aporation pendantla filtration
et quela
température reste constante pendant cette opération. Dans cebut
ona
procéclé, comrnesuit:
on apris un petit tube
de verre cle 10 mm. de longueursur 2
mm. de diamètre, dont une des extrénrités ne présentaii qu'unpetit olifice
capillaire. Le tubeétait rempli
cle ouate serr'&nt clefiltre.
Cepetit
tube par son autre extr,émité était fixé à une pipette, qui passait à travers un bouchon à 2 trous, flxé dans I'Erlenmeyer, orïl'on
faisait la prise.L'autre
trou du bouchonétait
traversé par unpetit
tubecle verre courbé à angle tlroit, relié à une poire à rnain. L'orifice capillaire clu tube touchait
la
surface du liquicle;
au moyen dela poire on
comprimaitl'air
dans I'Erlenmeyeret la
solution était refoulée à trar.ers le filtre jusque clans la pipette. Les prises analysées étaient exactement pesées dansun petit
picnomètre à5 gr.
qu'on pesait sec avant I'expérience..
ÉTuln urc l'ÀrmNllÉclltMrqun
29Au
uroyen clu ntêttte picnoruètre ona
clétenrriné les densités tles solutions salines.Point
A.
Saturation en KeCrOr.Nous avons effectué ces déterminations avec KrCrOo puriss.
plusieurs
fois
recristallisé. Nous avonspour la
concentratiou maxima 39,6 o/o deKrCrO,.
Ce chiffre concorde avec celui qu'on obtient
par la
forntule cl'interpolation de Nordenskjolcl :,
rog s-
1,7781+ 0,1741fr +
0r4r5(rh)"
I
Lerootl, Phys. Chem. Tabelleu.cl'otr pour
la
température de 25"S
:39,72
.Lâ
coruposition molaire de notre solution était 1000 HuO*
60,69 KuCrOo .Point B. Saturation en KuCOu -.1- KrCrO,
f
BaCrOr.Cette fois (comme pour A)
il
s'agissait de déterrninerla
con- centration en KzCOsf
K2CrOa d'une solution saturée cle ces 2 selsen
présence cle BaCrOa.Vu la très petite
solubilité de Ba0roa nOus nous sommes dispensés d'opérer en présence de ce sel.Dans ce
but
on estparti
d'une solution de I(2CO3 contenant un excès ile sel solide qu'on a atlditionné cl'une solution saturéecle KsCrOa;
il
s'est produit un dépôt de I(2CrOo cristallisé (dû àla
climinution de la solubilité de KgCrOa en présence cle I{2CO3,qui présente le ion potassique commun.)
Nous avons abandonné cette solution à elle-même pendant un temps assez long, afin d'être sûr que I'équilibre définitif s'était établi. Au moyen de plusieurs déterminations successives on s'est assuré de la constance cle la solution avec le temps.
La
titration
par HCI nous a donné 52,9 0 f 0 de KzCOr ;la titra-
30 II. GOLBLUM
tion par NaeS2O3
-
0,3194 0/o rle KsCrOa.Nous observons
ici
une légèr'e clécroissance de la solubilité de I(2CO3 (voirpoint D) ;-
cette baisse est très forte pour I(zCrOa.Nous avons égalemerrt déterniné
la
décroissance rlela
solu- bilité de I(2CrO4 en fonction cles quantités croissantes de K2CO3.(Les résultats seront donnés plus loin).
On a obtenu airrsi
la
courbe divariante AI3.La
composition dela
solution au point B ealculée en mol.-gr.est :
1000 HsO
*
146,2 I(2CO s+
0,6322I(2CrOa .On
voit
qrre dans ces conditionsla
solubilité cle I(2CrOa cst 124 fois plus faible, que la solubilité prople du sel.Point C. Saturation en BaCrO,,
f
BaCOs+
I(sCOs.La
déterrnination cle ce point est d'une grande importance.En
effet, nous a,vons déjà vu que lacoexistencedes4sels, comme corps de fond, était impossible : nous nous sommes basés sur cefait pour iléterminer la stabilité r'elative cles deux couplesdesels.
Si, maintenant, les proportions cles corps cle fond sont telles, que
la
quantité rnolairetle
I(2CrOasoit
inférieureà
celle cle BaCOs, nous verrons BaCO3 se transformer progressivement en BaCrOa jusqu'à la disparition complète cle I(rCrO,- solitle.A
par-tir
rle ce point la concentration cle la solution en K2CrOa pourra rlécloitre jusqu'à un point, oir elle sera égale ou inférieure àcelle conespondant àla
saturation simultanée cles 2 sels,I(2ClOa
+
K2COBCe point corresponch'a à
la
concentlationde
l(2CrOa, pour laquelle à une ternpérature déterminée BaCO3 , BaCrO,* et I(2CO3 pourront coexister, comme corps de fond.Pour
cléterminerce point
nous avons d'aborcl elïectué des essais préliminaires, où, d'une palt, nous avons maintenu urre so- lution saturée cte KeCrOa en présence deIlaCOa-
d'autle part, une solution saturée cle I(2OO3 en présence de IJaCrOa.É'luon Do r,'A!.nrntrri:
curutQuo
31Ces essais nous ont indiqué, que
la
concentration en l(2CrO,, devait être entt'e 0,2 o lo et 0,5 o/o.En nous basant sur ces inclications, llous aYolls effectué les 2 expériences suivatttes :
Exp.
16.-
Une solution saturée de I(2CO3 @7 gr. d'HzO+
65
gr.
de IÇCO3)fut
additionnée cle KsCrO4* par
analyse ontrouva
dans cette solution 52,7 0f Dde
I(2CO3et
0,38 o/o de I(sCrOa.Dans cette solutiorr
on
inttoduisitfr i\[.
G. de BaCrOl et1
i*
M. G. de BaCO3. Les flacons contenant ces solutions furent introcluits dans une cuve à eau, munie d'un thermostatet
soll-'rr. is à une agitation régulière par fixation stlr un disque tournant.
Au bout de 7 jours on trouva par anall'se b2,75
u/od.
I(zCOa et 0,328 ofo tle I(2CrOa. La même analyse effectuée après
1"7 jours nous donna 52,81 0/0 de I(gCOr et 0,3125 0/o cle I(sCrOa.
Ainsi
les concentrations en KECTO.ont
été en clécroissartt de o,3Bo/oào,312bolo.
Exp.
17.-
DansI'antle
exllét'ieuce llolls'â\'ons au contt'ait'efait
croître la concentration en I(2CrO,.On a procéclé comme suit :
La même solution saturée cle I(2CO3(47
gr.
d'HpOf
65 gr.de I(zCOr)
fut
additionnée de 0,09 gr. de I(2CrOa, Cette solutionanaly's@s rtous do-lne 52,86 0/0 alê I(zCO3
et
0,147 0/n tle I(2CrO,1'La solution aclclitionrrée ,1.
#
M. G. de BaCOa et ae,fu
m. G.de BaCrO+ fut, comute ci;dessus, sottmise
à
une agitation régu- lière à température constante.Au bout rle 17 jours I'analyse nous clonlta
52,89 "/o
d. I(2COa et
0,3099 0/u cle I(2CrO,, .'Colune on le voit, Ies concetttrations en I(sCrOa et en I(2CO3 à
32 H. GOI,BLUM
la fin
des expériences(16) et (17)
sont très voisinesl'une
de I'autre.On
a
alors prélevé 50 cm3 du liquitle cle l'exp. 16, additionné cle 0,01M.
G. rle K2CO3+
0,01M. G.
de BaCrOa+
0,01 M.G.
en BaCOs (ceciafin
d'éviter les phénomènes cl'adsorption).Cette solution a.été agitée, comme ci-dessus.
-
Ona
procécléitlentiquernent avec la liqueur de l'exp. 17. Ces
2
solutions ana- lysées au bout de 6 mois, nous ont donné :Exp. 16
:52,79
0/o deK2CO3
0,3287 0/o ile K2CrOaExp. 17 :
f2,81
0/o cleI(2CO3
0,3318 0/o de K2CrOa1
On voit que les concentlations en K2CrOr, sont voisines à
1fu
près. Quant aux concentrations en K2CO3, on
voit
qu'elles con- /.corrlent à
ffiO
nrès.Ces résultats sont, nous le pensons, dans I'ordre des erreurs analytiques possibles et nous croyons pouvoir considérer les 2 séries cles résultats comme concordants.
Ces chiffres correspondraient donc à l'étatd'équilibre cherché.
_- La
moyenne cle ces deux séries de résultats. nous donnera clonc pourla
composition molaire clela
solution :1000 HzO
+
145,38 KsCOs+
0,6528I(2CrOnK2CO3
KrCrO,
K-
_ ooc) cl-
a a a) ù
Point D. Saturation en K2CO3
f
BaCOs.Il
fallait donc obtenir une solution saturée en I(2CO3. On s'est servi du sel puriss. (procluitMerck)
recristallisé trois fois. Ce sel desséché à 20o sur H2SO4 contient d'après lleyerhoffer 2 mo*lécules d'eau cle cristallisation.
Plusieurs analyses des solutions saturées de cet hydrate nous ont clonné 53,17 0f 0 de I(9CO3 pour
Ia
solubilité maximaù
26".l.
i:,runn
tn
r,'Al'r'rlrrÉcHrrulôut:
gBNous avons a,ussi déternriné la densité (le cette solution trou- vée égale
^
7,5744.
Compbsition molaire cle la solutiou est donc :
1000 HzO
+
147,78 K,CO3.Détermination du point B à 40o. 'Saturàtiôn en K'CO"
f
KrCr0r.Cette tlételminatiou
a
été elïectuée clela
rnême façon que celleà
25o.Au
point cl'équilibrela
compositiori dela
Èolution était :54,10 "/., 4e
K2CO3
0,373 0/o de K2CrOa c.-à-d. enM.
G.1000 H2O
+
153,39 KgCO,+
0,7601 K2CrOa..Détermination du point C à 40o.
Saturation en KrCOu
f
BaCo,f
BaCrOr.Les solulions cle
l'exp.
16et 17
ont été maintenues dans le'bain
à40o et
analysées au bout de 90 .jours. Ona
trouvé les compositions respectives suivantes :Exp. 16 : 0,4650 0/o de
I(2CrOa
52,82 u/o de I(2COJExp. 17 : 0,4631 0/u de
K2CrO,,
52)78 o/nd"
K2COB ce qui nous donne pourla
composition molaire de cette solution:1000 HzO
+
145,5 KzCOr+
0.9199 KrCrOa .Le point
monovariantC
avec ses3
corps de fond BaCO' BaCrOa et K2CO3 cloit être situéà
I'intersection cletrois
cour- bes divariantes correspondant chacuneà
deux corps de foncl;ainsi, la courbe BC aura pour corps de fond BaCrOa
f
I(2CrOa ;CD aura BaCOa
+
K2CO,et
enfin OC aura BaCrOrof
BaCOr.Les
deux premièr'es de ces courbes repr.ésehtentla
solubilité croissante tle K2CO3 en fonction des concentrations décroissantes de K2CrO,,.Au
point C, comme. nous l'avons vu,iI y a
change-ment de corps de fond.
3
34 II. GOI,}TLUI{
Quant
à la
courbe OC, suivantI'exenple
de Nle;'s1hsff'e1, nous la clésignerons-
Courbe de Guldberg et Waage.-
Conr-me nous I'avons déjà dit, c'est sur cette courbe qtt'a été vérifiée cette loi tles équilibres chimiques.
Remaru1ue.
- Les
résultats obtenus pour les pointsB et
Csont en
désaccord avecles
itlées développéesà la page
25 énonçant que Ia concentration en K2CrOa au point C clevlait être égale ou inférieure à Ia concentration chr rttême corps au point 13.Or nos expériences, aussi bieu celles elTectuées à 25o que celles à 40o, nous montrent
le
cont,raire. Cefait tloit provenir tle
ceqn'en cléterninant
la
solubilité aupoint B
(KsCrOa+
I(rCOB)BaCrOa nous n'a\'ons tenu compte que de
la
solubilité des 2premiers sels, en nous basant sur I'insolubilité de BaCrO,,. Ce- pendant les déterminations relatives au point C nous rnontrent
qu'il faut tènir
compte de BaCr'0,pout la
cléterniiriation du 'poiutlt.
Nous
avonsd'ailleurs vérifié ce fait
expét'iruentaleurettt;nous avons
cléterminéune
secoudefois la solubilité
deI(rCrOa
+
I(zCOr, cettefois en
présence cle BaCrO,,.A
ceteffet la solution correspontlante a été additionnée cle 10
gr.
cleBaCrOr. On
a
constaté quela
coucentrationa nonté
jusqu'à 0,4(j19 o/0.Nous avons égalenent cléterminé à ttouveau
le poinl A,
solu-bilité de
I(2CrOa, en présence cle BaCrO,.Ici on a
constatéau contraire une baisse cortsidérable cte
la
solubilité cle I(sCrOa (la solutionétait
additionnée cle 10 gr. de I3aCrOa),On a elï'ectué
2
analyses dans uttintervalle
cle 90 jours. Les résultats obtenusont
été:
26,870/, pour Ia l'n
analyse et 26,85 0/0 pour la 2"'0, ce qui clonne en cornposition molaile:1000 HqO
+
33.98 I(zCrOa.Nous attribuons cette baisse de