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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

M1 MEEF 2nd degr´ e, CAPES de Math´ ematiques Pr´ eparation ` a l’´ ecrit S1 (UE MAT1261M)

Ecrit blanc du 28 septembre 2017 ´

Merci de r´ ediger sur deux copies diff´ erentes les parties g´ eom´ etrie et analyse !

Ce sujet comporte 5 pages num´erot´ees de 1 `a 5. La qualit´e de la r´edaction sera prise en compte dans la notation. Les calculatrices, ainsi que tout document sont interdits.

Analyse

Exercice 1. On consid`ere la fonction g d´efinie sur R\{−4} par g(x) = (2 + 3x)/(4 + x) et la suite (un) d´efinie par son premier terme u0 et par la relation : pour tout n ≥ 0, un+1 = g(un).

1. ´Etudier la fonction g (ensemble de d´efinition, ensemble image, tableau de variation, limites,...) et donner l’allure de sa courbe repr´esentative.

2. On suppose pour cette question que u0 = −18/7. Que peut-on dire de la suite (un) ? 3. On se place dor´enavant dans le cas o`u u0 est un r´eel positif. Montrer que la

suite (un) est bien d´efinie.

4. Montrer que si u0 est diff´erent de 1, alors, pour tout n ≥ 0, un est diff´erent de 1.

5. Montrer que si 0 ≤ u0 < 1, on a 1 > u1 > u0 et si u0 > 1, alors 1 < u1 < u0.

6. ´Etudier la monotonie ´eventuelle de la suite (un) en fonction de la valeur de u0. On pourra raisonner par r´ecurrence.

7. ´Etudier la convergence ´eventuelle de la suite (un) et, le cas ´ech´eant, d´eterminer sa limite.

8. Montrer ´egalement que, si u0 est diff´erent de 1, la suite (vn) d´efinie par pour tout n par vn = (2 + un)/(1 − un) est g´eom´etrique. ´Etudier la limite de (vn) en fonction de la valeur de u0 et retrouver celle de (un).

Exercice 2.

Dans ce probl`eme, on red´emontre plusieurs r´esultats fondamentaux de l’analyse r´eelle, en particulier la convergence des suites croissantes major´ees et le th´eor`eme des valeurs interm´e- diaires. Il est donc fondamental de ne pas supposer ces r´esultats connus !

Dans l’ensemble de ce probl`eme, on se donne deux r´eels a et b, avec a < b et on note I = [a, b].

1. Comportement asymptotique des suites croissantes.

On rappelle que toute partie de R major´ee admet une borne sup´erieure, et que ce r´eel est caract´eris´e de la fa¸con suivante : le r´eel M est la borne sup´erieure de A ⊂ R si et seulement si les deux propri´et´es suivantes sont v´erifi´ees :

— A est inclus dans ] − ∞, M ]

— Pour tout r´eel  > 0, A ∩ [M − , M ] est non vide.

(a) On consid`ere une suite croissante (un) et on suppose qu’elle est major´ee. En utilisant la caract´erisation de la borne sup´erieure de {un, n ≥ 0}, montrer que la suite (un) converge et que sa limite est ´egale `a supnun.

(b) Montrer que si une suite (un) est croissante et non major´ee, alors elle diverge vers +∞.

(c) Donner un exemple de suite convergente non monotone.

(2)

2. Justifier que toute suite convergente est born´ee. Exhiber une suite born´ee non conver- gente.

3. Th´eor`eme de Bolzano-Weierstrass. Le but de cette question est de d´emontrer que, de toute suite born´ee, on peut extraire une sous-suite convergente.

Soit (un) une suite `a valeurs dans l’intervalle [a, b].

(a) On construit deux suites (an) et (bn) de la fa¸con suivante : a0 = a et b0 = b, puis, pour tout n ≥ 0,

— Si l’intervalle [an, (an+ bn)/2] contient une infinit´e de termes de la suite (un), on pose an+1 = an et bn+1 = (an+ bn)/2.

— Sinon, on pose an+1 = (an+ bn)/2 et bn+1= bn.

Montrer par r´ecurrence sur n que, pour tout entier naturel n, on a an≤ an+1 ≤ bn+1 ≤ bn et bn+1− an+1= 1

2(bn− an)

(b) En d´eduire que les suites (an) et (bn) sont convergentes et qu’elles admettent la mˆeme limite.

(c) Montrer que la fonction φ : N → N construite de la fa¸con suivante :

φ(0) = 0 et, pour tout n ≥ 0, φ(n + 1) = inf{k > φ(n), uk ∈ [an+1, bn+1]}

est bien d´efinie et strictement croissante sur N.

(d) Justifier que la suite (uφ(n)) est convergente.

(e) Conclure.

(f) Quel est le nom de la m´ethode algorithmique d´ecrite dans la question (3.a) ?

4. Donner un exemple de suite (xn) admettant une limite finie ` et de fonction f d´efinie sur R telle que la suite (f (xn)) ne converge pas vers f (`).

5. Montrer que si f est une fonction continue d´efinie sur l’intervalle [a, b] et si (un) est une suite de [a, b], convergeant vers un r´eel ` ∈ [a, b], alors la suite (f (un)) converge vers f (`).

6. Th´eor`eme des bornes. Soit f une fonction continue sur un intervalle [a, b], a et b ´etant deux r´eels fix´es. On note M = sup[a,b]f .

(a) Justifier l’existence d’une suite (xn) de [a, b] telle que (f (xn)) converge vers M . (b) Montrer (en appliquant l’un des th´eor`emes pr´ec´edemment d´emontr´es) que (xn) admet

une sous-suite convergente, de limite not´ee α ∈ [a, b]. Que peut-on dire de f (α) ? (c) En d´eduire le th´eor`eme des bornes (qui stipule que toute fonction continue sur un

intervalle admet un maximum et un minimum).

7. Th´eor`eme des valeurs interm´ediaires. Soit f une fonction continue sur un intervalle [a, b].

(a) On suppose pour cette question que f (a) < 0 et f (b) > 0. Construire une suite d’intervalles ([an, bn]) dont la longueur tend vers 0 et v´erifiant pour tout n : f (an) ≤ 0 ≤ f (bn) et an ≤ an+1 ≤ bn+1 ≤ bn. ´Etudier la limite des suites (an) et (bn) et en d´eduire l’existence d’un r´eel c0 ∈ [a, b] tel que f (c0) = 0.

(b) Montrer maintenant que pour tout r´eel λ compris entre f (a) et f (b), il existe un r´eel cλ de l’intervalle [a, b] tel que f (cλ) = λ.

(c) ´Enoncer le th´eor`eme des valeurs interm´ediaires.

(d) Montrer en utilisant le th´eor`eme des valeurs interm´ediaires ainsi que le th´eor`eme des bornes que f ([a, b]) est un intervalle.

(3)

(e) Pour cette question, une repr´esentation graphique des fonctions demand´ees peut suf- fire. Donner un exemple de fonction f d´efinie sur un intervalle I telle que f (I) ne soit pas un intervalle, et donner un exemple de fonction ˜f d´efinie sur un intervalle I, non continue sur I, telle que ˜f (I) soit un intervalle.

8. Int´egration : m´ethode des rectangles... et un peu plus. Soit f une fonction continue, croissante et positive sur l’intervalle [a, b] et soit n un entier naturel non nul. On admet l’existence de l’int´egrale de f sur [a, b], not´ee A, et pour tout k ∈ {0, . . . , n}, on note tk = a + k(b − a)/n. On d´efinit alors Un, Vn et Tn par :

Un= b − a n

n−1

X

k=0

f (tk) Vn= b − a n

n

X

k=1

f (tk) Tn = b − a n

n−1

X

k=0

f (tk) + f (tk+1) 2

(a) Sur un graphique sur lequel vous aurez fait figurer la courbe repr´esentative d’une fonction f satisfaisant aux hypoth`eses, repr´esenter des domaines du plan d’aire res- pectivement A, U3, V3 et T3.

(b) Montrer que pour tout k ∈ {0, . . . , n − 1}, on a, pour tout t ∈ [tk, tk+1], f (tk) ≤ f (t) ≤ f (tk+1)

et en d´eduire que pour tout k ∈ {0, . . . , n − 1}, b − a

n f (tk) ≤ Z tk+1

tk

f (t) dt ≤ b − a

n f (tk+1) (c) Montrer que Un≤ A ≤ Vn et calculer Vn− Un.

(d) Expliciter une constante cf, ind´ependante de n, telle que A − cf

n ≤ Un≤ A et A ≤ Vn≤ A + cf n

(e) En d´eduire que les deux suites (Un) et (Vn) sont convergentes et donner la valeur de leur limite. Montrer ´egalement que (Tn) converge vers cette limite.

(f) Application. On consid`ere la fonction f : x 7→ exsur l’intervalle [a, b] = [1, 2]. Calculer A = R2

1 etdt et, pour tout n ≥ 1, exprimer Un et Vn en fonction de n. Donner un d´eveloppement limit´e `a l’ordre 1 de (Un) et de (Vn).

9. Int´egration : m´ethode des trap`ezes. On suppose dor´enavant que f est de classe C2 sur [a, b] et on utilise les mˆemes suites (Tn), (Un) et (Vn) que dans la question pr´ec´edente.

On consid`ere deux r´eels α et β de l’intervalle [a, b] tels que α < β et on note M2 le maximum de |f00| sur [a, b] et h et φ les fonctions d´efinies sur [α, β] par

h(x) = f (α) +f (β) − f (α)

β − α (x − α) et φ(x) = 1

2(x − α)(x − β) (a) En faisant appel `a une double int´egration par partie, montrer que

Z β α

φ(x)(f00(x) − h00(x)) dx = Z β

α

φ00(x)(f (x) − h(x)) dx (b) En d´eduire que

Z β α

f (x) dx − (β − α)f (α) + f (β) 2

≤ M2(β − α)3 12

(c) En appliquant le r´esultat pr´ec´edent `a chacun des intervalles [tk, tk+1], montrer que

Z b a

f (x) dx − Tn

≤ M2(b − a)3 12n2

(4)

Universit´e Claude Bernard Lyon 1

M1 MEEF – G´ eom´ etrie

Partiel du 28 septembre 2017

Les documents et les calculettes sont interdits. Il sera tenu compte de la qualit´e de la r´edac- tion pour l’attribution d’une note.

Les questions. – Les questions sont ind´ependantes les unes des autres. Chaque question rap- porte 2 points. Sauf mention explicite du contraire, les espaces affines (et vectoriels) consid´er´es sont de dimension finie.

1.– Soit f : E −→ E une application affine. Montrer que si F ix f est non vide, alors c’est un sous-espace affine de E.

2.– Soit O ∈ E. Montrer que tout ´el´ement f ∈ GA(E) s’´ecrit d’une mani`ere unique sous la forme f = t ◦ g o`u t est une translation et g un ´el´ement de GA(E) qui fixe O.

3.– Soit f : E −→ E une application affine bijective. Montrer que f−1 est affine.

4.– Soit g une application affine. On suppose que g◦tu = tu◦g. Montrer que −→u ∈ Ker(−→g −−→ id).

5.– Soient hI,k (resp. hJ,k−1) l’homoth´etie de centre I ∈ E (resp. J ∈ E) et de rapport k > 0 (resp. k−1). Montrer que hI,k◦ hJ,k−1 est une translation de vecteur (k − 1)−→

IJ . On admettra que les applications affines dont la partie lin´eaire est l’identit´e sont des translations.

Le probl`eme. – (10 pts) On note E un espace affine de dimension deux ou trois et −→ E sa direction.

Premi`ere partie : les involutions lin´eaires.– On note −→ f : −→

E −→ −→

E une appli- cation lin´eaire involutive c’est-`a-dire telle que −→

f ◦−→ f = −→

id. On pose −→

G = ker(−→ f −−→

id) et

→F = ker(−→ f +−→

id).

1) i) Montrer que −→ G ∩−→

F = {−→ 0 }.

2) i) Montrer que (−→ f −−→

id) ◦ (−→ f +−→

id) = (−→ f +−→

id) ◦ (−→ f −−→

id) = 0.

ii) Soit −→x ∈−→

E . On note

→x1 =−→

f (−→x ) + −→x et −→x2 =−→

f (−→x ) − −→x Montrer que −→x1 ∈−→

G et −→x2 ∈−→ F .

3) Montrer que −→x est combinaison lin´eaire de −→x1 et −→x2 et en d´eduire que −→ E =−→

F ⊕−→ G . 4) Est-il possible d’avoir −→

E =−→

F ? Ou −→ E =−→

G ? 5) On d´ecompose tout point −→x ∈ −→

E en −→x = −→u + −→v avec −→u ∈ −→

F et −→v ∈ −→

G . ´Ecrire −→ f (−→x ) comme une combinaison lin´eaire de −→u et de −→v . Dans le cas o`u −→

E 6= −→ F et −→

E 6=−→

G on dit −→ f

(5)

est la sym´etrie vectorielle par rapport `a −→

F et de direction −→ G . Seconde partie : les sym´etries affines.– Soient −→

F et −→

G deux sous-espaces vectoriels non r´eduits `a {0} de −→

E et tels que −→ E =−→

F ⊕−→

G . On note F et G deux sous-espaces affines de E de directions −→

F et −→ G .

1) Soient I et J deux points quelconques tels que I ∈ F et J ∈ G. On note −→u et −→v les compo- santes du vecteur −→

IJ dans −→ E = −→

F ⊕−→

G , i. e. −→

IJ = −→u + −→v avec −→u ∈ −→

F et −→v ∈−→

G . On pose P = I + −→u ∈ F et Q = J − −→v ∈ G.

i) Montrer que −→

P Q = −→

0 et en d´eduire que F ∩ G contient au moins un point.

ii) Montrer en raisonnant par l’absurde que F ∩ G ne contient qu’un point.

2) Soient M et N deux points de E. On note P (resp. Q) l’unique point d’intersection de F et de M +−→

G (resp. de F et de N +−→ G ).

i) D´eterminer les composantes −→u ∈−→

F et −→v ∈ −→

G de −−→

M N en fonction de M, N , P et Q.

ii) En d´eduire que −→s (−−→

M N ) =−→

P Q −−−→

M P −−−→

QN o`u −→s est la sym´etrie vectorielle par rapport `a

→F et de direction −→ G .

3) Si M ∈ E, on d´efinit le sym´etrique de M par rapport `a F et de direction−→

G comme ´etant le point M0 = P +−−→

M P o`u P est l’unique point d’intersection de F et de G = M +−→

G . Montrer que l’application s qui a tout point M ∈ E associe son sym´etrique M0 = s(M ) par rapport `a F et de direction −→

G est affine.

4) i) Soit M ∈ F. Montrer que s(M ) = M et en d´eduire que F ⊂ F ix s.

ii) Soit M ∈ F ix s. Montrer que M ∈ F et d´eduire que F ix s = F.

5) Soit f : E −→ E une application affine dont l’application lin´eaire associ´ee−→

f est la sym´etrie vectorielle −→s par rapport `a−→

F et de direction−→

G . On veut montrer que f n’est pas n´ecessairement une sym´etrie affine.

i) Soient O ∈ F et O0 = f (O). Montrer que pour tout M ∈ E on a f (M ) = O0+ −→s (−−→

OM ) ii) Montrer que M ∈ F ix f ⇐⇒ 2−−→

P M = −−→

OO0.

iii) On suppose d´esormais que O0 ∈ F et que O0 6= O. Montrer que F ix f = ∅ et en d´eduire que f n’est pas une sym´etrie affine.

iv) Reconnaˆıtre f dans ce cas et donner son nom.

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