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Méthode de préparation de monocristaux
H. Piatier, A. Accary
To cite this version:
886
fins à cause de la chute nuisible de tension à l’anode et de leur
fragilité
mécanique.
Il fallait donc établir une
technique
basée sur desconsidérations différentes.
Or,
l’étude dupolissage
électrolytique
montre que l’ionmétallique quitte
l’anôde surtout par diffusion
[2]
si l’onpeut
créerun
gradient
de concentration desproduits
de disso-lutionanodique
telqu’il
reste le même tout lelong
dufil,
onpeut
donc amincir celui-ci defaçon
uniforme(ce gradient
varie forcément auxpoints
d’amenédu courant, car la densité de courant y est
beaucoup
plus élevée).
On
peut
y arriver en fixant les deux extrémitésdu fil à amincir sur deux côtés
opposés
d’un cadrerectangulaire
constitué d’un fil de même métal,mais de diamètre nettement
supérieur
(par exemple :
i mm pour amincir un fil de 100 03BC de
diamètre).
Afin derépartir
convenablement legradient
deconcentration le
long
du fil àamincir,
onpeut,
soitagiter mécaniquement
lecadre,
soit superposer unchamp magnétique
convenablequi
provoque uneagitation
du bain. Si l’onn’agite
pas, le fil casse en ,général lorsqu’on
a enlevé les2/3
de sonépaisseur.
La densité de courant aux extrémités du fil étant
très
forte,
il estindispensable
deplonger
le fil dans le bain à uneprofondeur
bien déterminée et de retournerplusieurs
fois le cadre au cours del’amincissement;
lorsqu’on
a enlevéplus
des2/3
de sonépaisseur,
il est bon de vernir les attaches du fil. On arrive de cettemanière à enlever les
9/loe
del’épaisseur
initiale dufil;
parexemple,
on obtient un fil de de dia-mètre àpartir
d’un fil de diamètre de i oo ~.Pour descendre à des diamètres
plus
faibles,
on doitrépartir
legradient
de concentration defaçon plus
précise.
A ceteffet,
onpeut
fixer sur le cadreplusieurs
fils très
rapprochés
les uns des autres Pour arriverà une
épaisseur
de 4 il est nécessaire de sacrifier unplus
ou moinsgrand
nombre de cesfils;
cependant,
onpeut,
avec un peud’habitude,
obtenir deux à trois fils uniformes sur unelongueur
de 6 à 8 cmaprès
avoir fixé sur le cadre une dizaine defils de 10 cm de
longueur.
De même que pourl’amin-cissement des rubans, l’état de surface du métal
présente
unegrande importance
Pour obtenir des fils de 4- 1-1 de diamètre àpartir
de fils de 10 il estdonc
préférable
de les avoirpréalablement
amincisà
partir
d’un diamètreplus grand
en utilisant latechnique indiquée
ci-dessusplutôt
que d’utiliser des fils de io / obtenus par unprocédé mécanique.
Pour éviter la détérioration defils,
onpeut procéder
de la même manière que pour les rubans en
répartis-sant convenablement le courant de
polissage;
pourcela, le cadre doit être
remplacé
par unsupport
d’anode de métal massif en contact avec le fil sur toute lalongueur
de ce dernier. Celapermet
d’arriver à uneépaisseur
de fi 1-Lpratiquement
sansdéchet,
mais le
profil
du fil aminci n’estplus
circulaire alorsqu’il
le reste si l’on utilise leprécédent procédé
(cadre).
Nous utilisons au laboratoire ces
procédés
d’amin-cissement des fils pour les mémes fins quel’amin-cissement des
rubans,
car ils nouspermettent
d’éli-miner la couche altérée par les
procédés mécaniques.
Nous
indiquerons,
par ailleurs, les nouveaux résultatsque nous avons ainsi pu obtenir
[3].
[1] CHALIN C. et EPELBOIN I. - J.
Physique Rad., 1951 12, 000.
[2] ELMORE W. 2014 J. Appl. Phys., 1939, 10, 724 et 1940, 11, 797.
(3) I. EPELBOIN. - Amincissement
électrolytique très poussé et ses applications. Séance du 26 octobre 1951 des
journées
métallurgiques d’automne de la S.F.M. à paraîtredans la Revue de Métallurgie
(référence
ajoutée en coursd’impression).
Manuscrit reçu le 2 octobre 1951.
MÉTHODE
DEPRÉPARATION
DE MONOCRISTAUXPar H PIATIER et A.
ACCARY,
Laboratoire des
Rayons
X,
del’École
pratique
des HautesÉtudes,
Laboratoire Central des Poudres.
Le but de la méthode décrite ici est la
préparation
d’un cristal
unique
d’assezgrandes
dimensions. Elleest, en
particulier,
utilisable pour desproduits
altérésFig. 1. i
par un
chauffage
prolongé à
leur température de fusion enprésence
d’air, Elle a été utilisée avec succès dans le cas du stilbène et du tolane,Dans son
principe,
la méthode consiste à nourrirun germe monocristallin
(petit
cristal duproduit)
MÉTHODE
DEPRÉPARATION
DE MONOCRISTAUXPar H PIATIER et A.
ACCARY,
Laboratoire des
Rayons
X,
del’École
pratique
des HautesÉtudes,
Laboratoire Central des Poudres.
Le but de la méthode décrite ici est la
préparation
d’un cristal
unique
d’assezgrandes
dimensions. Elleest, en
particulier,
utilisable pour desproduits
altérésFig. 1.
par un
chauffage
prolongé à
leurtempérature
de fusion enprésence
d’air, Elle a été utilisée avec succès dans le cas du stilbène et du tolane.Dans son
principe,
la méthode consiste à nourrirun germe monocristallin
(petit
cristal duproduit)
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dans le
produit
fondu,
le germe étant refroidi par un courant gazeux. Elles’apparente
à d’autresméthodes
précédemment
décrites[1], [2], [3], [4].
L’appareil
utilisé est constitué d’un vasecylin-drique
Vimmergé
partiellement
dans unther-mostat T. Ce vase est fermé par le bouchon rodé B. Le germe G est fixé à la
tige support
S. Cettetige
animée d’un lent mouvement de rotation sur
elle-même passe à travers le bouchon par le
joint
demercure J. Le vase
porte
unajutage
latéral en A.Le bouchon
porte
unajutage
à sapartie
supé-rieure en C.Le
produit
à cristalliser est introduit à l’état solidedans le vase. Par
l’ajutage
A,
on admet un gaz neréagissant
pas avec ceproduit,
le gazremplit
lapartie
supérieure
du vase ets’échappe
enC,
formantainsi une
atmosphère
inerte
au-dessus duproduit.
Celui-ci est alors fondu et sa
température réglée
à une valeur trèslégèrement supérieure
à satempé-rature de fusion. Le germe est alors introduit
par-tiellement dans le
liquide
et le courant gazeuxajusté
de manière à
produire
une lente croissance du germe, Le cristal forméoccupant
un volume inférieur à celui duliquide qui
lui a donnénaissance,
il en résulte une baisse continuelle duliquide
et le cristalse
développe
vers le bas enépousant
approximati-vement la forme d’un
cylindre
de révolution à axevertical.
La cristallisation est d’autant meilleure que le
produit
dedépart
estplus
pur;cependant
la méthode elle-même constitue unepurification,
lesimpuretés
s’accumulant dans le
liquide,
etpermet
de se contenter d’unproduit
dedépart
d’unepureté
relative àcondi-tion de ne cristalliser
qu’une partie
duliquide.
Le refroidissement à
température
ambiante dumonocristal terminé doit être extrêmement lent sous
peine
de voir celui-ci se fendre par suite des tensionsprenant
naissance dans sa masse.La méthode fournit des masses monocristallines claires et
exemptes
de bulles(s’il
se formequelques
bulles au début de la
cristallisation,
leur formation s’arrêterapidement).
[1] CZOCHRALSKI J. - Z.
phys. Chem., g ~ 8, 92, 2 I g-22 ~. [2] NACKEN R. - Neues Jahrb. Minéral.
Geol., 19 15, 2,
133-164.
[3]
KYROPOULOS S. - Z.Anorg. Chem., 1926, 154, 308-3i3; Z. Physik., 1930, 63, 849-854.
[4]
HARDING G. N. -A.E.R.E., 43.
Manuscrit reçu le 5 octobre 1951.
MISE EN
ÉVIDENCE
DIRECTE DE LACONDUCTIBILITÉ
D’UN
DIÉLECTRIQUE
MINCE SOUMIS A UN BOMBARDEMENTÉLECTRONIQUE
Par CH.
DUFOUR,
A. HERPIN * et J.-P.THOMAS,
Laboratoire de la
Compagnie
desCompteurs. Montrouge.
1. Un bombardement
électronique d’énergie
suffi-sante
(quelques kilovolts)
crée dans undiélectrique
des
électrons
secondaires internes. Ces électronssecondaires sont dans les bandes de conduction du
solide et leur vitesse est de l’ordre de
grandeur
dela vitesse
thermique.
Ils nepeuvent
s’arrêter ques’ils sont
captés
par unpiège
àélectrons,
cequi
seproduit
au bout d’un certaintemps.
Pendant cetemps,
ilspeuvent
diffuser dans lesolide,
et, s’ils sont créésau
voisinage
de sasurface,
ilspeuvent
ensortir,
provoquant
ainsi l’émission secondaire bien connue. Si l’on soumet lediélectrique
à unchamp électrique,
ils sont entraînés en sens inverse duchamp,
donnant alors naissance à un courant induit. Dans undiélec-trique
en coucheépaisse,
il se forme unecharge
d’espace qui
vient très vite annuler le courant induit.Ces courants de
déplacement
instantanés ont été mis en évidence par McKay [~],
à l’aide d’une méthode parimpulsions.
Dans undiélectrique
en couchetrès
mince,
le rôle de lacharge d’espace
estplus
réduit,
et l’onpeut
observer un courant induit perma-nent. Cephénomène
a été étudié par Pensak[2] qui
mesurait le courant traversant une couche mince(de
l’ordre dumicron) déposée
sur uneplaque
métal-lique.
La face avant de la couchediélectrique
étaitportée
à unpotentiel
constant par un bombardementélectronique
auxiliaire.2. Nous avons cherché à mettre en évidence le
courant induit par une méthode
plus
directe,
neFig. 1.
nécessitant .pas l’utilisation d’un bombardement auxiliaire
et,
par làmême,
affranchie de toutehypo-thèse sur l’émission secondaire de l’isolant. Pour
cela,
nous avonsdéposé,
parévaporation,
sur unsupport
de verre unetriple
couche Al-ZnS-Al.Les deux couches
métalliques
étant très minces(3o
m,~),
doncsemi-transparentes,
l’ensemble forme un filtre interférentielqui permet
une mesureoptique
facile de
l’épaisseur
dudiélectrique.
Les deux couchesmétalliques
servant d’électrodes sontdisposées
defaçon
à êtreparfaitement
isolées l’une de l’autre.L’évaporation
doit être conduite avec un soinparti-culier,
pour éviter lespoussières qui
court-circui-teraient les électrodes. Le
montage
électrique
trèssimple
est schématisé sur lafigure
i. La couched’aluminium extérieure freine les électrons
primaires;
la formule deWhiddington
montre quel’affaiblis-sement
correspond
à environ 1000 V, soit seu-lement de la tension d’accélération de 10 ooo Vgéné-ralement utilisée pour le faisceau
électronique
pri-maire.
3. Pour toutes les cibles utilisables
(résistance
de la couche au moinségale
à 106 Q sousquelques
volts pour une surface utile de l’ordre du centimètre
* Laboratoire de Recherches
Physiques, Faculté des