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Intégration & probabilités MACS 1

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Intégration & probabilités MACS 1

Présentation du cours

Laurent Tournier

Octobre 2015

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Enseignants

Cours (9 séances de 3h) :Laurent Tournier [email protected]

http://www.math.univ-paris13.fr/~tournier Bureau D313

TD (8 séances de 3h) :Clément Foucart [email protected] Bureau D320

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Aspects pratiques

Salle : G102, en général.

Horaire : cours mardi après-midi, TD vendredi matin, en général.

Changement ce vendredi : - le matin→Analyse (M. Zerzeri),

- l’après-midi→Cours d’Intégration et Probabilités

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Modalités d’évaluation

Partiel (le 20 novembre ?)sur la partie intégration

Examen (le 6 mai)sur tout le programme, mais avec davantage de probabilités

Devoirs Maison :DM 1 sur l’intégration, DM 2 sur les probabilités

Note finale= Examen+Partiel 2

+ prise en compte des DM sous forme de bonus

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Références

Polycopié du cours (ne remplace pas le cours !! Assister au cours pour les explications et les exemples)

Pour aller plus loin (démonstrations complètes) : Intégration et probabilités

J.-F. Le Gall

http://www.math.ens.fr/~legall/IPPA.pdf

et avec de nombreux exemples et exercices :

De l’intégration aux probabilités O. Garet & A. Kurtzmann (à la BU)

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Objectifs du cours

Définir et étudier uneextensionde la définition de l’intégraled’une fonction (appeléeintégrale de Lebesgue), et son application à la théorie des

probabilités

Qu’est-ce que l’intégraled’une fonctionf ?

L’intégrale usuelle est une notion de« somme »des valeurs def (pondérées de façon « infinitésimale ») qui correspond, si la fonctionf est assez régulière, à l’aire(algébrique) sous sa courbe.

Elle satisfait des propriétésanalogues à celles des sommes:

•croissance : sif ≤g, alorsR f ≤R

g

•linéarité :R

(λf+µg) =λR f +µR

g, d’où :

•concaténation (relation de Chasles) :Rc a f =Rb

a f +Rc b f

on souhaite définir l’intégrale dans un cadre plus général, en préservant ces propriétés

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Repères historiques sur l’intégrale

Les intégrales sont utilisées (calculées) depuis le XVIIesiècle (Newton, Leibniz), à travers leur lien avec les primitives :

Z b a

f(t)dt=F(b)−F(a), où F0=f

mais comment justifier queFexiste en général ? En pratique, on peut souvent deviner (calculer)F, mais ce n’est pas toujours possible ; et on aimerait une preuve générale, pour toute fonctionf assez régulière...

→Il faut construire une notion d’intégrale (aire sous la courbe), indépendamment de la notion de primitive – qui sera liéea posteriori.

•les premières définitions rigoureuses de l’intégrale datent de Cauchy (1823) et Riemann (1854).

•Henri Lebesgue introduit sa définition de l’intégrale en 1901.

•Son utilisation en probabilité est due à Andrei Kolmogorov en 1933.

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Intégrale de Riemann

Principe :approximation def par des fonctions en escalier (car on sait intégrer des fonctions en escalier)

Pour toute subdivision(xi)ide l’espace de départ, dont le pas tend vers 0 avecn, pour tous pointsti∈[xi,xi+1],

a b

f

Zb

a f

(x)dx = lim

n Xn

i=1

(x

i+1−xi

)f (t

i

)

xiti xi+1

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Limitations de l’intégrale de Riemann

Définition peu naturelle pour des fonctions non bornées (découpage de l’intervalle, et limite pour se ramener au cas borné)

Non définie pour certaines fonctions bornées très irrégulières Difficulté de l’étude des limites : sifn→f, alorsR

fn→R

f ? D’abord, est-ce queR

f a un sens ?

Définition restreinte aux fonctionsRd →R, sans généralisation directe à d’autres espaces de départ

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Intégrale de Lebesgue

Principe :approximation def par des fonctionsétagées

(mais sait-on intégrer des fonctions étagées ?)

Pour toute subdivision(`i)ide l’espace d’arrivéedont le pas tend vers 0 avecn,

a b

f

`i

`i+1

Z b

a f(x)dx

= lim

n

Xn

i=1

longueur(f

1([`i, `i+1[))`i

Comment définir longueur(A)pourA⊂[a,b]?⇒théorie de la mesure

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Intégrale de Lebesgue

Principe :approximation def par des fonctionsétagées

(mais sait-on intégrer des fonctions étagées ?)

Pour toute subdivision(`i)ide l’espace d’arrivéedont le pas tend vers 0 avecn,

a b

f

`i

`i+1

Z b

a f(x)dx

= lim

n

Xn

i=1

longueur(f

1([`i, `i+1[))`i

f1([`i, `i+1[)

Comment définir longueur(A)pourA⊂[a,b]?⇒théorie de la mesure

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Intégrale de Lebesgue

Principe :approximation def par des fonctionsétagées (mais sait-on intégrer des fonctions étagées ?)

Pour toute subdivision(`i)ide l’espace d’arrivéedont le pas tend vers 0 avecn,

a b

f

`i

`i+1

Z b

a f(x)dx

= lim

n

Xn

i=1

longueur(f

1([`i, `i+1[))`i

f1([`i, `i+1[)

Comment définir longueur(A)pourA⊂[a,b]?⇒théorie de la mesure

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Intérêts de l’intégrale de Lebesgue

Se définit même sif n’est pas bornée, de la même manière Se définit pour une très large classe de fonctions (très irrégulières) Existence de théorèmes de passage à la limite sous l’intégrale S’étend naturellement à d’autres espaces de départ (f :E→R), si on donne un sens à la “longueur” (on parle alors de “mesure”µ) :

Z

E

f(x)dµ(x)

L’intégrale usuelle correspond au cas oùµdonne la “longueur”. On appelle cette mesure lamesure de Lebesgue(surR).

Siµ(E) =1, on peut interpréterEcomme un ensemble d’éventualités à l’issue d’une expérience aléatoire etµ(A)comme une mesure de la

“probabilité” d’un “événement”A. . .

⇒fondement rigoureux et unifié de la théorie des probabilités

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Plan du cours – Intégration

0 Préliminaires sur les ensembles

1 Espaces mesurés (tribu, mesure, fonction mesurable)

2 Intégration par rapport à une mesure Définition de l’intégrale Théorèmes de convergence Intégrales à paramètre

3 Intégration sur un espace produit : théorèmes de Fubini

4 Changement de variables

5 Espaces fonctionnelsL1etL2

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Plan du cours – Probabilités

1 Bases de la théorie des probabilités Espace de probabilités, événéments Probabilité conditionnelle, indépendance Variables aléatoires, loi, espérance, variance

2 Suites de variables aléatoires Notions de convergence Loi des grands nombres Théorème central limite

Références

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