Séminaire Samuel.
Algèbre commutative
M ICHEL R AYNAUD
Un critère d’effectivité de descente
Séminaire Samuel. Algèbre commutative, tome 2 (1967-1968), exp. n
o5, p. 1-22
<http://www.numdam.org/item?id=SAC_1967-1968__2__A5_0>
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UN CRITÈRE D’EFFECTIVITE DE DESCENTE Michel
RAYNAUD
(Algèbre commutative)
Année
1967/68,
n°5
6 et13
décembre1967
1.
Monomorphisme plat.
Par
définition,
unmorphisme
de schémas f : X -*> Y est unmonomorphisme si,
pour tout schéma
T , l’application canonique Hom(T y X)
-Hom(T ,Y)
est in-jective.
Il revient au même de dire que lemorphisme diagonal
XXy
X estun
isomorphisme.
Si f est unmorphisme
deSpec(B)
dans f est unmonomorphisme
de schémassi,
et seulementsi,
lecomorphisme
de f est unépimor- phisme
de l’ anneau A dans l’anneau B au sens des autresexposés
de ce séminaire.Commençons
parétendre
au cas desschémas,
certains résultats établis par LAZARD dans le cas des schémas affines.PROPOSITION 1.1. - Soit f :
X-~Y un morphisme de
schémas. Alors lesproprié-
tés suivantes sont
équivalentes :
(i)
Lemorphisme
f est unmonomorphisme plat.
(ii)
Lemorphisme
f estinjectif et, ~
x lemorphisme canonique :
2014~ est un
isomorphisme.
Démonstration.
(i)
==>(ii) :
Si f est unmonomorphisme,
f est évidemmentinjectif ;
d’au-tre
part,
si f estplat, ~
x f induit unmonomorphisme fidèlement plat, affine,
2014->qui
est donc unisomorphisme (exposé 4,
§ 1.2).
(ii)
====>(i) :
Soient T unschéma, u 1
etu 2
deuxmorphismes
de T dansX ,
tels quefu~
= et montrons queu == u .
Comme f estinjectif, ul
et
u2
coïncident ensemblistement. Onpeut
donc se ramener au casoù X, Y ,
Tsont
affines, auquel
cas lapropriété
résulte del’exposé 4, § 2. 4.
Si X est un
schéma, 1 désigne l’espace topologique sous-jacent à X;
sif : X 2014~Y est un
morphisme
deschémas, f" : 1 -’$>Y"’ désigne l’application
continue
sous-jacente.
Sous les conditions
générales
de1. 1, ~ ~Y"
n’induit pas engénéral
unhoméomorphisme
de1
surf (X ) y
contrairement à ce que l’on a vu dans le casaffine (exposé 4, § 2.2).
Eneffet,
prenons parexemple
Y = et soit P l’ensemble des nombrespremiers.
Pour tout p EP , soit X p
lespectre
de l ’an-neau de valuation
discrète, localisé de Z
en p . Lepoint générique
de X s’i-dentifie
canoniquement
àSpec(Q) ,
et est ouvert dans X . Nous pouvons donc re- coller les schémas X(p e P) ,
suivant l’ouvertconstitué par
leurpoint géné- rique.
Si Xdésigne
leschéma
ainsiobtenu,
lesmonomorphismes
évidentsp
~ Yse recollent en un
morphisme
f : X--~Y y qui
est unmonomorphisme plat surjectif.
Mais
f
n’est pas unhoméomorphisme puisque 1
n’est pasquasi-compact,
tandisque
Y
l’est. Enfait,
tous les ennuis viennent delà,
comme le montre la propo- sition suivante :PROPOSITION 1.2. - Soit f : X
~ Y
unmonomorphisme plat quasi-compact.
Alors:(i) L’application f
induit unhoméomorphisme
deX-
sur sohimage f-(X-) ,
et le
schéma
X estcanoniquement isomorphe
àl’espace annelé
induitjar (Y , Gy)
sur le sous-espace
f-(X-) .
(ii)
Si Y estlocalement noethérien (resp. noethérien),
il en est demême
deX .
Démonstration. - Soit Z un
sous-schéma
fermé de X . Lemorphisme composé
Z ~ X ~ Y est
quasi-compact
etséparé (N.-B. -
C’est unmonomerphisme),
de sorteque l’on
peut considérer l’image fermée schématique
Z’ de Z dans Y(EGA ( )
I, 9.5.1).
Je dis quef"~(Z’)
= Z . Cepoint
se vérifie sur les anneaux locaux deX . Comme la formation de
l’image
fermée commute auxchangements
de baseplats
Y’ ~ Y
(EGA 1.7.21), quitte à remplacer Y
par onpeut
supposer
d’après
1.1 que f est unisomorphisme, auquel
cas lapropriété
est clai-re. Ceci entraîne
immédiatement (ii),
et montre quef
est unhoméomorphisme
deX
surf (1) .
Comme f induit unisomorphisme
sur les anneauxlocaux,
il enrésulte
bien quel’espace
annelé(1 , 0 )
estisomorphe
àl’espace annelé
induitpar
(Y" ~ 0 ~
surf~ (~ ~ (voir
aussi EGAIV, 2.3.11).
COROLLAIRE
1.3. -
Soient Y unschéma,
etE-
unepartie
deY" .
Alors il existe à unisomorphisme près
auplus
unmonomorphisme plat quasi-compact
f : X
~ Y ,
tel quef~(1) ~ E" .
DEFINITION 1.4. -
Soient Y unschéma,
etE
unepartie
deY .
Nous dirons queE~
est admissible(dans y),
s’il existe unmonomorphisme plat quasi-compact
(*) Voir [2].
f : X
~ Y ,
tel quef (X ) = E . D’après
cequi pr(cède,
il revient aumême
de dire quel’ espace annelé
E =ë)
induit par(Y" y 0y)
sur le sous-espaceE- ,
est unschéma,
et queE
estrétro-cmpact
dansY~ .
c
PROPOSITION
1.5. -
Soit f : X ~ Y unmonomorphisme plat quasi-compact. Alors:
(i)
Il existe unplus grand
ouvert U deY,
contenantf(x) ,
tel que, dansla factorisation
canonique :
g soit un
morphisme
affine.Si
Z =Spec (EGA II, 1. 3. 1) ,
et si l’onconsidère
la factorisationcanonique :
alors le
morphisme j
est une immersion ouverte( i.
e. f est(iii)
On ’aY-U=h(Z-X) (où
la barredésigne l’adhérence
dansDémonstration.
(i).
Il existeévidemment
unplus grand
ouvert U deY ,
tel que f soit affi-ne au-dessus de
U ;
il faut voir que U contientf(X) .
Pour cefaire,
onpeut
supposer Y affine. Soient alors x un
point
deX ,
et v un ouvert affine de X contenant x :D’après 1. 2,
V est la trace sur X d’un ouvert W de Y .Comme W
est contenu dans Yaffine,
W estséparer
donc lemorphisme
V -~ West affine
(EGA II , 1.6.3) ;
d’autrepart,
W contientf(x) .
(ii)
et(iii).
Notons d’abordqu’il résulte
de EGA(I, 9.2.1)
que estune
OY-algèbre quasi-cohérente,
de sorte que Z = estdéfinie
et estaffine sur Y . Au-dessus de
U, j
est unisomorphisme puisque
g estaffine, donc j
est bien une immersion ouverte eth(Z - X)
est contenu dans Y -U ,
donc
h(Z - X) c
Y - U . D’autrepart,
au-dessus de l’ouvert Y -h(Z - X) , j
est une immersion ouverte
surjective,
donc est unisomorphisme,
donc f est affine au-dessus de Y -h(Z - X) .
Vu la définition deU ,
on en déduitBref, Y - U = h(Z - X) .
REMARQUE 1.6.
(i)
On voit facilement que si Y est localementnoethérien,
Y - U est de codi- mension au moins 2 dans Y .(ii)
Si Z est localementnoethérien, Z - j(X)
est aussi de codimensionau
moins 2 dans Z
( cf . EGA Ili, 21.12.6).
2. Un critère pour
qu’une partie
E d’un schéma Y soit admissible.Notons d’abord deux
lemmes,
lepremier
étant trivial et le secondrésultant
deEGA (IV, 1.10.1).
LEMME2.1. - Soient Y un
schéma,
etET
unepartie
deY .
Alors les condi- tions suivantes sontéquivalentes s
(i)
Le sous-espaceE"
est stable pargénérisations.
’
(ii) E-
est l’intersection de sesvoisinages
ouverts dans Y .Si de plus ET
estquasi-compacte
ces conditions sont encoreéquivalentes
à :(ii bis)
Lapartie E-
est intersection deses voisinages
ouvertsquasi-compacts.
2.2. - Soit
F
unepartie
ind-constructible(EGA IV, 1.9.4)
d’unschéma
Y , qui contient une partie m-
stable pargénérisations.
~l.orsF
contient unvoisinage
ouvert de EPROPOSITION
2.3. -
Soient Y unschéma,
etE-
uh sous-espace deY-
stable pargénérisations
etrétro-compact
dansY (cette
dernière condition étant tou-jours
réalisée siY~
est localementnoethérien).
Soient~E~ , ~?
l’ es aceannelé induit par sur et f : E Y le
morphisme
canoni-que. Alors:
(i)
Si Y es tquasi-séparé,
et siV
est unouvert quasi-compact de E ,
l’application canonique
où U
parcourt
lesvoisinages
ouvertsquasi-compacts
de Vdans Y,
est un iso-morphisme.
(ii)
Le faisceau de0y-algèbres f~.(ë)
estquasi-cohérent,
de sorte que siZ=Specf~.(ë) ~
on a une factorisationcanonique :
De
plus, j-: E- ~ Z-
induit unhoméomorphisme
deE-
sur sonimage,
et cette dernière estrétro-compacte
dansZ
et stable pargénérisations.
(iii)
’La formation dudiagramme (*)
" commute à la localisation auxpoints
de Y.Démonstration.
(i)
Soit doncV-
un ouvertquasi-compact
deE- ~
et soit s Er(v- , ë) .
Pardéfinition du faisceau
induit ~ ,
pour toutpoint
v E6 ,
il existe un ouvertaffine
Uv
deY y
contenant v et s0y) , qui
induits sur V n U .Comme
V
estquasi-compact y
onpeut
recouvrir V par un nombrefini,
n, des ouvertsU .
Parrécurrence
sur n, oh estramené
à prouver que si l’on a deux ouvertsquasi-compacts U 1
etU
de Yqui
recouvrentV"
et deux sectionss
E(i
=1 , 2) ,
telles que s.prolonge s 1 V- n U. ,
alors ilexiste un ouvert
quasi-compact
U deY ,
contenant tel que s seprolonge à
U . Comme Y estquasi-séparé, U 1
nU 2
estquasi-compact.
D’autrepart, s 1
et
s2
coïncident sur l’ensemblequasi-compact U 1
nU 2
nV- ,
donc sur un voisi-, nage ouvert
quasi-compact
W de cedernier,
dansU
nU . 2
Lefermé F = U1 n U 2 -- W
de
U2 ,
est alors unepartie
constructible deU 1
uU 2 qui
ne rencontre pasV ,
doncU
uU2 -
F est unepartie
constructiblede U 1
uU 2 qui
contientV .
D’après 2.2,
cettepartie
contient un ouvertquasi-compact
U contenantV .
Parconstruction,
on a alors U n nU2) = ~ ~
doncs 2
ets 2
se recollent en unesection de
CL.
sur Uqui prolonge
évidemment s .(ii)
L’assertion à démontrer est locale surY ,
de sorte que l’onpeut
supposer Y affine d’anneau A. Pour voir quef~.(ë)
estquasi-cohérent,
nous devons véri-fier que
f~.(ë)
estisomorphe
au faisceau surY,
associé au A-moduleLorsque
aparcourt
les éléments deA ,
on sait que les ouverts Y a deY ,
for-ment une base de la
topologie
de Y . Il nous suffit donc de montrer que, pour touta E
A ,
lemorphisme canonique 0393(Ya , f*(E))
a ~r(Y, &)
a est unisomorphisme,
ou encore,
posant E-
a =E-
nY ,
a que lemorphisme canonique
est un
isomorphisme.
Soit U un ouvertquasi-compact
deY y qui
contientE .
Alors
F =Y -
U est unepartie
constructible deY y qui
ne rencontre pasE- ,
donc
(2.2) y
Y - F contient unvoisinage
ouvertW ,
de que l’onpeut
suppo-ser
quasi-compact (2.l).
On a alors W a = W n Ya
eu.
D’après (i),
on aoù U
parcourt
la famille filtrante l des ouvertsquasi-compacts
de Y contenantlll a . Vu ce
qui précède,
on voit que les ouverts U de laforme Wa , où
W est unouvert
quasi-compact
de Y contenantE-,
sont cofinaux dans I . DoncMais
d’après
EGA(r, 9’3.l)y
lemorphisme canonique 0 )
~ 0393(Wa ,Oy)
est un
isomorphisme.
On endéduit bien,
par passage à la limiteinductive,
que lemorphisme canonique (**)
est unisomorphisme.
Parailleurs,
il est clair quej-
induit un
homéomorphisme
deE-
sur sonimage,
etque j
estquasi-compact.
Lefait
que j (E )
soit stable pargénérisations
va résulter de(iii),
que nous al- lons maintenant démontrer.(iii)
Précisons d’ abord le sens de l’assertion(iii).
Soit y EY ,
et soitY y
= Nous identifions Y à un sous-espace de
Y-.
Nous verrons dansun instant que E = E n Y est
quasi-compact ;
d’autrepart,
E estévidemment
stable par
générisations.
Nous pouvonsconsidérer l’espace annelé
E =(E- , $ )
induit par
°y
surE-y ,
et lemorphisme canonique
f : E ~ Yy .D’après (ii)y (f )* (& )
estquasi-cohérent,
et l’onpeut
introduire le schémaOn a alors un
diagramme
commutatifcanonique :
et il
s’agit
de montrer que le "carré"inférieur
estcartésien,
i. e., que le mor-phisme canonique
Zy y
est un
isomorphisme.
Comme Yy
est le localisé de Y en y , il est clair
qu’il
suffit de montrer que lemorphisme canonique
où U
parcourt
lesvoisinages
ouverts de y dansY,
est unisomorphisme.
Pourétablir
cepoint,
onpeut
supposer Y affine.D’après 1.1, E
est intersection d’ouvertsquasi-compacts,
donc estpro-constructible (EGA IV, 1.9.4).
Par suiteIV, 1 . 9 . 5 ( vi ) ) , E-
Y estpro-constructible
dansY ,
donc estuasi-compact.
Y Il résulte alors de
(i)
que l’on aoù U
parcourt
les ouvertsquasi-compacts
de Y contenantE" .
Si U est un telouvert,
commeE
estpro-constructible,
il en est demême
de E- - U . Or ce der- nier ensemble ne rencontre pas Ilrésulte
alors de2. 2, qu’il
existe un ou-vert
quasi-compact
W deY ,
contenantY ,
tel que l’I n(E- - U) = jlÙ
o On adonc les inclusions :
E"
C n W ltl U . Il en résulte que l’on ay
où W
parcourt
lesvoisinages
ouverts de y.C.
Q.
F. D.PROPOSITION 2.4. - Soient
Y,
E comme dans2. 3,
et considérons la factori- sation.canonique :
Alors :
(A)
Les conditions suivantes sontéquivalentes : (i) 1
est admissible( 1. 4) .
(ii)
E est un schéma.(iii) j~(E~~
est ouvert dans2T .
(iv) h(z ~ j(E)) n E = ~ .
(B)
Les conditions suivantes sontéquivalentes :
(i) E-
estadmissible,
et lemorphisme
f : i E2014~-Y est affine. ’(ii)
Lemorphisme j
est unisomorphisme.
(iii) L’application j-
estsurjective.
y E
Y ,
il existe unmonomorphisme plat quasi-compact, affine,
f : X
estNotons d’abord
qu’il
résulteimmédiatement
de2. 3, (ii)
et(iii) ,
que l’on a lecorollaire suivant :
COROLLAIRE 2. 5 .
(i) L’ espace annelé
E s’identifiecanoniquement
àl’espace annelé
induitpar le
schéma Z sur lesous~espace j~(E~~ .
(ii)
Démonstration de 2.4.
L’équivalence
de et(ii)
est mise pourmémoire ;
d’autrepart,
l’étudedirecte
(l.5)
nous amontré
que(ii)
=>(iii)
et(ii)
= >(iv) ~
(iii)
2014>(ii) résulte
de2. 5, (i),
et(iv)
=>(iii)
est bien clair.(B) (i)
~===>(ii)
et(i)
=>(iv)
sont bienclairs, (ii) =====> (iii)
résulte de
2 . 5 , (1 ) .
Prouvons que
(iv)
===>(iii) .
Pour voirque j"
estsurjectif,
onpeut,
comp- te tenu de2. 3, (iii),
supposer Y local. Maisalors,
lapropriété résulte
del’hypothèse
faite dans(iv),
et de(i)
=>(iii) .
REMARQUE 2.6. - Lorsqu’on n’impose plus
aumorphisme
f d’êtreaffine,
on n’aplus
de critère locald’admissibilité
comme dans2. 4, (B) (iv).
Parexemple,
pre-nons pour Y l’ouvert
complémentaire
dupoint fermé
duspectre
d’un anneau localnoethérien, normal,
de dimension au moins3 .
Pour prenons lecomplémentaire
dans
Y-
de l’ensemble(infini)
despoints
fermés deY~ .
Comme Y est normal et queE"*
contient lespoints
de Y decodimension ~ 1 ,
on a Z = Y t MaisE
n’est pas ouvert dans donc E n’est pas admissible
( 2. 4 (A) , (i)
~~~>(iii)).
Pourtant,
pour toutpoint
yE n
est ouvert dansSpec
,donc est admissible.
COROLLAIRE 2.7. - Soient Y un
schéma
dont les anneaux locaux sontfactoriels,
et soit
E-
unepartie rétro-compacte de Y ,
stablepar générisations. Alors,
pour que
ET
soitadmissible,
il f aut et il suffitqu’il
existe unvoisinage
ou-vert U de E dans
Y 9
tel que y siy ~ U
et si tous lespoints
de codimension 1 deSpec
sont dansE ,
est dans E .Démonstration. - La
nécessité
d’une telle condition est facile àétablir (et
estvalable dès que Y est localement
noethérien,
ou bien dès que Y est unschéma
de Onpeut prendre
parexemple,
pour ouvertU y
celui introduit dans1. 5, (i).
Prouvons maintenant la suffisance.
Quitte
à restreindreY,
onpeut
supposer Y ~ U . On va alors chercher unmonomorphisme
f ? E - Yqui
soit affine. D’a-près 2.4, (B) (iv),
onpeut
supposer Ylocal,
donc factoriel.L’hypothèse
faitesur
E- entraîne
alors que, ou bienE
est vide ou réduit aupoint générique
deY , auquel
cas l’existence de E estclaire,
ou bienE = Y~ -
U x.1 i
parcourt
lespoints
deY y
de codimension1 ,
yqui
ne sont pas dansE" .
. Comme A =r(Y)
estfacturier
il existefi
OEA y
tel que Y -xT
= Il est~
clair alors que E =
Spec
S est lapartie multiplicative
de Aengendrée
par les
fi ’ répond
à laquestion.
Indiquons
comment laquestion
de savoir si certainesparties
de schémas sont ad-missibles se rencontre dans les
problèmes
de passage auquotient.
Soient S unschéma
noethérien,
X un S-schéma detype fini,
R un sous-schémafermé
de Xx
Xqui
est legraphe
d’une relationd’équivalence
sur X telle que les deuxprojections canoniques p~ : R -~ X
soientplates.
On sait alors que, sil’espace
anneléquotient
de X parR ,
soitX/R ,
est unschéma, X/R
est aussile
quotient
de X par R pour latopologie
fidèlementplate quasi-compacte [7],
de sorte que le
morphisme canonique
p i X -~X/R
= Y estfidèlement plat.
Enparticulier,
y si x on ap(Spec 0~ )
=Spec °y / B ~
et par suite lesaturé,
par la relation
d’équivalence R ,
de X = estreprésentable
par le schémaOY,p(x))
= Sat . On a donc unmonomorphisme plat quasi-compact :
Sat ~ X .
Evidemment,
Sat =(X-x) ,
de sorte que ce dernier ensemble est nécessairement admissible dans X.Signalons,
sansdémonstration,
larécipro-
que très
partielle
suivante :Soient k un corps
algébriquement clos,
G unk-groupe algébrique lisse,
affi-ne, connexe, sans caractère non nul
(i.
e. le radical résoluble de G estégal
àson radical
unipotent) ,
et supposons que Gopère
surl’espace
affineV =
Spec
... ,Soit X un ouvert de V au-dessus
duquel
Gopère
librement etproprement. Alors y
pour que
X/G
soit unschéma,
il faut et il suffit que, pour tout x le sa- turé sous G deSpec(0- )
soit admissible. Deplus,
si ces conditions sont réa-lisées, X/G
estquasi-affine.
3. Application aux morphismes entiers.
Commençons
par donner unegénéralisation
d’un théorèmeclassique
deChevalley
(EGA II, 6.7.1).
PROPOSITION
3.1. -
Soit f : X Y unmorphisme
entiersurjectif,
et supposons Xaffine,
alors Y est affine dans chacun des cas suivants :Ci)
Y est normal etintègre.
(ii)
Y estnoethérien.
Démonstration. -
(i) : Quitte
àremplacer
X par un sous-schéma ferméintègre
dominant
Y,
onpeut
supposer Xintègre.
Il suffit alorsd’appliquer
le lemmesuivant :
LEMME
3.2. -
Soit f : X -> Y unmorphisme
entiersurjectif
de schémasintègres,
et
supposons
Y normal. Alorsr(X)
est entier surr(y) = r(y , OY).
Si de
plus
X estaffine,
Y est affine.Soit a E
r(x) ,
et notons M lasous-OY-algèbre (quasi-cohérente)
def*(OX)
engendrée
par a . Comme X est entier surY,
y M est unOS-module de type
fini.Le
schéma
Y étantnormal,
onvoit,
en "faisceautisant"(EGA II, 6.4.3),
que lepolynôme caractéristique
de lamultiplication
par a dansri,
, a ses coefficients dansr(Y) .
Comme M est sans torsion( X
étantintègre) ,
HAMILTON-CAYLEY four- nit une relation dedépendance intégrale
de a surr(Y) .
Ceci prouve lapremière
assertion de
3.1 y
la seconde résulteplus généralement
du lemme suivant ôSoient
S,
yX , Y
troisschémas,
tels que l’on ait undiagramme
commutatif
On suppose f
entier,
gsurjectif,
et hséparé
4 Alors h est entier.Démonstration. - Notons que h est
quasi-compact
etquasi-séparé
y de sorte quel’on
peut
considérer le S-schéma Z =Spec h*(OY)
et la factorisationcanonique :
1où u est dominant et v affine. Comme f est
entier,
il en est de même deu 0 g ; d’autre
part,
u est dominant et g estsurjectif,
donc u o g est domi-nant et par suite
surjectif.
Il résulte alors de EGA y5.4.3
et5.4.9)
que vest universellement ferme. Etant de
plus affine,
v est entier(EGA IV, 18.12.8).
Pour montrer que h est
entier,
il nous suffit donc de montrer que u est un iso-morphisme. Quitte
àremplacer
S parZ,
y onpeut
donc supposer deplus
queh*(OY) = OS .
Pour mir que h est unisomorphisme,
onpeut
supposer S local( 1.1
et1.2), puis
par descenteplate,
onpeut
supposer S hensélien(EGA IV, 18) ,
de
point fermé
s . Notons d’abord que la fibre Ys
de Y au-dessus de s est
entière
sur s . Eneffet,
commeX s
est entier sur s y tout ouvertquasi-compact
de
X
est à la fois ouvert et fermé dansX .
Commeu
estfermé
etsurjectif,
il est clair que tout ouvert affine de
Ys
est à la fois ouvert etfermé
dansYs
et est entier sur s . Il en résulte bien que
Y s
est entier sur s . Ceciétant,
si
Y s
n’était pas réduit à unpoint,
onpourrait
réaliserYs
comme réunion dedeux ouverts affines non
vides, disjoints, (V.)
is(i
=1 , 2) .
Posons(U.) = u-1CV.) .
Comme X est entier sur S
hensélien,
on voit par passage à lalimite,
àpartir
du cas
fini,
que X = U3. .,~ U , 2
oùUi
est un sous-schéma à la fois ouvert et fer-mé
de X dont la fibre au-dessus de s est(U. ) .
Soit alorsV. 3.
lefermé
deY- égal
àl’image
deu7 .
La fibre en s deV7
est donc(V.)"* ,
et par suite~ 1 1 S
n
Y-s = ~ .
Comme h estfermé (EGA II, 5.4.3
et5.4.9)
et S local depoint
fermé s , on a nfi = ~ ,
et par suite Y n’est pas connexe, contraire- ment au fait queh*(OY) = OS .
DoncY
estréduit
à unpoint
y . Soit alors Uun ouvert affine de Y contenant y . Comme h est fermé et S
local,
on a né-cessairement U =
Y ,
par suite h estaffine,
donc est unisomorphisme.
Prouvons maintenant
3.1
dans le cas(ii)
où Y estnoethérien.
Nous allons re-prendre,
en la modifiantlégèrement,
la démonstration de EGA(II, 6 .7. 1) .
Parré-
currence
noethérienne,
nous pouvons supposer que tout sous-schémafermé
Z deY,
distinct de
Y ,
estaffine,
et nous devons montrer que Y est affine.1er cas : Y n’est pas
réduit.
AlorsYred
estaffine,
donc Y est affine(EGA I, 5.1.9).
2e cas : Y est
réduit. Soient Y
le normalisé de Y dans son anneau total deN - - -
fraction,
g : Y 2014~ Y lemorphisme canonique, X
= Xxy Y ,
f lemorphisme
deX dans Y déduit
de f . Comme g estaffine, X
est affine. Si l’onapplique
(i) (cas
où Y est normalintègre)
à chacune descomposantes irréductibles (en
nombre
fini) de Y ,
on voitque Y
est affine. Pour montrer que Y estaffine,
il
suffit, d’après
le critère de SERREEGA II, 5.2) ,
de voir queF) =
°pour tout
0 -module quasi-cohérent
F . Pourcela,
considérons la suite exacte deOY-modules quasi-cohérent :
toù r est le
morphisme canonique.
Comme Y est le normalisé deY,
g est unisomorphisme
au-dessus de toutpoint
maximal t deY,
et par suite il en est demême
de r . On a doncK~ == Q.
= 0 . Comme Y estnoethérien,
K est limiteinductive de ses
OY-modules c ohérent s K. 1 (i
EI) (EGA If 9.4.8).
Afortiori,
ona
(Ki)t
=0 9
de sorte que K. s’identifie à un faisceaucohérent
sur un sous--1 t 1
schéma fermé Z, de
Y ,
distinct de Y(par exemple9
le sous-schémafermé défini
1
par
l ’ annulateur
deKi ).
1 Vul’hypothèse
derécurrence,
on aPar passage à la limite
inductive,
on en déduit queK)
=0 ;
on prouve demême que
Q) =
0 . D’autrepart,
comme g estaffine,
on a(EGA III , 1.3.3),
etf~(F)) =
0puisque Y
est affine. Ilrésulte
alors de(*)
et de la suite exacte decohomologie
que l’on aF) ==
0 .THEOREME 3.4. -
Soient u : Y’ ~ Y unmorphisme
entiersurjectif,
etE
unepartie
deYw
telle q ue(u-)-1(E-) = E’-
soit admissible dans Y’(1.4) .
AlorsE~
est admissible dans Y dans chacun des deux cas suivants :(i)
Y est normal. e(ii)
Les anneaux locaux de Y sontnoethériens.
Démonstration.
1° Comme u est
surjectif
etE’’~ rétro-compact
dansY’ ,
il est clair queE
est
rétro-compact
dans Y . Je dis queE-
est stable pargénérisations.
Pour éta-blir ce
point ,
onpeut
su pposer Y local depoint fermé
y EE ,
et on doit alorsmontrer que
E- = Y" .
Soient x EY,
9 x’ unpoint
de Y’ au-dessus de x y x’l’adhérence
de x’ dans Y’ . Comme u estfermée
x’ contient unpoint y’
au-dessus de y, donc
y’
EE’
. CommeE’-
estadmissible,
donc stable pargénéri- sations~ E’"
contient x’donc E .
2° Notons f : E’ ~ Y’ le
monomorphisme plat quasi-compact d’image E’-,
etsoit U’ un ouvert de Y’ contenant E’ tel que E’
-.~ U’
soit affine( 1 . 5 ) .
Si F’ = Y’ -
U’ ~
F =u(F~)
est un fermé de Yqui
ne rencontre pasE . Quitte
à
remplacer
Y par Y -F ,
onpeut
donc supposer que f’ est affine. On va alors chercher unmonomorphisme plat quasi-compact
f : E2014~Y y d’image E-, qui
soitaffine.
D’après
le 1°ci-dessus,
les conditions de2.3
sont satisfaites. Nous pou-vons donc considérer la factorisation
canonique
f =hj
introduite dans2.3~ (ii)y
et pour voir que
E~
est admissible et faffine,
il nous suffit de montrer quej-
estsurjectif (2.4 (B),
9(iii)
====>(i) ).
3°
Etudions d’abord le cas où Y est normal. Il est clairque Z
est alors lui aussi normal.Quitte
àremplacer
Ypar Z ,
onpeut
supposer que h est un iso-morphisme. Grâce
à2.4 (B), (i)
->(iv) ,
onpeut
supposer deplus
Ylocale
donc
intègre. Quitte
àremplacer
Y’ t par unecomposante irréductible réduite
domi- nantY,
onpeut
supposer Y’intègre.
Comme Y estaffine,
y il en est demême
deY’ ,
donc de E rd’après
laréduction
faite dans le 2° « On a alorsoù W
parcourt
lesvoisinages
ouverts deE’
dans Y’ .L’application u
étantfermée~
contient un ouvert de la formeu U ,
où U contient sor-teque
où U
parcourt
lesvoisinages
ouverts deE~
dans Y . Parailleurs,
on aet est entier sur
0 ) (3.2). On
voit donc que est entier surr(z) ,
donc lemorphisme composé
E’ t .».-~ E~.~~
Z(où
E’ 2014~E est lemorphisme canonique déduit
deu )
est entier. Comme il estévidemment dominant,
ilest
surjectif ;
afortiori, j-
estsurjectif.
C.
Q.
F. D.4° Etudions maintenant le cas ù les anneaux locaux de Y sont noethériens. Rai-
sonnons par
l’absurde,
dons supposonsque j-
n’est passur j ectif ,
c’est-à-dire queh(Z - j(E))
n’est pas vide. Comme les anneaux locaux de Y sontnoethériens, h(Z - j(E)) possède
alors unpoint
y maximal(i.
e. aucunegénérisation
strictede y dans Y
n’appartient
àh(Z - j(E)) ).
Faisons lechangement
de baseSpec(0 )
-~Y . Comme laformation
de Z commute à la localisation( 2.3 ~ (iii))~
nous sommes ramenés au cas où Y est local de
point
fermé y ~ et au cas oùh(Z - j(E)) =
y . Mais alorsh(Z - j(E))
estfermé,
et commey ~ E (2.5), h(Z - j(E))
nE- = ~ .
Il résulte alors de 2.4(A),
que E est un schéma. D’autrepart,
commeY,
donc aussi estaffine,
il résulte de laréduction
faite dansle 2° que E’ est affine. Or le
morphisme canonique
E’ 2014~E s’identifieévidem-
ment aumorphisme
déduit de u par lechangement
de base f : E -~Y ,
donc estentier
surjectif.
Comme E estnoethérien ( 1.2,
E est affine( 3.1, (ii)).
Mais
alors j
est unisomorphisme ( 2. 4 (B)),
contrairement au fait queh(Z- j(E))
contient y . Ceci achève la démonstration de
3.3.
PROPOSITION
30 5. -
Soit X ~y unmonomorphisme plat quasi-compact,
et suppo-sons X
quasi-affine
et Yquasi-séparé.
Alors X est contenu dans uh ouvertquasi-affine
U de Y.Prouvons d’abord deux lemmes.
LEMME
3.6. -
Soit X unschéma quasi-compact
etquasi-séparé. Alors,
pour que X soitquasi-affine, (il faut, et)
il suffitqu’il
existe une famillef. ,
i EI , d 1 éléments
der(x , OX)
tels que lesX
soientquasi-affines
et recouvrent X.En
effet,
on doit montrer que lemorphisme canonique
u : X -~ Y =0-.)
est une immersion ouverte.
Or,
si f er(y , 0,J
y =X
et lecomorphisme
0393(Yf , OY)
~ 0393(Xf ,°X)
est unisomorphisme (EGA l, 9.3.3).
Doncu|Xf
est uneimmersion ouverte
si,
et seulementsi, X
estquasi-affine.
LEMME
3.7. -
Soient Y unschéma,
etE"
unepartie quasi-compacte
deY" .
. les conditions suivantes sont
équivalentes :
(i)
II existe un ouvertquasi-affine
U de Yqui
contientE .
(ii)
V x ~ il existe un ouvert V deY , quasi-séparé,
contenantE- ,
et f ~
OY) ,
tels que soitquasi-affine
et contienne x.(i)
M>(ii)
est bien clair.(ii)
====>(i) :
Comme E- estquasi-compacte
onpeut
recouvrir par un nom- bre fini des(V ) correspondant
auxpoints
x1 , ... ,x . Nous notons V. etf.
lesobjets
Vxi
et fxi
. Posons V =qui
est unvoisinage
ouvert de2
dans
Y ,
et soit W unvoisinage
ouvertquasi-compact
deE-
dans V. On aWf.
= W nvi>1. ,
doncW i
est un ouvert d’un schémaQUaSi-"fine ;
il estquasi-
compact (car rétro-compact
dans donc il estquasi-affine.
D’autrepart,
lesrecouvrent
E" . Quitte
àremplacer
W par la réunion des onpeut
sup-1 1
poser que W est un ouvert
quasi-compact
recouvert par les ouverts Comme W C w estquasi-séDaré j
il résulte alors de3.5
que li estquasi-affine.
Ceci
étant,
prouvons maintenant3.5.
Nous allonsvérifier
la condition(ii)
de3.7.
Soit donc xEX,
et soit U un ouvert affine de Y contenant x. Comme X estquasi-affine,
il existe f Er(x , 0 )
tel queX
contienne x et soit con-tenu dans U n X . Soit V un ouvert
quasi-compact
deY ,
contenantX ,
tel quef soit la restriction sur X d’une section
(notée
encoref )
de0y
sur V(2. 3, (1) ) .
Considérons l’ouvertquasi-compact V ;
on a doncVf
n X C U nX ,
desorte que le fermé F de
V f égal
àV f -
U nV f
ne rencontrepas X.
Mais Fest constructible dans
V, donc (2.2),
il existe un ouvert Vx de
V ~
contenantX , qui
ne rencontre pas F 0 Onpeut
supposerV x quasi-compact.
On a alorsx E
V
et contenu dansU ,
y doncquasi-affine.
C.
Q.
F. D.COROLLAIRE
3.8. -
Soient Y un schéma dont les anneaux locaux sontnoethériens,
et u : Y’ - Y un
morphisme
entiersurjectif
dont les fibres n’ontqu’un
nombrefini de
points. Alors,
pourqu’une partie
finie F de Y soit contenue dans unouvert affine de il faut et il suffit que F’ = soit contenu dans un
ouvert af f ine de Y’ .
Démonstration. - La
nécessité
estclaire,
prouvons la suffisance.Quitte
à res-treindre Y à un
voisinage
ouvert convenable deF,
onpeut
supposer Yquasi- compact
et Y’quasi-affine,
doncséparé.
Comme u est entiersurjectif,
Y estaussi
séparé.
Onpeut
supposer que deuxpoints
distincts de F ne sont passpécia-
lisations l’un de
l’autre ;
lespoints
de F’possèdent
alors lamême propriété ;
de
plus,
F’ est finipuisque
les fibres de u nepossèdent qu’un
nombre fini depoints.
SoitE (resp.
la réunion desgénérisations
despoints
de F(resp. F’ ).
Lemorphisme
uétant fermé,
il estimmédiat
que l’on a( u -)-1( E -) = Et - .
vL’ensemble fini F’ - p
est,
parhypothèse,
contenu dans un ouvertaffine ;
il en ré-sulte que
E’"
estadmissible
dans Y’ . Plusprécisément,
il existe un monomor-phisme plat
E’ -+ 1 ’d’image E’"
y et E’ est affine semi-local.D’après 3. 3 , E
est admissible. Soit f : E 2014>Y lemonomorphisme plat quasi-compact d’image E .
Comme les anneaux locaux de Y sontnoethériens,
E estnoethérien,
maisalors E est
D’après 3. 4,
il existe un ouvertquasi-affine
U de Yqui
contientE ,
afortiori,
il existe un ouvert affine V de Uqui
contientl’ensemble fini F .
Application. -
Soient S unschéma,
et A un S-schéma abélien(i.
e. un S-schéma en groupes,
lisse,
propre, à fibresconnexes). Alors,
toutepartie
finie deA
qui
seprojette
dans un ouvert affine de S est contenue dans un ouvert affine de A(N.-B. -
Engénéral,
A n’est pasprojectif
sur SE6J).
On
peut
supposer Saffine, puis,
par passage à la limite(cf. EGA IV, 8) ,
onpeut
supposer S detype
finisur Z ,
doncnoethérien. Soit, alors,
S le norma-lisé
de .D’après [5] (application
au théorème4) ,
A = S estprojectif
, sur
S 9
donc tout ensemble fini depoints
de A est contenu dans un ouvertaffine;
il suffit alors