Séminaire Dubreil.
Algèbre et théorie des nombres
C LAUDE G UILLEVIN
Sur les groupoïdes quasi-résidués
Séminaire Dubreil. Algèbre et théorie des nombres, tome 23, no1 (1969-1970), exp. no6, p. 1-11
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6-01
SUR LES
GROUPOÏDES QUASI-RÉSIDUÉS
par Claude GUILLEVIN Séminaire DUBREIL-PISOT
(Algèbre
et Théorie desnombres)
23e
année, 1969/70,
n°6,
~1 p. 5janvier
1970C’est à la recherche des
images homomorphes
d’undemi-groupe
ordonnéqu’ont
étéconsacrés à un certain nombre de travaux sur la
résiduation (voir
parexemple [1], [7], [8], [9]) puis, plus récemment,
sur laquasi-résiduation (voir [5] et [6]).
Rappelons
que dans ungroupoide
ordonnéG ,
onappelle quasi-résiduel
à droite(resp.
àgauche)
de a parb,
où a et b sont deséléments
deG , l’ensemble,
éventuellement vide,
noté(a .’ b) (resp. (a ’. b) ),
des éléments z de G vé- rifiant la relationbz a (resp.
zb~a ).
Ungroupoide
ordonné G est ditquasi-résidué
d’un côté(resp.
des deuxcôtés,
et alors G est ditquasi-résidué),
si tous les
quasi-résiduels
de ce côté(resp.
des deuxcôtés)
définis dans G sont des ensembles non vides. D’autrepart,
dans toutgroupoide
ordonnéG ,
onpeut
définir
l’équivalence "zig-zag" R , équivalence qui
estcompatible
avec la multi-plication
dans G ~ il s’ensuit queG/R
esthomomorphe
à G(cf. ~~~,~
p.I,~~.
Je me propose de montrer ici
comment j’ai
mené la recherche de la formegénérale
des
groupoides quasi-résidués,
dans le cas oùl’équivalence
R estcompatible
avecla
quasi-résiduation (ce qui
n’a pas lieu engénéral,
contrairement au cas de larésiduation
et à des casplus généraux
quecelui-ci,
comme nous le verronsplus
loin).
Tout
d’abord, après
une étude desgroupoides quasi-résidués
d’un seul tablis la résultat suivant :THÉORÈME
1. -Si
G est ungroupoide quasi-résidué :
1°
G/R
est unQ-groupoïde homomorphe à G ;
2° Pour que
G/R soit un quasi-groupe homomorphe
àG,
il faut et il suffit que l’une des deux conditionséquivalentes
suivantes soitvérifiée, ,
(a) L’équivalence
R estsimplifiable
pour lamultiplication ;
(b) l’équivalence
R estcompatible
avec laquasi-résiduation ;
3° Pour que
G/R
soit un groupehomomorphe
àG ,
il faut et il suffit que Gvérifie
la condition(A) :
Je
dirai,
parailleurs, qu’un groupoide quasi-résidué
est : 1(a) quasi-filtrant inférieurement (resp, supérieurement)
si tous lesquasi-rési-
duels dans ce
groupoide
sont des ensembles ordonnés filtrants inférieurement(resp.
supérieurement) ; quasi-filtrant
s’il est à la foisquasi-filtrant
inférieurement etquasi-filtrant supérieurement ;
(03B2) quasi-V-inductif ( resp. quasi-039B-inductif)
si tous lesquasi-résiduels
dans cegroupoide
vérifient lapropriété
suivante :"Toute chaîne croissante
(resp. décroissante)
d’éléments d’un mêmequasi-résiduel
admet un
majorant (resp.
unminorant)
dans cequasi-résiduel".
Il
apparaît
alorsqu’un groupoide
est résiduési,
et seulementsi,
il est à lafois quasi-filtrant supérieurement
etquasi-V-inductif.
Lacompatibilité
del’équi-
valence R avec la résiduation dans un
groupoïde
résidué(~1~,
p. résulte du résultat suivant :LEMME 1. -
Si un groupoide quasi-résidué
estquasi-filtrant supérieurement (ou inférieurement),
alorsl’équivalence R
estcompatible avec
laquasi-résiduation.
I.
Désignons
dans cettepremière partie
par G ungroupoïde quasi-résidué
où l’é-quivalence
R estcompatible
avec laquasi-résiduation.
THÉORÈME
2. - Si une classe Ade G/R
contient un élément a y vérifiant la relationalors toute classe de
G~R
est un ensemble filtrant inf érieurement.Ce résultat se déduit immédiatement des remarques successives suivantes : i
(~
B EG/R) ( 3
C EG/R)
B =AC ,
et C estunique puisque G/R
est unquasi-
groupe ;
COROLLAIRE 1. - Si une classe à
de G/R possède
l’unequelconque
des deux pro-priétés
suivantes :(a)
A est un ensemble filtrantintérieurement ; (b)
Apossède
un élémentmaximum ;
alors toute classe de
G/R
est un ensemble filtrant intérieurement.Nous pouvons même
apporter
laprécision
suivante :Si une classe de
G/R
admet un élémentminimum y
il en est de mêmede toute classe de
G/R.
En
effet,
Adésignant
une telle classe modulo R d t élémentsminimums a ,
nouspouvons écrire :
(V
B EG/R) (3
C eG/R,
Cunique)
R = AC . Soient alors(b ) eN
une chaîne descendantequelconque
et c un élément arbitrairede C
~
aappartient
à toutquasi-résiduel
de laforme (b
‘.c) ,
et ac minoredonc la chaîne des b
n
dans B . On e~ en déduit donc que, dans
l’hypothèse
consi-dérée,
toute chaîne décroissante d’éléments d’une classe arbitraire modulo R est minorée dans cette classe : i parapplication
de l’axiome deZorn,
cette classe arbi-traire admet un élément minimal
qui
en est l’élément minimumd’après
le corollaire 1 .LEMME 2. - Si une classe de
G/R
n’ est pas un ensemble filtrantinférieurement,
elle contient au moins deux éléments
ayant
unmajorant
commun et n’admettant aucunminorant commun. Il en est alors de. même de toute classe de
G/R.
Compte
tenu du résultatci-dessus, j’établis
la condition suivante : 1THÉORÈME
4. -Pour qu’une classe de G/R
soit un ensemble filtrant inférieure- ment(et
il en est alors de même de toute classe deG/R ~,
il faut et suffit que G soitquasi-filtrant
intérieurement.La nécessité de cette condition est claire.
Supposons
maintenantqu’une
classeA modulo R ne soit pas un ensemble filtrant inférieurement.
D’après
le lemme3,
ilexiste a ~ a’ et a dans A vérifiant les relations
Pour tout élément z de
G 9
a et a’appartiennent
auquasi-résiduel z)
et G n’est donc pas
quasi-filtrant inférieurement :
i La condition énoncée est donc bien suffisante.THÉORÈME
5. - Si legroupoïde quasi-résidué
G estquasi-filtrant inférieurement,
alors :
1° Ou bien
chaque
classe deG/R
admet un élément minimum(et
G sera dit dutype 1) ;
2° Ou bien
chaque classe
deG/R
est un ensemble filtrant inférieurement et G n’ admet aucun élément minimal(et
G sera dit dutype II) .
Remarque. -
On montreégalement
que, pour que toute classe deG/R
soit un inf-demi-treillis,
il faut et il suffit que toutquasi-résiduel
dans G soit ordonnéen inf-demi-treillis.
II. Deuxième artie
Nous
désignerons
maintenant par G ungroupoide quasi-filtrant supérieurement (où l’équivalence
R estcompatible
avec laquasi-résiduation d’après
le lemme1).
Etablissons tout d’abord le lemme suivant ô
LEMME
3. -
Si deux éléments de Gadmettent
un minorant commun, ils admettentun
majorant
commun.Soient a et at deux tels
éléments,
et a un minorant de a et a’ : a, a’et c~
appartiennent
donc à une même classe A module R . Pour tout élémentCi
deG ,
il existec 2 E a’)
vérifiant les relations :G étant
quasi-filtrant supérieurement,
il existe unmajorant,
soit c y dec,
etde
c2
dans lequasi-résiduel (03B1c1 . 03B1)
et vérifiant la relation : >On en
déduit,
parisotonie,
d ’ où le résultato
Ce lemme nous
permet
d’ établir leTHÉORÈME
6. - Toute classede, G/R est
un ensemble fil trantsupérieurement.
a et a’
désignant
deux élémentsquelconques
d’une classe arbi traire .§ modu - ioR ,
considérons une chaîne" zig-zag ,,
finie(ai)0in
i ,i,n telle queao
= aa1
...an
= a’ t(avec ai
cA ,
? ’ i >> ,
,i , ... ,
n ,évidemment> .
Désignons
par03B10 , ... , 03B1p ,
leséléments
maximaux successifs de cettechaîne ;
ils vérifient donc les relations: 1
filtrant supérieurement,
car un tel
groupoide
est enparticulier quasi-filtrant supérieurement.
Remarque. -
Ungroupoide quasi-résidué,
oùl’équivalence
R estcompatible
avecla
quasi-résiduation, peut
être tel que toutes les classes moiulo R soient des ensembles filtrantssupérieurement
sans êtrequasi-filtrant supérieurement.
THÉORÈME
7. - Sitout quasi-résiduel
d’ungroupoide quasi-résidué
G est ordonnéen
sup-demi-treillis,
il en est de même de toute classe deG/R .
Montrons tout d’abord que la borne
supérieure
de deux éléments d’unquasi-rési- duel,
cette bornesupérieure
étant définie dans cequasi-résiduel,
est aussi laborne
supérieure
de ces deux éléments dans la classe modulo R incluant cequasi-
résiduel.Pour ce
faire,
montrons enpremier
lieu que, s’il existe a ,b ,
etz~
dans
G ,
vérifiant les relations : 1la borne
supérieure z
=z ~ 2 ~a, . b~
dez 1
etz~
dans lequasi-résiduel (a ,’ b)
estégale
à la bornesupérieure
z’ =(zl
Vz2)(a,’b’)
de ces deuxmêmes
éléments
dans lequasi-résiduel (a / bt) .
On a évidemment b - b’(R) ;
Gétant en
particulier quasi-filtrant supérieurement,
b et b’ admettent unmajo-
rant
commun 03B2 ,
z et z’ unmajorant
commun y , a et03B2y
unmajorant
communex . Posant :
on a,a
priori,
etu’ $
z’ . Parisotonie,
on déduit la relationbu~bz~a
et == z ; de même Posant
z~)/ .~
ona, a
priori,
z =u
v et z’ =u’ $
v . Parisotonie,
on a, parexemple,
cy . On en déduit que z
majore z.
etz~
dans lequasi-résiduel
(~ / ~ y
et donc finalement v = z ; demême,
on a v =z’ ,
et donc z = z’ .En second
lieu, désignant toujours
par z la bornesupérieure
dans lequasi-
résiduel
(a .’ b}
de deux élémentsz~
etz
de cequasi-résiduel,
considéronsun
majorant
z’ dez~
etz~
dans leur classe module R(inexistence
de z’étant assurée par le fait que G est
quasi-filtrant supérieurement).
Il existeb’,
b~==b
(R),
tel que et(i.e. b~e(aBz~
Diaprés
ladémonstration ci-dessus,
on az
z’ et z est bien la bornesupérieur
re de zi et
de..z2
,dans leur classe module R . Ceci achève ladémonstration
dupremier point considéré.
Considérons maintenant deux éléments
quelconques
a et a’ d’une même classearbitraire A module
R ,
etdésignons
par a unmajorant
commun de a et a’ . Cdésignant
la classe(unique)
deG/R
vérifiant la relation A =AC ,
pour tout élément c duquasi-résiduel ~a .’ ~~ ~~ C ) ,
on a ô et aet a’ admettent une borne
supérieure
dans lequasi-résiduel (et’ 6.. c) qui
estleur borne
supérieure
dans Ad’après
lépremier point.
Ceci achève la démonstra-tion du
théorème.
Enfin j’énoncerai,
sansdémonstration,
les deux résultats suivants :PROPOSITION 1. - Si toutes les
classes
modulo R d’ungroupoide quasi-filtrant supérieurement
sont dessup-demi-treillis,
il en est de même desTHÉORÈME
8. - Pour que toute classe A modulo R d’ungroupoide
Gquasi-fil-
trant
supérieurement
soit un ensemble ordonné ensup-demi-treillis
vérifiant la con-dition :
il faut et il suffit que
tout quasi-résiduel
de G soit ordonné ensup-demi-
treillis.
En
remarquant
toutefois que la conditionimposée
augroupoide d’être quasi-fil-
trant
supérieurement
estindispensable, compte
tenu du fait que toutes les classes modulo R d’ungroupoide quasi-résidué (où l’équivalence
R estcompatible
avec laquasi-résiduation) peuvent
être des ensembles ordonnés ensup-demi-treillis,
sansqu’il
en soit de même pour lesquasi-résiduels.
III. Troisième
partie
Je
désignerai
ici par G ungroupoide quasi--inductif
oùl’équivalence
R estcompatible
avec laquasi-résiduation.
Notons en effet que tous lesquasi-résiduels
d’un
groupoide quasi-résidué peuvent
être des ensembles inductifs sans quel’équi-
valence R soit
compatible
avec laquasi-résiduation.
THÉORÈME
9. - Si une classe deG/R
est un ensembleinductif,
il en est de même de toute classe deG/R.
Si
désigne
une chaîne ascendante nonmajorée
d’une classe A deG/R ,
C une classe
quelconque
deG/R ,
et B la classe(unique)
modulo R vérifiantla relation C =
BA ,
pour tout élément b deB,
la chaîne croissante(ba )
nENne
peut
êtremajorée
dans C . Sinon il existerait un élément c de la classeC""
vérifiant la relation :
et la chaîne
(a )
n~N seraitmajorée
dans cequasi-résiduel,
donc dans A .COROLLAIRE 2. - Si G est un
groupoïde uasi-V-inductif
oùl’équivalence
R estcompatible
avec laquasi-résiduation,
~,° ou bien toutes les classes de
G/R
sont des ensemblesinductifs ;
2° ou bien aucune classe de
G/R
n’ est un ensemble inductif.COROLLAIRE 1. - Si une classe de
G/R
admet un élémentmaximum,
toute classe deG/R
est un ensemble inductif(et
admet donc au moins un élémentmaximal)
et fil-trant inférieurement. Et
donc ,
si G admet deplus
un élémentminimal,
G estquasi-filtrant
inf érieurement dutype
I.Remarquons
que l’existence d’un élémentmaximal,
nonmaximum,
dans une classe deG/R n’implique
pas que les classes deG/R
soient des ensembles inductifs.J’énoncerai,
sansdémonstration,
les conditions suivantes suffisantes pourqu’il
en soit ainsi : 1
PROPOSITION 2. - Si l’une
quelconques
des conditions suivantes est vérifiée : 1° G estquasi-filtrant
inférieurement dutype I,
2° L’ensemble
R(G)
desquasi-résiduels
de G est tel que toute chaîne décrois- sante d’éléments deR(G)
a une intersection non vide dansP(G) (en particulier,
si
R(G)
estartinien),
alors toute classe de
G/R
est un ensemble inductif.Remarque. -
Notons que Gpeut
êtrequasi-filtrant
inférieurement dutype
IIsans que les classes de
G/R
soient des ensembles inductifs.IV.
Quatrième
artieJe dirai
qu’un
ensemble ordonné E est A-inductif s’il satisfait à la condition suivante s "Toute chaîne descendante d’éléments de E est minorée dans Parailleurs,
notons que tous lesquasi-résiduels
d’ungroupoide quasi-résidué peuvent
être des ensembles A-inductifs sans que
l’équivalence
R soitcompatible
avec laquasi-résiduation.
Je
désignerai
ici par G ungroupoide quasi-résidué
oùl’équivalence
R estcompatible
avecla quasi-résiduation.
On obtient aisément le résultat suivant :THÉORÈME
10. - Une condition nécessaire et suffisante pour que toutes les classesde G/R
soient des ensembles A-inductifs est que G soitquasi-A-inductif.
COROLLAIRE 4. - Pour
qu’un groupoide quasi-résidué soit quasi-filtrant
inférieu-du
type I,
il faut et il suffitqu’il
soit à la foisquasi-filtrant
infé-rieurement et
quasi-A-inductif.
J’énoncerai
également,
sansdémonstration,
les résultats suivants :PROPOSITION ? . - Si
l’ensemble R(G) des quasi-résiduels de
G satisfait à la condition suivante : "Toute chaîne décroissante d’éléments deR(G)
a une inter-section non vide dans
P(G) ",
alors G estquasi-A-inductif.
COROLLAIRE
5. - Si R(G )
estartinien,
G estquasi-A-inductif.
Si deplus
G estquasi-V-inductif,
toutes les classes deG/R
sont des ensembles à la fois A-inductifs et inductifs.Remarque. -
On montreégalement
aue, pour que toutes les classes deG/R soient
des
ensembles artiniens,
il faut et il suffitqu’il
en soit de même pour lesquasi-
résiduels de G .V.
Cinquième partie
J’énoncerai maintenant les résultats concernant la forme
générale
desgroupoldes quasi-filtrants
inférieurement destypes
I etII,
chacun de cestypes
étant décom-posé
enquatre sous-types
de la manière suivante :(A)
Grou oide uasi-filtrant inférieurement du e I. ,C’est donc un
groupoide
à la foisquasi-filtrant
inférieurement etquasi-A-induc-
tif.
Type
1.1 :Groupoïde
résidué du I.THÉORÈME 11. - Si
G est ungroupoïde
résiduédu type I
toute classe deG/R
est un ensemble
filtrant,
et admet un élément maximum et un élément minimum.G étant résidué
(i.
e,quasi-filtrant supérieurement
etquasi-V-inductif),
touteclasse de
G/R
est un ensemble filtrant avec élément minimum(théorèmes
5 et6),
et inductif
(proposition 2).
Type
I.2 : Grou ide uasi-filtrant inférieurement du t eI, quasi-filtrant,
mais non uasi-V-inductif.
12. - Si G
est
ungroupoide
dutype I.2,
toutes les classes deG R
sont des ensembles filtrants et osséde t un élément minimum
(tout
ou artie desclasses de
G/R pouvant
être ou non des ensemblesindue tifs,
i. e. admettre ou nonun élément
maximum).
Type I.3 : Groupoïde quasi-filtrant inférieurement du type I, quasi--inductif,
mais non uasi-filtrant
su érieurement.
THÉORÈME 13. -
Si G est ungroupoïde
dutype I.3,
toutes les classes deG/R
sont des ensembles inductifs et admettent un élément minimum
(tout
oupartie
desclasses de
G/R pouvant être
y ou non, des ensemblesfiltrants,
i. e. admettre ounon un élément
maximum).
Type I.4 ; Grou ide uasi-filtrant inférieurement du t e I,
non quasi--inductif ni uasi-filtrant su érieurement.
THÉORÈME
14. - Si G est ungroupoide
dutype I.4,
toutes les classes deG/R
admettent un élément minimum
{tout
oupartie
des classes deG/R pouvant
être ounon des ensembles inductifs ou
filtrants et y
enparticulier,
admettre ou non unélément
maximum).
(B)
Groupoïde q uasi-filtrant inférieurement du t e II.C’est donc un
groupoide quasi-filtrant inférieurement,
y nonquasi-A-inductif.
Type II.1 : Groupoïde résidué quasi-filtrant inférieurement
du t e II.THÉORÈME
15. - Si G est ungroupoïde
résidué dutype II.1,
toutes les classesde
G/R
sont des ensembles filtrants(sans
élémentminimum) et,
1° ou bien toute classe de
G/R
est un ensemble inductif et admet donc un élé~-~ment
maximum ;
2° ou bien aucune classe de
G/R
n’est un ensembleinductif,
et n’admet donc ni d’élémentmaximum,
ni d’élément minimum(i.
e. Gn’admet
aucun élément minimal etaucun élément
maximal).
Type
THÉORÈME
16. - Si G est ungroupoide
duII.2,
toutes les classes deG/R
sont des ensembles
filtrants,
tout oupartie
des classes deG/R pouvant
admettreou non un élément maximum
(i.
e. être ou non des ensemblesinductifs),
Gn’admet-
tant aucun élément minimal.
Type
II.3 : Groupoïde uasi-résidué du t eII, quasi-V-inductif,
nonquasi- filtrant supérieurement.
THÉORÈME
17. -Si
G est ungroupoide
dutype II.3,
toutes les classes deG/R
sont des ensembles filtrants .
inférieurement (sans
élémentminimal
et :1° ou bien toutes les classes de
G/R
sont des ensemblesinductifs,
tout ou par- tie des classespouvant
être ou non des ensembles filtrants(i.
e. admettre ou nonun élément
maximum)~
2o ou bien aucune classe de
G/R
n’est un ensembleinductif,
tout oupartie
desclasses de
G/R pouvant
être ou non des ensembles filtrants.Type
II.4 :Grou ide quasi-résidué du type II, ° °- filtrant supérieurement.
THÉORÈME
18. - Si G est ungroupoide
dutype
toutes les classes deG/R
sont des ensembles filtrants intérieurement sans élément minimal
(tout
oupartie
des classes de
G/R pouvant
être ou non des ensembles filtrants ouinductifs, et y
en
particulier~
admettre ou non un élémentmaximum).
VI. Sixième
partie
Pour illustrer l’étude
précédente,
étudions le cas d’undemi-groupe quasi-résidué
D . Notons tout d’abord que, dans
D ~ l’équivalence
R estcompatible
avec laquasi-résiduation, puisqu’un
telgroupoïde
vérifie la condition(A)
duthéorème
1.D’autre
part,
le lemme 2 nouspermet
d’énoncer le résultat suivant :THÉORÈME
19. - Toutdemi-groupe quasi-résidué
D estquasi-filtrant
inférieure- ment.Supposons qu’une
classe A deD/R
ne soit pas un ensemble filtrant intérieure- ment.Compte
tenu du lemme2,
il existe a ~ a’ et c~ dans A vérifiant lesrelations : .
D’autre
part,
D étantquasi-résidué,
il existe y et z dans. D vérifiant les relations a et a’ . On en déduit aussitôt que y03B1z minore à la fois a eta’ ,
cequi
établit la contradiction cherchée.Remarque. -
On vérifieimmédiatement,
en sereportant
à la démonstration ci-dessus,
que toutgroupoide quasi-résidué G,
J vérifiant la relation :x(yz) et (xy)z
admettent un minorant commun, estquasi-filtrant
inférieurement.De ce
qui précède
résulte aussitôt :THÉORÈME
20. -Si
D est undemi-groupe résidué
toutes les classes deD/R
sont des ensembles
filtrants,
et alors :- ou bien toute classe admet un élément maximum et un élément
minimum,
- ou bien toute classe admet un élément
maximum,
D n’admettant aucun élément6-11
minimal,
- ou bien D n’admet pas d’élément
maximale ni
d’élémentminimal,
Résultat
qui précise
l’énoncé donné par BLYTH([l~
th.1.7,
p.1.14)
concernantles mêmes structures.
BIBLIOGRAPHIE
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Sc. math.Paris, 1963).
(Texte
reçu le 16 novembre1970)
Claude GUILLEVIN
13 avenue