• Aucun résultat trouvé

new.affinite

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "new.affinite"

Copied!
10
0
0

Texte intégral

(1)

Ellipse d´ eduite d’un cercle par affinit´ e orthogonale dans le plan.

Applications (en particulier, projection orthogonale d’un cercle sur un plan).

Dans ce document on va montrer que toute ellipse est l’image d’un cercle par une affinit´e orthogonale. Les affinit´es orthogonales ´etant en particulier des applications affines, cela perme- ttra de transf´erer aux ellipses toutes les propri´et´es affines du cercle. On verra aussi que d’autres types de propri´et´es du cercle ont des analogues pour l’ellipse.

Une ´etude des affinit´es est en appendice.

1. Image d’un cercle par une affinit´e orthogonale

Soit dans un plan affine euclidien P une ellipse E . Il existe un rep`ere orthonorm´e (O,−→ i ,−→

j ) dans lequel cette ellipse a pour ´equation

x2 a2 +y2

b2 = 1, 0 < b < a.

Dans ce rep`ere, E est aussi la courbe d’´equations param´etriques x = a cos t, y = b sin t.

Soit Ω le point de coordonn´ees (−α, −β) dans (O,−→ i ,−→

j ) et M le point de coordonn´ees x = a cos t, y = b sin t. On a

−→

ΩM =

−→

ΩO +

−→

OM

= α~i + β~j + (a cos t)~i + (b sin t)~j

= (α + a cos t)~i + (β + b sin t)~j.

L’ellipse E a donc pour ´equations param´etriques x = α + a cos t, y = β + b sin t dans le rep´ere (Ω,~i,~j).

R´eciproquement, on voit facilement qu’une courbe d’´equations param´etriques x = x0+a cos t, y = y0 + b sin t, 0 < b < a, dans un rep`ere orthonorm´e (Ω,~i,~j) est une ellipse de centre O = (x0, y0), de grand axe (O,~i) et de petit axe (O,~j).

Remarquons qu’une preuve analogue avec a = b permet d’obtenir les ´equations param´etriques du cercle.

Soit un cercle C de centre Ω et d’´equations param´etriques x = x0+ R cos t, y = y0+ R sin t dans le rep`ere orthonom´e (O,−→

i ,−→

j ) et soit h l’affinit´e orthogonale de base (O,~i) et de rapport k 6∈ {0, 1}. Pour tout t ∈ R, un point M a pour coordonn´ees x = x0+ R cos t, y = y0+ R sin t si et seulement si les coordonn´ees de h(M ) sont x = x0+ R cos t, y = ky0+ kR sin t. La courbe

211

(2)

h(C) est donc une ellipse de centre h(Ω) = (x0, ky0) et d’axes (h(Ω),~i), (h(Ω),~j). L’axe (h(Ω),~i) est le grand axe si et seulement si |k| < 1.

Proposition 19.1. L’image d’un cercle par une affinit´e orthogonale de rapport non nul diff´erent de 1 est une ellipse dont l’un des axes est parall`ele `a la base de l’affinit´e. Le grand axe de l’ellipse image est parall`ele `a la base de l’affinit´e si et seulement si le rapport de l’affinit´e est en valeur absolue inf´erieure `a 1.

Remarques. 1) Par une g´en´eralisation imm´ediate de la preuve de la proposition pr´ec´edente, on voit que l’image par une affinit´e orthogonale de rapport non nul diff´erent de 1 d’une ellipse dont l’un des axes est parall`ele `a la base de l’affinit´e est une ellipse.

2) Si le rapport k de l’affinit´e orthogonale h est nul alors les ´equations param´etriques de h(C) deviennent x = x0+ R cos t, y = 0 et h(Ω) a pour coordonn´ees (x0, 0). La courbe h(C) est donc le segment de l’axe (h(Ω),~i), de milieu h(Ω) et de longueur 2R.

1.1. Construction g´eom´etrique de l’image d’un point. La donn´ee du cercle C de centre C, de (O,~i) et de h(C) (ou du rapport de h si ce nombre est constructible) permet de construire `a la r`egle et au compas l’image par h d’un point M de C. (Si C ∈ (O,~i) on doit donner l’image par h d’un point qui n’appartient pas `a sa base.)

D´esignons par A et A0 les extr´emit´es du diam`etre de C orthogonal `a l’axe (O,~i) et par B et B0 les extr´emit´es du diam`etre orthogonal `a AA0.

Si M 6∈ {A, A0, B, B0}, on trace CM qui rencontre (O,~i) en I. L’image de la droite CI est la droite h(C)I d’o`u le point h(M ) qui est `a l’intersection de h(C)I et de la perpendiculaire `a (O,~i) pas- sant par M .

Construction de h(A) et h(B).

La parall`ele `a (O,~i) passant par h(C) est l’image par h de la droite CB d’o`u la construc- tion de h(B).

Si droite AB rencontre (O,~i) en J alors l’image par h de la droite AB est la droite h(B)J ce qui permet d’obtenir h(A).

1.2. L’ellipse, image de son cercle principal ou de son cercle secondaire par une affinit´e. Consid´erons l’ellipse E d’´equation r´eduite x2

a2 + y2

b2 = 1, 0 < b < a dans un rep`ere orthonorm´e (O,−→

i ,−→

j ). Le cercle C1 d’´equation x2+ y2 = a2 est le cercle principal de E et le cercle C2 d’´equation x2+ y2 = b2 est son cercle secondaire.

(3)

Soit l’affinit´e orthogonale h1de base (O,~i) et de rapport b

a. Comme les ´equations param´etriques de C1 dans (O,−→

i ,−→

j ) sont x = a cos t, y = a sin t, l’ellipse h(C1) a pour ´equations param´etriques x = a cos t, y = b

aa sin t = b sin t et donc h(C1) = E .

Si on consid`ere maintenant l’affinit´e orthogonale h2 de base (O,~j) et de rapport a

b alors on a par un raisonnement analogue h(C2) = E .

Proposition 19.2. Soit l’ellipse E d’´equation r´eduite x2 a2 + y2

b2 = 1, 0 < b < a dans un rep`ere orthonorm´e (O,−→

i ,−→

j ), h1l’affinit´e orthogonale de base (O,~i), de rapport b

a et h2l’affinit´e orthogonale de base (O,~j), de rapport a

b. L’ellipse E est l’image de son cercle principal par l’af finit´e h1 et de son cercle secondaire par l’affinit´e h2.

2. Applications

2.1. Projection orthogonale d’un cercle. Soit P et Q deux plans d’un espace affine euclidien E que nous supposerons d’abord ni perpendiculaires ni parall`eles. On d´esigne par ∆ la droite d’intersection de P et Q et on consid`ere un rep`ere orthonorm´e (O,−→

i ,−→

j ) de Q avec O ∈ ∆ et ~i ∈ ~∆.

Soit ρ une rotation affine d’axe ∆ telle que ρ(Q) = P et ~k = ~ρ(~j). Les rotations vectorielles conservant la norme et l’orthogonalit´e, (O,~i, ~k) est un rep`ere orthonorm´e de P .

Soit ~v un vecteur unitaire tel que (O,~i, ~k, ~v) soit un rep`ere orthonorm´e de E , Π la projection or- thogonale sur P et ~u = ~Π(~j). On a

~j = (~j.~i)~i + (~j.~k)~k + (~j.~v)~v = (~j.~k)~k + (~j.~v)~v d’o`u

~

u = (~j.~k)~k car ~Π(~v) = 0. On pose λ = ~j.~k.

(On a |λ| ∈]0, 1[ et il existe θ ∈]0,π

2[ tel que

|λ| = cos θ. Si λ > 0 alors θ est la mesure de l’angle des plans P et Q. Sinon la mesure de cet angle est π − θ. Ici on a ´evit´e de parler de l’angle de deux plans, une notion qui n’est pas toujours facile `a utiliser.)

Soit M un point de Q de coordonn´ees (x, y) dans (O,−→ i ,−→

j ). On a

−→

OM = x~i + y~j d’o`u

~ ρ(

−→

OM ) = x~i + y~k et

(4)

~Π(

−→

OM ) = x~i + y~u = x~i + λy~k.

Autrement dit les coordonn´ees de Π(M ) sont (x, λy) et, si h d´esigne l’affinit´e orthogonale du plan P de base (O,~i) et de rapport λ, on a donc pour tout point M de Q,

Π(M ) = h(ρ(M ))

Cela ne signifie pas Π = h ◦ ρ car la relation pr´ec´edente n’est valable que pour M ∈ Q et de plus h d´epend de Q.

Proposition 19.3. Soit P et Q deux plans distincts non perpendiculaires et non parall`eles qui se coupe suivant une droite ∆.

(1) La projection orthogonale sur P d’une ellipse de Q dont l’un des axes est parall`ele `a ∆ est une ellipse de P .

(2) La projection orthogonale sur P d’un cercle de Q est une ellipse dont le grand axe est parall`ele `a ∆.

(3) Tout ellipse de P est la projection orthogonale d’un cercle.

Preuve. 1) et 2) r´esultent imm´ediatement de la relation Π(M ) = h(ρ(M )) pour tout M ∈ Q car l’image par l’isom´etrie ρ d’une ellipse de Q dont l’un des axes est parall´ele `a ∆ (resp. d’un cercle de Q) est une ellipse de P dont l’un des axes est parall`ele `a ∆ (resp. un cercle de P ) et l’image par h d’une ellipse de P dont l’un des axes est parall´ele `a ∆ (resp. d’un cercle de P ) est une ellipse de P dont l’un des axes est parall`ele `a ∆. L’affinit´e h ayant un rapport inf´erieure `a 1 en valeur absolue, l’ellipse image d’un cercle a son grand axe parall`ele `a ∆.

3) Soit E une ellipse de P d’´equations param´etriques x = a cos t et y = b sin t, 0 < b < a, dans un rep`ere orthonorm´e (O,~i, ~k) de P et ∆ = (O,~i). Soit ~v tel que (O,~i, ~k, ~v) soit un rep`ere orthonorm´e de E et ~j = b

a~k + r

1 − b2

a2~v. D´esignons par Q le plan passant par O et engendr´e par les vecteurs ~i et ~j et par ρ la rotation d’axe ∆ telle que ~ρ(~j) = ~k. On a ρ(Q) = P .

Soit C le cercle de Q d’´equations param´etriques x = a cos t, y = a cos t dans le rep`ere orthonorm´e (O,−→

i ,−→

j ) de Q. L’image par ρ de C est le cercle de P d’´equations param´etriques x = a cos t, y = a sin t dans le rep`ere orthonorm´e (O,~i, ~k) et l’image de ce cercle par l’affinit´e orthogonale de base ∆ et de rapport ~j.~k = b

a est l’ellipse d’´equations param´etriques x = a cos t, y = b

aa cos t = b sin t c’est-`a-dire E .

Remarques. 1) Avec les notations de la preuve de 3), les ´equations param´etriques x = a cos t et y = b sin t, 0 < b < a, dans le rep`ere orthonorm´e (O,~i, ~k, ~v) sont celles d’un cylindre de r´evolution d’axe (O, ~v) et ayant pour base l’ellipse E . On a donc d´emontr´e que pour tout cylindre de r´evolution `a base elliptique il existe un plan qui coupe ce cylindre suivant un cercle. Ce r´esultat peut ce rapprocher du th´eor`eme de Dandelin pour le cylindre de r´evolution : L’intersection d’un cylindre de r´evolution `a base circulaire par un plan ni parall`ele ni perpendiculaire `a l’axe du cylindre est une ellipse. Toute ellipse peut ˆetre consid´er´ee comme l’intersection d’un plan et d’un cylindre de r´evolution `a base circulaire.

2) Supposons les plans P et Q perpendiculaires. Avec les notations pr´ec´edentes on a λ =

~j.~k = 0. La projection orthogonale d’un cercle de Q est donc un segment de ∆.

(5)

Maintenant si les plans P et Q sont parall`eles, la restriction `a Q de la projection orthogonale sur P est une translation. L’image du cercle de Q de centre O et de rayon R est le cercle de P de rayon R et ayant pour centre la projection de O sur P .

2.2. Applications aux s´ecantes et aux tangentes `a l’ellipse. Consid´erons l’ellipse E d’´equation r´eduite x2

a2 + y2

b2 = 1, 0 < b < a dans un rep`ere orthonorm´e (O,−→ i ,−→

j ) et son cercle principal C1 d’´equation x2+ y2= a2. Soit h1 l’affinit´e de base (O,~i) et de rapport b

a qui transforme C1 en E .

Soit M = (x0, y0) un point de C1. On a h(M ) = (x0,b

ay0) et les tangentes `a C1 en M et `a E en h(M ) ont respectivement pour ´equations

xx0 a2 +yy0

a2 = 1 et xx0 a2 +

y(b ay0) b2 = 1.

(Voir le document 17)

Si x06= 0, elles rencontrent toutes deux l’axe (O,~i) au mˆeme point I de coordonn´ees (a2 x0, 0).

L’image par l’affinit´e h de la droite M I est la droite h(M )I car I = h(I). Autrement dit, l’image par h de la tangente en M au cercle C1 est la tangente `a E au point h(M ).

Maintenant si x0= 0, la tangente en M `a C1 est parall`ele `a (O,~i) et son image par h est la parall`ele `a (O,~i) qui passe par h(M ), c’est-`a-dire la tangente en h(M ) `a E et donc dans tous les cas, l’image par h de la tangente en M au cercle C1 est la tangente `a E au point h(M ).

Ce r´esultat peut aussi ˆetre obtenu en utilisant la g´eom´etrie diff´erentielle mais il ne doit pas ˆ

etre consid´er´e comme ´evident.

Cela permet de construire `a la r`egle et au compas la tan- gente en un point N d’une el- lipse, N pouvant ˆetre suppos´e distinct d’un sommet car les tangentes aux sommets d’une ellipse sont faciles `a constru- ire. On construit la tangente au cercle principal C1 au point M = h−1(N ) qui rencontre (O,~i) en I. La droite N I est la tangente en N `a l’ellipse.

La mˆeme id´ee permet de construire les points d’intersection lorsqu’ils existent d’une droite D et d’une ellipse E . En conservant les notations pr´ec´edentes on construit la droite ∆ = h−11 (D) et D ∩ E 6= ∅ si et seulement si ∆ ∩ C1 6= ∅. Cette derni`ere condition ´equivaut encore `a d(O, ∆) ≤ a.

Supposons que ∆ ∩ C1= {M1, M2}. On a alors D ∩ E = {h(M1), h(M2)}.

On peut aussi construire les tangentes passant par un point A `a une ellipse car on sait (?) construire les tangentes `a un cercle passant par un point donn´e.

(6)

Les exemples pr´ec´edents illustrent la m´ethode g´en´erale suivante. On consid`ere un probl`eme P concernant l’ellipse. Si on sait r´esoudre le probl`eme ”h−1(P )” qui lui concerne le cercle alors l’image par h de sa solution est la solution de P. La m´ethode ne marche que si P ne fait intervenir que des propri´et´es qui sont conserv´ees ou transform´ees de mani`ere connue par les affinit´es orthogonales. Par exemple si l’on cherche les points d’o`u l’on peut mener deux tangentes orthogonales `a une ellipse, la m´ethode est inop´erante car les affinit´es orthogonales ne conservent pas l’orthogonalit´e.

Donnons des exemples o`u la m´ethode est efficace.

Exemple 1 : une caract´erisation et une propri´et´e des tangentes `a l’ellipse.

On va d’abord montrer que les tangentes `a une ellipse sont les droites qui rencontrent cette ellipse en un seul point. Remarquons que ce r´esultat est faux pour la parabole et l’hyperbole, il ne faut donc pas le consid´erer comme ´evident.

Il suffit de montrer le r´esultat analogue pour le cercle car les affinit´es de rapport non nul sont des bijections et on a vu que les tangentes `a une ellipse sont les images par une affinit´e des tangentes `a son cercle principal.

Lemme 19.1. Dans un plan affine euclidien une droite D est tangente a un cercle C si et seulement si D rencontre C en un seul point.

On suppose connu le fait qu’une droite D est tangente en M0 `a un cercle de centre O si est seulemnt si OM0 est orthogonal `a D (Voir le poly 2, nombre d´eriv´e et fonctions d´eriv´ees.).

Si D est tangente en M0 `a C de centre O alors OM0 est orthogonal `a D et pour tout point M de D distinct de M0, OM2 = OM02+ M0M2 > OM02 et donc M 6∈ C d’o`u D ∩ C = {M0}.

R´eciproquement si D ∩ C = {M0} et si D n’est pas tangente `a C alors soit I le pied de la perpendiculaire `a D passant par O. Si M est le sym´etrique de M0 par rapport `a I alors M 6= M0

et comme OM = OM0, M ∈ D ∩ C. C’est contradictoire et donc D est tangente `a C.

Soit E une ellipse de centre O, de cercle principal C et h l’affinit´e orthogonale qui transforme C en E. Consid´erons une droite D passant par O et qui coupe l’ellipse en M1 et M2. La droite h−1(M1)h−1(M2) ´etant un diam`etre de C, les tangentes en h−1(M1) et h−1(M2) `a C sont parall`eles. Comme les affinit´es conservent le parall´elisme, les tangentes en M1 et M2 `a E sont parall`eles.

Exemple 2 : Existence d’ellipses inscrites dans un triangle.

Soit ABC un triangle et h une affinit´e orthogonale de rapport non nul. Si C est le cercle inscrit du triangle h−1(A)h−1(B)h−1(C) alors l’ellipse h(C) est inscrite dans le triangle ABC.

Il y a donc une infinit´e d’ellipses inscrites dans un triangle et on peut imposer `a h(C) certaines conditions. Par exemple si la base de h est AB alors un axe de h(C) est parall`ele `a AB. On peut aussi `a l’aide du rapport de h, imposer `a h(C) d’avoir une excentricit´e donn´ee.

On obtient des r´esultats analogues avec les notions de cercles circonscrits et de cercles exin- scrits.

Exemple 3 : Invariance d’une ellipse par des sym´etries obliques ; diam`etres con- jugu´es.

Soit D1et D2deux diam`etres orthogonaux du cercle principal C d’une ellipse E . Si une droite

∆ parall`ele `a D1 rencontre C en deux points M1 et M2 alors le milieu I de [M1M2] appartient

(7)

`

a D2. Soit h l’affinit´e orthogonale qui transforme C en E . En utilisant le fait que les affinit´es orthogonales conservent le parall´elisme et les milieux, on voit que si une droite D parall`ele `a h(D1) rencontre E en deux points N1 et N2 alors le milieu J de [N1N2] appartient `a h(D2).

Autrement dit E est invariante par la sym´etrie d’axe h(D2), parall`element `a h(D1).

R´eciproquement, montrons que la m´ethode pr´ec´edente permet d’obtenir toutes les sym´etries obliques qui conservent une ellipse. Pour cela, supposons qu’une ellipse E soit conserv´e par la sym´etrie par rapport `a une droite D2, parall`element `a une droite D1. Son cercle principal C est conserv´e par la sym´etrie par rapport `a la droite ∆2 = h−1(D2), parall`element `a ∆1 = h−1(D1).

Toutes les cordes de C parall`eles `a ∆1 ont un milieu qui appartient `a la perpendiculaire `a

1 passant par le centre O de C. Mais ces milieux appartiennent aussi `a ∆2 et donc ∆2 est le diam`etre de C orthogonal `a ∆1. Comme les seules sym´etries orthogonales qui conservent un cercle sont les sym´etrie par rapport un diam`etre, ∆1et ∆2sont deux diam`etres de C orthogonaux.

En g´en´eral, une droite passant par le centre d’une ellipse E s’appelle un diam`etre. Deux diam`etres D1 et D2 sont dit conjugu´es si E est invariante par la sym´etrie par rapport `a D1, parall`element `a D2. L’ellipse est alors aussi invariante par la sym´etrie par rapport `a D2, parall`element `a D1, car d’apr`es ce qui pr´ec`ede, D1 et D2 sont conjugu´es si et seulement si

1 = h−1(D1) et ∆2 = h−1(D2) sont deux diam`etre orthogonaux du cercle principal de E . Soit ∆1 et ∆2 deux diam`etres orthogonaux d’un

cercle C de centre O et de rayon R. Si M1

1∩ C et M2 ∈ ∆2∩ C alors, en d´esignant par A le point d’intersection des tangentes en M1 et M2 `a C, OM1AM2 est un carr´e d’aire R2. En particulier, M1A est parall`ele `a ∆2et M2A `a ∆1. En prenant ”l’image par h−1” de ces propri´et´es, on va obtenir un th´eor`eme du `a Appolonius.

D´emontrons d’abord un lemme.

Lemme 19.2. Soit h une affinit´e orthogonale de rapport k et de base B. L’image par h d’un parall´elogramme ABCD est un parall´elogramme dont l’aire vaut |k| fois celle de ABCD.

Les affinit´es ´etant des applications affines h(A)h(B)h(C)h(D) est un parall´elogramme.

On voit facilement que ABCD se d´ecompose en quatre triangles ayant chacun un cot´e par- all`ele `a B (Tracer AC et les parall`eles `a B pas- sant par A et C) et donc une hauteur perpen- diculaire `a B. Par h ces triangles deviennent des triangles ayant des hauteurs perpendicu- laires `a B avec les bases correspondantes par- all`eles `a B. L’image par h de ces hauteurs ont des longueurs multipli´ees par |k| alors que les im- ages des bases correspondantes gardent la mˆeme longueur. Chaque triangle a une image par h dont l’aire est multipli´ee par |k| d’o`u le r´esultat analogue pour les parall´elogrammes.

(8)

Remarque. Comme la valeur absolue du Jacobien du changement de variables x → x, y → ky est 1

|k|, la th´eorie de l’int´egration montre que plus g´en´eralement h multiplie les aires par |k|.

Par exemple, avec les notations pr´ec´edentes, l’aire du cercle principal de E ´etant πa2, l’aire de E est b

aπa2 = πab.

Proposition 19.4. Soit E l’ellipse d’´equation r´eduite x2

a2 +y2 b2 = 1 dans un rep`ere orthonorm´e (O,−→

i ,−→

j ). Soit D1 et D2 deux diam`etres conjugu´es de E , M1 ∈ E ∩ D1, M2 ∈ E ∩ D2 et A le point d’intersection des tangentes en M1 et M2 `a E . Le quadri- lat`ere OM1AM2 est un parall´elogramme d’aire ab. En particulier, son aire est ind´ependante des diam`etres conjugu´es D1 et D2.

Si h est l’affinit´e orthogonale qui transforme le cercle principal C de E en E alors

Oh−1(M1)h−1(A)h−1(M2) est un carr´e d’aire a2. Le quadrilat`ere OM1AM2est un parall´elogramme d’aire b

aa2 = ab.

3. Appendice : les affinit´es

Soit F et G deux sous-espaces vectoriels distincts de {0} d’un espace vectoriel E et k ∈ R. Si la somme F +G est directe (F +G = E, F ∩G = {0}), on peut d´efinir une application fk : E → E par fk(x) = xF + kxG si x = xF + xG, xF ∈ F et xG ∈ G. On a fk(x) = kx − (k − 1)xF d’o`u fk= kIdE− (k − 1)p o`u p d´esigne la projection sur F , parall`element `a G. L’application fk est donc lin´eaire. Si k 6= 1, fk poss`ede exactement deux valeurs propres, 1 et k, avec F et G comme sous-espaces propres associ´es.

Quelques cas particuliers :

• f1 est l’application identique ;

• f0 est la projection sur F , parall`element `a G ;

• f−1 est la sym´etrie par rapport `a F , parall`element `a G.

L’application lin´eaire fk est appel´e l’affinit´e vectorielle de rapport k, de base F , parall`element

`

a G. Toute affinit´e vectorielle de rapport k 6= 0 est bijective avec fk−1 = f1

k. La base d’une affinit´e vectorielle est l’ensemble de ses vecteurs fixes. C’est aussi le sous espace propre associ´e

`

a la valeur propre 1.

Lorsque E est un espace euclidien et si G est l’orthogonal de F , on dit que fk est l’affinit´e orthogonale vectorielle de base F et de rapport k.

Consid´erons dans un plan affine une sym´etrie gliss´ee. Son application lin´eaire associ´ee est une sym´etrie qui est un cas particulier d’affinit´e vectorielle. Une application affine ayant pour application lin´eaire associ´ee une affinit´e vectorielle n’a donc pas toujours de point fixe. Cela justifie l’existence d’un point fixe dans la d´efinition suivante d’une affinit´e (affine).

D´efinition 19.1. Soit E un espace affine d’espace vectoriel associ´e E. Une application f : E → E est une affinit´e de rapport k si f est une application affine ayant un point fixe et si son application lin´eaire associ´ee est une affinit´e vectorielle de rapport k.

(9)

Proposition 19.5. Soit E un espace affine d’espace vectoriel associ´e E et f : E → E une affinit´e de rapport k 6= 1 ayant O comme point fixe. Si ~f est l’affinit´e vectorielle de base F , parall`element `a G, alors O + F est le sous espace affine form´e par les points fixes de f .

Soit ~p la projection sur F , parall`element `a G. Pout tout M ∈ E on a f (M ) = f (O) + ~f (

−→

OM ) = O + k

−→

OM −(k − 1)~p(

−→

OM ) d’o`u

f (M ) = M ⇔ M = O + kOM −(k − 1)~−→ p(

−→

OM )

⇔ (k − 1)OM = (k − 1)~−→ p(

−→

OM )

⇔ OM = ~−→ p(

−→

OM )

−→

OM ∈ F ⇔ M ∈ O + F.

Le sous espace affine O + F sera appel´e la base de l’affinit´e f .

En conservant les notations pr´ec´edentes, d´esignons par p la projection affine de projection vectorielle associ´e ~p telle que p(O) = O (p est la projection affine sur O + F parall`element `a G).

Avec les notations pr´ec´edentes :

Proposition 19.6. Pour tout point M ∈ E , les points p(M ), M et f (M ) sont align´es,

−→

p(M )M ∈ G et

−→

p(M )f (M )= k

−→

p(M )M . On a ~p(

−→

p(M )M ) =

−→

pp(M )p(M )=

−→

p(M )p(M )= 0 et donc

−→

p(M )M ∈ G.

Comme p(M ) ∈ O + F ,

−→

p(M )f (M )=

−→

f (p(M ))f (M )= ~f (

−→

p(M )M = k

−→

p(M )M car

−→

p(M )M ∈ G.

3.1. Les affinit´es orthogonales planes. En s’inspirant de la proposition 19.6 on peut d´efinir directement les affinit´es orthogonales planes de la fa¸con suivante :

D´efinition 19.2. Soit D une droite d’un plan affine euclidien P et k ∈ R. On appelle affinit´e orthogonale de base D et de rapport k l’application f : P → P qui `a tout point M fait correspondre le point f (M ) tel que

(1) M , f (M ) et la projection orthogonale p(M ) de M sur D sont align´es.

(2)

−→

p(M )f (M )= k

−→

p(M )M .

Si on adopte cette m´ethode pour d´efinir les affinit´es, il faut d´emontrer que ce sont des applications affines. Soit ~p la projection orthogonale vectorielle sur ~D. On a :

−→

f (M )f (N ) =

−→

f (M )p(M ) +

−→

p(M )p(N ) +

−→

p(N )f (N )

= k

−→

M p(M ) +[k

−→

p(M )p(N ) +(1 − k)

−→

p(M )p(N )] + k

−→

p(N )N

= k

−→

M N −(k − 1)

−→

p(M )p(N )

= k

−→

M N −(k − 1)~p(

−→

M N ).

(10)

Cela montre que f est affine avec ~f = kIdP− (k − 1)~p.

Construction de l’image d’un point.

On consid`ere toujours l’affinit´e orthogonale plane f de base D et de rapport k que l’on peut supposer distinct de 1 et de 0.

Dans les constructions `a la r`egle et au compas, on utilise les faits suivants :

• Un point M , son image f (M ) et sa projection orthogonale p(M ) sur D sont align´es sur une perpendiculaire `a D.

• L’application f ´etant affine, elle conserve l’alignement, le parall´elisme et les barycentres (en particulier, les milieux).

• Les points de D sont invariants par f .

A partir d’un point M0 6∈ D et de son image f (M0) on peut construire l’image par f de tout point M 6= M0.

(1) Si M n’est pas sur la droite M0f (M0) et si M0M n’est pas parall`ele `a D alors soit I le point d’intersection de M0M et de D. L’image par f de la droite M0I est f (M0)I.

Le point f (M ) est donc `a l’intersection de f (M0)I avec la perpendiculaire `a D passant par M .

(2) Si M0M est parall`ele `a D alors f (M0)f (M ) est parall`ele `a D car f (D) = D. Le point f (M ) est `a l’intersection de la parall`ele `a D passant par f (M0) avec la perpendiculaire

`

a D passant par M .

(3) Si M est sur la droite M0f (M0), on construit d’abord l’image d’un point N qui n’appartient pas `a cette droite puis `a partir de N et f (N ) on obtient l’image de M .

(1) (2)

Références

Documents relatifs

Trouver des relations de d´ependance lin´eaire entre des vecteurs donn´es g´eom´etriquement. Voir que l’image d’une base d´etermine

Les 3 aires en ligne, en colonne, et en diagonale ont une somme

On vérifie le résultat cherché sur le cercle STU de fa- çon analogue et, comme le point de contact j du cercle W avec BC est symétrique de i par rapport au milieu de BC, la

a La question pr´ ec´ edente justifie la non nullit´ e des d´

´etant donn´ee une courbe suffisamment r´eguli`ere s(t), notre objectif est de l’approximer par une courbe G 2 compos´ee de segments T-quartiques, de sorte que le calcul des

R´epondre exactement aux pr´edicats mais pas forc´ement du calcul exact.. Algorithmes

Syst`eme de coordonn´ee pour un nuage de points Dessin de graphes et similarit´es mol´eculaires.. 1998

Autres probl`emes en g´eom´etrie algorithmique G´en´eralisations (puissance, contraint. ) Enveloppes convexes...