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Examen - 17 d´ ecembre 2020

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(1)

Examen - 17 d´ ecembre 2020

Dur´ee : 3h. Tous documents interdits.

Le sujet comporte 5 exercices ind´ependants, `a l’exception de la derni`ere question de l’exercice 5 qui s’appuie sur la derni`ere question de l’exercice 4. N’h´esitez pas `a admettre les r´esultats de certaines questions pour avancer dans l’examen.

La clart´e et la pr´ecision de la r´edaction auront une part importante dans le barˆeme.

Exercice 1. Diagonalisation.

On consid`ere l’endomorphisme f de R3 d´efini par : pour tout x, y, z∈R, f(

 x y z

) =

x+y+z x+y+z x+y+z

.

1. Donner la matrice Ade f dans la base canonique deR3, apr`es avoir rappel´e ce qu’est la base canonique deR3.

2. Calculer le polynˆome caract´eristique de f.

3. Donner une matriceP explicite telle queA=P BP−1, o`u B =

3 0 0 0 0 0 0 0 0

.

Solution de l’exercice 1.

1. La base canonique de R3 est donn´ee par B = (e1, e2, e3) o`u e1 =

 1 0 0

, e2 =

 0 1 0

 et e3 =

 0 0 1

. On voit que f(e1) = f(e2) = f(e3) =

 1 1 1

 = 1·e1+ 1·e2 + 1·e3, donc A=

1 1 1 1 1 1 1 1 1

.

2. NotonsPf le polynˆome caract´eristique de f, alors d’apr`es le cours on a : pour tout x∈R, Pf(x) = det(A−xI3)

=

1−x 1 1

1 1−x 1

1 1 1−x

=

3−x 1 1

3−x 1−x 1 3−x 1 1−x

C1←C1 +C2 +C3

= (3−x)

1 1 1

1 1−x 1

1 1 1−x

= (3−x)

1 1 1

0 −x 0

0 0 −x

L2←L2−L1 L3←L3−L1 Pf(x) = (3−x)x2.

(2)

3. Comme les valeurs propres de f sont les racines de son polynˆome caract´eristique, les valeurs propres de f sont 0 et 3, de multiplicit´es respectives 2 et 1. Calculons les espaces propres de f. D’apr`es le cours, dimE3 61 donc dimE3 = 1, et on voit que le vecteurf1 =e1+e2 +e3 est un vecteur propre de valeur propre 3, donc (f1) est une base deE3. On a dimE0 62 or les vecteursf2 =e1−e2 etf3=e2−e3 sont des vecteurs propres def de valeur propre 0, ils ne sont pas colin´eaires donc il forment une famille libre deE0. Ce dernier ´etant de dimension au plus 2, on a que (f2, f3) est une base de E0 qui est de dimension 2. D’apr`es le cours, comme Pf est scind´e et les dimensions des espaces propres sont ´egales aux multiplicit´es des racines correspondantes, f est diagonalisable. De plus, une base de vecteurs propres est form´ee par (f1, f2, f3), et on a

Mat(e1,e2,e3)(f1, f2, f3) =

1 1 0

1 −1 1

1 0 −1

.

Si on poseP = Mat(e1,e2,e3)(f1, f2, f3), commeA= Mat(e1,e2,e3)(f) et commeB = Mat(f1,f2,f3)(f) on aA=P BP−1 d’apr`es la formule de changement de base.

Exercice 2. Une s´erie enti`ere.

On consid`ere la suite (an)n∈N d´efinie par la relation de r´ecurrence suivante : a0 = 1, a1 = 3 et pour toutn∈N,an+2 = 3an+1−2an.

1. Montrer que pour tout n∈N,|an|64n.

2. En d´eduire que le rayon de convergenceR de la s´erie P

anzn satisfaitR> 14. 3. Pourx∈]−R, R[, on note f(x) =P+∞

n=0anxn. Montrer que pour toutx∈]−R, R[, on a (2x2−3x+ 1)f(x) = 1

4. Trouver α, β∈Rtels que 2x2−3x+11 = 1−xα +1−2xβ .

5. En d´eduire l’expression de an pour tout n ∈ N. On v´erifiera que le r´esultat obtenu satisfait bien la relation de r´ecurrence.

Solution de l’exercice 2.

1. On le montre par r´ecurrence forte sur n∈N. On a bien |a0|= 1640 et|a1|= 3 641. Puis, sin>2 est tel que pour toutm < n,|am|64m, on aura alors

|an|=|3an−1−2an−2|63·4n−1+ 2·4n−2 63·4n−1+ 4n−1 = 4n,

ce qui ´etablit l’h´er´edit´e. Par r´ecurrence, on a donc bien le r´esultat voulu : pour tout n ∈ N,

|an|64n.

Note : on pourrait aussi r´ediger ceci comme une r´ecurrence classique, en montrant que pour toutn∈Nla propositionP(n) : “|an|64n et|an+1|64n+1” est vraie.

2. D’apr`es le crit`ere de Cauchy la s´erieP

4nzn a rayon de convergence 14 car limn→+∞ n

√4n= 4.

Alors la question pr´ec´edente nous donne par comparaison que le rayon de convergenceR de la s´erie enti`ereP

anzn satisfait R> 14. 3. Soit x∈]−R, R[, on a en d´eveloppant

(2x2−3x+ 1)f(x) = 2

+∞

X

n=0

anxn+2−3

+∞

X

n=0

anxn+1+

+∞

X

n=0

anxn

=

+∞

X

n=2

2an−2xn−3

+∞

X

n=1

an−1xn+

+∞

X

n=0

anxn

=

+∞

X

n=2

(2an−2−3an−1+an)xn−3a0x+a1x+a0.

(3)

Or pour tout n > 2 on a 2an−2 −3an = an donc la premi`ere somme est nulle, et d’autre part a0 = 1 et a1 = 3 donc −3a0x−a1x = 0 et donc on a bien : pour tout x ∈]−R, R[, (2x2−3x+ 1)f(x) = 1.

4. On a 1−xα +1−2xβ = β−βx+α−2αx(1−x)(1−2x) , et (1−x)(1−2x) = 2x2−3x+ 1, donc en prenant β= 2 et α=−1 on obtient

1

2x2−3x+ 1 = 1

1−x + 2 1−2x. 5. On a, pour tout x ∈]− 12,12[, 1−2x2 =P+∞

n=0xn et 1−x1 =P+∞

n=0xn, et d’autre part pour tout x∈]− 14,14[, d’apr`es les deux questions pr´ec´edentes

f(x) = 1

2x2−3x+ 1 = −1

1−x + 2

1−2x =−

+∞

X

n=0

xn+

+∞

X

n=0

2n+1xn=

+∞

X

n=0

(−1 + 2n+1)xn. Or d’autre part pour toutx∈]−14,14[ on af(x) =P+∞

n=0anxndonc par unicit´e des coefficients du d´eveloppement en s´erie enti`ere, pour tout n ∈ N on a an = 2n+1−1. On a bien a0 = 1, a1 = 3, et pour tout n ∈ N on a ´egalement 3an+1 −2an = 3(2n+2 −1)−2(2n+1 −1) = 2n+1(6−2)−1 = 2n+3−1 =an+2 comme voulu.

Exercice 3. Convergence de s´eries.

Etudier la convergence des s´´ eries num´eriques suivantes : 1. P

n>1(1−cos(n1)) ; 2. P

n>0 3 ln(n2+ 1)−2 ln(n3+ 1)

; 3. P

n>1

sin(e1/n−1) (ln(n+1))2 . Solution de l’exercice 3.

1. On a 1−cos(1n)∼ n12 quandn→+∞, orP 1

n2 converge et est `a termes positifs, donc la s´erie P(1−cos(n1)) converge (absolument).

2. On a, pour tout n>1,

3 ln(n2+ 1)−2 ln(n3+ 1) = 3 ln(n2(1 + 1

n2))−2 ln(n3(1 + 1 n3))

= 6 lnn+ 3 ln(1 + 1

n2)−6 lnn−2 ln(1 + 1 n3)

= 3 n2 − 2

n3 +o( 1 n2)

quand n → +∞, et donc 3 ln(n3 + 1)−3 ln(n2 + 1) ∼ n32 > 0, or la s´erie P

n>1 3 n2 est convergente, donc par comparaison notre s´erie initiale P

n>0 3 ln(n2+ 1)−2 ln(n3+ 1) est

´egalement (absolument) convergente.

3. On a e1/n−1 ∼1/n → 0[n→ +∞] donc sin(e1/n−1) ∼ n1, et par ailleurs ln(n+ 1) ∼ lnn car pour tout n > 2, ln(n+1)lnn = 1 + ln(1+

1 n)

lnn → 1 [n → +∞]. Ainsi par produit et quotient d’´equivalents le terme g´en´eral de notre s´erie ´equivaut `a nln(n)1 2, dont le terme g´en´eral est positif et qui converge par le crit`ere de Bertrand, donc la s´erie P

n>1

sin(e1/n−1)

(ln(n+1))2 converge.

Exercice 4. Int´egrales de Wallis.

On consid`ere la suite (Wn)n∈N d´efinie par : pour tout n∈N, Wn=

Z π

2

0

sinn(t)dt.

1. Montrer que la suite (Wn)n∈N est d´ecroissante.

(4)

2. En utilisant une int´egration par parties, montrer qu’elle satisfait la relation de r´ecurrence suivante : pour toutn∈N,

(n+ 2)Wn+2 = (n+ 1)Wn.

3. On pose un = (n+ 1)WnWn+1. Utiliser la question pr´ec´edent pour montrer que (un) est constante. Que vautu0?

4. Montrer que pour tout n∈N,Wn>0 puis que pour tout n∈N, on a n+ 1

n+ 2 6 Wn+1 Wn 61.

5. En d´eduire que Wn∼Wn+1[n→+∞].

6. En utilisant la question 3, conclure que Wn

r π

2n [n→+∞].

Solution de l’exercice 4.

1. Pour tout t ∈ [0,π2], on a 0 6 sint 6 1, donc pour tout n ∈ N et tout t ∈ [0,π2], on a 06sinn(t) et donc sinn+1(t)6sinn(t). En int´egrant, on obtient Wn >Wn+1 : la suite (Wn) est d´ecroissante.

2. On a, pour tout n∈N, en int´egrant par parties : Wn+2=

Z π2

0

sin(t) sinn+1(t)dt

= [−costsinn+1(t)]

π 2

0 + Z π

2

0

(n+ 1) cos2(t) sinn(t)dt

= Z π2

0

(n+ 1)(1−sin2(t)) sinn(t)dt

= (n+ 1)

"

Z π

2

0

sinn(t)dt− Z π

2

0

sinn+2(t)dt

#

= (n+ 1)(Wn−Wn+2), d’o`u (n+ 2)Wn+2= (n+ 1)Wn.

3. En multipliant les deux termes ci-dessus par Wn+1, il vient que pour tout n ∈ N, (n+ 2)Wn+2Wn+1 = (n+ 1)Wn+1Wn. Donc pour tout n ∈ N on a un+1 = un : la suite (un) est constante. De plus,u0 =W1W0 = 1·π2.

4. Comme (un) est constante non nulle, et pour toutn∈N,un= (n+ 1)WnWn+1, on doit avoir que Wn 6= 0. De plus Wn > 0 car c’est une int´egrale de fonction positive. Enfin, pour tout n∈N, on a d’apr`es la question 2 que WWn+2

n = n+1n+2, d’autre part par croissance Wn+1>Wn+2 donc WWn+1

n > n+1n+2, et ´egalement par croissance et le fait que (Wn) est `a termes positifs, on a que pour toutn∈N WWn+1n 61, d’o`u finalement pour toutn∈N

n+ 1

n+ 2 6 Wn+1

Wn 61.

5. On a n+1n+2nn = 1 donc limn→+∞n+1

n+2 = 1 donc par le th´eor`eme des gendarmes limn→+∞Wn+1

Wn = 1, doncWn∼Wn+1 quand n→+∞.

(5)

6. Par produit d’´equivalents on a alorsun∼nWn2 donc (√

nWn)2π2 quand n→ +∞, et donc limn→+∞(√

nWn)2 = π2. Par continuit´e de la racine carr´ee on a alors limn→+∞

√nWn=pπ

2, donc limn→+∞Wn

π 2n

= 1, et donc Wn

r π

2n [n→+∞].

Attention dans cette question `a ne pas directement composer l’´equivalent par la fonction racine carr´ee, ce qui ne marche pas en g´en´eral !

Exercice 5. Int´egrale gaussienne.

On consid`ere pour un entiern>1 la fonction fn:R+→Rd´efinie par : pour tout x>0, fn(x) =

(

1−xn2n

six6√ n

0 sinon.

1. Montrer que (fn)n>1 converge simplement vers la fonctionf :R+→Rdonn´ee par : pour tout x∈R+,f(x) =e−x2.

2. On va montrer qu’en fait la convergence est uniforme surR+. On d´efinit pour cela une fonction gn: [0,√

n]→Rpar : pour toutx∈[0,√

n], gn(x) =f(x)−fn(x).

(a) Montrer que pour tout n > 1 la fonction gn est `a valeurs positives. On pourra utiliser l’in´egalit´e suivante : pour toutx∈R,ex >1 +x.

(b) Montrer quegn est d´erivable, quegn(0) = 0, et que g0n(√

n)<0.

(c) En d´eduire que le maximum de gn est atteint en un ´el´ement de ]0,√

n[. On fixe un tel

´

el´ement xn.

(d) Montrer quegn0(xn) = 0. En utilisant l’expression de gn0, en d´eduire que gn(xn) = x2ne−x2n

n .

(e) Montrer que pour tout x ∈ R+, on a xe−x 6 1. On pourra utiliser encore l’in´egalit´e suivante : pour tout x∈R,ex>1 +x.

(f) Conclure que la suite (fn) converge uniform´ement vers f. 3. On note In=R

n

0 fn(x)dx. Apr`es avoir montr´e que l’int´egraleR+∞

0 e−x2dxconverge, montrer que

n→+∞lim In= Z +∞

0

e−x2dx.

4. Montrer que In=√ n

Z π

2

0

sin2n+1(t)dt.

5. En utilisant la derni`ere question de l’exercice pr´ec´edent, montrer que Z +∞

0

e−x2dx=

√π

2 . Solution de l’exercice 5.

1. Soit x ∈ R+, alors fn(x) = enln(1−x

2

n) = en(−x

2

n+o(n1)) = e−x2+o(1) quand n → +∞, donc par continuit´e de la fonction exponentielle on a limn→+∞fn(x) = e−x2. Ainsi (fn) converge bien simplement versf.

2. (a) Soit x ∈ [0,√

n], on a ex

2

n > 1− xn2 > 0, donc par croissance sur R+ de y 7→ yn, on obtientf(x)>fn(x), et doncgn(x)>0. Ainsi pour toutn>1 la fonctiongnest `a valeurs positives.

(6)

(b) La fonction gn est d´erivable par composition, produit et somme de fonction d´erivables.

On a gn(0) =e0−1n= 1−1 = 0, et pour toutx∈[0,√ n], gn0(x) =−2xe−x2−2x(1−x2

n)n−1=−2x(e−x2−(1−x2 n)n−1), en particulier gn0(√

n) =−2√

ne−n<0.

(c) ´Etant continue sur un segment, la fonction gn admet un maximum. Sa d´eriv´ee en √ n est strictement n´egative, et gn(√

n) = 0, et quand x tend vers √

n on a donc gn(x) ∼ (x−√

n)gn0(p

)n, donc il existe x tel que gn(x)> 0. Donc comme gn(0) = gn(√

n) = 0, on a que gn atteint son maximum en un ´element de ]0,√

n[.

On aurait pu aussi directement faire une disjonction de cas utilisant que gn est positive : soit gn est nulle auquel cas elle atteint son maximum en tout point, soit elle ne l’est pas mais alors elle ne peut atteindre son maximum en 0 ou en√

n.

(d) Commexn∈]0,√

n[, c’est un maximum local degn, doncgn0(xn) = 0. D’apr`es l’expression de g0n, comme −2xn6= 0 on a donce−x2n =

1−xn2nn−1

. Ainsi gn(xn) =e−x2n−e−x2n(1− x2n

n) = x2ne−x2n n .

(e) Pour toutx >0, on a 1 +x 6ex, or x61 +x donc x6ex, donc comme e−x >0 on a bien xe−x61.

(f) Soit x ∈ R+. Si x ∈ [0,√

n], on a gn(x) 6 1n d’apr`es la conjonction des deux questions pr´ec´edentes, et donc |fn(x)−f(x)|6 n1. Si x >√

n, on a fn(x) = 0 et par d´ecroissance f(x) 6 f(√

n) = e−n. Donc pour tout x > 0 on a |fn(x)−f(x)| 6 max(e−n,n1). Or limn→+∞max(e−n,n1) = 0, donc (fn) converge bien uniform´ement versf.

3. La fonctionx7→e−x2 est continue sur [0,+∞[, donc la seule impropret´e de l’int´egraleR+∞

0 e−x2dx est en +∞. Or pour toutx>1 on ax2 >xdonc−x2 6−xdonc par croissance de la fonction exponentielle,e−x2 6e−x. Or l’int´egraleR+∞

0 e−xdxest convergente, donc par comparaison et positivit´e l’int´egraleR+∞

0 e−x2dxconverge.

4. On a, pour tout n∈N, d’apr`es la r`egle de Chasles, Z +∞

0

e−x2dx= Z

n

0

e−x2dx+ Z +∞

n

e−x2dx, et doncR+∞

0 e−x2dx−In=R

n

0 gn(x)dx−R+∞

n e−x2dx. Ainsi

Z +∞

0

e−x2dx−In

6

Z

n

0

|gn(x)|dx+ Z +∞

n

e−x2dx.

Or d’apr`es la question 2.(e), pour toutx ∈[0,√

n] on a |gn(x)|6 n1 et doncR

n

0 |gn(x)|dx6

n

n = 1n →0. D’autre part, commeR+∞

0 e−x2dx, la r`egle de Chasles garantit que limn→+∞R+∞

n e−x2dx= 0, et donc on a bien limn→+∞

R+∞

0 e−x2dx−In

= 0, donc

n→+∞lim In= Z +∞

0

e−x2dx.

5. On aIn=R

n

0 (1−xn2)ndx=√ nR1

0(1−y2)ndypar le changement de variable lin´eairey= xn, qui donnedy= 1ndx. Puis en posant le changement de variabley= cost,dy=−sintdt, avec tqui va de 0 `a π/2 et donc y va de 1 `a 0, on trouve

Z π

2

0

sin2n+1(t)dt=− Z π

2

0

(1−cos2t)n(−sint)dt=− Z 0

1

(1−y2)ndy= Z 1

0

(1−y2)ndy.

(7)

Ainsi on a bienIn=√ n

Z π

2

0

sin2n+1(t)dt.

6. D’apr`es l’exercice pr´ec´edent si on poseWn=Rπ2

0 sinn(t)dton a Wn∼p π

2n donc W2n+1

r π 2(2n+ 1) ∼

r π 4n. AinsiIn=√

nW2n+1

π

2 , donc limn→+∞In=

π

2 , d’o`u par la question 4 : Z +∞

0

e−x2dx=

√π 2 .

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