Q UERRET
Autre démonstration du même théorème
Annales de Mathématiques pures et appliquées, tome 13 (1822-1823), p. 330-332
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330
QUESTIONS
tion d’une
part
se trouve exactementcomposée par l’augmentation
de
l’autre ,
cequi exige
que lesangles
BOT et COU soientégaux.
2.° La
tangente
TU étantperpendiculaire
auplan
dutriangle
AaO ,
del’égalité
desangles
que font OB et OC avec cettetangen-
te on
peut
conclurel’égalité
desangles
que font les mêmes droitesavec ce
plan.
3.° Il suit de
là que
les distances despoints B
et C à ceplan;
lesquelles
ne sont autre chose que lesperpendiculaires b03B2, c03B3
abaisséesdes
projections
de cespoints
sur leprolongement
durayon a 0 ,
doivent être dans le
rapport
de OB à OC. Mais si P est lepoint
où le
plan
AaO rencontre BC et que p soit laprojection
de cepoint, évidemment
située sur leprolongement
deaO,
on auradonc on doit
avoir
aussice
qui pTouve
que la droite OB suivantlaquelle
leprolongement
du
plan
AaO coupe letriangle BOC
divisel’angle
BOC en deuxparties égales.
Rome,
le 25 novembre 1822-Autre démonstration du même théorème;
Par M. QUERRET
,chef d’institution à St-Malo.
OBSERVONS
d’abordque 1 lorsqu’un cercle et une ellipse,
situés
dans
un mêmeplan, -
n’ontqu’un
seulpoint
commun, ils ont né-RÉSOLUES.
33Iéessairement
la mêmetangente
en cepoint, Car,
si tatangente
àl’ellipse
n’était pas en mêmetemps
tangente aucercle,
le centrede celui-ci serait hors de la normale ,du
point
de contact ; de sortequ’en
menant de ce centre une autrenormale ,
elle seraitplus
courte que le rayon, d’où il suit que
l’ellipse
aurait unpoint
in-térieur au cercle
qui, conséquemment, devrait
la couper en deuxpoints
au moins.Observons encore que si un cercle et une
ellipsoïde engendrée
par la résolution d’une
ellipse
autour de songrand
axe n’ontqu’un
seul
point
commun, latangente
au cercle en cepoint
sera situéedans le
plan tangent
àl’ellipsoïde
au mêmepoint.
Eneffet,
leplan
du cercle détermine dansl’ellipsoïde
une sectionelliptique qui
n’aqu’un point
commun avec ce cercle etqui
a pourtangente
en ce
point
l’intersection de ceplan
avec leplan tangent
àl’ellipsoïde,
intersection
qui
doit êtretangente
au cercle par cequi précède.
Cela
posé ;
soientA, B, C (Fig. 6)
les troispoints
dont ils’agi t,
et 0 le
point
duplan
donné dont la somme des distances à cestrois-la est un minimum. Conduisons par OA et par la
perpendi-
culaire
A a,
leplan
AOaperpendiculaire
à ceplan;
et dupied
a de la
perpendiculaire Aa,
comme centre et avec aO pour rayon, décrivons uncercle
dans le mêmeplan.
Il est clair que ce cercleaura pour
tangente
en 0 laperpendiculaire
TU auplan
AOa. Main-tenant si l’on
décrit,
dans leplan
BOC uneellipse ayant
sesfoyers
aux
points B
etC
et dont legrand
axe soit=BO+OC,
etqu’on
fasse tourner cette
ellipse
autour deBC ;
elleengendrera
une"
ellipsoïde
dont la surface ne devra rencontrer notre cerclequ’au
seul
point 0;
car si elle lecoupait
en un autrepoint S,
on auraitBS+CS=BO+CO, d’où,
à cause deAS=AO,
on concluraitAS+BS+CS=AO+BO+CO,
cequi
serait contrel’hypothèse.
Donc, d’après
la dernière des deux observations faitesci-dessus , la tangente
TU au cercle aupoint
0 est dans leplan tangent
ence
point
à la surface del’ellipsoïde ;
et, comme cettetangente
estperpendiculaire
auplan AOa,
il en résulte que leplan tangente
332
QUESTIONS RÉSOLUES.
l’ellipsoïde
est aussiperpendiculaire
auplan AOa ;
doncréciproque-
ment ce
plan
lui estperpendiculaire,
et parconséquent
il passe par la normale al’ellipsoïde
aupoint O ;
mais la normale hl’ellipsoïde
de révolution en chacun de ses
points
se confond avec celle del’ellipse génératrice , lorsqu’elle
passe par cepoint ;
donc enfin leplan
AOapasse par la normale à
l’ellipse
dont lesfoyers
sont en B et C et dontBO etCO sont deux rayons vecteurs ; donc cette normale n’est autre que la droite OP suivant
laquelle
leplan
AOa rencontre leplan BOC ,
la-quelle
doit ainsi diviser en deuxparties égales l’angle
BOC des rayonsvecteurs. Le
plan
menéperpendiculairement
auplan donné,
par l’unequelconque
des trois droitesOA , OB,
OCdivise
donc l’an-gle
des deux autres en deuxparties égales ;
leplan
mené par cha-cune d’elles
perpendiculairement
auplan
donné divise doncl’angle
des deux autres en deux
parties égales (*).
(*)
M. W. H. T. observequ’en
supposant nulles les trois hauteurs Aa, Bb,- Cc , leproblème
reviendrait à trouver , sur leplan
d’untriangle
donné, unpoint
dont la somme des distances à ses trois sommets soit la moindre
possible ;
pro- blèmequi
a été traité, ainsiqu’un grand
nombre d’autresproblèmes analogues ,
à la page
377
du I.er volume duprésent
recueil; mais que la situation des, trois points donnés peut ne pas donner de minimum proprement dit; circonstancequi
doitégalement
sereproduire
dansquelques
casparticuliers
duproblème
énoncéà la page 38o du XII.e volume du présent recueil.
Nous observerons, à notre tour que , si le théorème
qui
vient d’être démontréest propre à jeter du
jour
sur la solution de ce dernierproblème,
cette solution...toutefois ,
n’en résulte pas immédiatement et reste encore à trouver.A D. G.