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Article pp.297-299 du Vol.27 n°4-5 (2007)

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Texte intégral

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doi:10.3166/sda.27.297-300 SCIENCES DES ALIMENTS, 27(2007) 297-299

© Lavoisier – La photocopie non autorisée est un délit

FOCUS : Sucre, sucreries, chocolat, quelle place ?

Sucres et poids

M. Romon

SUMMARY

Sugars and weight

Sugars are considered as short-chain carbohydrates. They cannot be distin- guished from the foods which contain them. Epidemiologic studies suggest an inverse or no relationship between sugars consumption and weight, but this does not seem true for soft drinks.

Keywords

sugars, simple carbohydrates, weight, obesity, soft drinks.

RÉSUMÉ

On considère que le terme « sucres » correspond aux glucides simples. On ne peut dissocier leur consommation des aliments vecteurs. Les études épi- démiologiques suggèrent une relation inverse ou une absence de relation entre consommation de sucres et poids, mais ceci ne semble pas vrai pour les boissons sucrées.

Mots clés

sucres, glucides simples, poids, obésité, boissons sucrées.

1 – INTRODUCTION

La première chose à faire lorsque l’on considère cette question controversée est de préciser ce que l’on entend sous le vocable de « sucre ». Le terme de sucres ne regroupe pas en effet l’ensemble des glucides

Conventionnellement on utilise le terme de sucres pour désigner les mono et di saccharides (le sucre au singulier désigne le saccharose qui est le disaccha- ride glucose-fructose). Les sucres correspondent à ce que l’on appelle les glu- cides simples, notion purement biochimique qui ne présume pas de la

Professeur de Nutrition – Faculté de Médecine Lille-Service de Nutrition – CHRU Lille – France.

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biodisponibilté et ne doit pas être assimilée à celle (qu’il faudrait abandonner) de glucides rapides.

Les sucres sont essentiellement utilisés et consommés comme ingrédients.

Leur relation avec le poids ne peut donc pas être dissociée des aliments qui sont leurs vecteurs. C’est pourquoi, on ne peut regarder cette relation à travers l’index glycémique. Parmi les aliments sources de sucres dans l’alimentation on trouve aussi bien des aliments d’index glycémique bas (biscuits chocolatés par exemple) que des aliments d’index glycémique élevé (boissons sucrées).

Il existe peu d’études qui ont considéré la relation sucres simples et poids.

Chez l’enfant, si la consommation en glucides totaux est inversement liée à l’adiposité (1). Les études d’observation (2) comme les études d’intervention (3) ont montré un lien entre le gain de poids ou la prévalence de l’obésité et la consommation de boissons sucrées.

Chez l’adulte les études d’intervention ont été réalisées chez des obèses ou en surpoids, deux types d’études ont été réalisées : régimes isoénergétiques dans les quels le saccharose était remplacé par de l’amidon (4) soit des régimes ad libitum où les glucides simples étaient remplacés par des glucides comple- xes (5). Dans les deux cas, la perte de poids n’était pas différente suivant la composition du régime.

L’étude transversale de Bolton Smith (6) portant sur 11 000 écossais de 25 à 65 ans a montré une relation négative entre l’IMC et la consommation de gluci- des totaux et de glucides simples. Deux études prospectives récentes ont mon- tré des résultats à première vue différents mis en évidence, pour l’une, une relation entre l’augmentation à 5 ans du tour de taille et la consommation d’ali- ments contenant des glucides simples (7), pour l’autre le risque de prise de poids augmentait avec la consommation de boissons sucrées (OR de 1,6) pour les forts consommateurs vs les petits consommateurs (8). Le caractère appa- remment contradictoire de ces résultats peut s’expliquer par le fait que dans le premier cas on considérait la composition de l’alimentation, évaluée à partir de tables de composition alimentaires, dans le deuxième cas on s’intéressait aux aliments vecteurs.

2 – CONCLUSION

Il n’est pas mis en évidence de lien entre prise de poids et sucres. Par con- tre, aussi bien chez l’adulte que chez l’enfant le lien est retrouvé avec les ali- ments liés aux sucres. Les sources principales de sucres dans la consommation sont d’une part les biscuits et les desserts qui sont souvent riches en graisses, et d’autre part les boissons sucrées. Or il a été montré que la consommation d’aliments sucrés sous forme liquide n’est pas satiétante et ne diminue pas la ration énergétique, contrairement au même sucre consommé sous forme solide (9, 10). Ceci souligne que, tant dans les études que pour les conseils donnés, il faut porter avant tout l’attention sur les aliments et ne pas se limiter aux nutriments.

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RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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Références

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