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Sur une différentielle exacte

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

L ÉON A UTONNE

Sur une différentielle exacte

Nouvelles annales de mathématiques 3

e

série, tome 15 (1896), p. 232-236

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1896_3_15__232_1>

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(2)

[ C l a ] SUR H E DIFFÉRENTIELLE EXACTE;

PAR M. LÉON AUTONNE,

Maître de Conférences à la Faculté des Sciences de Lyon.

Les candidats à la Licence usent rarement des res- sources qu'offrent, dans beaucoup de cas, les coordon- nées homogènes dans l'espace. Cela m'engage à insérer l'exercice ci-dessous, lequel n'a, d'ailleurs, aucune pré- tention à la haute science.

Connaissant la position d'un point dans l'espace, on possède, non ses quatre coordonnées homogènes

xj(j = *> 2, 3, 4),

mais seulement leurs rapports. Pour fixer les valeurs absolues, on pose

(o) e = \ ejxj = ii ej = const. arbitr.

(3)

Alors les points du plan e, e = o, ont leurs coordonnées infinies. Ce plan joue Je rôle du plan de l'infini avec les coordonnées ordinaires. Conservons au plan e son nom de plan de V infini j les droites de e sont les droites à Vinfini. Chaque plan possède une droite à Fin fini.

Seulement alors une même expression

F'(.ri. .r2, .rj, rt )

s'écrit d'une infinité de façons différentes, car les coef- ficients de F peuvent être considérés comme des fonc- tions arbitraires de la quantité e, laquelle est l'unité en

\erlu de (o). On doit donc, en toute généralité, écrire pour la dérivée partielle

ÔF OF ÔF

' i » — r,. — = q u e l c o n q u e . ôXj de J Oe l l

Voici maintenant le problème : Sur la surface algébrique S

> i ƒ ( - H , Xi,or\. T,) —- o ,

/ f o r m e quaternaire, indécomposable, on envisage l'ex- pression différentielle

A, = fraction rationnelle homogène en xy, de degré m.

En vertu des relations (o) et (2) les quatre variables Xj se réduisent à deux distinctes u et e, que Ton n'a pas besoin de spécifier plus exactement ; u et useront, par exemple, si l'on veut, deux combinaisons linéaires homogènes, à coefficients constants, des Xj.

Exprimons que dXJ est la différentielle exacte d'une fonction U de M et y.

Ann. de Mathérnat.,3* série, t. XV. (Mai 1896 ) 16

(4)

( 234 Posons y ou A = i, 2, 5>, 4

11 viendra

d\j — du 7 A y u j

i

La condition d'intégrabilité esl

PJ ~ 7T^ '

]

c'est-à-dire

Les [/AJ sont les six coordonnées homogènes de la droite qui joint les deux points de coordonnées iij et Vj respectivement. Or

àf V^ Or \^

du jLà' ' J du j£d J y'

La droite est la droite à l'infini du plan tangent h la surface S et Ton a

TijJ =. LUI = Lz_

3

J fjii =r \hl

=

r^u.

( > i ^ ( i > ) ( i \ ) ( > ï ) ( 2 \ ) ( j i )

(5)

( 235 )

La condition d'intégrabilité est donc que l'expression

(Ç> = P « ( 3 4 ) -

soit divisible par ƒ .

Exprimons que la condition ne change pas par l'effet de la formule (i), c'est-à-dire quand on remplace

Pj Par PJ 4- ej ~ , Ay/l par Ay/l -f- - ^ e*.

Les (jk) ne changent pas; les P^y s'augmentent du terme

(0 s'augmente de l'expression

laquelle est identique au déterminant

[à V \

c'est-à-dire nulle.

(D est donc un invariant vis-à-vis de la formule (i).

La condition s'interprète géométriquement. Les Py^

sont les six coefficients d'un complexe linéaire t£. La condition est celle-ci : la droite à Vinfini du plan fati- gant à la surface S est située sur le complexe ST.

Pour revenir aux coordonnées ordinaires, posons

xi = x, xt = JK, 3-3 = -s, x\ — i ; Ai — A, A2 = B, A3 = G ;

il viendra, puisque e

K

= e

2

= c

x)

= o, e^ = i,

~\àf ùx) ôz~^~ \0z "oy)~ôx \ùx Oz

cc qui se vérifie directement sans peine.

(6)

On sait que M. Ein. Picard a étudié d'une façon très approfondie l'expression

f \(/r , \\r(y <VJ.

intégrale de différentielle exacte, sur une surface algé-

brique.

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