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Remarque sur la théorie des électromètres absolus

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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HAL Id: jpa-00239080

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00239080

Submitted on 1 Jan 1890

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Remarque sur la théorie des électromètres absolus

J. Pionchon

To cite this version:

J. Pionchon. Remarque sur la théorie des électromètres absolus. J. Phys. Theor. Appl., 1890, 9 (1),

pp.231-233. �10.1051/jphystap:018900090023101�. �jpa-00239080�

(2)

23I

La concordance de ces diverses mesures permet d’admettre que la longueur de la colonne de mercure qui correspond à l’ohm théorique est connue avec une approximation qui dépasse "iüiOO’

REMARQUE SUR LA THÉORIE DES ÉLECTROMÈTRES ABSOLUS;

PAR M. J. PIONCHON.

On sait que, lorsque des conducteurs assujettis à garder des potentiels constants changent de positions relatives, le travail às effectué par les forces électriques est égal à l’accroissement ~w de l’énergie électrique du système.

Ce théorème, auquel on a recours pour établir la théorie des électromètres symétriques, conduit très simplement aussi à celle

des électromètre5 absolus.

Soient deux conducteurs A, et A2 maintenus à des potentiels

V, et V2. Si l’un d’eux est libre de se mouvoir, en totalité ou en partie, la capaci té du système éprouve un accroissement AC et

l’énergie augmente de ~(Vt2013V~AC. Soit Ai~; le travail des forces électriques appliquées au conducteur mobile. 0~1 a, en

vertu du théorème rappelé tout à l’heure,

ou, s’il s’agit de variations infiniment petites,

L’application de cette formules à l’élecrromètre à plateaux de

Thomson (’ ~ et à l’électromètre à cylindres de ~I~I. Bichat et

Blondlot ( 2 ~ se fait sans difficulté.

Voici comment on peut en étendre Inapplication au cas de l’é-

lectroinèure sphérique de M. Lippmann ( 3 ~.

(considérons d’abord le cas on la sphère extérieure a un rayon

(1) Voir Journal de Physique, Ire sér ic, t. IV, p. 297.

(2) Ibid., 2e série, t. V, p. 3~5; 1886.

( 3 ) Ibicl., 2e série, t. V, p. 3~-)3; 1886.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018900090023101

(3)

232

infiniment grand et l’appareil est réduit à une sphère A,

(rayon R, ~, dont un hémisphère est mobile.

Soit f la résultante des forces agissant sur l’hémispière mobile.

Pour un déplacement de de cet hén1isphère, on a

Le potentiel V ati centre de la figure que forme le système des

deux hémisphères séparés par un intervalle ds est donné par une

somme de termes tels que d;, dans laquelle les valeurs extrêmes

Il

de il sont R, i et R1-I- d~ ~ 2 c’est-à-dire, d’une part, la distance au

centre des masses drrz situées aux bords des hémisphères et, d’autre part, la distance à ce même centre des masses dm situées aux pôles.

En vertu d’un théorème connu d’Analyse, on peut écrire

ou, en appelant M la charge de l’ensemble des deux hémisphères,

p désignant une valeur de i- intermédiaire entre R, et R, -1- 2013.

a

Mais ces deux valeurs extrêmes de n étant infiniment voisines, on peut prendre pour p leur moyenne arithmétique, c’est-à-dire Ri.-~’- 2013’ 4 La relation

.

obtenue ainsi montre que la capacité du système des deux hémi- sphères sépares par un intervalle d~ est

On a donc

et, en appliquant la formule (1),

(4)

233

d’où

Supposons maintenant que la sphère extérieure A2 ait un rayon

fini R2 et soit au potentiel o. Le potentiel au centre du système est

M et p ayant la signification indiquée tout à l’heure.

La capacité est donc

~

Lorsque les deux hémisphères étaient en contact, la capacité

éLaiL t

Ainsi

En portant cette valeur de dC dans l’éc~mation (i), on obtient

D’une manière générale, tout système de deux conducteurs pour

une déformation duquel on pourra effectuer le calcul de d~ con-

stituera, en vertu de la relation

un électromètre propre à la détermination d’une différence de

potentiel en valeur absolue.

Les systèmes indiqués tout à l’heure sont les plus simples qui puissent être imaginés, puisqu’ils correspondent respectivement à

un condensateur plan, à un condensateur cylindrique et à un con-

densateur sphérique.

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