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Montrer que Z J f(x) dλ(x) =Z J sin2y y2 dλ(y)Z J e−√u √u dλ(u) &lt

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Int´egration et Probabilit´es (M43050) 2010-2011

Examen du lundi 16 mai 2011 dur´ee : 3 heures

On pourra admettre le r´esultat d’une question et traiter les questions suivantes.

— Exercice I —

On d´esigne par J l’intervalle ouvert ]0,+∞[, et par λ la mesure de Lebesgue sur (R,BR). On rappelle quen! =R

Juneu dλ(u).

1. Pour quelles valeurs deα r´eel la fonctiont∈J→tαet est-elle Lebesgue-int´egrable sur J ? Quand 2α+ 1∈N, montrer que

Z

J

tαet dλ(t) = 2·(2α+ 1)!

2. Montrer que la fonctionf d´efinie sur J par

∀x∈J, f(x) = Z

J

sin2(xu) eu x2u3/2 dλ(u)

est continue ≥0 sur J, et d´eterminer sa limite en 0. Montrer quef est de classe C1 sur J.

3. Montrer que Z

J

f(x) dλ(x) =Z

J

sin2y

y2 dλ(y)Z

J

eu

√u dλ(u)

<+∞.

— Exercice II —

Sia < b, la loi uniforme sur [a, b]est la loi sur (R,BR) dont la densit´e par rapport `a la mesure de Lebesgueλest ´egale `a(b−a)11[a,b].

1. On suppose que U1et U2sont deux variables al´eatoires r´eelles ind´ependantes de loi uniforme sur [0,1]. Calculer la fonction de r´epartition du minimum V = min(U1,U2). Montrer que la loi de V admet une densit´e par rapport `a λ, et d´eterminer cette densit´e. Calculer l’esp´erance de V.

2. On pose S = U1/U2et T = U22/2 ; justifier le fait que S est d´efinie presque sˆurement. Montrer que la loi du couple (S,T) admet la densit´e 1A(s, t) par rapport `a la mesure de Lebesgue λ2

de R2, o`u

A ={(s, t)∈R2: 0< s,0< t <1/2, s√

2t <1}.

En d´eduire la loi de S. Montrer que P(x <S≤y) = (y−x)/2 quand 0≤x≤y≤1.

On rappelle que l’int´egrale de Riemann g´en´eralis´ee R+ 0

sinx

x dxest semi-convergente, et que sa valeur estR+

0 sinx

x dx= π2.

3. On suppose maintenant que U suit la loi uniforme sur [−1,1] ; justifier le fait que X = 1/U est d´efinie presque sˆurement. Montrer que la fonction caract´eristique de X est ´egale `a

∀t∈R, ϕX(t) = E eitX

= Z +

1

cos(ty) y2 dy.

Montrer que pour tout r´eels >0, on a

ϕX(s) = cos(s)−s Z +

s

sinx x dx.

Montrer queϕX(t) =ϕX(−t) = 1−π2|t|+|t|ε(|t|), o`u limt0ε(t) = 0.

TOURNEZ S.V.P.

(2)

Uneloi de Cauchyadmet la densit´eaπ1(a2+x2)1par rapport `aλ, pour un certaina >0appel´e leparam`etrede la loi de Cauchy ; unevariable de Cauchyde param`etreaest une variable al´eatoire dont la loi est une loi de Cauchy de param`etre a; sa fonction caract´eristique est t→ea|t|. 4. On suppose que les (Uj)j>1sont des variables uniformes sur [−1,1], ind´ependantes, et on pose pour toutn≥1

Yn= 1 n

n

X

j=1

1 Uj.

Exprimer la fonction caract´eristique ϕYn `a l’aide de la fonction ϕX de la question 3, et montrer que la loi de Yn converge vers une loi de Cauchy dont on d´eterminera le param`etre.

— Exercice III —

On fixe deux nombres r´eels p, q tels que 1 < p < +∞ et 1/p + 1/q = 1. On d´esigne par E l’espace Lp( ]0,+∞[,B]0,+[, λ) et par F l’espace Lp(R,BR, λ); dans ces deux espaces la norme d’une fonctionf sera not´ee kfkp.

1. `A chaque fonction ϕ∈ E on associe la fonction Tϕ d´efinie sur R par (Tϕ)(x) = ex/pϕ(ex).

Montrer que Tϕ∈F et que kTϕkp=kϕkp. Montrer que T est une bijection de E sur F.

2. On poseg(x) =1x>0ex/q, pourx∈R. V´erifier quegest Lebesgue-int´egrable surR. Montrer que sih est une fonction bor´elienne positive, on a

Z

R

h(y)g(y) dy≤Z

R

h(y)pg(y) dy1/pZ

R

g(y) dy1/q

.

On rappelle que sif est une fonction bor´elienne≥0 sur R, les fonctions (x, u)→f(u)g(x−u) et(x, y)→f(x−y)g(y) sont mesurables de (R2,BR2) dans ([0,+∞],B[0,+]).

3. `A toute fonction f bor´elienne ≥0 sur Ron associe la fonction f∗g, `a valeurs dans [0,+∞], d´efinie en posant pour toutx r´eel

(C) (f ∗g)(x) =

Z

R

f(u)g(x−u) du.

Montrer que

(f ∗g)(x) = ex/q Z x

−∞

f(u) eu/q du= Z +

0

f(x−y) ey/q dy.

Montrer que

(f∗g)(x)p

≤qp/q Z +

0

f(x−y)pey/q dy, puis montrer que

Z

R

(f∗g)(x)p

dx≤qp Z

R

f(x)pdx.

4. On suppose maintenant que la fonctionf est un ´el´ement de l’espace F ; montrer que la fonction y∈R→f(x−y)1y>0ey/qest Lebesgue-int´egrable surRpour presque toutx∈R, ce qui permet de d´efinir la fonctionf ∗g presque partout par l’´equation (C). Montrer quef ∗g est dans F et v´erifie l’in´egalit´e

kf∗gkp ≤qkfkp.

5. Si ϕ est une fonction de E, montrer que la fonction ψ:t >0 →t1Rt

0ϕ(u) du est dans E et v´erifie l’in´egalit´ekψkp ≤qkϕkp (utiliser la bijection T et exprimer Tψ`a partir de Tϕ).

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