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Sur la concentration du polonium

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Academic year: 2021

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(1)

HAL Id: jpa-00242233

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00242233

Submitted on 1 Jan 1907

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P. Razet

To cite this version:

P. Razet. Sur la concentration du polonium. Radium (Paris), 1907, 4 (4), pp.135-139. �10.1051/ra-

dium:0190700404013501�. �jpa-00242233�

(2)

a lieu (courbe 1;). On voit que l’importance de ladif-

i’usion est très grande. Elle donne lieu à mc ascen-

sion prématurée de la courbe. La courbe A présente

Fig. 5.

un coude beaucoup plus net que cenedelangure 2 et

aussi que les courbes théoriques dont se sert Bragg.

En vertu de la remarque faite ci-dessus, il convient de

mesurer le parcours par la distance qui donne un

accroissement d’ionisation faible mais certain. On trouve encore un nombre voisin de 5"’B5 bien que la dinusion se fasse déjà scntir a uiie distance supérieure a 4 centimètres.

Nous avons complété ces expériences en faisant une

dernière série avec un dispositif semblable au prucé- dent, mais de dimensions encore plus grandes. La lame

active aie centimètres de diamètre, la toile métal- liquc en a 8 seulement, elle recouvre la partie ceci-

trale d’une couronne circulaire en zinc de 18 centi- mètre de diamètre. Le but de ce dispositif était

d’obtenir que chaque élément de surface de la toile

métallique fut « éclairé » uniformément par la sub- stance radioactive, celle-ci pouvant être considérée

comme de largeur indéfinie. Un calcul simple montre alors, la couche acli i e étant supposée très mince, qu’on peut obteuir cc priori l’expression du courant en fonc- tion ; 10 du nombre des particules émiscs par unité

d’angle solidc; de la loi de Bragg rcliant 1 Ïonisa- tion due à une particule « a la distance (lu’ellc a

franchie dans l’air. En appelant x cette distance, i le

courant correspondant, et y l’ordonnée de la courhe de

Bragg, on doit avoir Y-x dx 2. La courbe ainsi con-

struitc. d’une façon nécessairement très grossière, rappelle par sa forme les courbes de Bragg.

1907.

Sur la concentration du polonium

Par P. RAZET,

Ancien élève de l’École de Physique et de Chimie de Paris.

1.

-

Séparation du polonium.

L polonium, produit de décomposition du ra-

dium, se rencontre dans la plupart des miné-

raux qui renferment de l’uranium. Qlmecurie 1 l’a découvert dans les résidus du traitement des pech-

blendes de Joachinlstal. Quand on traite ces résidus

pour en extraire les corps radioactifs, on sépare, sui-

vant la méthode analytique ordinaire, des sulfures, des oxydes, des carbonates ; le polonium se trouve,

avec le plomb radioactif, dans les sulfures; les oxydes

renferment l’uranium, l’actinium et le thorium;’ les

carbonates contiennent le radium.

Les résidus de Joachinlstal, dont l’activité est envi-

1. Mme CURIE. C. R., juillet 1898. Thèse de doctorat.

ron 3 fois celle de l’uranium, donnent des sulfures de bismuth polonifères et plonlbifércs d’activité 10 environ. Il faut alors séparer le polonium du plomb, puis concentrer l’activité sur une faible portion de la

substance. La séparation du bismuth et du plomb

s’effectue assez aisément, par dissolution du plomb

dans la soude caustique, et par précipitation répétée

de la solution nitrique de bismuth par l’eau i.

La séparation peut aussi se faire par entraînement

avec des corps de la famille du platine qu’on introduit

dans la solution et qu’on précipite ensuite par un réducteur2.

1. 3!DJC CURIE. Phys. ZeitschJ’., 1906, 6; le Radium, III, page 115, et II, page 360.

2. HOFFMANN, GONDER et WOLFL. Ann. (1. lilysik., 1904,

page 615 ; le Radium. II, page 560.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:0190700404013501

(3)

II.

-

Conccntratzon du polonium.

a) Précipitation des sous-nitrates.

-

La concentration peut se faire par précipitation fraction-

néc de la solution azotique par l’eau. A chaque opération on précipite à peu près les 2/5 de l’activité

totale sur 1 3 de la substance, c’est-à-dire que, si on

part de 5 kilogrammes de sous-nitrates de bismuth

polonifères d’activité 10, on précipite environ 1 kilo- gramme d’activité 20 et il reste dans les eaux 2 kilo- grammes d’activité 5.

En répétant ces précipitations fractionnées, on peut

obtenir des préparations très concentrées, d’une acti- vité égale à plusieurs milliers de fois celle de l’ura- nium. La seule di1’ficulté que l’on rencoutre réside dans la dissolution des précipités obtenus ; quelquefois cette

dissolution est aisée, mais quelquefois aussi les sous-

sels sont polymérisés et absolument réfractaires aux

attaques par l’acide; il faut alors les fondre avec de la soude et du carbonate de soude pour les dépolymériser,

et les attaquer à nouveau. Malheureusement, cette

opération ne peut sc faire sans perte de matière.

b) Précipitation par le chlorure stanneux.

Si dans une solution chlorhydrique de bismuth

polonitère, on verse peu à peu du chlorure stanneux

en solution chlorhydrique, on voit se former un préci- pité gélatineux. Ce précipité, peu abondant, entraîne

une grande partie de l’activité (environ 5/5) ; ainsi

dans une solution renfermant 2000 activités grammes

(500 gr. d’oxyde de bismuth d’activité 4), on préci- pite 1200 activités grammes (6 gr. A"== 200) et il

reste une solution de 800 activités grammes (500 gr.

A = 1,6). On rencontre encore des difficultés pour

séparer et dissoudre le précipité actif.

c) Électrolyse.

-

Un peut, pour préparer le polo-

nium, employer une méthode électrolytique. Le polo-

nium est le plus noble des produits de décomposition du

radium’. Une solution acétique contenant les radium D, E, F, ne donne à la cathode, avec une densité de

courant de 4, 10-6 ampères, que du polonium ; avec

10-5 ampères on obtient à la fois le radium E et le

radium F et avec 10-4 ampères, les radium D, E, F en- semble2. On peut de même électrolyser les solutions

nitri(lues 3, chlorhydriques et toutes les solutions acides.

d) Concentration par déplacement chi- mique. - Une lame d’un métal tel que l’argent,

moins électro-négatif que le bismuth, plongée dans

une solution acide de bismuth polonifère se recouvre

d’une mince couche d’un dépôt noir de bismuth actif;

1. Richard LUCAS. Phys. Zeil8eh., HO 10, 1906; le Radium.

III, page 186.

2. S. MEYER et E. v. SCHWEIDLER. Sitzungsb. d. K. Akad. d.

JViss in IVieit, mai 1906; le Radium, IV, page 55.

5. MARCKWALD.

l’ élÓB ation de temperture favorisc la formation de ce

dépôt; le décapage de la lame a aussi une influence favorable.

Dans une capsule recouverte d’un entonnoir, on

fait bouillir unc solution chlorhydrique saturée d’oxyde

de bismuth polanifère contenant 625 activités grammes (500 gr. A =1,25), avec une lame d’argent de

10 X 5 X 0,05 centimètres, polie sur une face. Après

5 heures d’ébullition, au cours desquelles on remplace

l’acide évaporé, on retire la lame d’argent qui s’est

recouverte d’un dépôt noir, on la lave avec des eaux

de moins en moins acides, puis avec de l’eau pure et enfin avec de l’alcool. La lame qui pesait 25,840 gr.

ne pèse plus que 24,858 granrmes; elle a perdu en

moyenne 0,01002 grammes par centimètre carré. L’ac- tivité du côté poli est 50 fois celle de l’uranium, celle du côté non poli est seulement 22,5 fois l’uranium.

La lame est mise à attaquer dans de l’acide nitrique dilué, l’argent se dissout ainsi qu’une partie de la pellicule. La partie insoluble est presque inactive

(A === 0,05). Dans la solution azotique, l’argent est précipité par IICI, le chlorure obtenu est complète-

ment inactif. Par l’ammoniaque, on obtient des oxydes qui contiennent 100 activités grammes (2 gr. A ==200)

et une liqueur bleue d’où l’hydrogène sulfuré pré- cipite une petite quantité de sulfures peu actifs

(A =0,25). On a donc concentré 64 pour 100 de l’activité totale sur un corps 160 fois plus actif que le produit initial.

Le déplacement peut ètre obtenu par d’autres métaux comme le Cu, qui déposent du bismuth actifs1.

Il peut être obtenu par lc bismuth lui-mème2 - cette méthode cst employée au laboratoire de Mme Curie3.

On dépose du bismuth sur du platine par électrolyse

et on trempe le platine bismuthé dans les solutions

polonifères 4.

La méthode de concentration par déplacement est

certainement celle qui offre le moins de difficultés ;

c’est elle que j’ai étudiée en vue de rechercher les conditions de readement maximum , avec l’espoir

d’établir une méthode simple de concentration.

III.

-

Méthode de déplacement.

Les sels employés sont des sels de bismuth polo-

nifèrcs provenant de résidus d’uranium ; ils ont été débarrassés du plomb actif par ébullition avec de la soude et par des précipitations répétées des nitrates

de bismuth par l’eau.

Les seuls rayons émis sont des rayons x, eiitiè-

1. MARCKWALD, Cité par RUIHERFORD. Ber. cl. Il. Clten/. Ges.,

n° 2, J905, page 591.

2. MARCKWALO. Cité par RUTHERFORD, le Radium II, page 359.

3. RUTHERFORD, le Radiunt, II, page 557.

4. C. Il. Acacl. des Se’., 1. CXLII, page 275; le RadÙlJn, II,

page 78.

(4)

rement absorbés par une lame d’aluminium de

0mm,025 d’épaisseur.

a) Mode opératoire.

-

J’ai étudié l’influence des principaux facteurs qui peuvent modifier les

dépôts :

10 La durée d’immersion de la lame à activer dans la solution active;

9- La nature et l’état du métal sur lequel se fait le dépôt;

5° La nature du sel actif;

4° La concentration des solutions actives;

5° L’acidité de ces solutions;

6° La température des solutions.

Les solutions sont préparées en dissolvant l’oxyde

de bismuth dans la quantité juste nécessaire d’acide.

Les lames des différents métaux ont toutes les mêmes dimensions : 1x1x0,1 centimètre; elles sont suspendues dans les solutions par des fils de lin. Le volume des solutions est régulièrement de 5 centimè- tres cubes. Les mesures de l’activité ne sont faites

qu’après que les lames ont été lavées avec des eaux de

moins en moins acides, puis avec de l’eau pure et séchées à l’air. La mesure est faite par la méthode du

quartz piézo-électriyue et dans un condensateur con-

stitué par deux plateaux de 8 centimètres de diamètre distants de 5 centimètres.

b) Durée d’immersion. - En fonction du temps, l’activité prise par la lame augmente d’abord rapide-

ment, puis plus lentement, tendant vers un maximum qui dépend du méial employé. En général la solution n’est pas complètement débarrassée du polonium,

Tableau I.

-

Solution chlorhydrique d’oxyde A = 16.

Lames 1. Solutions 1 (5 c.c.). Température 150°C.

Tableaux II et III. - Solution chlorhydrique d’oxyde A =16

Lames 2. Solutions 1 (5c.c.).

Lames 3. Solutions 1 (5 c. c ). Température 15° C.

une nouvelle lame se conduit comme la première, et

une troisième, comme les deux précédentes, les acti-

vités sont seulement de beaucoup diminuées (Ta- bleaux I, 11, III) (fig. 1).

c) Nature du métal. - Les dépôts sont bons,

c’est-à-dire tenaces, sur les métaux qui figurent dans

les tableaux, à l’exception du plomb, sur lequel le dépôt est gr( nu et se détache assez facilement. Sur le fer, le zinc et l’étain, les dépôts sont 111 au vais, ils se

Fig. 1.

détacheut et se redissolvent en partie. Le mercure et

le zinc amalgamé ne s’activent pas.

L’examen des tableaux I, II, III, montre que le

dépôt ne se fait pas également bien sur tous les nié-

taux (fig. 1). On peut classer ceux-ci dans l’ordre sui- vant Bi, Sb, Cu, Ph, Au (en solntion chlorhydrique).

d) État du métal.

-

Que les métaux soient

polis ou non, pourvu que leur surface soit propre, le

dépôt se fait aussi bien.

e) Nature du sel.

-

La nature de l’acide du sel actif a une influence très marquée sur le dépôt

de l’activité ainsi que le montre le tableau IV.

On ne peut mettre les différences observées sur le

compte de la différence de concentration, car un cer-

tain poids d’oxyde de bismuth exige pour sa disso- lution des volumes presque égaux d’acide chlorhydri-

que à 21°B et d’acide nitrique à 56° B.

Tableau IV.

-

Solution nitrique d’oxydes A =16, Lames 1.

Solutions 1 (5 c.c.). Température 15°C.

(5)

Dans la solution azotique, les dépôts ne sont bons

que sur les claatrc métaux du tableau 1 V, ; sur le

plomb, le fer, le zinc, le zinc amalgamé et l’étain, les dépôts sont très mauvais; le mercure ne s’active pas.

f) Concentration des liqueurs. - Pour étudier

l’influence de la concentration et de l’acidité, on a préparé des solutions en prenant un certain volume

de la solution rrlère saturée et en y ajoutant des volu-

mes variables d’eau et d’acide (tableau V).

On voit que le dépôt est d’autant plus actif que la solution est plus concentrée en sel actif.

Acidité des liqueurs.

-

Lc tableau V montre

aussi que le dépôt est d’autant plus actif que les

liqueurs sont moins acides.

Tableau V. - Solution mère = Solution chlorhydrique

d’oxyde A =5,5. Lames Bi 1, Solutions 1, Tempéra- ture 150° C.

Les liqueurs des quatre premières lignes ont la même concentration; celles des quatre dernières ont la lnême

acidité.

g) Température. - La vitesse du dépôt est d’au-

tant plus grande que la température est plus élevée.

Avec la solution chlorhydrique saturée d’oxydes valant

16 portée à 80° C. on peut obtenir après une demi-

heure d’immension un dépôt d’activité 500. Il faut

prendre quelques précautions lorsqu’on chaule une

solution de bismuth polonifère, car les sels de polo-

nium sont encore plus volatils que les sels de bismuth,

et il peut arriver, surtout lorsqu’on veut concentrer

des solutïons, qu’on perde une grande partie de l’acti-

vité.

h) Dépôts fractionnés.

-

Les courbes de la

figure 1 montrent que, pour une solution de concen-

tration donnée, l’activité des dépôts tend vers une limite; les tableaux II et III montrent que de nouvelles lames peuvent épuiser la solution; les lames déjà

recouvertes d’un dépôt actif dans une solution peuvent’

augmenter d’activité , si on les plonge dans une deuxième, puis dans une troisième solution de même concentration que la première (fig. 2).

Quand on emploie des oxydes d’activité 16, dissous dans la quantité juste nécessaire d’acide chlorhydrique

Fig. 2.

à 21° Beaumé, cinq lames de Bide 1x1x0,1cm, séjour-

nant chacune 24 heures dans la solution, à la tempé-

rature ordinaire, sont nécessaires pour enlever toute l’activité; la dernière lame esicomplètemeiit inactive.

(Tableau VI).

Avec la méme liqueur active, une lame de mêmes

dimensions séjournant 24 heures successivement dans

cinq liqueurs identiques atteint une activité de 6000 en-

viron, c’est-à-dire qu’elle est 575 fois plus active que le produit initial (Tableau VI).

Tableau VI.

-

Dépôts fractionnés. Solution HGl 21° B.

a=16. Lames Bi. Température 15° C. Temps crimmerston 24 heures.

IV. - Dissolution du poloni um . La figure 2 montre que l’activité déposée sur une

lame donnée immergée dans des solutions nouvelles tend vers une limite. Il arrive un moment où il faut redissoudre le polonium déposé, sur les lames, pour le

reprécipiter, par la même méthode, sur des lames beau- coup plus petites et préparées dans des conditions par- ticulières sur lesquelles nous reviendrons.

La dissolution se fait mal dans l’acide chlorhy- drique, même à chaud. A la température ordinaire, après 5 heures de contact, une lame de bismuth d’activité 2 666 possède encore une activité de 2128.

Dans l’eau régale (5 vol . HC121 0 B, 1 vol. Az 03 H 36’B)

la dissolution se fait déja mieux : une lame d’acti-

(6)

vite 1 540, tombe à 1450 après une nllllule de con- tact à la température ordinaire, la perte de poids est (!e 0,0056 gramme. Une lame d’activité 1 333, après

une minute d’imncrsion à 50°, tombe ii 1 250 en per- dant 0,0193 gramme: après 2 minutes, l’activité est

FIg. 3.

-

Dissolution du polonium dans l’acide nitrique.

520 et le poids a diminué de 0,0838 gramme ; après

5 minutes, l’activité n’est plus que 522 et la lame à

perdu 0, ’1560 gramme.

Dans l’acide nitrique à 560 B, la dissolution est très

rapide. En 5 secondes, on a enlevé la moitié de l’acti-

vité, en 10 secondes, trois quarts, en 15 secondes

environ cinq sixièmes, en 20 secondes, six septièmes,

en 30 secondes, neuf dixièmes. La perte de poids étant

environ 0,005 à 0,006 grammes par seconde (figure 5).

Pour ces dissolutions, on ne peut plus suspendre les

lames par un fil, qui serait attaqué par l’acide ; il faut

les tenir à l’aide de petits supports en fils de verre:

Le polonium se trouve maintenant en solution

nitrique avec une très petite quantité de bismuth.

Pour recommencer une opération, on le transforme

en chlorure, par évaporation au bain-marie avec de l’acide chlorhydrique, ou mieux par l’intermé- diaire d’une précipitation d’oxydes par l’ammoniaque.

V.

-

Résultats obtenus.

On peut donc facilement concentrer le polonium en le précipitant sur du bismuth, puis en le dissolvant dans l’acide nitrique. Une lame de bismuth trempée dans quatre solutions chlorhydriques d’oxydes de bismuth

valant 16, et faisant un séjour de 24 heures dans

chaque solution, acquiert une activité de 5000.

Quinze secondes d’immersion dans l’acide nitrique

suffisent pour réduire l’activité de la lame à 931 en

enlevant 0,075 gramme d’un produit d’activité 2840, représentant 263 activitésgrammes,les 85 pour 100 de l’activité mise en jeu (chaque solution, 5 centimétres

cubes, contient 4 grammes d’oxyde). Le produit final

est 177 fois plus actif que le produit initial.

Résumé.

La concentration du polonium peut être faite avan- tageusement dans les conditions suivanles :

1 ° Préparer une solution d’oxyde de bismuth polo-

nifère dans la quantité d’acide chlorhydrique juste

suffisante.

2° Préparer des lames de bismuth polies ou déca- pées.

5° Diviser la solution en N parties, y plonger des

lames de bismuth toutes les 24 heures, changer les lames, plonger les vieilles dans de nouv elles solutions,

et de nouvelles lames dans les anciennes solutions, en suivant un ordre méthodique.

40 Quand l’activité n’augmente plus assez par rap-

port a l’activité déjà acquise, plonger les lames pen- dant 10 à 15 secondes dans de l’acide nitrique.

50 Transformer la solution nitrique en solution chlorhydrique, et faire un nouveau dépôt, s’il y a lieu.

Dans une prochaine note, je montrerai comment

ces résultats peuvent être utilisés dans la préparation

de dépôts polonifères très fortement actifs.

Je tiens à remercier ici M. Armet de Lisle, qui 111’ a

autorisé à utiliser toutes les ressources de son labora- toire de recherches sur les substances radioactives.

Nogent-sur-Marne. 5 avril 1907.

Recherches sur les propriétés de l’actinium

Par T. GODLEWSKI,

Professeur à l’École polytechnique de Lemberg.

TROISIÈME PAETIE’ 1

Radioactinium.

Les expériences faites ces dernières années ont

démontre, comme on le sait, que la transformation 1. Prutiiaut de la décision favorable de la rédaction du

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pour compléter mon mémoire précédent par les travaux publiées

l’année passée, qui ont apporté des résultats nombreux et très

importants sur le sujet.

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