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Submitted on 1 Jan 1954
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Particules de grand parcours émanant des sources de
polonium.
Marie Ader
To cite this version:
60
PARTICULES DE GRAND
PARCOURS
ÉMANANT
DES SOURCES DE
POLONIUM.
Par Mlle MarieADER,
Laboratoire de Physique atomique et moléculaire, Collège de France.
Nous avons
signalé
[1]
l’émission par les sourcesde
polonium,
departicules dépassant
3,8
cm, parcours dans l’air des rayons « dupolonium.
Nous avons
pensé
que cesparticules pourraient
être dues à l’action des rayons x dupolonium
soit surl’hydrogène
del’air,
soit surl’hydrogène
dusupport,
soit sur l’humidité retenue dans la source.A cet
effet,
nous avons crupouvoir
retrouver dansces
particules,
les groupes que M. Tsien[2]
a obtenus lors du bombardement d’une substancehydrogénée
par les rayons ce dupolonium.
Après
avoirirradié,
etdéveloppé
convenablement desplaques
photographiques
C2
Ilford 100 u, nous avons mesuré un certain nombre de traces dans l’émulsion et nous avons constaté quelorsque
cenombre est d’environ 1000 à
I soo,
il semble en effet exister des groupes et l’on retrouveapproximativement
les résultats de M. Tsien. Maislorsqu’on augmente
d’une manière notable le nombre des mesures, la courbenombre-parcours,
au lieu deprésenter
despics,
devientplus régulière
etprend
une formeana-logue
à une branched’hyperbole.
Nous avons examiné 8 50o traces de
longueur
variant entre30 g
etplus
de 300 g.Or les rayons ce du
polonium
de5,2
MeV et 22 g deparcours dans
l’émulsion,
peuvent projeter
dans une substancehydrogénée
desprotons d’énergie
maximum de3,3
MeV et de parcours maximum de 8o L dans l’émulsio.n. D’où viennent alors les traces de trèsgrand
parcours mesurant de8ou
àplus
de300 p. ?
Onpeut
en attribuerquelques-unes
à l’action des rayons ce dupolonium
sur J’azote del’air,
celles dont le parcours dans l’émulsion nedépasse
pas 120,’
parcours maximum des
protons
de l’azote dans l’émulsion. Resteraient leshypothèses
de l’action des rayons ce sur lesupport
de la source, ou de l’émission de cesparticules
par la source elle-même.Nous avons fait faire des
dépôts
depolonium
surdes lames minces : 2 et
3 g d’épaisseur, d’or,
depla-tine, d’argent,
de nickel et ’depolyvinyle
etexposé
pendant
le mêmetemps
etsymétriquement
deuxplaques
photographiques
aux deux faces de ces diffé-rentes sources, de telle manièrequ’une plaque reçoit
lerayonnement direct,
l’autre lerayonnement après
traversée dusupport qui
sert d’écran.Toutes les sources ont donné dans l’émulsion des traces de
grand
parcours et de trèsgrand
parcours
allantjusqu’à plus
de300 g
et cela sur les deux faces. Ces traces de trèsgrand
parcours ont étéégalement
observées dans l’irradiation desplaques
par la méthode des tubes[3].
Nous avons aussi
placé
devant une sourcedéposée
surargent,
des écrans mincesd’or,
deplatine, d’argent
et nous retrouvonstoujours
la mêmerépartition
des traces.Le nombre des traces
dépassant
22 g dans l’émul-sion semble être environ i pour 300 ooo ou i pour5oo ooo rayons a du
polonium.
Le nombre des très
grandes
traces deplus
de 120 p. dans l’émulsion est d’environ 12 à 15 pour 1000 desprécédentes.
Les sources de
polonium
utilisées étaient d’inteil-sités variant deo,5
u.é.s. àplusieurs
centaines d’unitésélectrostatiques
et dans tous les cas nous avonsobservé dans l’émulsion des traces de
grand
parcours et de trèsgrand
parcours.N’y
aurait-il pas là une émissionspontanée
des noyaux depolonium, phénomène
rare queseule
la méthodephotographique
peut
décelerefficacement ?
Manuscrit
reçu le 14 octobre 1953.[1] ADER M., DEBIESSE J. et KAHAN T. 2014 C. R. Acad.
Sc., I952, 234, 827.
[2]
TSIEN S. T. - J.Physique Rad.,
I940, 1,
I et I03.[3]
ADER M. - J.Physique Rad.,
I952, 13,
II0-III.PROPRIÉTÉS
PIÉZO-OPTIQUES
ETÉLECTRO-OPTIQUES
DE LA BLENDE.Par
Raymond KARA,
Jean-Paul MATHIEU et HenriPOULET,
Laboratoire des Recherches physiques, Sorbonne.
La
blende,
sulfure de zincSZn,
appartient
au groupede
symétrie
T2d(F43m).
Nous nous sommesproposés
de mesurer la
biréfringence
développée
dans un cris-tal[1]
d’unepart
sous l’action d’unepression
uni-forme,
de l’autre sous l’action d’unchamp électrique
uniforme. Les mesures ont été faites par la méthode ducompensateur
deBabinet,
pour la radiation verte du mercure. La blenden’ayant
pas depouvoir
rota-toire,
les mesures sontplus simples
que pour beau-coup d’autres cristauxpiézoélectriques [2].
1. Effet
piézo-optique.
- Leparallélépipède
cristallin est observé à travers deux faces du cube. On le
comprime
sur deux faces du dodécaèdrerhom-boïdal,
au moyen d’un levierchargé
depoids
etexerçant
unepression ,par
l’intermédiaire d’une billed’acier,
d’une lame de dural et d’une lame deplomb.
La constantepiézooptique appelée
p44 parCady [3]
et 44 par Pockels
[2]
est reliée à la différence de marcheô,
exprimée
enlongueurs
d’onde)"
par la formule[4]
1
désignant l’épaisseur traversée,
no l’indice deréfraction,
P lapression,
s44 le module de torsion. On avait ), =546. 10-7 cm, 1
=i,4o3
cm, no = 2,40,
S44 =
2 2,9 . 10-12
cm2 /dyne
[4];
lapression atteignait
07dynes jcm2..
On a observé
qu’à
mesure que lapression appliquée
augmentait,
labiréfringence
croissait deplus
enplus
lentement,
en mêmetemps
que lesfranges
devenaient de moins en moins nettes. Cesphénomènes
gênants’
sont vraisemblablement dus aux