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Diffusion optique des couches minces métalliques

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Academic year: 2021

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(1)

HAL Id: jpa-00205730

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00205730

Submitted on 1 Jan 1964

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Diffusion optique des couches minces métalliques

Roger Garron, Janine Dalmas, Michel Liberman

To cite this version:

Roger Garron, Janine Dalmas, Michel Liberman. Diffusion optique des couches minces métalliques.

Journal de Physique, 1964, 25 (1-2), pp.166-172. �10.1051/jphys:01964002501-2016600�. �jpa-

00205730�

(2)

166.

DIFFUSION OPTIQUE DES COUCHES MINCES MÉTALLIQUES

Par ROGER GARRON, JANINE DALMAS et MICHEL LIBERMAN,

Laboratoire de Physique Expérimentale, Faculté des Sciences de Marseille.

Résumé.

-

On décrit une méthode nouvelle de mesure des facteurs de diffusion des couches minces métalliques. On donne quelques exemples des variations de

ce

facteur en fonction de

l’épaisseur des couches et de la longueur d’onde, pour l’aluminium, l’argent et l’or, le magnésium

et le fer. On propose

une

interprétation théorique des résultats basée

sur

la théorie électroma-

gnétique de la lumière et la structure granulaire de la couche, interprétation qui permet de retrou-

ver les traits caractéristiques des courbes expérimentales.

Abstract.

-

A

new

method is described for measuring the scattering factors of thin metallic layers.

Some examples are given of the variation of the factor as

a

function of the thickness of the

layers and of the wavelength for aluminum, silver and gold, magnesium and iron. A theoretical

interprétation of the results based upon the electromagnetic theory of light and upon the granular

structure of the layer is proposed ; this interprétation permits the characteristic features of the

experimental curves to be deduced.

LE JOURNAL DE

PHYSIQUE

TOME

25, JANVIER-FÉVRIER 1964.

Introduction.

-

Les 6tudes des couches minces

m6talliques au moyen du microscope 6lectronique

ont montre d’une mani6re certaine 1’existence d’une structure lacunaire de ces couches. Cette structure permet d’ailleurs d’expliquer les varia- tions des constantes optiques avec 1’epaisseur des

couches.

Une telle structure implique n6cessairement 1’existence d’une diffusion optique, comme cela se produit dans les suspensions colloidales m6tal-

liques. Mais alors que dans les suspensions, les granules sont r6parties en volume, le phenomene de

diffusion est ici superficiel, du seulement a des

particules de surface et son importance sera nota-

blement moindre. Aussi la mise en evidence de la lumi6re diffusée dans une direction et a fortiori la

mesure de son intensite seront des operations d6li-

cates, a la limite de la sensibilite des appareils de

detection. Et ce n’est que dans Ie cas particulier du

fluorure de calcium que P. Bousquet [1], en éclai-

rant la face hypotenuse recouverte d’une couche

mince, d’un prisme a r6flexion totale, a observe un syst6me de franges d’interférence tres contrast6es dues a la lumi6re diffus6e.

Nous avons mis en evidence et mesure la diffu- sion optique des couches minces m6talliques en

utilisant une m6thode d’int6gration du flux diffus6

dans tout 1’espace. Nous mesurons en effet non pas l’intensit6 diffusée autour d’une direction, mais le

flux total diffuse et cette extension permet d’obte-

nir un flux mesurable photoélectriquement, en

lumi6re monochromatique, meme pour des fac- teurs de diffusion tres faibles, inférieurs au cen-

tième.

Le montage utilise a ete decrit dans un precedent

article [2]. Nous rappellerons cependant briève- ment te principe de la m6thode.

La couche mince a 6tudier est proj etee sur un support de quartz serr6 dans une monture m6tal-

lique constituant l’anode d’une cellule photo6lee- trique expérimentale. La cathode en est constitu6e par la surface int6rieure d’un cylindre métaHique ferme, perc6 d’ouverture convenablement dispos6es

pour laisser passer les flux incident, transmis et régulièrement r6fl6chi, flux qui sont 61imin6s a

travers des f enetres de quartz. Par suite, seul le

flux lumineux diffuse par la couche m6tallique anodique vient frapper la cathode et le courant photoélectrique correspondant est bien entendu

proportionnel a ce flux. Un 6talonnage pr6alable

de la cathode a partir d’un écran diffusant connu et

inalterable permet de passer facilement du courant

photoélectrique au flux lumineux diffuse. Ce mon-

tage permet ainsi d’étudier les couches métalliques

sous le vide meme qui a servi a leur preparation.

Signalons que 1’anode est 6clair6e sous une inci- dence de 450 et que les couches m6talliques sont

obtenues par projection thermique ; enfin, un dis- positif annexe permet la mesure du flux incident et par suite le calcul des facteurs de diffusion.

Résultats.

-

Nous avons étudié un certain nombre de m6taux parmi lesquels l’aluminium, 1’argent et l’or, le magnesium, le fer. Nous donne-

rons ici quelques r6sultats caractéristiques pour chacun des m6taux et nous essaierons d’en d6gager

les traits communs. Chacun des m6taux a 6t6 étudié depuis la plus faible epaisseur mesurable jusqu’au metal massif pour des longueurs d’onde du proche ultra-violet variant entre 366 et 244 my.

Aluminium.

-

Les variations du facteur de dif- fusion en fonction de 1’epaisseur des couches 4 longueur d’onde constante (fig. 1) passent par des

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01964002501-2016600

(3)

167

Trr. 1.

-

Variations du facteur de diffusion 8 en fonction de l’épaisseur des couches minces d’aluminium (en mu).

maxima dont 1’abscisse depend de la longueur

u’onde. Ce maximum se deplace en effet de 60 à

45 my lorsque la longueur d’onde varie entre 366 et 244 my. Les courbes tendent ensuite vers un

palier par valeurs décroissantes. Signalons tout de

suite que cette allure simple des courbes est carac-

téristique des variations du facteur de diffusion

avec 1’epaisseur des couches pour 1’ensemble des mentaux que nous avions etudies, ainsi d’ailleurs

que le deplacement avec la longueur d’onde.

En fonction de la longueur d’onde a epaisseur constante (fig. 2), les variations du facteur de dif-

FIG. 2.

-

Variations du facteur de diffusion des couches minces d’aluminium

en

fonction de la longueur d’onde (en mu).

fusion sont plus complexes. En particulier, les

courbes pr6sentent plusieurs maxima caract6ris-

tiques de 1’6paisseur consideree. Par exemple, pour des 6paisseurs de 52 et 49 mu, les maxima succes-

sifs sont respectivement situ6s a 332, 296 et 280

pour la première, 335, 297 et 275 mu pour la

seconde. Cependant, il n’apparait pas de depla-

cement systématique du maximum vers les faibles

ou grandes longueurs d’onde lorsque 1’epaisseur

varie.

Quantitativement, les facteurs de diffusion de l’aluminium peuvent d6passer 5 % et peuvent etre

les plus importants pour 1’ensemble des m6taux

que nous avons etudies.

Argent et or.

-

Les variations des facteurs de diffusion pour ces m6taux sont semblables entre elles et présentent en outre des analogies formelles

avec les variations correspondantes de l’aluminium,

mais les valeurs maximales ne d6passent pas 1 %.

Nous donnons a titre d’exemple les variations des facteurs de diffusion de 1’argent avec l’épaisseur

des couches pour quelques unes des longueurs

d’onde Átudiées (fig. 3) : on peut y constater un

FIG. 3.

-

Variations du facteur de diffusion

en

fonction de l’6paisseur des couches d’argent (en mu).

d6placement tres net de l’abscisse du maximum

lorsque la longueur d’onde varie, dans le mame

sens que celui de l’aluminium.

Magn6sium.

-

L’6tude du metal sous le vide meme qui a servi a la preparation des couches nous a permis d’étendre nos mesures au cas d’un metal tres oxydable comme le magnesium. Les valeurs

maximales du facteur de diffusion du metal sont relativement faibles, de l’ordre de 3 %, contrai-

rement aux valeurs maximales du metal oxydé,

comme nous le montrerons plus loin.

Les figures 4 et 5 montrent quelques exemples

de variations du facteur de diffusion en fonction de

1’epaisseur a longueur d’onde constante (fig. 4) et

en fonction de la longueur d’onde a epaisseur cons-

tante (fig. 5). En fonction de l’ épaisseur, toutes les

courbes passent par un maximum dont l’abscisse

est une fonction d6croissante de la longueur d’onde

et tendent ensuite vers un palier, pour des 6pais-

(4)

FIG. 4.

-

Variations du facteur de diffusion

en

fonction de 1’epaisseur des couches minces de magnésium (en mu).

FIG. 5.

-

Variations du facteur de diffusion des couches minces de magnesium

en

fonction de la longueur d’onde (en mu).

seurs relativement faibles de l’ordre de 50 my, pour lesquelles les autres facteurs optiques n’atteignent pas la valeur limite relative au metal massif.

Les facteurs de diffusion du metal massif sont

nuls, a la sensibilite des mesures (soit une valeur

inférieure au 1/1000) pour des longueurs d’onde sup6rieures a 320 my environ. On peut eonstater

d’autre part la regularite et la simplicite des varia-

i,ions en fonction de la longueur d’onde par oppo- sition aux variations correspondants de Palumi-

uium ( fig. 2).

Si ron maintient les couches minces du m6tal au contact de l’air sous une pression de 10-3 torr

(vide primaire), l’oxydation du magnesium pro- duit des modifications tres importantes de la dif- fusion, dont les facteurs peuvent se trouver multi- pli6s par 20 et plus. Nous donnons quelques exemples sur la figure 6 de l’importance que prend

FIG. 6.

-

Variations du facteur de diffusion des couches minces de magnesium oxyde

en

fonction de la longueur

d’onde (en mu).

la diffusion apr6s ce traitement des couches : pour des epaisseur et des longueurs d’onde convenables,

le facteur de diffusion peut depasser 60 %. Signa-

lons que corrélativement, le facteur de r6flexion

régulière subit une diminution importante, dans

une proportion a peu pr6s e.gale a celle de I’accrois- sement du facteur de diffusion.

Fer.

-

Les facteurs de diffusion des couches minces de fer sont tres faibles, de l’ordre de quel-

ques milli6mes, pour les longueurs d’onde com- prises entre 313 et 244 my. Les courbes de varia- tions en fonction de 1’epaisseur présentent un

maximum tres aigu pour des epaisseurs comprises

entre 11 et 13 mlL lorsque la Jongueur d’onde passe de 313 à 244 mu (fig. 7).

FIG. 7.

-

Variations du facteur de diffusion

en

fonction

de l’épaisseur des couches minces de fer (en mu).

(5)

169

En fonction de la longueur d’onde, les courbes

passent par des maxima dont l’abscisse depend de 1’epaisseur consideree. Ce deplacement du maxi-

mum est tres apparent sur la figure 8 : sa position

passe de 265 my pour une epaisseur de 11 mu à

290 mu pour le metal massif.

FIG. 8.

-

Variations du facteur de diffusion des couches minces de fer

en

fonction de la longueur d’onde (en mu).

La consideration de l’ensemble des courbes que

nous avons trae6es conduit a d6gager les propri6t6s

suivantes communes a tous les m6taux :

1. A longueur d’onde constante, les variations du facteur de diffusion en fonction de 1’epaisseur

des couches présentent une valeur maximale dont l’abscisse depend non seulement du metal consid6r6 mais aussi de la longueur d’onde.

De plus, 1’epaisseur critique pour laquelle se produit ce maximum est une fonction réguliè-

rement variable de la longueur d’onde.

2. A epaisseur constante, les courbes de diffusion

présentent un maximum dans tous les cas sauf celui de l’ahiminium pour lequel les variations du facteur de diff usion sont complexes.

Dans le cas ou le maximum est unique, l’épais-

seur correspondante a ce maximum se d6place régulièrement, suivant le metal, vers les faibles ou

grandes longueurs d’onde lorsque l’épaisseur aug- mente.

3. Quantitativement, les valeurs maximales des facteurs de diffusion dependent d’une mani6re

importante du metal considere : elles peuvent

varier de quelques milli6mes a quelques centi6mes ;

1’etude du magnesium montre d’autre part l’impor-

tance de 1’oxydation, meme partielle. Ces remar-

(tunes conduisent a lier en particulier le facteur de diffusion a l’indice de refraction complexe du

metal.

Interpr6tation théorique des r6sultats.

-

Nous proposons une interpretation bas6e sur la th6orie electromagnetique classique, en admettant une

structure granulaire des couches. Nous traitons ici

le cas particulierement simple d’une couche cons-

titu6e de petites spheres metalliques, de dimensions

al6atoires autour d’une valeur moyenne caract6-

ristique de 1’epaisseur de la couche. Nos hypotheses

de base sont les suivantes :

1. La couche presente une structure granulaire, chaque grain 6tant considere en premiere approxi-

mation comme une petite sphere de diam6tre e’gal

a a.

2. Pour chaque epaisseur massique d, les dia-

m6tres a sont r6partis de façon al6atoire autour du

diam6tre moyen a. Afin de donner une application

coner6te de nos calculs, nous expliciterons plus

loin la fonction de r6partition des grains suivant la statistique de Maxwell-Boltzmann.

3. L’indice complexe de chacune des spheres est

celui du metal massif..

4. Nous ne considererons ici que la diffusion

simple, c’est-à-dire que nous admettrons que la diffusion totale est la somme des diffusions de

chaque grain. Cette restriction est moins limitative que dans le cas de la diffusion volumique, car la

diffusion multiple ne peut se produire que pour la lumi6re diffus6e tangentiellement a la couche.

Dans ces conditions, soit Q(a, X) le facteur de

diffusion d’une sph6rule de diam6tre a.

Le flux lumineux diffuse par une particule dans

tout 1’espace sera : Q(a, À). I(a) of I(a) est le flux

lumineux requ par une particule.

Pour dN spheres de diametres compris entre a et a + da

On en d6duit le flux total diffusé :

et le facteur de diffusion totale :

ou C est le flux incident sur la couche, .No le

nombre total de particules.

Les diff6rents facteurs qui interviennent sous le

signe somme peuvent s’expliciter de la facon sui-

vante : ’

1. Facteur de diffusion Q(a, À).

Le calcul du facteur de diffusion d’une sphere a

ete effectue par Mie [3] d’apr£s la th6orie 6lectro-

magn6tique classique. On sait que l’on peut

ecrire [4] :

ou zx est une fonction des param6tres de Mie, (Iv

et pv telle que :

cm

(6)

Les paralnètres de Mie, av et pv sont des series altern6es rapidement convergentes tant que a n’est pas trop grand. Ils sont fonctions respectivement

des quantit6s a’et p

=

lnx, ou m est l’indice com-

plexe du metal constituant la sphere.

2. Le flux lumineux I (a) reçu par une sphere de

diamètre a peut s’ecrire

si E est 1’eclairement constant sur la surface.

En fonction du flux requ :

ou S est la surface totale de la couche.

3. D’apr6s nos hypotheses, nous prenons comme

r6partition des diamètres autour de la valeur moyenne une fonction de Maxwell-Boltzmann, soit

pour le nombre de spheres dont le rayon est com-

pris entre a et a + da une expression de la forme :

En 6crivant d’autre part que le nombre total de

particules est 6gal a No :

En utilisant ces expressions, nous pouvons ecrire le facteur de diffusion total :

On peut dans cette expression dimmer le nombre

total No de particules qui est une fonction de a en

introduisant un facteur de remplissage g tel que

s

=

g S, s 6tant la surface r6ellement recouverte par le metal. En effet, on a :

D’oii 1’expression de 3 :

avec

La valeur de F(-a-, X) ne peut etre calcul6e que par integration graphique car on ne connait pas

d’expression analytique simple de Q(a, X). Remar-

quons d’autre part que le coefficient 6, qui carac-

térise la repartition de la grosseur des grains, reste

arbitraire.

Application au cas du fer.

-

Nous avons expli-

cite les calculs precedents dans le cas des couches iiiinces de fer pour lequel l’indice complexe relatif m

pst connu dans l’ultraviolet avec une precision

suffisante. L’expression du facteur de diffusion

th6orique que nous avons calcule contient le coef- ficient

a

que nous devons choisir arbitrairement.

En effet, ce param6tre caractérise l’amortissement de la fonction de distribution autour de la valeur moyenne et on peut penser que

a

doit d6pendre

non seulement du metal projet6 mais encore de

1’6tat du support sur lequel on le projette.

II est possible aussi que

6

soit fonction de 1’6pais-

seur des couches. Nous avons donc étudié tout d’abord l’influence de ce parametre sur le facteur

de diffusion th6orique 8 pour ]a longueur d’onde

À

=

265 mfL (fig. 9). On peut constater que les variations de

a

n’entrainent pas de modifications

FIG. 9.

profondes dans 1’allure g6n6rale des courbes du facteur de diffusion th6orique en fonction du dia- metre moyen. Toutes les courbes présentent un

maximum tres net autour de a === 150 my et nous ne pensons pas que les variations de

a

avec 1’epais-

seur des couches puissent alterer de fagon sensible

les r6sultats qualitatifs que nous allons exposer maintenant.

Nous avons calculé et trace les variations du facteur de diffusion th6orique dans le cas du fer,

au facteur de remplissage pr6s, pour des diam6tres moyens variant de 0 a 250 mu a longueur d’onde

constante (fig. 10) ainsi que les variations en fonc- tion de la longueur d’onde a diam6tre moyen constant ( fig. 11). La consideration de ces courbes fait apparaitre les points suivants :

-

a diam6tre moyen constant, en fonction de la longueur d’onde (fig. 11) les courbes passent par des maxima pour des diam6tres superieurs a 50 my.

D’autre part, on peut constater que l’abscisse de

ces maxima est une fonction nettement croissante

du diam6tre moyen des grains : ]a longueur d’onde

correspondante au maximum passe de 258 a 290 mu

(7)

171

FIG. 10.

FIG. 11.

lorsque le diam6tre moyen passe de 100 a 250 mu.

Ce deplacement est a rapprocher directement des r6sultats expérimentaux (fig. 8). Remarquons en

effet que la multiplication de chacune des courbes par un facteur g constant n’altère pas nos con- clusions sur le d6piacement du maximum ;

-

a longueur d’onde constante, en fonction du diam6tre moyen, on peut constater sur la figure 10

un 16ger deplacement du maximum vers les faibles diam6tres lorsque la longueur d’onde passe de 244 a 302 mu, en bon accord qualitatif avec les r6sul-

tats expérimentaux (fig. 7). On peut admettre en premiere approximation que la variation du fac- teur g pour une faible variation d’épaisseur n’agira

pas de fagon sensible sur 1’allure de ces courbes.

Enfin, du point de vue quantitatif, les valeurs maximales des courbes th6oriques 8 jg et des

courbes expérimentales à

=

leA) sont du meme

ordre de grandeur compte tenu des valeurs pos- sibles de g. En eff et on peut obtenir une relation simple entre 1’epaisseur massique d et le diam6tre

moyen des particules en 6crivant que l’ épaisseur

est 6gale au rapport du volume occupe par les

particules a la surface totale de la couche, soit :

Or : d’ou

et la comparaison des points caractéristiques des

courbes th6orique et expérimentale, tels que l’abscisse du maximum, permet de calculer le fac-

teur g. Nous avons trouve pour le maximum des courbes g = 0,46, valeur tout a fait possible.

Conclusion.

-

La m6thode de mesure que nous avons mise au point nous a permis 1’etude des fac-

teurs de diffusion de quelques m6taux sous un angle d’incidence de 450. Les r6sultats obtenus font

apparaltre d’une part des variations importantes

de la diffusion aussi bien avec l’épaisseur des

couches qu’avec la longueur d’onde, d’autre part, permettent de fixer 1’erreur maximale dans le cal-

cul des flux r6ellement absorb6s puisque l’on sait

qu’il est de pratique courante de negliger la dif-

fusion dans toutes les 6tudes relatives a 1’absorp-

tion des couches minces. N’ous nous proposons d’étendre prochainement nos mesures a d’autres

m6taux, ainsi que de modifier le montage en vue de

faire varier F angle d’incidence du flux lumineux

sur la couche ; il serait 6videmment d’un intérêt certain de mesurer les facteurs de diffusion en inci- dence normale. D’autre part, nous nous proposons

un essai d’extension de ces mesures aux radiations visibles par le choix d’une cathode appropri6e.

Au point de vue th6orique, sur la base de la

th6orie électromagnétique classique, et de la struc-

ture granulaire de la couche suivant un modèle

simple, nous avons pu retrouver qualitativement

les aspects caractéristiques des courbes de diffusion du fer, en admettant pour le metal en couche minces l’indice complexe du metal massif. Le mo- d6le choisi, a savoir des petites spheres m6talliques

dont les diam6tres sont de dimensions al6atoires autour d’une valeur moyenne, ne constitue qu’une premiere approximation. Cependant, telle quelle, la comparaison des r6sultats th6orique et exp6ri-

mentaux peut apporter des renseignements sur la

structure des couches minces, en liaison avec

1’etude de microphotographies au microscope 6lee- tronique.

Discussion

M. GRARD. - La th6orie proposee permet-elle de

determiner la valeur absolue de l’intensit6 de la lumi6re diffus6e ? Peut-on retrouver a partir de

cette th6orie le pouvoir de reflexion qui serait un

(8)

cas particulier (la distribution angulaire de ]a

lumi6re diffusée devant presenter un pic a 1’epingle

de réflexion) ?

M. GARRON. - Nous ne nous sommes int6ress6s

jusqu’ici qu’au flux total diffuse par la couche, et

ceci pour comparer les courbes th6oriques et exp6-

rimentale. Mais je pense qu’il est possible de cal-

culer a partir de cette th6orie la distribution angu- laire de l’intensit6 diffus6e, et en particulier l’inten-

site de la lumiere régulièrement réfléchie, bien entendu, au facteur de remplissage pr6s.

BIBLIOGRAPHIE [1] BOUSQUET (P.), Thèse, Ann. Physique, (13), 1957, 2,

163.

[2] DALMAS (J.) et GARRON (R.), Revue d’Optique, 1963, 6,

282.

[3] MIE (G.), Ann. Physik, 1908, 25, 377.

[4] VAN

DE

HULST (H. C.), Light scattering by small par- ticles, Capman et Hall, London, 1957.

SUR LES PROBLÈMES THÉORIQUES DES ANOMALIES OPTIQUES DES COUCHES MINCES

EXPOSÉ D’ENSEMBLE Par H. MAYER,

Institut de Physique de Clausthal, Allemagne.

Résumé.

2014

L’auteur examine tout d’abord quels sont les mécanismes d’absorption possibles

du point de

vue

de la théorie quantique de l’action mutuelle dans

un

métal, du rayonnement et

des électrons

«

libres

».

Il discute ensuite les essais d’interprétation théorique des anomalies optiques

des couches métalliques minces à partir des divers types de structure possibles pour de telles couches.

Abstract.

-

First the author examines possible absorption mechanisms from the point of view

of the quantum theory of interaction of radiation with

"

free

"

electrons in

a

metal.

Attempts at the theoretical interprétation of the optical anomalies of thin metallic layers for

different possible types of structure are critically reviewed.

Zusammenfassung.

-

Nach einem einleitenden Überblick über die qùantentheoretisch môgli-

chen Absorptionsmechanismen bei der Wechselwirkung

von

Strahlung und " freien

"

Elektro-

nen

in einem Metall werden

an

Hand einer Skizze möglicher Typen

von

Schichtstrukturen die

vorliegenden theoretischen Versuche erörtert, die die optischen Anomalien dünner Metallschichten

zu

deuten versuchen.

LE JOURNAL DE

PHYSIQUE

TOME

25, JANYIER-FEVRIER 1964,

Introduction.

-

Les deux grandeurs physiques

dont nous nous servons afin de caract6riser les pro-

pri6t6s optiques d’un metal l’indice de réfraction n et l’indice d’absorption k, sont liees par la relation

n+

=

n - ik (1)

n+ 6tant l’indice complexe de refraction.

Ces deux grandeurs optiques sont li6es a deux

grandeurs electriques : la constante di6lectrique c

et ]a conductibilit6

(1

d’un metal, par les equations

de Maxwell, qui d6crivent les radiations 6lectro-

magn6tiques comme des ondes. En considérant,

pour simplifier, seulement des metaux ayant la

permeabilite magnétique u = 1, et en d6signant

par (i)

=

2nv la pulsation de l’onde 6lectroma-

gnétique incidente, ces relations sont :

d’oii

Les equations de Maxwell d6crivent, d’une façon classique, I’action mutuelle entre une onde 6lectro-

magn6tique et le metal. L’absorption est donn6e

par le produit nk, elle est donc déterminée, selon (3),

par la conductibilit6 a. En introduisant pour

s

la valeur de la conductibilit6 normale pour des cou- rants continus, on obtient « l’absorption de conduc- tibilite », la seule possible dans le cadre de la th6orie

classique. Le mouvement des electrons, provoqué

par le vecteur 6lectrique de l’onde lumineuse, cor- respond a un courant electrique qui, a cause de

la conductibilit6 limitée du métal, produit de la

chaleur.

Le phénomène de 1’effet photoélectrique exter-

ne des métau4 a montre, pour la premiere fois,

Références

Documents relatifs

Dans ces conditions, l'utilisation de la relation (2) ne présente aucun avantage par rapport à la relation (1). b) Le libre parcours moyen des électrons de conduc- tion

à celui du métal massif. Nous avons déjà signalé que cette interprétation n’est pas correcte, les couches n’étant plus continues mais granulaires. Les courbes,

Nous pouvons donc dire que, dans le cas des couches minces de fer, l’expérience est en accord. avec les théories

Les variations de la résistance d’une couche mince sont en effet beaucoup plus sensibles que les carac- téristiques optiques à la pureté du métal, à la pres- sion

qu’il s’agit évidemment d’électrons métalliques ordinaires, mais dont le mouvement n’a lieu que dans les deux directions .l et

qui ont été brièvement exposés ici montrent qu’au point de vue de l’effet de scintillation les couches minces discontinues d’argent ressemblent plus

Pour bien déterminer la courbe dans cette région, nous avons dû faire des mesures très serrées en. employant les raies

du tenir compte de la courbe de r6partition des dimensions, tant par l’interm6diaire de p, que dans les corrections de libre parcours appliqu6es. aux constantes