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Academic year: 2021

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(1)

HAL Id: jpa-00205729

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Submitted on 1 Jan 1964

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La diffusion de la lumière par les couches minces d’argent granulées

K. Grigorovici, G. Giobanu

To cite this version:

K. Grigorovici, G. Giobanu. La diffusion de la lumière par les couches minces d’argent granulées. Jour-

nal de Physique, 1964, 25 (1-2), pp.161-165. �10.1051/jphys:01964002501-2016100�. �jpa-00205729�

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LA DIFFUSION DE LA LUMIÈRE PAR LES COUCHES MINCES D’ARGENT GRANULÉES

Par K. GRIGOROVICI et G. GIOBANU,

Institut de Physique de l’Académie de la République Populaire Roumaine, Bucarest.

Résumé.

-

La distribution angulaire mesurée de l’intensité de la lumière diffusée par des

couches d’argent granulées s’accorde avec la théorie de Mie, si on tient compte de l’interférence des ondes diffusées par toutes les particules. Un tel accord ne s’obtient pas pour la distribution spectrale,

même si on corrige les constantes optiques, en tenant compte de la réduction du libre parcours des électrons par la surface limite du grain.

Abstract.

-

The measured angular distribution of the intensity of the light scattered by granular

silver layers agrees with the theory of Mie if the interférence if the waves scattered by all the particles is taken into consideration.

Such agreement is not obtained for the spectral distribution, even if a correction is applied fur

the optical constants, taking into account the réduction of the free path of the electrons by the boundary surface of the grain.

PHYSIQUE 25, 1-964:

Les anomalies des constantes optiques observ6es depuis longtemps dans le cas des couches m6tal-

liques tres minces, obtenues par evaporation sous vide, s’expliquent d’une part par la difference entre leur structure g6om6trique r6elle

-

ensemble plan

de particules de forme aplatie, plutot mal defini

-

et la structure g6om6trique qu’on leur attribue

dans Ie calcul

-

couche, homogène, plane, à faces parall6les. Il en r6sulte que la transmission et la reflexion de la lumi6re par ces couches sont en

realite une consequence de la diffusion de la lumi6re par cet ensemble de particules, dans des directions d6termin6es par le faisceau incident et le plan du support. D’ou le suce6s, relatif, des theories qui emploient ce modèle, pour en d6duire les valeurs des constantes optiques effectives d’une couche

granul6e, ayant la meme epaisseur moyenne qu’une

couche supposee plane et a faces parall6les [1].

D’autre part, ces anomalies sont dues aussi a la difference entre les dimensions des cristallites dans les couches metalliques 6vapor6es et les dimensions

des cristallites dams le metal massif. On peut obtenir, par evaporation lente sur des supports refroidis, des couches d’argent relativement 6paisses

avec une conductivite 6lectrique de quelques ordres

de grandeur inférieure a celle du metal massif et

qui sont transparentes a la lumiere ; un traitement thermique appropri6 entraine leur recristallisation et rétablit la conductivite et les propri6t6s optiques

normales des couches, c’est-à-dire leur opacite et

leur eclat m6tallique [2].

Tandis que dans la plupart des travaux on

mesure la reflexion et la transmission, nous avons

mesure la diffusion de la lumi6re sur des ensembles

plans de particules d’argent, avec une forme g6o- m6trique bien d6finle, obtenus par un traitement

thermique de 2 a 4 heures a 300 a 400°C des couches minces d’argent (6paisseurs 30 a 300 Å), d6pos6es

par evaporation sous vide sur des supports en verre.

Les granules 6talent pratiquement des h6mi-

sph6res monocristallines [3]. La densite et la courbe

de r6partition des dimensions des granules ont 6t6

déterïninées a I’aide d’un microscope 6lectronique,

par observation des r6pliques de collodion de la

surface des supports en verre, qui contenaient les

granules qui couvraient anterieurement cette sur-

f ace.

La distribution angulaire et spectrale de la

lumi6re diffus6e par les couches granul6es était

d6termin6e a 1’aide d’une lampe a mercure à

haute pression, munie de filtres « monochroma-

triques » de Schott-Jena, comme source de lumi6re,

et d’un photomultiplicateur mont6 sur un gonio- m6tre, comme r6cepteur. Des couches témoins, qui

n’avaient subi aucun traitement thermique, ne

montraient pas de diffusion mesurable, tandis que les couches trait6es thermiquement pr6sentaient

une diffusion aisément d6celable, meme a 1’oeil.

Le but de ce travail est d’6claircir deux ques-

tions, qui nous semblent etre rest6es sans r6ponse

satisfaisante :

1. Pourquoi la diffusion de la lumi6re par les couches metalliques granul6es a-t-elle pu si long- temps échapper a l’observation et pourquoi peut-

elle etre negligee dans le calcul des constantes

optiques effectives, bien qu’elle soit le phenomene fondamental, qui devrait expliquer le compor- tement anormal de ces couches ?

2. Est-ce que les petits granules de métal, qui

diffusent la lumi6re, ont les memes constantes

optiques que le metal massif ?

R6pondre a ces deux questions, c’est comparer les r6sultats expérimentaux a des r6sultats obte-

nus a I’aide de la th6orie de la diffusion de la

lumiere, c’est-h-dire de la th6orie de Mie, avec tous

ses perfectionnements ult6rieurs. 11 y a pourtant certaines difficultés, que nous voulons d’abord 6nu-

m6rer, en indiquant en meme temps la solution

que nous leur avons donn6e.

a) Les particules d’argent ne sont pas sph6riques

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01964002501-2016100

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162

et ne soiit pas baignees par un seul milieu optique.

Nous admettrons pourtant que nos hemispheres

sont 6quivalentes a des spheres de meme rayon r, a condition que p = 27ur/X soit petit par rapport

a l’unit6

-

ce qui a ete prouv6 par l’un de nous pour des hemispheres di6lectriques [4]

-

et qu’elles

sont baign6es par un milieu unique d’indice de r6- fraction moyen n = vf(l +-4) 12, ou nv est l’indice

de refraction du verre. Done, la comparaison avec

]a th6orie, surtout en ce qui concerne la d6pen-

dance spectrale de la diffusion, sera possible seule-

ment pour les granules pour lesquels p « 1.

b) La densite superficielle no des granules variait

dans nos experiences entre 109 et 1011 granules

par cm2. On doit donc tenir compte des effets d’ensemble, c’est-à-dire de l’interaction des ondes diffus6es par les differentes particules. Supposons

que la couche, de’ dimensions A X B, se trouve

dans le plan des x, y et que l’incidence de la lumi6re soit normale, c’est-h-dire suivant 1’axe des z (fig. 1) -

Le r6cepteur P tourne a distance constante, grande

par rapport a A et a B, autour du centre de la

couche dans le plan x, z ; sa position est donc carac-

t6ris6e par les angles cp

=

0 et p. A cause des di-

mensions finies de la surface rect4ngulaire du recepteur, celui-ci recevait la lumi6re diffus6e sous

un angle solide caractérisé par les intervalles + ?o

a - go et p + Ap h p - Ap, ofl go = 0,012 et Ap == 0,018. Si la couche contient sur toute sa

surface N = no AB particules identiques, distri-

bu6es au hasard, l’intensit6 I diffus6e par cet

ensemble de particules dans la direction (p, p peut

etre calcul6e en premiere approximation, d’après

la m6thode de l’équation integro-diff erentielle de la diffusion, indiqu6e par Chifrine [5]. On obtient [6]

où 10 est l’ititeiisit6 diitusee par une seule particule

isol6e et k == 2Tc/X est le vecteur d’onde. L’inten-

site moyenne rcgue par le r6cepteiir ut,ilise dans

nos experiences sera done

oiz Si(x)

--

six) + 7t/2 est Ie sinlls intégral.

FIG. 1.

c) Les constantes optiques de Fargent massif

iitilis6es dans nos calculs sont celles de Schulz [7], complétées, si besoin 6tait, par les valeurs de Minor [8]. Nous admettrons que, dans le domaine

spectral explore jusqu’A present, les constantes optiques resultent des relations de dispersion

c’est-a-dire de la superposition des actions indo-

pendantes des electrons quasi-libres et d’une seules resonance des electrons lies. A et y « w peuvent

etre d6duits des valeurs des constantes optiques

dans le proche infrarouge, tandis que B, wo et r 0 resultent des donnees experimentales, pas tres con-

cordantes, dans le visible et surtout dans l’ultia- violet. En tout cas le rapport Yo/y est de l’ordre

de 102.

11 n’y a pas, a notre connaissance, une theorie de

l’influence des dimensions finies d’un cristal sur la structure des bandes d’6nergie, qui puisse nous

servir a calculer les modifications possibles de la position et de la largeur de la bande d’absorption

situ6,e a environ 2 200 Å pour des spheres d’argent

de plus en plus petites. En tous cas une influence

des dimensions du cristal sur la largeur de cette

bande d’absorption, du fait des chocs diffusants

entre les electrons excites et la surface limite du

cristal, ne peut pas etre envisag6e, 6tant ldonnée la

faible valeur du rapport y/Yo’

Faute de mieux, nous avons donc calcule seule- ment les modifications des constantes optiques

dues a la variation de y avec le rayon r des spheres d’argent, ce qui affecte seulement le premier terme

de 1’expression (4).

Dans ce but, nous avons calcule la variation de

la conductivité Gr d’une sphere metallique avec ]e

(4)

rapport rll entre le rayon r de la sphere et le libre

parcours moyen l des electrons dans la bande de con-

duction, dans le cas d’un champ 6lectrique radial. La

relation exacte pour ar la 0 comporte des int6- grations numeriques ; nous avons constate que, pour r 0,5 t,1a relation d’Euler [9] ar la 0 = r Jl

est suffisamment precise pour qu’on puisse 1’em- ployer dans ce cas. En admettant, comme d’ordi- naire, y - 1/a, nous avons done calcule comment

n depend de k et de r pour l’argent (1 = 564 A) (1).

d) Les granules n’avaient pas tous les memes dimensions. C’est dans le calcul th6orique de la dependance spectrale de la diffusion que nous avons

du tenir compte de la courbe de r6partition des dimensions, tant par l’interm6diaire de p, que dans les corrections de libre parcours appliqu6es

aux constantes optiques.

Les r6sultats expérimentaux obtenus pour la

repartition angulaire de l’intensit6 de Ia. lumi6re

monochromatique de longueur d’onde X = 5 770/

91 A, diffus6e par deux couches d’aspect tres homo- gene et de densit6s tres différentes de particules, sont repr6sent6s par les points et les croix sur la figure 2.

FIG. 2.

La courbe en pointiII6 repr6sente la r6partition 10 d’apr6s Rayleigh, qui diffère peu, surtout pour

00 , P 900, de la courbe exacte calcul6e d’après

Mie avec les constantes optiques du metal massif

ou avec les constantes optiques corrig6es pour les effets de libre parcours des electrons. Les courbes (1) N’ayant pas affaire a des spheres, mais a des h6mi-

sphères, nous avons utilise dans le calcul un rayon effectif reff

=

Blr3/2

=

0,794 r, oft r est le rayon de l’hémisphère.

en trait plein sont calcul6es a 1’aide de la for- mule (2), pour les dimensions (A = 0,1 ; B =1cm)

de la section du faisceau de lumiere incidente et la densite no inscrite sur la figure 2. La concordance

peut etre consideree comme satisfaisante, surtout

si on tient compte de 1’erreur statistique qui affecte

la valeur de no, le d6nombrement des particules

dans l’image microscopique 6tant fait sur une sur-

face qui repr6sentait environ un millioni6me de la surface diffusante.

TABLEAU I

Dans le tableau I nous avons compare aussi,

pour quelques couches de densite de particules no, les valeurs de l’intensit6 diffusee a 100 et le rapport

des intensit6s diffus6es a 900 et a 100 avec les memes valeurs calcul6es. De nouveau la concor-

dance s’avere satisfaisante.

II r6sulte de cette comparaison entre l’expérience

et la th6orie que, surtout dans le cas des couches tres minces granul6es, la diffusion de la lumi6re diminue rapidement avec l’angle de diffusion, pou- vant donc échapper aisement a l’observation, tan-

dis que la lumière diffus6e aux petits angles est

intense et est g6n6ralement enregistr6e en m6me temps que la lumi6re transmise.

Donc, non seulement l’observation de la couche

au microscope 6lectronique, mais aussi la mesure

de la diffusion de la lumi6re aux tres petits angles permettent de verifier la continuité des couches

m6talliques et meme d’évaluer la densite des gra- nules..

L’intensité relative de la lumi6re diffus6e, mesu-

ree en fonction de x, pour la couche, avec

no = 9,84 X 101° cm-2, est representee, pour divers angles d’observation p, sur la figure 3.

FIG. 3.

(5)

164

Une courbe analogue, obtenue pour une couche à

densite beaucoup plus petite de granules (no = 1,5 X 1.09 cm"2), est representee sur la figure 4. La comparaison avec un calcul th6orique

n’est possible que dans le premier cas, pour des raisons déjà expos6es.

FIG. 4.

La figure 5 repr6sente la courbe experimentale

pour no = 9,84 X 101° cm-2 et p = 30° en echelle logarithmique et trois courbes calcul6es : l’une (1),

en utilisant les constantes optiques du métal massif

tenant compte de 1’effet, d’ensemble et consid6rant la couche comme compos6e d’une seules sorte de

FIG. 5.

granules, ayant la dimension moyenne expérimen-

tale (r = 150 A) ; l’autre (2), en utilisant, dans les

memes conditions qu’auparavant, les constantes optiques corrig6es pour 1’eff et de libre parcours des

electrons ; la derni6re (3), en tenant compte, dans

les conditions pr6c6dentes, de la courbe de r6par-

tition des dimensions des granules. L’intensité dif-

fus6e, non corrig6e pour 1’effet d’ensemble, Io, a 6t6

calcule a 1’aide de la formule

Celle-ci r6sulte, comme approximation satis- faisante, des formules exactes de Mie [5] dans les

conditions p 1, 1 mP 1 et n2 k2 (m est

l’indice complexe de refraction relatif de la sphere).

Cos conditions sont remplies pour 1’argent sur

du verre dans le domaine spectral 3 500 a 6 000 A.

Il est evident que la correction de libre parcours des electrons de conduction, appliqu6e aux cons-

tantes optiques de 1’argent, reduit la difference entre la courbe th6orique et la courbe exp6rimen- tale, sans pouvoir pourtant les mettre d’accord.

Mais, le calcul plus exact, qui tient compte de la r6partition r6elle des dimensions des granules,

d6truit presque entièrement l’amélioration obtenue parce que, conformément a la formule de diffu- sion (5), l’action diffusante des granules de grande dimension, pour lesquels les corrections de libre parcours sont négligeables, est prépondérante.

I1 est extreruement peu probable que la díffé-

rence restante soit 1’effet de la forme asym6trique

des particules ou de l’utilisation d’un seul indice de réfraction moyen pour d6crire l’influence des deux milieux environnants. En effet, dans le cas

des petites particules (r = 150 A), aucune diff6-

rence entre les valeurs expérimentales de l’intensit6 diffusée n’a pu etre constat6e, quand la lumi6re

incidente venait du cote verre ou du cote air. Dans le cas des grandes particules, une telle difference,

et m6me notable, existait.

II r6sulte donc de notre analyse, que les anoma- lies des constantes optiques des couches tres minces

ne sont pas simplement 1’eff et de la granulation

de ces couches. Il faut tenir compte aussi des modi- fications des constantes optiques des granules. Ces

modifications ne peuvent etre attribuées seulement a la reduction du libre parcours moyen des electrons de conduction ; on doit admettre aussi une influ-

ence des dimensions r6duites des granules sur la position et la largeur de la bande d’absorption

situ6e a N 2 200 Å et attribuee aux transitions 3d - 4s, 4p.

Cette conclusion s’accorde avec les donn6es expe-

rimentales existantes.

(6)

D’abord, la th6orle de Mie donne la position

exacte de-la bande d’absorption ou du maximum

de diffusion dans le cas des couches minces a tr6s

petits granules ou des systèmes colloidaux a parti-

cules sph6riques englob6es dans un cristal (~ 4 100 A pour 1’argent sur verre [10], 4 325 Å

pour I’argent dans NaCI [11], N 5 500 A pour For dans SiO, [12], N 5 500 Å pour le Na dans NaCl [13]). C’est la consequence du fait que, dans le cas des m6taux alcalins ou nobles, pour lesquels

ra « k, la condition de cc résonance )), c’est-a-dire la

position spectrale du maximum d’absorption de

la lumi6re dans le syst6me diffusant, s’écrit sim-

plement k2 = 2. Cette position est donc peu influen-

c6e par les variations de 1’indice de refraction, qui determine cependant la valeur maximale due coeflicient de diffusion ou du coefficient d’ab-

sorption.

En outre, la forme de la courbe d’absorption de

la lumi6re par le Na colloidal dans les cristaux de NaCI s’accorde sans diffculté avec la th6orie de Mie [13]. C’est, d’une part, la consequence du fait

que le libre parcours moyen des electrons de con- duction est plus petit que dans 1’argent et, donc,

les corrections de libre parcours y sont beaucoup

moins importantes. D’autre part, il n’y a pas dans le Na de bande d’absorption connue, qu’on put

attribuer a une transition entre bandes.

Pour 1’argent la situation est compl6tement diff6-

rente. Geck [11] a r6ussi a mettre d’accord avec la

th6orie de Mie ses r6sultats expérimentaux con-

cernant 1’absorption de la lumi6re dans le NaCI contenant de 1’argent colloidal, en utilisant les constantes optiques de Minor [8], qui sont plus

favorables de ce point de vue que celles de Schulz [7], et une formule de diffusion, qui n’est

pas valable pour les particules d’argent. Si on

refait le calcul avec la formule juste et les cons-

tantes de Schulz, l’accord entre la th6orie et l’expé-

rience disparait tout a fait ; comme dans notre cas, la résonance caleul6e est beaucoup plus aigue qu’en

realite.

11 est peut-etre permis de’supposer, que la per- turbation de la periodicite du reseau cristallin par la limitation du volume d’un cristal aura un effet

analogue sur la structure de ses bandes d’énergie à

la perturbation de la periodicite due a 1’amorphi-

sation (ou liquefaction) d’un solide cristallin.

D’après les plus recents travaux théoriques, l’amor- phisation devrait entrainer un elargissement des

bandes permises et un rétrécissement des zones

interdites. Du point de vue optique, une telle modi-

fication se manifesterait par un, deplacement vers

des fr6quences plus basses et par un 61argissement

des bandes d’absorption correspondant a des tran-

sitions entre bandes. Un tel effet, meme tres r6duit,

affectant la bande d’absorption de 1’argent situ6e

a 2 200 Å, pourrait etre suffisant pour mettre d’accord les valeurs calcul6es de l’intensit6 diffus6e

avec les r6sultats expérimentaux.

Un essai pour expliquer les propri6t6s optiques des

couches minces granul6es d’or par une resonance du plasma 6leetTonique [12] doit encore etre dis-

cut6. En effet, les oscillations du plasma 6lectro- nique dans les m6taux ont une frequence propre de

l’ordre 1016 Hz et cette frequence depend du milieu

environnant. Pourtant, le procédé de Hampe

d’identifier sans justification le maximum d’absorp-

tion d’un système colloidal de spheres d’or ou de

sodium avec la fréquence de resonance des oscil-

lations du plasma 6lectronique, sans tenir compte

que cette frequence r6sulte sans aucune difficulté

de la th6orie de Mie, nous parait arbitraire et nous

fait douter de la validite des autres arguments.

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