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HAL Id: jpa-00205717

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Submitted on 1 Jan 1964

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Interprétation théorique des constantes optiques dans les couches minces métalliques

Fernand Grard

To cite this version:

Fernand Grard. Interprétation théorique des constantes optiques dans les couches minces mé- talliques. Journal de Physique, 1964, 25 (1-2), pp.109-113. �10.1051/jphys:01964002501-2010900�.

�jpa-00205717�

(2)

109.

INTERPRÉTATION THÉORIQUE DES CONSTANTES OPTIQUES DANS LES COUCHES MINCES MÉTALLIQUES

Par FERNAND GRARD,

Institut Interuniversitaire des Sciences Nucléaires, Bruxelles.

Faculté Polytechnique de Mons, Mons, Belgique.

Résumé.

2014

Les constantes optiques des couches minces d’or et d’argent sont interprétées par une diminution progressive, lorsque l’épaisseur diminue, de l’influence sur les propriétés optiques

d’une fréquence de résonance (18,300 cm-1 et 22,500 cm-1 respectivement). Les constantes

optiques des couches minces de palladium se caractérisent par l’absence de fréquence de résonance dans l’intervalle spectral étudié s’étendant de 18,300 cm-1 à 33,000 cm-1.

Abstraet.

2014

The optical constants of thin metallic films are interpreted in the case of gold and silver as being due to the progressive decrease, as thickness decreases, of the influence on the

optical constants of a resonance (18 300 cm-1 and 22 500 cm-1 respectively). Palladium

is characterized by the absence of a resonance in the interval investigated, extending from

18 300 cm-1 to 33 000 cm-1.

DE PHYSIQUE 25, 1964,

Introduction.

-

Les constantes optiques n et k, respectivement l’indice de refraction et l’indice

d’absorption, qui caract6risent les couches minces

m6talliques varient g6n6ralement rapidement en

fonction de la longueur d’onde de la lumi6re inci-

dente et de 1’epaisseur des couches. En particulier

dans le tcas L de l’or [1] et de 1’argent [2], pour

lesquels les mesures ont ete effectu6es sur des couches d’épaisseurs variant depuis une dizaine d’ Å jusque pr6s d’un millier d’ Å et dans un domaine de longueurs d’onde s’étendant depuis l’infrarouge

a l’ultraviolet proche, les courbes 2nkv en fonction de la fréquence v pr6sentent, pour les couches de tres faible epaisseur (inférieure a 100 A) un maxi-

mum nettement dessin6 dont la hauteur croit et

qui se d6place vers l’infrarouge au fur et a mesure

que 1’6paisseur des couches augmente. L’obser-

vation de ce phenomene a servi de guide dans la

recherche d’une interpretation du comportement

des constantes optiques en fonction de 1’epaisseur

des couches et de la frequence de la lumi6re inci- dente.

En partant de la th6orie classique de la dispersion,

on montre que les propri6t6s optiques des metaux

en couches minces peuvent etre conditionnées,

comme c’est le cas pour l’or et pour 1’argent, par

une frequence de resonance propre, laquelle est

situ6e dans le domaine de longueurs d’onde ou les

mesures ont ete effectuées et dont l’influence d6- croit lorsque 1’epaisseur des couches diminue. La

frequence de resonance consideree est ind6pendante

de 1’6paisseur des couches et caractérise 6galement

les constantes optiques d6termin6es sur le metal a 1’6tat massif.

Le cas du palladium, pour lequel il existe 6gale-

ment des donn6es experimentales obtenues dans

des conditions similaires [3], se diff6rencie de celui

de For et de l’argent par le fait qu’il n’y aurait

pas de frequence de resonance dans l’intervalle

spectral ou les mesures ont ete effectuées. Les couches minces de palladium sont d’ailleurs prati- quement optiquement neutres dans cet intervalle.

Les r6sultats de l’interpr6tation des constantes optiques de l’or, de 1’argent et du palladium en

couches minces ont ete publi6s ant6rieurement [4], [5], [6]. Dans cet article, les id6es sur lesquelles la

th6orie proposee est bas6e ainsi que les r6sultats essentiels obtenus par F analyse des donn6es exp6ri-

mentales relatives a ces m6taux seront rappeles en renvoyant aux articles originaux pour plus de

details. Quelques considerations de nature quali-

tative seront ajout6es en conclusion concernant la

signification et revolution en fonction de 1’epais-

seur des param6tres que la th6orie fait intervenir.

Considérations théoriques.

-

Les 6tudes faites

au moyen du microscope 6lectronique sur les

couches minces m6talliques ont revele que celles-ci

ont une structure discontinue, particulièrement

pour les tres petites 6paisseurs [8]. Les dimensions des grains ou cristallites dont ces couches sont

constituees sont n6anmoins petites (de l’ordre de

100 Å) compar6es a la longueur d’onde de la lumi6re

sur toute 1’6tendue du domaine dans lequel les

constantes optiques consid6r6es ici ont ete d6ter- min6es. L’onde lumineuse, dans ce cas, ne « voit » pas cette structure discontinue. Il est permis des

lors de traiter les couches minces m6talliques

comme des milieux homog6nes a faces parall6les

et les constantes optiques n et k par lesquelles on les

caractérise sont 116es au comportement des 6lee-

trons r6partis dans le milieu qui les constitue, sous

l’influence de l’onde électromagnétique incidente.

Si P repr6sente la polarisation, ou moment elec-

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01964002501-2010900

(3)

110

trique moyen par unite de volume, engendr6e par le champ électrique E de l’onde incidente, l’indice

de refraction .complexe :

est donne par la relation suivante :

Selon les id6es de la th6orle classique de la dis- persion, les electrons du milieu quittent leur posi-

tion d’6quilibre sous I’action du champ électrique E

de l’onde lumineuse auquel se superpose le champ

cree par la polarisation du milieu entourant chacun

des electrons consid6r6s. Dans le cas d’un milieu dense isotrope, dont les dimensions sont grandes compar6es a la longueur d’onde, la force agissant

sur les electrons est 6gale h :

En vue d’interpr6ter les constantes optiques

caract6risant les couches minces métalliques, l’hy- poth6se a ete admise, en raison des 6paisseurs rela-

tivement faibles de ces couches, que la polarisation peut exercer une influence moins grande sur le deplacement des charges 6lectriques que celle qui

est d6finie par la relation (2). Les relations de dis-

persion ont ete 6tablies en posant :

expression dans laquelle x est un param6tre dont

les limites de variation possible sont 3 et l’infini.

Le paramètre x prend une valeur d’autant plus petite que la composante de F due a la polari-

sation P r6sulte d’une action plus isotrope du

milieu qui entoure les charges 6lectriques. On

s’attend donc a ce que ce param6tre varie avec 1’epaisseur des couches, plus pr6cis6ment qu’il di- .

diminue lorsque 1’6paisseur augmente.

Avec cette expression de F, on obtient les rela- tions de dispersion suivantes pour l’indice de r6- fraction réel n et l’indice d’absorption k,

Les constantes optiques sont ainsi reli6es a la

fréquence v de la lumiere incidente et a la presence

dans le milieu, de plusieurs types d’oscillateurs

6lectroniques de - fréquences propres vi et de cons- tante d’amortissement vi. Les Ci sont proportion-

nels aux nombres moyens, par unite de volume, de

chacun des types d’oscillateurs.

La th6orie quantique de la dispersion conduit

aux memes relations (avec x

=

3) et les diff 6rents

param6tres lies aux oscillateurs 6lectroniques y trouvent leur interpretation r6elle [7].

Dans le voisinage de la frequence de resonance vo, pour autant que celle-ci soit relativement 6loign6e

des autres fr6quences v;, le second membre dans chacune des relations (4) et (5) se r6duit prati- quement au terme d’indice zero. Dans ces condi- tions, on tire a partir de (4) et (5) la relation appro- ximative suivante :

q 6tant un terme correctif, suppose petit, tenant compte des fr6quences de resonance autres que vo.

Le premier terme du second membre de (6) pr6-

sente un maximum pour la frequence vo, telle que :

La valeur au maximum et la largeur a mi-hau-

teur valent respectivement Co/v; et v;.

Analyse des r6sultats expérimentaux.

-

L’ana- lyse des constantes optiques qui caract6risent les couches minces d’un metal donne peut etre tent6e,

en suivant les id6es d6velopp6es ci-dessus, chaque

fois que les courbes 2rakv experimentales en fonc-

tion de v présentent, pour plusieurs 6paisseurs, un pic nettement dessin6. Ainsi qu’il l’a ete fait remar-

quer dans l’introduction, les courbes 2nkv calcul6es

au moyen des constantes optiques d6termin6es pour l’or par Goos [1] et pour I’argent par Philip

et Trompette [2] présentent cette propriety lorsque 1’6paisseur des couches est inf6rieure a 100 A.

Le petit nombre de longueurs d’onde pour les-

quelles les constantes optiques ont ete d6termin6es

ne permet malheureusement pas, sans une certaine

ambiguité, de tracer les courbes 2nkv et de situer le fond continu a soustraire pour obtenir la courbe de resonance susceptible de representer le premier

terme dans le second membre de (6). Le tableau I reproduit pour les deux m6taux consid6r6s les valeurs de vo et de Co que l’on a d6termin6es par 1’examen analytique des courbes obtenues. Malgr6 l’impr6cision dont ces grandeurs sont affect6es, on

observe qu’elles varient l’une en fonction de 1’autre dans le sens indique par la relation (7). En suppo- sant que le. param6tre x reste pratiquement ind6- pendant de 1’epaisseur pour les diverses couches consid6r6es dans le tableau I, 1’ensemble des valeurs trouvées pour vt et Co conduit à situer la frequence de resonance vo, exprimee en nombre

d’onde par cm, a la valeur 18 400 cm-1 dans le

cas de l’or et a 22 500 cm-1 dans le cas de 1’argent.

D’autre part, pour des 6paisseurs inférieures à

100 A, le paramètre x serait 6gal a 20 et a 8 respec-

tivement.

(4)

TABLEAU I

Au fur et a mesure que 1’epaisseur des couches

augmente, le maximum des courbes 2nkv s’élève et se d6place vers la limite inférieure du domain de fr6quences ou les mesures ont ete effectuées.

Pour des 6paisseurs superieures a 100 A, 1’allure

des courbes 2nkv laisse supposer que Ie pic continue

eff ectivement a croitre et a se d6placer vers les

basses fréquences.

L’expression suivante :

qui constitue le premier membre de la relation (4) a

ensuite ete calcul6e au moyen des donn6es exp6ri-

mentales pour les différentes couches du tableau I.

FIG. 1.

FIG. 2.

Les valeurs obtenues en donnant a x les valeurs trouv6es pr6c6demment se distribuent eff ecti- vement en fonction de v suivant des courbes qui présentent un maximum a l’endroit de la frequence

de resonance vo d6termin6e comme indique ci-

dessus.

L’expression (8) a ete calcul6e egalement pour les couches d’épaisseur superieure a 100 A, ainsi

que pour l’or a 1’6tat massif (les constantes optiques qui caract6risent les couches d’argent les plus 6paisses sont pratiquement 69ales a celle de 1’argent massif). En choisissant judicieusement la valeur de x, il est possible de reproduire Failure des courbes obtenues pour les 6paisseurs plus petites,

c’est-a-dire essentiellement de conserver le maxi-

mum au voisinage de vo. Les figures 1 et 2 montrent

le r6sultat obtenu pour 1’argent. Le tableau II donne les valeurs de Co et de vo par lesquelles on peut caract6riser les courbes experimentales apr6s

soustraction d’un fond continu. Celui-ci est prati- quement independant de 1’epaisseur des couches et repr6sentetait la contribution a I’expression (8)

de 1’ensemble des autres fr6quences de resonance.

11 est relativement intense dans le cas de For ainsi que le montre la figure 3.

Les valeurs de x utilis6es sont 6galement indi- qu6es dans le tableau II.

Les valeurs de Co donn6es dans les tableaux I et II doivent en principe etre 6gales pour une

meme couche.

(5)

112

FIG. 3.

TABLEAU II

Cette condition est r6alls6e dans le cas de l’ argent

d’une f agon tres satisfaisante si l’on tient compte de l’impr6cision avec laquelle les valeurs du tableau I

ont ete d6termin6es. Pour autant que 1’influence des fr6quences de résonance autres que vo soit tr6s petite dans le domaine spectral consid6r6, la corres-

pondance entre les donn6es des deux tableaux constitue un test de consistance interne sur la m6thode proposee pour l’interpr6tation des cons-

tantes optique des couches minces. Les relations (4)

et (6) sont en effet li6es entre elles par l’inter- ’ m6diaire de la relation (5). Il a d’ailleurs 6t6 montre [5] que les valeurs experimentales de n et

de k satisfont a la relation (5) dans laquelle les

valeurs de x et des différents param6tres lies a la frequence de résonance Vo ont ete introduites.

Le cas de For a ce point de vue n’est pas aussi

favorable, particulièrement pour les couches les

plus minces. La presence d’un fond continu rela- tivement intense dans le graphique de la figure 3

rend plus difficile F application de la m6thode pro-

posee pour l’analyse des constantes optiques.

D’autre part, la relation (3) constitue une approxi-

mation qui est d’autant meilleure que l’influence des fr6quences de resonance différentes de vo est

moins marquee dans le domaine spectral consid6r6.

Enfin, le cas des couches minces de palladium

dont les constantes optiques ont ete d6termin6es par Male et Trompette [3] se diff6rencie de celui des deux m6taux precedents par le fait que les valeurs exp6-

rimentales de 2nkv relatives aux differentes couches 6tudi6es restent sensiblement ind6pendantes de la longueur d’onde [6]. D’autre part, les valeurs de

1’expression (8), calcul6es en donnant differentes valeurs a x, se distribuent suivant des courbes relativement uniformes ne pr6sentant pas de pics

de resonance.

Les r6sultats obtenus dans le cas du palladium s’interpr6tent ainsi par l’absence de fr6quences de

resonance dans le domaine spectral analyse.

Conelusions.

-

L’application des relations de

dispersion 6tablies en tenant compte d’une influ- ence, variable avec 1’epaisseur, de la polarisations

sur le mouvement des electrons montre que les pro-

pri6t6s optiques des couches minces m6talliques peuvent 6tre conditionn6es par la presence de f re-

quences de resonances caractéristiques du metal

massif. La variation en fonction de 1’epaisseur des propri6t6s optiques des couches minces 61abor6es

au moyen de ce metal s’explique alors simplement

par une diminution progressive de l’intensit6 de la frequence de resonance au fur et a mesure que

1’epaisseur. diminue.

De l’analyse des courbes 2nkv calcul6es au moyen des constantes optiques des couches m6talliques

tres minces, deux grandeurs peuvent etre fix6es : le paramètre x et la frequence de resonance vo. Pour les couches plus 6paisses, le param6tre x constitue

alors le seul element 4 ajuster pour que 1’expres-

sion (8) pr6sente un maximum a la frequence de

resonance vo. Il est alors remarquable de constater

que les points calcul6s se distribuent suivant des

courbes pr6sentant sensiblement 1’allure de courbes

de resonance. La constante d’amortissement vo

(6)

d6duite de la largeur de ces courbes a mi-hauteur reste d’autre part pratiquement constante pour toutes les 6paisseurs.

D’autre part, le paramètre x tend a diminuer au

fur et a mesure que 1’epaisseur des couches aug-

mente, traduisant par Ih dans le sens favorable

l’importance croissante de la polarisation sur le

mouvement des electrons dans les couches. Le

param6tre x ne prend n6anmoins pas la valeur 3 pour le metal massif, mais une valeur plus grande

due vraisemblablement au fait que les constantes

optiques, d6termin6es sur le metal massif, sont celles qui caract6risent la couche superficielle de

1’echantillon ayant servi a la determination. A ce

point de vue, il est d’ailleurs int6ressant de faire remarquer que les propri6t6s optiques de 1’atgent

en couches minces sont pratiquement 6gales a celles

de l’argent à 1’6tat massif des que 1’epaisseur d6-

passe 250 A [2]. La difference entre les valeurs

prises par x pour l’or et pour 1’argent peut r6sulter

d’une difference de structure due aux m6thodes utilis6es pour la preparation des couches minces.

L’analyse effectu6e de la fagon d6crite plus haut

met en evidence dans les couches minces m6tal-

liques des caractéristiques qui se ’retrouvent dans le metal massif, telle qu’une frequence de resonance li6e a des transitions d’énergie 6lectroniques per- mises dans le réseau cristallin dont le metal massif et le metal des couches minces est constitue. Cette

frequence de résonance 6tant ind6pendante de 1’epaisseur indiquerait qu’h l’int6rieur des couches minces il existerait des fragments d’un reseau cris- tallin identique a celui qui constitue le m6tal massif. Un argument en faveur de cette hypothec

reside dans le fait, ainsi que Bousquet et Bouard.

l’ont rappel6 [9] dans une mise au point biblio- graphique, que l’analyse des couches minces métal..

liques par des m6thodes bas6es sur la diffraction

electronique révèle la presence d’un reseau cris- tallin normal, quelle que soit 1’epaisseur.

Le param6tre Co qui se determine essentiel-

lement de la hauteur des courbes de resonance à 1’endroit du maximum, diminue progressivernent lorsque 1’epaisseur des couches diminue. Cette dimi- nution de l’intensit6 de la fr6quence vo est le fait essentiel, une fois I’hypoth6se admise concernant

la force 6lectrique (3), qui donne 1’explication de 1’evolution des propri6t6s optiques des couches minces en fonction de 1’6paisseur.

Le param6tre Co est proportionnel au nombre

moyen, par cm3 du materiau qui constitue la

couche, des electrons susceptibles d’effectuer la

transition d’energie representee par la frequence vo.

II n’est pas étonnant de constater que ce nombre No

diminue lorsque 1’epaisseur d6crolt. Un effet res- ponsable avant tout de cette variation reside dans le fait que les couches minces présentent une struc-

ture lacunaire, dont la densite moyenne, propor- tionnelle au coefficient de remplissage, diminue lorsque 1’6paisse-ar décroît [2]. D’autre part, les

effets de surface sur le reseau cristallin qui entrai-

nent une reduction des parties de reseau normal, prennent une importance d’autant plus grande que"

1’epaisseur des couches diminue et que leur struc- ture lacunaire se marque progressivement.

Il serait souhaitable, en vue de tester davantage

.la th6orie proposee pour l’interpr6tation des cons-

tantes optiques des couches minces metalliques, de pouvoir disposer de donn4es experimentales rela-

tives a d’autres m6taux, déterrninées pour un plus grand nombre de longueurs d’onde dans un meme intervalle spectral.

L’auteur tient a remercier MM. les Professeurs J. Franeau et J. Geheniau, pour l’intérêt qu’ils ont

manifest6 pour cette 6t-Lide.

Discussion

M. MAYER. - Si vous avez un metal, il n’est pas

permis de prendre pour champ total E + (47c/x) P.

M. GRARD. - La th6orie peut en principe s’appli-

quer au cas des couches granulaires et des couches continues. L’expression du champ total

repr6sente 6videmment une moyenne 6tendue a tous les electrons de la couche.

Si ]’expression du champ dans un metal massif

ou une couche mince continue doit etre E + 4nP,

on peut la considérer comme un cas particulier de 1’expression pr6c6dente. Mais en se laissant guider

par la continuité des propri6t6s en passant des

couches les plus minces, qui sont discontinues, aux

couches 6passes pour arriver pratiquement au

metal massif, on trouve par l’analyse expos6e, que x

ne tend pas vers la valeur 1, ni vers la valeur 3,

mais vers une valeur superieure. Ceci semble indi- quer que les propri6t6s optiques d6termin6es sur le metal massif sont celles de la couche superficielle.

l/atténuation de l’onde dans un metal est d’ailleurs tres rapide dans le voisinage d’une resonance.

BIBLIOGRAPHIE

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Références

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