SEMIOLOGIE DE
L’APPAREIL DIGESTIF
H- KHELLAF
SERVICE DE MEDECINE INTERNE CHU SETIF
! L’appareil digestif comprend le tube digestif proprement dît (de la bouche à l’anus), le foie, et le pancréas.
! La pathologie de ces différents organes est
intriquée
-Elle s’exprime par des signes fonctionnels souvent riches :
- l’interrogatoire est fondamental, bien que l’examen clinique puisse aussi apporter des renseignements
irremplaçables.
-L’endoscopie digestive, désormais
indispensable, a transformé l’exploration
paraclinique du tube digestif.
SIGNES FONCTIONNELS
LA DOULEUR ABDOMINALE:
le type et l’intensité de la douleur
la pathologie ulcéreuse gastroduodénale crampe : sensation de contraction ou de
torsion, le plus souvent au creux
épigastrique, fixe, accompagnée de
sensation de faim.
SIGNES FONCTIONNELS
colique :(douleur à type de torsion, mobile, avec une intensité fluctuante ,croissante
puis décroissante, pause, puis répétition, témoignant d’un spasme sur l’intestin
grêle,le colon ou les voies biliaires -colique
hépatique
SIGNES FONCTIONNELS
- pathologie pancréatique: douleur épigastrique transfixiante souvent très intense
- Pathologie gastrique ou oesophagienne:
douleur à type de brûlure simple sensation de
pesanteur.
SIGNES FONCTIONNELS
! le siège et l’irradiation de la douleur :
-douleur rétrosternale ascendante à type de
brûlure, d’origine oesophagienne = pyrosis
SIGNES FONCTIONNELS
- douleur épigastrique (d’origine gastrique ou pancréatique)
- douleur de l’hypochondre droit (des voies
biliaires ,irradiant vers la pointe de l’omoplate, du foie, ou plus rarement du colon droit)
-douleur de l’hypochondre gauche (queue du
pancréas, rate, ou angle colique gauche)
-douleur péri-ombilicale (grêle)
SIGNES FONCTIONNELS
-
douleur de la fosse iliaque droite (caecum et appendice) ;
-douleur de la fosse iliaque gauche (colon sigmoïde) ;
-douleur hypogastrique (sigmoïde, vessie,
organes génitaux internes chez la femme)
SIGNES FONCTIONNELS
! colique du grêle: accompagnée de ballonnement localisé, avec un
gargouillement = syndrome de Koenig
SIGNES FONCTIONNELS
! colique proprement dîte :parcourant le
cadre colique et aboutissant à l’émission de gaz ou de selles qui la soulage) ;
! Épreinte: colique localisée au flanc et à la fosse iliaque gauche, aboutissant à une
sensation de faux besoin, voire à l’émission
de glaires, de pus ou de sang = syndrome
dysentérique.
SIGNES FONCTIONNELS
! IRADIATION
-est particuliere a chaque organ -peut etre plus forte que la douleur
originale
! RHYTME de survenue de la douleur -l’horaire de la douleur (point de
repere, les repas et la nuit)
SIGNES FONCTIONNELS
-
les modalités évolutives de la
douleur.
La plupart des douleurs digestives sont intermittentes
Une douleur brève est habituellement spasmodique, une douleur continue témoigne d’une lésion
inflammatoire (ulcère).
SIGNES FONCTIONNELS
Elle peuvent être rythmées par les repas : une douleur post-prandiale précoce (<1h) évoque
une douleur gastro-duodénale, pancréatique, ou une ischémie intestinale (angor intestinal) ; une
douleur post-prandiale tardive (2 à 5 h) soulagée par le repas évoque un ulcère gastrique ou
duodénal.
Une douleur déclenchée par un écart alimentaire (repas riche en graisses) évoque une douleur
biliaire ou pancréatique.
SIGNES FONCTIONNELS
Une douleur calmée par l’émission de gaz ou de selles est d’origine colique.
Une douleur aggravée par le stress correspond à des troubles fonctionnels intestinaux (très
fréquents).
SIGNES FONCTIONNELS
Certaines douleurs sont déclenchées par la prise
de médicaments (anti-inflammatoires dans la
pathologie ulcéreuse).
SIGNES FONCTIONNELS
D’autres sont soulagées par des thérapeutiques spécifiques (antispasmodiques pour les douleurs spasmodiques, pansements anti-acides pour les douleurs d’ulcère gastro-duodénal ou
d’oesophagite).
Certaines positions soulagent la douleur (pliée en deux avec pression des poings sur le creux
épigastrique dans les douleurs pancréatiques,
allongé immobile sur le dos dans les douleurs
biliaires, etc.).
! L’interrogatoire doit faire préciser l’existence de
maladies personnelles et familiales de l’appareil
digestif : ulcères gastro-duodénaux, maladies
inflammatoires de l’intestin, polypes ou cancers
du colon, maladies du foie (hépatites).
!
Les facteurs de risque de pathologie hépato-
pancréatique (toxicomanie intraveineuse pour
les hépatites B et C, alcoolisme pour la cirrhose
et la pancréatite chronique) doivent aussi être
recherchés.
SIGNES FONCTIONNELS
Les troubles du transit haut :correspondent aux symptômes des maladies de l’œsophage, de l’estomac et du duodénum.
! La DISPHAGIE: est une sensation d’arrêt des
aliments entre la bouche et le creux épigastrique.
Elle prédomine habituellement pour les solides et témoigne le plus souvent d’une tumeur
œsophagienne ou d’un trouble moteur de
l’œsophage.
SIGNES FONCTIONNELS
! Les REGURGITATIONS: sont des remontées de liquide ou d’aliments dans la bouche sans
efforts de vomissement ni nausées, souvent associées à une dysphagie.
! Le PYROSIS: est le témoin d’un reflux gastro- oesophagien : c’est une remontée de liquide acide accompagnée de brûlures
rétrosternales. Le caractère postural est
habituel (signe du lacet).
SIGNES FONCTIONNELS
!
Les VOMISSEMENTS: sont le rejet par la
bouche du contenu gastrique au cours d’un effort (contraction du diaphragme et des
muscles de la paroi abdominale). Ils sont
précédés de nausées et d’hypersalivation et correspondent à un réflexe, qui peut
éventuellement être provoqué (stimulation
du pharynx).
SIGNES FONCTIONNELS
! Les causes en sont multiples, et il faut faire préciser, ou observer, l’aspect du liquide (bilieux, alimentaire, hémorragique, fécaloïde, etc.), la fréquence,
l’horaire par rapport aux repas, et les signes associés (douleurs).
! Les vomissements peuvent témoigner de problèmes extra-digestifs (grossesse, pathologies neurologiques telles que syndromes méningés ou hypertension
intracranienne, troubles psychiatriques, etc.).
SIGNES FONCTIONNELS
! La DYSPEPSIE: est une sensation de
“mauvaise digestion” (pesanteur
épigastrique, météorisme, etc.) dont la
valeur sémiologique est faible.
SIGNES FONCTIONNELS
!Hoquet
Contraction brusque et convulsive du diaphragme produisant un appel d'air assez violent pour faire vibrer les cordes vocales. C'est un phénomène réflexe.
! Les causes:
! Affection sous diaphragmatiques par irritation du vague et nerf phrénique.
! Post opératoire.
Troubles de l'appétit
! Anorexie: diminution ou perte de l'appétit, globale ou sélective (ex dégoût viande chez le sujet a
cancer gastrique).
! Boulimie ou excès d'appétit:
! certains cancers digestifs.
! certaines maladies endocriniennes (diabète, hyperthyroïdie) polyphagie.
SIGNES FONCTIONNELS
SIGNES FONCTIONNELS
! Les troubles du transit bas
Ils correspondent aux symptômes des
maladies de l’intestin grêle, du colon et du
rectum.
SIGNES FONCTIONNELS
! -La DIARRHEE: correspond à l’émission de selles trop abondantes et/ou trop liquides
(augmentation du débit fécal au delà de 300 g/j, par contenu augmenté en eau ou en graisses
(stéatorrhée).
Il faut distinguer la diarrhée de la
polyexonération (simple augmentation de
fréquence des selles), de la fausse diarrhée des
constipés,de l’incontinence anale, de l’évacuation
de glaires ou de sang (syndrome dysentérique).
SIGNES FONCTIONNELS
! Il faut opposer diarrhée aiguë (habituellement de cause infectieuse, le risque principal est la
déshydratation) et diarrhée chronique (souvent accompagnée de signes de malabsorption et d’amaigrissement).
! L’aspect des selles est important à connaitre :
présence d’aliments non digérés dans les diarrhées motrices, selles graisseuses dans l’insuffisance
pancréatique, diarrhée aqueuse (cholériforme),
présence de sang ou de glaires, sans matières
(diarrhée afécale).
SIGNES FONCTIONNELS
!
La CONSTIPATION correspond à la diminution de la fréquence des selles et/ou à une difficulté
d’exonération.
! Les selles sont dures et déshydratées, du fait
d’un ralentissement du transit intestinal.
SIGNES FONCTIONNELS
! La constipation a de nombreuses causes : elle peut être fonctionnelle par carence en résidus (fibres alimentaires), ou par perte du reflexe de défécation : constipation terminale pouvant aboutir au fécalome (accumulation dans le
rectum de selles déshydratées réalisant une masse pseudo-tumorale).
! Elle peut aussi être d’origine organique (troubles
de l’innervation du colon, obstacle colique ou
rectal [cancer]).
SIGNES FONCTIONNELS
Les HEMORRAGIES DIGESTIVES
Elles peuvent mettre la vie en danger.
- l’hématémèse est l’extériorisation par la
bouche de sang rouge ou noirâtre au cours
d’un effort de vomissement. L’hémorragie
est d’origine oesophagienne, gastrique, ou
duodénale
.SIGNES FONCTIONNELS
- le melaena :est l’émission par l’anus de sang noir, pur mais digéré, d’odeur fétide, provenant du tube digestif haut (estomac et grêle).
- la rectorragie: est l’émission de sang rouge
précédant, accompagnant ou suivant les selles, qui peuvent être normales ou diarrhéiques.
Elle traduit une lésion colique, rectale, ou anale.
EXAMEN CLINIQUE Inspection
Elle s’intéresse à plusieurs points :
- la cavité buccale (état de la langue, des dents, des gencives).
- les téguments (ictère?, angiomes stellaires?).
- l’abdomen : recherche de cicatrices, d’une circulation veineuse collatérale (hypertension portale),
de modifications du volume et de la forme de l’abdomen (ascite ? masse visible ?
hernies ?),
de la mobilité respiratoire, de péristaltisme
visible (occlusion du grêle).
EXAMEN CLINIQUE
Palpation
! Elle se pratique avec les deux mains réchauffées, à plat, en décubitus dorsal, jambes du
patient légérement fléchies, sur un malade détendu.
! On doit palper :
EXAMEN CLINIQUE
! la paroi abdominale :
défense (contraction involontaire de la paroi qui s’oppose à la palpation profonde, mais peut être vaincue)?, contracture (contraction
involontaire, douloureuse, permanente et invincible =
symptôme majeur de péritonite)?
! les orifices herniaires : inguinaux (le doigt coiffé de la peau scrotale
recherche l’orifice), cruraux, et
ombilical.
EXAMEN CLINIQUE
! le contenu abdominal : à la
recherche de masses palpables (tumeurs, plastrons), de points douloureux (la palpation peut
réveiller une douleur par exemple dans l’hypochondre droit [point de Murphy dans la pathologie biliaire], la fosse iliaque droite [point de
McBurney dans l’appendicite], ou la fosse iliaque gauche
[sigmoïdite]), ou d’organomégalies
(foie, rate, vésicule biliaire, etc.).
EXAMEN CLINIQUE
! la palpation du foie doit préciser l’état du bord inférieur (mous ou tranchant), la consistance (molle ou dure), l’état de la surface (lisse ou nodulaire), la hauteur sur la
ligne mamelonnaire, l’existence
d’un signe “du glaçon” en cas
d’ascite.
EXAMEN CLINIQUE
Percussion
! Elle renseigne sur l’hypertrophie des organes pleins (foie surtout), sur
l’existence d’une ascite (matité déplaçable et déclive), sur une
distension intestinale (tympanisme).
EXAMEN CLINIQUE
Auscultation
! L’auscultation normale permet de distinguer les bruits hydro-aériques normaux témoignant du
péristaltisme, et de rechercher des souffles vasculaires (compression par des tumeurs ou sténoses
vasculaires).
EXAMEN CLINIQUE
Le toucher rectal
! Pratiqué habituellement chez un malade en décubitus dorsal, il
permet d’étudier la paroi rectale
(tumeur?), le contenu du rectum
(fécalome?, melena?), l’état de la
prostate chez l’homme, du cul de
sac de Douglas chez la femme, et
le tonus du sphincter anal
Principaux examens complémentaires en pathologie digestive
Examens de laboratoire 1- Examens sanguins :
! la recherche d’un syndrome
inflammatoire ou d’une polynucléose est utile dans les pathologies
infectieuses (par ex. cholecystite, appendicite, sigmoïdite, etc.).
! La biologie a une grande place en
pathologie hépatique.
Principaux examens complémentaires en pathologie digestive
On distingue ainsi :
! le syndrome de cytolyse (nécrose hépatocytaire -augmentation des transaminases et du fer sérique) ;
! le syndrome de cholestase
(rétention biliaire intra ou extra- hépatique : augmentation des phosphatases alcalines, des
gamma-GT, de la bilirubine
conjuguée)
Principaux examens complémentaires en pathologie digestive
! syndrome d’insuffisance hépato-
cellulaire (baisse de l’albumine, du taux de prothrombine, du facteur V, du fibrinogène, de
l’haptoglobine, etc.), et
! l’inflammation (augmentation polyclonale des
gammaglobulines).
L’électrophorèse des protéines est
un examen très utile.
Principaux examens complémentaires en pathologie digestive
2- Examens des selles : on peut rechercher -des bactéries
pathogènes en cas de diarrhée aiguë par la coproculture,
-des parasites par examen direct, du sang par un réactif au guaiac
(Hémoccult*),
- et doser les graisses pour objectiver
leur malabsorption (stéatorrhée).
Principaux examens complémentaires en pathologie digestive
! 3- Examens du liquide de ponction d’ascite
(obtenu par simple ponction à
l’aiguille) et des biopsies (obtenues par endoscopies, biopsie
hépatique, cytoponctions sous échographie,
etc.).
Principaux examens complémentaires en pathologie digestive-Imagerie
! La radiographie de l’abdomen sans
préparation (ASP) a surtout de l’intérêt en urgence (recherche de signes d’occlusion intestinale : anses dilatées avec niveaux liquides ; recherche de signes de
pneumopéritoine : air sous les coupoles diaphragmatiques).
! Le transit oeso-gastro-duodénal (TOGD) a
moins d’intérêt depuis la généralisation de la
gastroscopie pour tous les symptômes oeso-
gastriques, mais il reste utile pour une étude
dynamique de la motricité oesophagienne
(radiocinéma).
Principaux examens complémentaires en pathologie digestive
! Le transit du grêle (opacification de
l’intestin grêle) reste très utile : étude de la motricité, du diamètre des anses, et de modifications des plis.
! Le lavement baryté (opacification du colon, en “double contraste” [baryte et air] ou avec un produit hydrosoluble
lorsqu’on soupçonne une perforation) a
moins d’indications que la coloscopie
(qui a l’avantage de permettre des
biopsies).
Principaux examens complémentaires en pathologie digestive
! L’échographie abdominale est un examen de base, surtout pour
l’exploration du foie, des voies biliaires, du pancréas, et de la rate.
! Le scanner abdominal précise certaines lésions dépistées par l’échographie, leur relation avec le tube digestif (opacifié), et leur caractère vasculaire ou non
(injection d’iode). Il est indispensable pour l’exploration des tumeurs et des abcès intra-abdominaux.
! Endoscopie
Principaux examens complémentaires en pathologie digestive
!
Endoscopie
la fibroscopie oeso-gastro-duodénale permet le diagnostic et la
surveillance, parfois le traitement, de toutes les lésions du tractus digestif supérieur, jusqu’au duodénum. Des biopsies sont souvent réalisées
(suspicion de cancer de l’oesophage
ou de l’estomac, biopsies duodénales
à la recherche d’atrophie villositaire
en cas de malabsorption [maladie
coeliaque]).
Principaux examens complémentaires en pathologie digestive
!
La coloscopie explore la totalité de la muqueuse colique, et si
possible la dernière anse iléale. Elle permet le traitement
endoscopique des polypes. Elle impose une bonne préparation
colique (laxatifs et lavements) et le plus souvent se déroule sous
neuroleptanalgésie.
Principaux examens complémentaires en pathologie digestive
! Il existe d’autres techniques
endoscopiques moins courantes : écho- endoscopie (qui combine l’échographie et l’endoscopie haute), entéroscopie
(endoscopie poussée jusque dans le jéjunum), anuscopie, laparoscopie (supplantée par la coelioscopie chirurgicale), cholangio-
pancréatographie rétrograde
endoscopique (CPRE : opacification radiologique du cholédoque et du
Wirsung préalablement cathétérisés par
duodénoscopie).
Principaux examens complémentaires en pathologie digestive
! Ponction-biopsie hépatique
Elle consiste à examiner un fragment de
parenchyme hépatique prélevé par voie transpariétale ou transjugulaire, avec ou sans contrôle échographique. Le
fragment est assez volumineux et permet une étude histologique, contrairement à la cytoponction à l’aiguille qui ne permet qu’une étude cytologique. De
nombreuses maladies du foie ne peuvent être traitée sans cet examen (par
exemple hépatites virales chroniques B
ou C).
SEMIOLOGIE DE L’OESOPHAGE
! Signes d’appel orientant vers une maladie oesophagienne:
– Pyrosis: brûlure traçante
ascendante rétrosternale, souvent associée à une sensation d’aigreur – Éructations
– Brûlures épigastriques
– Hémorragie digestive
SEMIOLOGIE DE L’OESOPHAGE
! Anémie microcytaire hyposidérémique Signes extra-digestifs:
• Douleurs thoraciques de type angineux
• Symptômes respiratoires post-prandiaux ou nocturnes (toux,dyspnée
asthmatiforme…)
• Symptômes ORL (enrouement, pharyngites à répétition,
! dysesthésies bucco-pharyngées)
Reflux gastro-oesophagien
Définition du RGO pathologique:
– Passage à travers le cardia d’une partie du contenu gastrique dansl’oesophage – Chez tous les sujets: RGO
physiologique, essentiellement après les repas, sans symptôme ni lésion
muqueuse oesophagienne RGO: reflux
pathologique
Gastrites aiguës et chroniques
Gastrites aiguës:
! Inflammation aiguë de la muqueuse gastrique définie par des lésions
endoscopiques
! Causes:
-Alcool
-Médicaments (aspirine, AINS)
-Infection à Helicobacter pylori
-Ingestion de caustiques
Manifestations cliniques:
-Latence clinique - Épigastralgies
- Endoscopie: lésions souvent diffuses et multiples (oedème,érosions
superficielles…)
Evolution:cicatrisation en quelques jours
Complications: perforation, hémorragies
! Gastrites chroniques
- Présence à l’examen histologique de la muqueuse gastrique de lésions
inflammatoires et atrophiques
- Évolution possible vers la disparition des glandes gastriques(atrophie gastrique) Causes:
• Infection à Helicobacter pylori
! Reflux biliaire
•
Médicaments: aspirine
• Maladie de Biermer
Manifestations cliniques:
! Le plus souvent asymptomatique
• Parfois épigastralgies sans
périodicité ni rythme
!
Parfois syndrome dyspeptique
Endoscopie: signes d’activité, signes d’inflammation, signes d’atrophie, métaplasie intestinale
Évolution: filiation gastrite chronique
atrophique, dysplasie épithéliale,
adénocarcinome gastrique
Ulcère gastrique ou duodénal
• Physiopathologie:
– Déséquilibre entre des facteurs d’agression (sécrétions acide et
peptique) et des facteurs de défense de la muqueuse (mucus épithélium de surface…)
Ulcère duodénal: facteur dominant:
agression chlorhydropeptique
Ulcère gastrique: facteur dominant:
altération de la muqueuse
Ulcère gastrique ou duodénal
Facteurs favorisants:
• Infection à Helicobacter pylori:
– 30 % de la population générale – 85 % des ulcères gastriques
– 95 % des ulcères duodénaux
• Prise d’AINS et d’aspirine
• Tabac
Ulcère gastrique ou duodénal
Épidémiologie:
– Ulcère duodénal 4 fois plus fréquent que l’ulcère gastrique
– Sex-ratio: 3
– Ulcère duodénal: sujets plus jeunes
que l’ulcère gastrique
Ulcère gastrique ou duodénal
Circonstances de découverte:
– Syndrome ulcéreux – Brûlure épigastrique
– Syndrome dyspeptique – Vomissements
– Hémorragie digestive – Perforation
– Latence clinique
Ulcère gastrique ou duodénal
Diagnostic: endoscopie oeso-gastro- duodénale
• Distinguer ulcère bénin et malin
! Biopsies multiples
! Endoscopie de contrôle après 6 semaines de traitement avec
biopsies sur l’ulcère persistant ou
sur sa cicatrice
Ulcère gastrique ou duodénal
Evolution:
– Cicatrisation – Récidive
Complications:
• Hémorragie
• Perforation
• Sténose
– Ulcère duodénal: pas de transformation en cancer
– Ulcère gastrique: transformation en cancer
possible
Cancer de l’estomac
Adénocarcinome gastrique développé à partir de l’épithélium gastrique
Épidémiologie. Etiologie:
! Incidence annuelle: 9000 en France
! Prédominance masculine
! Âge: 70 ans
Facteurs favorisants:
Cancer de l’estomac
Facteurs favorisants:
-RGO (ADK du cardia)
-Gastrite atrophique induite par Helicobacter pylori (ADK de l’estomac distal)
-Maladie de Biermer -Adénomes gastriques
-Alimentation: viande, poisson fumé, sel
-Reflux bilieux gastrique
Cancer de l’estomac
Circonstances révélatrices:
– Syndrome ulcéreux
– Syndrome dyspeptique – Anorexie
– Hémorragie digestive
– Perforation
Cancer de l’estomac
– AEG
– Anémie
– Phlébite (de Trousseau aux MS) – Métastase hépatique, pulmonaire
– Métastase ganglionnaire (ganglion de Troisier)
– Syndrome obstructif avec dysphagie, vomissements (cardia ou
pylore)
Cancer de l’estomac
•