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Submitted on 1 Jan 1958
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Photomètre pour la luminescence
Jean Saddy
To cite this version:
183 A
Considérons maintenant ces
équations
ensupposant
que
t,l,
L y mesurent destemps,
vo et v1 des tensionsélectriques.
Il est faciled’imaginer
un circuit per-mettant de passer devo(t) à vl(t) ;
lafigure
en donne.
un schéma
possible.
La tension vo estappliquée
àl’entrée
Ao Bo
à forteimpédance
d’unquadripôle
four-nissant auxbornes
intermédiairesA, B1
un courant d’intensitéproportionnelle
sva ; ce résultatpeut
être obtenusimplement
à l’aide d’un double triodeéqui-librée ;
les bornesA1
B1
sontprises
en série avec unetrès forte résistance
Ro
entre les deuxplaques,
cequi
donne sensiblementLes
interrupteurs Ji, J 2;
K sont manoeuvrés de manière à conduire auxrégimes
suivants :a) t 0 : Ji J 2 fermés,
connexionKa,
b)
0 t l : ouverture deJ1;
le courant soacharge
C et C’ ensérie,
d’où la valeur de vl autemps
t = l :c) 1
t ,
L+ 1 :
fermeture deJ i ;
le courant svo separtage
entre R etC,
C’ ;
par suite si l’on note que latension aux bornes de R est à
chaque
instantd) L + 1 t L + 2l :
ouverture deJ2,
con -nexionKa’ ;
la tension passe à une valeur constante :Les
équations
(2), (3), (4)
sont bien les mêmes quecelles obtenues en
(1),
à condition de choisir les élé-ments du circuit :Revenant aux
significations
des fonctionsvo(t) et
v1(t),
onpeut
dire que le circuitAo Bo A1 B1
donne alors à sa sortie la loi de concentrationcl(x) quand
onapplique
à l’entrée la loico(x).
Exemple numérique. k
=0,8
G = 20Ro
= 2 M£2.si on laisse d’abord la valeur de l indéterminée :
On
peut
choisir l de l’ordre dequelques
10-1 s de manière à ne pas conduire à des valeurstrop
fortes pour C etC’,
tout -en-permettant
l’emploi
d’inter-rupteurs
mécaniques.
Une chaîne
d’étages
dutype
précédent
permet
d’obtenir un certain nombre d.e courbes de concen-tration successives
cl(x), c2(x)
... àpartir
de lacourbe
co(x)
connue. Lesinterrupteurs
peuvent
êtredéclenchés à
partir
d’un moteursynchrone.
Ilimporte
d’autrepart
que danschaque
étage
les bornes de sortiesoient
au mêmepotentiel
moyen que cellesd’entrée,
ce que l’on obtient à l’aide depiles
p ne débitant pas. Leproblème
de lastabilisation,
résolupartiellement
par des résistances telles queRK,
se pose en outrecomme dans les
amplificateurs
à courant continu. Un nombre limitéd’étages
permet
du restethéori-quement
l’obtention de la suite illimitée des courbes.En effet supposons par
exemple
le cas d’une zone fondue s’étendant sur lecinquième
du barreau(L
= 41) ;
on verra aisément que lesdescriptions électriques
de v6, V7, ...n’empiètent
pas dans letemps
sur cellesrespectives
de vo, v1, ... ; elles se déroulentaprès
etpeuvent
donc mettre enjeu
lesétages
déjà utilisés ;
il suffira donc d’une chaîne de 6étages
fermée sur elle-même et excitée en unpoint
parco(x).
On devra alors faire en sorte que les condensateursC,
C’ sedéchargent
bien
séparément
entre les diversesopérations
(emploi
de résistances de fuite ou d’uninterrupteur).
Les courbes successives
apparaîtraient
sur unoscil-loscope
à intervalle(quelques
dixièmes deseconde)
les,unes
des autres. Larapidité pourrait
être accrue enremplaçant
lesinterrupteurs
par des transistors. Demême,
ellepourrait
sans doute être réduite en faisantappel
dansl’analogie
à des élémentsélectromécaniques.
Lettre reçue le 12
juillet
1958.RÉFÉRENCE
[1]
BERTEIN(F.),
J.Physique Ra., 1958, 19, 121
A.PHOTOMÈTRE
POUR LA LUMINESCENCEPar M. Jean
SADDY,
Laboratoire de Luminescence de la Faculté des Sciences, Paris.
Le
photomètre
à Glazebrooks décritci-après
est une modification de celui que l’auteur a utilisé pour ses recherches sur laluminescence,
enparticulier
sur le déclin de la luminescence des sulfures de zinc(1).
Leprincipal perfectionnement
apporté
à l’instrument estla réalisation d’une lumière étalon dont la teinte est aussi
proche
quepossible
de celle de la luminescenceétudiée,
ceci sans intervention d’écrans colorés. Onsait,
eneffet,
combien il estdifficile
de trouver de telsécrans,
ou associationsd’écrans,
réalisant la teinte désirée sans affaiblirexagérément
le faisceauincident ;
deplus,
beaucoup
de cesfiltres,
à base degélatine
ou(1)
Voir enparticulier :
Annales dePhysique,
1947,2,
414 à 455.
184 A
de substances
cellulosiques,
subissent une altération au cours dutemps
et sous l’influence de la lumièrequi
les traverse et des facteursphysiques
ambiants(chaleur,
humidité, et c ... ).
Le nouveau
photomètre
utilise les colorations depolarisation
rotatoire en lumièrehétérogène :
legla-zebrook-polariseur
estremplacé
par un ensemble de deuxglazebrooks
entrelesquels
estdisposé
une lame dequartz,
d’épaisseur
convenable,
tailléeperpendi-culairement à
l’axe ;
enagissant
sur l’un de cesgla-zebrooks,
on modifiel’angle
de leurs directionsprivi-légiées
et onpeut
ainsi obtenir la teintecherchée ;
il ne
resteplus qu’à
fixer cetteposition
et l’ensemble sert depolariseur
pourl’instrument,
dontl’analyseur
estconstitué par un troisième
glazebrook.
-La source étalon est une
lampe
à ruban detungstène
alimentée en courant continu. Les rayons lumineuxqu’elle
émet traversent successivement : uncolli-mateur à lentille
achromatique,
lepolariseur
décritci-dessus, l’analyseur
et une nouvelle lentilleachro-matique qui
forme sur undépoli l’image
de la sourceétalon. La
partie
centrale de cetteimage,
d’éclat bienuniforme,
est juxtaposée
à laplage
luminescente par lemoyen d’un cube de Lummer. Pour réaliser
l’égalité
debrillance des deux
plages
on fait tourner tout le blocpolariseur
parrapport
àl’analyseur
fixe. Larapidité
aveclaquelle
doivent se succéder certaines mesures(par
exemple,
dans le cas des déclins deluminescence),
et la nécessité
d’éviter,
entre deuxréglages
consé-cutifs,
toutefatigue oculaire, obligent
à différer leslectures
d’angle ;
undispositif,
actionné parl’opérateur
au moment dechaque réglage,
fixe au cadrangradué
desrepères
qui
permettent,
à la fin d’une série demesures, de retrouver avec la
précision
du dixième dedegré
lesangles
correspondant
à chacune de ces mesures.La
figure
ci-jointe
représente schématiquement
lesprincipaux
éléments constitutifs duphotomètre.
FIG. 1.
1.
Lampe
duphotomètre.
2. Lentille collimatrice.
3. Glazebrook de
réglage
deteinte
}
4. Lame de quartz.
}
polariseur.
5. Glazebrook
}
6. Cercle
gradué.
7. Alidade solidaire du
polariseur.
8’ Glazebrook
analyseur.
9. Lentilleachromatique.
10.Dépoli.
11. Cube de Lummer. 12. Viseur. 13.Plaque
luminescente. 14. Source U. V.L’appareil
apermis,
enparticulier,
de suivre desdéclins de
phosphorescence
depuis
lespremiers
instants(1
à 2second.es),
jusqu’à
six heures etplus,
temps
au boutduquel
laphosphorescence
n’estplus
visible àl’0153eil. J’ai pu
ainsi,
en admettant la loi de déclin ensomme de termes
exponentiels (1),
déterminer six àhuit termes suivant les cas, en déduire les ordres de