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Photomètre pour la luminescence

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00212734

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Submitted on 1 Jan 1958

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Photomètre pour la luminescence

Jean Saddy

To cite this version:

(2)

183 A

Considérons maintenant ces

équations

en

supposant

que

t,

l,

L y mesurent des

temps,

vo et v1 des tensions

électriques.

Il est facile

d’imaginer

un circuit per-mettant de passer de

vo(t) à vl(t) ;

la

figure

en donne

.

un schéma

possible.

La tension vo est

appliquée

à

l’entrée

Ao Bo

à forte

impédance

d’un

quadripôle

four-nissant aux

bornes

intermédiaires

A, B1

un courant d’intensité

proportionnelle

sva ; ce résultat

peut

être obtenu

simplement

à l’aide d’un double triode

équi-librée ;

les bornes

A1

B1

sont

prises

en série avec une

très forte résistance

Ro

entre les deux

plaques,

ce

qui

donne sensiblement

Les

interrupteurs Ji, J 2;

K sont manoeuvrés de manière à conduire aux

régimes

suivants :

a) t 0 : Ji J 2 fermés,

connexion

Ka,

b)

0 t l : ouverture de

J1;

le courant soa

charge

C et C’ en

série,

d’où la valeur de vl au

temps

t = l :

c) 1

t ,

L

+ 1 :

fermeture de

J i ;

le courant svo se

partage

entre R et

C,

C’ ;

par suite si l’on note que la

tension aux bornes de R est à

chaque

instant

d) L + 1 t L + 2l :

ouverture de

J2,

con -nexion

Ka’ ;

la tension passe à une valeur constante :

Les

équations

(2), (3), (4)

sont bien les mêmes que

celles obtenues en

(1),

à condition de choisir les élé-ments du circuit :

Revenant aux

significations

des fonctions

vo(t) et

v1(t),

on

peut

dire que le circuit

Ao Bo A1 B1

donne alors à sa sortie la loi de concentration

cl(x) quand

on

applique

à l’entrée la loi

co(x).

Exemple numérique. k

=

0,8

G = 20

Ro

= 2 M£2.

si on laisse d’abord la valeur de l indéterminée :

On

peut

choisir l de l’ordre de

quelques

10-1 s de manière à ne pas conduire à des valeurs

trop

fortes pour C et

C’,

tout -en

-permettant

l’emploi

d’inter-rupteurs

mécaniques.

Une chaîne

d’étages

du

type

précédent

permet

d’obtenir un certain nombre d.e courbes de concen-tration successives

cl(x), c2(x)

... à

partir

de la

courbe

co(x)

connue. Les

interrupteurs

peuvent

être

déclenchés à

partir

d’un moteur

synchrone.

Il

importe

d’autre

part

que dans

chaque

étage

les bornes de sortie

soient

au même

potentiel

moyen que celles

d’entrée,

ce que l’on obtient à l’aide de

piles

p ne débitant pas. Le

problème

de la

stabilisation,

résolu

partiellement

par des résistances telles que

RK,

se pose en outre

comme dans les

amplificateurs

à courant continu. Un nombre limité

d’étages

permet

du reste

théori-quement

l’obtention de la suite illimitée des courbes.

En effet supposons par

exemple

le cas d’une zone fondue s’étendant sur le

cinquième

du barreau

(L

= 41) ;

on verra aisément que les

descriptions électriques

de v6, V7, ...

n’empiètent

pas dans le

temps

sur celles

respectives

de vo, v1, ... ; elles se déroulent

après

et

peuvent

donc mettre en

jeu

les

étages

déjà utilisés ;

il suffira donc d’une chaîne de 6

étages

fermée sur elle-même et excitée en un

point

par

co(x).

On devra alors faire en sorte que les condensateurs

C,

C’ se

déchargent

bien

séparément

entre les diverses

opérations

(emploi

de résistances de fuite ou d’un

interrupteur).

Les courbes successives

apparaîtraient

sur un

oscil-loscope

à intervalle

(quelques

dixièmes de

seconde)

les,unes

des autres. La

rapidité pourrait

être accrue en

remplaçant

les

interrupteurs

par des transistors. De

même,

elle

pourrait

sans doute être réduite en faisant

appel

dans

l’analogie

à des éléments

électromécaniques.

Lettre reçue le 12

juillet

1958.

RÉFÉRENCE

[1]

BERTEIN

(F.),

J.

Physique Ra., 1958, 19, 121

A.

PHOTOMÈTRE

POUR LA LUMINESCENCE

Par M. Jean

SADDY,

Laboratoire de Luminescence de la Faculté des Sciences, Paris.

Le

photomètre

à Glazebrooks décrit

ci-après

est une modification de celui que l’auteur a utilisé pour ses recherches sur la

luminescence,

en

particulier

sur le déclin de la luminescence des sulfures de zinc

(1).

Le

principal perfectionnement

apporté

à l’instrument est

la réalisation d’une lumière étalon dont la teinte est aussi

proche

que

possible

de celle de la luminescence

étudiée,

ceci sans intervention d’écrans colorés. On

sait,

en

effet,

combien il est

difficile

de trouver de tels

écrans,

ou associations

d’écrans,

réalisant la teinte désirée sans affaiblir

exagérément

le faisceau

incident ;

de

plus,

beaucoup

de ces

filtres,

à base de

gélatine

ou

(1)

Voir en

particulier :

Annales de

Physique,

1947,

2,

414 à 455.

(3)

184 A

de substances

cellulosiques,

subissent une altération au cours du

temps

et sous l’influence de la lumière

qui

les traverse et des facteurs

physiques

ambiants

(chaleur,

humidité, et c ... ).

Le nouveau

photomètre

utilise les colorations de

polarisation

rotatoire en lumière

hétérogène :

le

gla-zebrook-polariseur

est

remplacé

par un ensemble de deux

glazebrooks

entre

lesquels

est

disposé

une lame de

quartz,

d’épaisseur

convenable,

taillée

perpendi-culairement à

l’axe ;

en

agissant

sur l’un de ces

gla-zebrooks,

on modifie

l’angle

de leurs directions

privi-légiées

et on

peut

ainsi obtenir la teinte

cherchée ;

il ne

reste

plus qu’à

fixer cette

position

et l’ensemble sert de

polariseur

pour

l’instrument,

dont

l’analyseur

est

constitué par un troisième

glazebrook.

-La source étalon est une

lampe

à ruban de

tungstène

alimentée en courant continu. Les rayons lumineux

qu’elle

émet traversent successivement : un

colli-mateur à lentille

achromatique,

le

polariseur

décrit

ci-dessus, l’analyseur

et une nouvelle lentille

achro-matique qui

forme sur un

dépoli l’image

de la source

étalon. La

partie

centrale de cette

image,

d’éclat bien

uniforme,

est juxtaposée

à la

plage

luminescente par le

moyen d’un cube de Lummer. Pour réaliser

l’égalité

de

brillance des deux

plages

on fait tourner tout le bloc

polariseur

par

rapport

à

l’analyseur

fixe. La

rapidité

avec

laquelle

doivent se succéder certaines mesures

(par

exemple,

dans le cas des déclins de

luminescence),

et la nécessité

d’éviter,

entre deux

réglages

consé-cutifs,

toute

fatigue oculaire, obligent

à différer les

lectures

d’angle ;

un

dispositif,

actionné par

l’opérateur

au moment de

chaque réglage,

fixe au cadran

gradué

des

repères

qui

permettent,

à la fin d’une série de

mesures, de retrouver avec la

précision

du dixième de

degré

les

angles

correspondant

à chacune de ces mesures.

La

figure

ci-jointe

représente schématiquement

les

principaux

éléments constitutifs du

photomètre.

FIG. 1.

1.

Lampe

du

photomètre.

2. Lentille collimatrice.

3. Glazebrook de

réglage

de

teinte

}

4. Lame de quartz.

}

polariseur.

5. Glazebrook

}

6. Cercle

gradué.

7. Alidade solidaire du

polariseur.

8’ Glazebrook

analyseur.

9. Lentille

achromatique.

10.

Dépoli.

11. Cube de Lummer. 12. Viseur. 13.

Plaque

luminescente. 14. Source U. V.

L’appareil

a

permis,

en

particulier,

de suivre des

déclins de

phosphorescence

depuis

les

premiers

instants

(1

à 2

second.es),

jusqu’à

six heures et

plus,

temps

au bout

duquel

la

phosphorescence

n’est

plus

visible à

l’0153eil. J’ai pu

ainsi,

en admettant la loi de déclin en

somme de termes

exponentiels (1),

déterminer six à

huit termes suivant les cas, en déduire les ordres de

grandeur

des durées de vies

moyennes des

centres,

leur

répartition,

ainsi que les

profondeurs

des

pièges

corres-pondants.

Ces résultats. seront

publiés prochainement.

Références

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