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Sur les courbes isochromatiques (fin)

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00236795

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00236795

Submitted on 1 Jan 1872

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Sur les courbes isochromatiques (fin)

Abria

To cite this version:

Abria. Sur les courbes isochromatiques (fin). J. Phys. Theor. Appl., 1872, 1 (1), pp.326-332.

�10.1051/jphystap:018720010032601�. �jpa-00236795�

(2)

326

les lames

élastiques

obtenues permettent de

vérifier,

par une

expé-

rience

analogue à

celle du fil de NI. van der

Mensbruggllc (1), l’éga-

lité de la tension

superficielle

dans toutes les directions d’une lame

plane.

Vient-on à fendre la lame avec une

pointe

suivant une

ligne droite,

on voit immédiatement les bords de la fente s’écarter cn hou- tonnière et

présenter graduellement

toutes les formes

de passage

entre

la

ligne

droite et la circonférence.

Quand

la forme circulaire est at-

teinte~

elle se colzscrve à mesure que le rayon

grandit,

même

lorsque

l’ouverturc, s’élargissant,

arrive d’un côté au fil

métallique

de forme

quelconque qui

a servi à

produire

la lanie. Du reste, un bourrelet

liquide prend

naissance sur le pourtour et

l’on y

observe

pendant

1 a

période

de transition un courant tangent à la

courbe, qui

finit par

répartir

uniformément le

liquide

sur la circonférence limite. Les inémes

phénomènes

se

produisent lorsqu’on

détermine la rupture de la lame par le contact avec un corps de forme

quelconque

mouillé

d’éther : dans ce cas, les mouvements du

liquide

sur le bord de l’ou-

i erture sont encore

plus

manifeste.

On peut varier

l’expérience

en

produisant plusieurs

ouvertures

dans la même lame et vérifier que les courbes limites des ouvertures

ont des

figures qui correspondent à

un minimum de la surface.

Du reste, la

rapidité

avec

laquelle

s’étend l’ouverture faite dans

une lame

liquide

varie avec la

quantité

d’huile de ricin

qu’elle

con-

tient ;

elle devient presque

comparable

à celle de l’eau de savon

pour un collodion

qui

contient

75

pour 100 d’huile de ricin.

SUR LES COURBES ISOCHROMATIQUES (FIN) ;

PAR M. ABRIA.

DEUXIEME CAS. - j~~77Z~ M~-~.r~

7~/YZ~e~?~ ~

/ ~~Ce et C/’0~e?~.

4. On peut supposer les deux lames

appliquées

l’une contre

l’autre sans aucune substance

intermédiaire,

ou admettre

qu’elles

(’) .Z~/7c~/ de ~~c2r/~//z~ ro~/c ~ ~?~’/yz~ t. XXXIII, 2e partie, 1’.312.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018720010032601

(3)

327

sont

séparées

par uiic

lame,

soit

d’air,

soit d’une substance mono-

réfringente

à faces

parallèles.

La diflérence finale de marche est la inéme dans les deux

llypotl1èscs,

mais nous supposerons que la

première

est

réalisée,

afin de

pouvoir appliquer

la loi

générales

de

l a double réfraction.

Soient donc

(fi;:;. 4) :

T1 OED la face

supérieure

de la deuxième

lampe

rr 2 01 El D’ sa face

inférieure ;

XX’ la direction de l’axe de la

première,

à

laquelle

celui de la

seconde est

perpendiculaire

et

dirigé

dans lc

plan

de la face

supérieure ;

FO,

FE les deux rayons ordinaire et extraordinaire

déjà

déter-

mines

C~b’·

i,p.

2%

£

T, OD la trace du

prelnier plan

d’incidence

prolongé ~

OD’ la normale commune aux deux faces de la deuxième

lame ,

X’ D’ X«~

parallèle

à XX’ menée par le

point D’ ;

.

OE’l

EO’ les deux rayons que fournissent dans le second cristal

les rayons incidents

FO, FE;

E’ Et!

E"’,

0’ OIN rayons

émergents parallèlement

au rayon incident

primitif

FA

(fig. i) ;

yil angle

du

plan

OD’ E’ avec la section

principale

du

premier

cristal.

Pour déterminer la direction des rayons dans la seconde

lame,

nous allons

appliquer

la loi

générale

de la réfraction

qui

convient

à tous les cas,

quelle

que soit la nature ordinaire ou extraordinaire du rayon incident.

Cette loi consiste à décrire dans le second

milieu,

à

partir

du

point d’incidence,

deux surfaces

caractéristiques,

l’une du

premier,

l’autre du second

milieu ;

à

prolonger

le rayon incident

jusqu’à

la

rencontre de la

première,

à mener à

celle-ci,

par le

point

de ren-

contre, un

plan

tangent

qui

coupera la face d’incidence suivant une droite par

laquelle

on mènera un

plan

tangent à la seconde surface : le

point

de contact de ce dernier

plan

détermine la direction du

rayon réfracté .

.;

(4)

328

5. Le rayon FO devrait donc donner

naissance,

par son passage dans l a seconde

lame,

à deux rayons

réfractés,

dont

l’un, l’ordinaire,

sera son

prolongement, puisque

le milieu ne

change

pas;

mais,

les

deux sections

principales

étant

perpendiculaires

l’une à

l’autre,

les

vibrations de

FO,

normales à la section

principale

du

premier cristal,

se trouvent

paralléles

à celle du

second,

et, par

suite,

l’in-

tensité du rayon ordinaire est nulle : on n’a donc à rechercher que le rayon extraordinaire.

Pour le trouver, il

faut, d’après

la

règle

quc nous vcnons de rap-

peler,

décrire du

point

O comme centre la

sphère

de rayon

égal

à

la vitesse

ordinaire, prolonger

le rayon FO

jusqu’à

sa rencontre avec

elle,

et mener par ce

point

un

plan

tangent à la

sphère.

Or il est

aisé de voir

qu’on reproduit

ainsi la construction de la

~ig.

1, et

que la distance C’s’O de la droite d’intersection au

point

0 sera

égale à ’ -

" Le rayon extraordinaire s’obtiendra donc en recom-

sm 1 "

inençant les calculs du 11"

1,

avec cette observation que

l’ellip-

soïde est de révolution autour de la

perpendiculaire

à XX’.

x", le

étant les coordonnées du

point

de contact du

plan

tangent avec cet

ellipsoïde,

on a pour les

équations

du

problème

d’où l’on déduit sans difficulté,

(5)

329

fi

est donc

plus petit

que ? pour les cristaux

négatifs,

comme l’in-

dique 1a~ fi~. 4 ;

ce serait l’inverse pour les cristaux

positifs.

6. Le rayon FE devra de même donner

naissance,

en se propa- geant dans la seconde

lanie,

à deux rayons, l’un

ordinaire,

l’autre

extraordinaire; mais,

à cause du croisement des axes, l’imtensité de

Fig. 4.

ce dernier est nulle ou est

négligeable. Concevons,

en

effet,

en

appli-

quant la

règle générale,

que l’on transporte en E

l’ellipsoïde déjà

décrit

(fig.

I, p.

2~~~, qui

a son centre en F. En

prolongeant

l’inci-

dent FE et menant un

plan

tangent à

l’ellipsoïde

par le

point

de

rencontre, on trouvera pour intersection avec la face d’incidence la droite

G"K", analogue

à GK

(~g. I ~,

et pour

laquelle

EG" --

~

sin i

Les deux

plans

menés par cette droite et tangents à la

sphère

ordi-

naire décrite du

point

E et à

l’ellipsoïde

de révolution autour d’une

parallèle

à l’axe des ~y menée par E détermineront : 1 ° un rayon ordinaire

parallèle

à FO de

la~b~.

i ; 2° un extraordinaire

parallèle

à OE’.

Ce dernier peut être

négligé :

les vibrations de FE sont,

d’après

la

théorie, dirigées

dans le

plan

mené par XX’ et le

point x~, yv, z ~ ~

celles du nouveau rayon extraordinaire le sont, au

contraire,

dans

le

plan

mené par l’axe

des y

et le

point x", jr", z~~ ~

on a, pour les

(6)

330

équations

de ces deux

pl

ans,

et pour le cosinus de

l’angle qu’ils

forment entre eux

Pour q -~: o ou

90°~ l’angle

est droit et l’intensité du rayon extraor- dinaire est

nulle;

pour C? ==

45°, ]e

cosinus devient

Si l’on

suppose 1

=

3 0°,

et si l’on fait le calcul pour le

spatli,

on

obtient 86° 36’ pour

l’angle

des deux

plans;

dans ce cas, l’intensité du rayon extraordinaire est

£

285 de celle du rayon

ordinaire,

et, par

conséquent,

tout à fait

négligeable.

L’angle

des deux

plans croît,

il est

vrai,

avec i : il devient

~4

de-

grés

pour l’incidence rasante, et, dans ce cas, lc rayon extraordinaire peut

égaler ’

12du rayon

ordinaire;

mais cc cas extrèine n’est

jainais

atteint dans les

expériences :

on peut donc

négliger

le rayon ex- traordinaire .

7. Les deux rayons ~E’ et EO’ reprennent, en sortant de la seconde

laine ,

des directions

parallèles

à celle du rayon

incident,

et si l’oI1 mène par 0’ la

perpendiculaire

O’E" à la direction com- mune des deux rayons, la différence finale de marche devient

(7)

Par une série de raisonnements

analogues

à ceux du no

1,

et en

remarquant que D’O’=

DE,

on obtient

en

développant

et

négligeant

les termes ai~‘ectés de si~n i et des

puis-

sances

supérieures.

8. Si l’on suppose, comme au

nO 1 ,

R =

ii 2

, et si l’on suppose

2

les courbes reçues sur un écran

placé

à la distance D et

rapportées

à deux axes

parallèles

à ceux des X et des

Y,

on aura, en

appelant

~r, y les coordonnées d’un

point quelconque

de l’une des courbes,

ou

Les courbes se

présenteront

donc sous la forme

d’hyperboles équi-

latères dont les axes seront

parallèles

aux axes croisés des deux

lames,

leurs carrés varient comme la suite des nombres

naturels,

en raison directe de la

longueur

d’onde et inverse de

l’épaisseur

de

la lame . D’une lame à une autre, les carrés des axes des

courbes,

pour

lesquelles À

est le

même,

varient sensiblement en raison inverse

(8)

332

de la dIÛerencc 02 - e2 des carrés des deux vitesses dans la sub-

stancc dont les lames sont formées. Les axes seront donc

plus grands

dans le quartz, par

exemple,

que dans le

spath.

INSTRUCTION SUR L’EMPLOI DU CALORIMÈTRE A MERCURE;

PAR M. P.-A. FAVRE.

Pour fournir aux

physiciens

et aux

chimistes, qui

voudront faire

usage du calorimètre à mercure, des

renseignements

utiles que

je

dois à de

longues

années de

recherches, je

considère comme un

devoir d’entrer dans

quelques explications

sur la construction et sur

l’emploi

de cet instrument.

Pour que ce calorimètre fonctionne d’une manière

satisfaisante,

il doit

remplir

les conditions

suivantes, qui

sont actuellement très- faciles à réaliser :

i ° Il doit avoir au moins deux moufles pour le cas, par

exemple,

où deux corps sont

appelés

à

réagir

l’un sur

l’autre;

il

importe,

en

effet,

que ces corps soient l’un et l’autre à la même

température initiale, qui

est celle du calorimètre. Il y a même un

grand

avantage à

multiplier

les moufles . En

effet, lorsqu’on

a introduit dans chacun d’eux les corps sur

lesquels

on veut

opérer,

les

expériences

peuvent

se succéder sans

interruption, puisque

la loi du réchauliieinent de

l’appareil,

étudiée

après

une

opération,

est aussi la loi de son

échauIie1nenL avant

l’opération qui

suit immédiatement. Ces moufles doivent avoir une

capacité qui

permette

d’opérer

sur des

quantités

assez

grandes

de matière et en

présence

d’une

quantité

d’eau con-

sidérable.

Le calorimètre doit contenir une

quantité

de mercure aussi

grande

que

possible. Ainsi, parmi

les calorimètres

qui

sont à ma

disposition,

il en est un, portant sept moufles

verticaux,

ayant chacun une

capacité

de 200 centimètres cubes environ.

L’appareil contient 7

litres de mercure, tandis

qu’un

autre, portant dix moufles

également

verticaux et de même

capacité,

n’en contient pas moins de 20 litres.

L’emploi

d’une

quantité

considérable de mercure of~’re le

grand

avantage d’une faible élévation de

température

de l’instru-

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