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Note sur la transformation des courbes par rayons vecteurs réciproques

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(1)

A NNALES SCIENTIFIQUES DE L ’É.N.S.

M. N

EWENGLOWSKI

Note sur la transformation des courbes par rayons vecteurs réciproques

Annales scientifiques de l’É.N.S. 2e série, tome 2 (1873), p. 133-136

<http://www.numdam.org/item?id=ASENS_1873_2_2__133_0>

© Gauthier-Villars (Éditions scientifiques et médicales Elsevier), 1873, tous droits réservés.

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(2)

N O T E

SUR

LA TRANSFORMATION DES COURRES

PAR RAYONS VECTEURS RÉCIPROQUES,

PAR M. NEWJENGLOWSKI,

l* R 0 F E S S E U II A M 0 N T" D E " M A R S A N.

On peut défmir la transformation des courbes par rayons vecteurs réciproques, en disant qu^n deux points correspondants M, M7 [fig- i) les tangentes MÏ, M'T font avec le rayon vecteur OM&T des angles TMM', TM'M égaux. Cela posé, considérons une courbe tracée sur une surface

m^ x.

quelconque {fig.^). On peut prendre pour coordonnées d^un point quelconque M de cette courbe la longueur a de la ligne géodésique menée à ce point par un point fixe 0 pris sur la surface, et Fangle 0 de ce rayon vecteur géodésique avec une ligne géodésique fixe. Sur chaque rayon OM, prenons un point 'W tel que OM7 === </, et cherchons s'il peut exister entre <7 et a ' une relation

11 ': 1 1 1.1 1 1 : 1 ^ '11 1 1 1 f^a1)^^ 111 . 1 1 1 liil 1./ 1 1 ; 1 1 1'

(3)

l34 NOTE SUR LA. TRANSFORMATION DES COURBES

indépendante de Vangle 9, et telle que la courbe A!W soit inverse de la courbe AM, c'est-à-dire qu'aux points correspondants les angles AMM', A'M'M soient égaux.

Pour cela, désignons par s la longueur d'un arc compté sur la courbe AM à partir d'une origine quelconque; on a, comme on sait,

ds^d^-h^de3,

\ étant, en général, fonction de a et de 6..

Si i désigne l'angle de la courbe AM avec le rayon vecteur géode- sique, on a

! 1- 1 ! . ï dar c o s . = ^ .

Désignons par les mêmes lettres, mais accentuées, les éléments cor- respondants de la courbe A'M'; on aura

ï d^

J "de9 et les deux courbes seront inverses si

ï da ï rfcr'

À Tîë < J7 7!6 ^ 0

ou

/ ^ " da da' (.) _ ^,^,,o.

Cette relation doit être indépendante de Q. Donc il faut que 5l et X' soient fonctions de a et a ' seuls, c'est-à-dire que Fon ait

^cp((7), y^y^a').

Alors l'expression générale de l'élément de courbe tracée sur la sur- face sera donnée par l'équation

, , , .! ' • ds^^da-^^a^dQ7.

Ce qui montre que la surface donnée doit être de révolution autour d'un aoce mené par le point 0, pour que la transformation demandée soit possible.

Si l'on désigne par a l'angle du méridien mené par M avec le méridien

(4)

PAR RAYONS VECTEURS RÉCIPROQUES. ï35

fixe contenant la ligne géodésique fixe prise comme axe polaire, on aura

0 = = & a ,

b étant une constante, et l'on pourra écrire

ds2 == rfo"2 -+- [ b cp ( o- )]2 ày? ;

et l'on voit sous cette forme que by{a} est la distance d'un point de la surface à Faxe de révolution.

Ce qui précède est vrai, en général; mais si la surface donnée eât un cône quelconque ayant son sommet en 0, les lignes géodésiques c seront des lignes droites, et l'on aura

ds2 == d^ + o-2 clQ\

dO étant l'angle de deux génératrices infiniment voisines, et l'équa- tion ( i ) prendra la forme

do' d^ .

—— ^ — — ^ Q oy g-ff ^ ,w

(7 a1

ce qui est la relation bien connue de la transformation par rayons vec- teurs réciproques.

Reprenons l'équation ( i ) , dans laquelle nous supposerons

^ = = & y ( a ) , V ^ b ^ { ^ ) ;

nous pourrons l'écrire

jda_ da^ _ (p(<7j ^ y ^ J " "0'

et^ par suite, nous pourrons énoncer ce théorème :

Etant donnée une surface de réçoiution autour d'un axe qui la ren- contre en 0 [fig. 3), deux courbes tracées sur cette surface seront inverses par rapport au point 0, si les arcs de méridiens comptés à partir de 0 jusqu'aux points correspondantsM y W satisfont à Inéquation

. , r da r d^

w j^^j^-^

dans laquelle m est une constante, et y (o") est proportionnelle à la dis- tance MP du point M à l^axo.

(5)

ï 3 6 3ÎOTE SUR LA TKAKSFORMATÏOW DES COURBES, ETC.

Exemples.— i° Sur une sphère, on a

Qî(o-) == sincr;

l'équation (2) devient

tang { a- >< tang y a ."= m (1 ).

Fîg. 3. Fig. fi.

9° Considérons la surface de révolution engendrée sur une cycloïde tournant autour de la ligne 00' [fig. 4 ) » qui joint deux points de rebroussement consécutifs.

On a ici

M D ^ ^8^ ' ^ )

M P —

»a

a désignant le rayon de cercle générateur. I/équation (a) peut s'écrire

8ad^ (7<7'

r Sada- r

\ —,———- + / "

J a(a-a -' a ) J < =-= m ou W 2

cr( a-a -- a ) J a\8a ~- Œ ' ) '"" ' (8â — o-) (Sa — ^ ) '"1""" '

mais si OM == cr, O'M = 8a ~ cr, désignant donc 8a -— o- et 8a — ^ par cri et a^ on peut écrire l'équation précédente sous la forme

0*(7 w.

cri cr,

Donc, sur la surface considérée, deux courbes inverses par rapport au point 0, le sont aussi par rapport au point (Y.

Voir Etude mr la sphère (J^rnivellcn Ânncdes cic Mathématiques y janvier 1870),

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