Les Consulats suisses à l'étranger reçoivent le journal.
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Huitième Année. — N
03.
P r i x d u n u m é r o 10 c e n t i m e s
Mardi 9 Janvier 1894.
Burep/ux : R u e d e l a S e r r e , 27.
Un a n : Six mois
Suisse . . . . Fr. 6:>— Fr. 3»—
Union postale » 12;>— ;> 6»—
On s'abonne à tous les bureaux de poste
Paraissant le Jeudi et le Dimanche à la Ghaux-de-Fonds
A N N O N C E S
Provenant de la Suisse 20 et. la ligne
» de l'étranger 25 » »' » Minimum d'une annonce 50 cent.
Les annon ^es se paient d'avance.
Organe de la Société intercantonale des Industries du Jura, des Chambres rie commerce, des Bureaux de contrôle et des Syndicats professionnels.
L'horlogerie suisse en Allemagne La Suisse libérale consacre à l'initia- tive prise par la Chambre cantonale, concernant l'engagement de ne voyager en Allemagne qu'avec des échantillons, et aux commentaires dont nous avons accompagné la ptibblication de la liste des signataires, un article de tète que nous croyons devoir signaler à nos lec- teurs. i~*
Reproduisant le texte de l'article 9 du traité de commerce entre la Suisse et l'empire d'Allemagne, interdisant aux voyageurs de commerce de prendre avec eux des marchandises, la Suisse libérale dit :
« Ce texte est on ne peut plus clair:
il était aussi, parait-il. on ne peut plus méconnu par certains fabricants qui voyageaient en Allemagne avec des stocks de montres, établissant ainsi un état de t'ait nuisible au bon renom de notre com- merce et aux fabricants soucieux de se conformer aux stipulations du traité.
«La Chambre cantonale du commerce, de l'industrie et du travail a pensé qu'il était de son devoir de s'employer à faire tenir compte des prescriptions que les autorités fédérales ont sanctionnées et que, par conséquent, le respect dû aux lois commande a tous les citoyens d'ob- server scrupuleusement. »
Parlant du chiffre des signataires, l'or- gane précité dit :
« C'est un beau chiffre ; mais on peut se demander, avec la Fédération horlo-
gère, s'il forme vraiment le total des fa-bricants suisses d'horlogerie qui font des affaires en Allemagne.
« Non, sans doute, répond notre con- frère ; il y a en outre des maisons suis- ses qui possèdent des succursales sur territoire germanique; celles-là sont con- sidérées comme des maisons allemandes et la circulaire de la Chambre du com- merce ne les visait pas.
« D'autres maisons, pour jouir des mêmes avantages que les premières, usent d'un truc assez habile, qui consiste à fonder de pseudo-succursales, par la simple location d'un local, dans un en- droit quelconque de l'Allemagne. On n'y demeure pas, mais On y a son domicile et une soi-disant «maison de commerce»;
c'est très commode.
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« Ainsi que le d i t ^ r t bien la Fédéra-
tion, il appartient à l'Association desgrossistes allemands de savoir distinguer entre les succursales véritables et les succursales fictives, et de traiter les unes et les autres suivant leurs mérites res- pectifs.
« D'autres maisons, enfin, ont voulu garder leur liberté d'action et se sont abstenues de signer l'engagement que leur demandait la Chambre du commerce.
Ici encore, c'est le commerce allemand qui aura à démêler pourquoi certains noms ne se trouvent pas sur la liste des fabricants qui promettent d'observer stric- tement les prescriptions du traité.
« Quant à nous, il ne nous convient pas plus qu'à la Fédération Jiorlogère d'apprécier quels motifs ont pu dicter dans cette circonstance la conduite des abstentionnistes. Nous croyons seulement qu'ils ont eu tort de refuser leur con- cours à une manifestation qui eût mis en quelque sorte sur leurs marchandises l'estampille de la probité helvétique, et qui montre, d'une manière si honorable pour notre commerce, combien les négo- ciants suisses ont à cœur de maintenir intacte notre vieille réputation.
« Par contre, il nous semble que, en provoquant cette manifestation par son intelligente initiative, la Chambre canto- nale du commerce a joué un rôle utile et bienfaisant, et qu'elle a donné la me- sure des services qu'elle peut rendre à notre industrie. Nous la félicitons bien sincèrement. »
L'article de la Suisse libérale, écrit sans aucun doute par une personne au fait de nos questions horlogères, vient bien à point répondre à certaines criti- ques laites . par des maisons non si- gnataires, au Secrétariat de la Chambre cantonale et auxquelles il a été répondu par l'offre de publier les arguments que les opposants jugeraient utile de formu- ler contre l'initiative de la Chambre dans cette question.
On lira plus bas une lettre de l'un de nos abonnés de Genève; nous ne. pou- vons que le renvoyer aux réflexions du correspondant de la Suisse libérale et lui assurer que les fabricants, avec le con- cours desquels la Chambre cantonale a pris l'initiative qu'il critique, avaient, pour affirmer leur volonté de procéder d'après les prescriptions du traité de commerce, l'excellent motif que certains de leurs confrères ne s'y conformaient pas.
Nous ajouterons que de nouvelles de- mandes d'adhésion sont parvenues au Secrétariat de la Chambre cantonale et qu'elles seront incessamment publiées.
Genève, le 5 janvier 1894.
Monsieur le rédacteur
Votre estimable journal de ce jour publie la liste des fabricants d'horlogerie voyageant en Allemagne, qui adhèrent à un engagement,
« pris conformément aux clauses de l'article 9,
«2mo alinéa du traité de commerce entre la
<: Suisse et l'empire d'Allemagne. » La chose signée est donc un extrait d'une clause de noire traité de commerce avec l'Allemagne;
pourquoi ces signatures, puisque tous les fabri- cants suisses, indistinctement liés par l'article précité, sont tenus de s'y conformer? L a créa- tion de la liste publiée a u r a pour conséquence de créer dans l'esprit de Messieurs les gros- sistes allemands un fâcheux malentendu, en arrivant à croire que les fabricants non signa- taires sont des gens à mettre à l'index· quand, au contraire, ils estiment observer la clause en question de notre traité tout aussi scrupu- leusement que s'ils avaient répondu à l'appel
10 LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE
auquel ils n'ont pas jugé nécessaire de ré- pondre.
Nous, citoyens d'un peuple souverain, avons pour premier devoir de nous conformer aux lois, à plus fortes raisons avons-nous celui de faire honneur à la signature de nos manda- taires : l'Autorité fédérale, comme à la nôtre.
Je termine en disant ne pouvoir comprendre une initiative qui ne portera d'autre fruit que celui de créer des suspicions.
Recevez, Monsieur le rédacteur, l'expression de mes senliments les plus distingués.
. • C. DKGALLIER.
La guerre économique
Il fut un temps où le « laisser-faire, laisser passer », cette traduction en langue économi- que du noble idéal de Gœthe : « Vivre et lais- ser vivre », paraissait être devenu la formule définitive, inattaquable de la politique doua- nière de la Suisse. Alors, entre 1850 et 1800, pleine d'une juvénile confiance dans la liberté, seule au milieu de l'Europe encore protection- niste, elle ouvrait largement ses frontières aux produits du monde entier. La main de la Confédération ne nous protégeait guère, peut- être, mais elle nous gênait moins encore, et ses services étaient à bas prix. Ses dépenses totales s'élevaient à quatorze ou quinze mil- lions, les péages en produisaient cinq ou six.
Aujourd'hui le commerce international, par l'intermédiaire de MM. les douaniers, paie bon an, mal an, trente-sept millions au fisc fédéral, et nous nous offrons le luxe d'une guerre éco- nomique.
Ce n'est pas nous, hàtons-nous de le dire, qui l'avons déclarée. Libre échangistes, nous le sommes encore en théorie, ou du moins nous croyons l'être, mais nous ne voulons plus l'être seuls. Donnant, donnant, est la for- mule de notre politique douanière actuelle.
Sur cette base nous avons conclu avec la plupart des Etats des conventions qui ne sont pas positivement avantageuses pour le com- mercé, l'éternelle vache à lait, puisqu'elles ont justement pour but de fixer la limite exacte à laquelle il faut cesser de la traire, sous peine de la tuer, mais qui la laissent vivre cepen- dant.
Seule, la France, qui, dans l'ardeur de son protectionnisme, avait eu soin de se lier les mains d'avance, a refusé d'abaisser devant nos produits, la barrière de son tarif minimum.
En présence du refus du Parlement français de renouveler le traité, pour parer aux dan- gers d'une situation que nous n'avions toute- fois pas créée le premier soin du Conseil fé- déral fut d'aviser aux moyens d'égaliser les armes. Faire le plus de mal possible à l'en- nemi en se garant le plus possible de ses coups, c'est dans la guerre économique comme dans l'autre le principe de la tactique. Au ta- rif minimum, quasi prohibitif de la France, nous n'avions à opposer que des taxes beau- coup plus modérées, élaborées en vue des né- gociations et non du combat.
En vertu des pleins pouvoirs qu'il avait reçus des Chambres, le Conseil fédéral a donc com- plété le tarif général suisse par un tarif diffé- rentiel, applicable aux produits français, à l'exception des matières premières indispen- sables à nos industries.
On peut aujourd'hui, après une expérience d'une année environ, commencer à se rendre compte des résultats de la nouvelle politique.
Pour onze mois, les importations de France en Suisse ont diminué de 79 millions, soit 36,16%, celles de Suisse en France de 24 mil- lions soit 28,57 °/0.
Il y a pertes des deux côtés, remarque le Jouunal de Genève. Mais à la guerre on ne s'in- quiète guère des coups que l'on reçoit si on en a porté de plus rudes à son ennemi. Nos in- dustries et notre agriculture ont pu d'ailleurs,
grâce aux traités conclus en 1892, retrouver en Italie, en Allemagne, en Autriche, une partie des débouchés qu'elles avaient perdus en France. De son côté, le commerce suisse s'est ingénié à trouver, soit dans le pays même, soit dans les Etats avec lesquels nous prati- quons un libre échange relatif, les marchan- dises α lie nos voisins de l'ouest ne peuvent plus nous envoyer. Somme.toute, nous n'avons pas trop à nous plaindre des résultats de cette première campagne de la guerre des tarifs.
Ceux qui en ont le plus souffert, au début surtout, sont des innocents, librement échan- gistes par intérêt, par tradition et par néces- sité géographique, et qui avaient fait tout ce qui dépendait d'eux pour prévenir la rupture des relations commerciales entre les deux pays. Nos excellents voisins du pays de Gex et de la zone franche de la Haute-Savoie se sont brusquement trouvés séparés du seul centre de population dans lequel ils puissent débiter leurs pro'uits agricoles et industriels sans les grever de frais de transport considé- rables, tandis que d'autre part, en vertu de lois cf de conventions non abrogées, les mar- chandises étrangères de toute provenance continuent à pénétrer sur leur territoire sans payer aucun droit et sans subir aucune for- malité.
De petits conflits secondaires sont venus ag- graver et compliquer les conséquences de la rupture entre la France et la Suisse. Le traité de 1892 assurait aux voyageurs de commerce suisses voyageant en France et aux voyageurs de commerce français voyageant en Suisse le droit de recueillir des commandes sans être soumis à aucun droit de patente. Ce traité abrogé, les', voyageurs de commerce français se sont trouvés soumis en Suisse, en vertu de la loi fédérale du 24 juin 1892, à un droit de patente double de celui que paient leurs collè- gues de la Suisse et des pays avec lesquels nous sommes liés par <les traités, et la France de son côté, a riposté en exigeant de nos voya- geurs la taxe maximum prévue par sa légis- lation. Un arrangement équitable a fort heu- reusement mis un terme à ce nouveau conflit.
Dans ces diverses négociations, les deux gouvernements paraissent s'être inspirés du désir de restreindre la guerre de tarifs à ses cpnséquences naturelles et nécessaires. Du fait que deux pays croient pouvoir se passer d'échanger leurs produits agricoles et indus- triels, il ne résulte nullement que leurs rap- ports politiques et officiels doivent être altérés.
Il est vrai que les voyageurs de commerce français ont pu s'apercevoir, à l'accueil que leur ont fait leurs clients suisses, do l'impres- sion produite sur la population de notre pays par le rejet en bloc du traité préparé par les soins des gouvernements. Pourtant ces braves gens n'en pouvaient mais; ce n'est pas parmi les commerçants que Se trouvent les disciples de M. Méline. D'autre part, tandis que, de l'autre côté de la frontière, la presse protec- tionniste et chauvine nous rendait responsa- bles de tout ce mal, quelques journaux de la Suisse allemande se sont fait un malin plaisir de rechercher et de mettre en lumière tous les mauvais procédés dont nous pouvions avoir eu à nous plaindre de la part de la France, depuis un siècle et plus. Mais, encore une fois, malgré tout, nous sommes restés avec nos voisins de l'ouest en assez bons ternies, persuadés que cette petite guerre n'est que momentanée et que le jour n'est pas loin ou le Parlement français, mieux conseillé, voudra faire lui-même le premier pas pour renouer les relations rompues. (Le Démocrate).
Diplômes d'exposition
L'attention du département soussigné vient d'être attirée sur le fait que des maisons ayant pris part à l'exposition nationale de Zurich en
1883, indiquent, soit dans leurs réclames, soit sur leurs papiers d'affaires (entêtes de lettres, factures, etc.) qu'elles y ont obtenu un diplôme d'honneur, de première classe, etc.
Le département se voit donc dans le cas de rappeler la publication faite dans la Feuille officielle suisse du commerce du 10 juin 1884, par l'ancien département fédéral du commerce et de l'agriculture, et conçue en ces termes :
« Conformément à la décision centrale de l'exposition et exception faite pour le groupe 26, agriculture, le jury de l'exposition natio- nale a délivré des diplômes uniformes, les- quels ne se distinguent l'un de l'autre que par le texte indiquant les motifs de la distinction accordée. C'est pourquoi aucun exposant n'est en droit de dire que son diplôme est de pre- mière classe, ni de le qualifier de diplôme d'hon- neur, de diplôme 'inique ou de diplôme exclusif.
» En revanche, il va sans dire que Ls expo- sants sont entièrement libres de reproduire textuellement l'appréciation de leurs produits, telle quelle est contenue dans le diplôme. »
Berne, le 3 janvier 1894.
Département fédéral des affaires étrangères.
Division du commerce.
La dynamite à Paris
The Nation, de New-York, trouve dans
les attentats anarchistes une occasion de rechercher les causes des mouvements socialistes et anarchistes. Ils sont, dit- elle, des conséquenses naturelles de la demi-culture des masses-qui savent main- tenant lire et qui comprennent quelle puissance leur donne le suffrage univer- sel. De Tocqueville prédisait déjà, en 1851, qu'on se tournerait contre la pro- priété après le nivellement des autres inégalités. En partie, ce sont là les mê- mes opinions que celles qu'on trouve chez les socialistes chrétiens et chez beaucoup de philanthropes; elles pren- nent seulement une autre couleur dans les milieux ouvriers. Le journal rappelle le rôle de l'aristocratie française avant la Révolution. Les économistes des nou- velles « écoles », dit-il, commettent une bien grande faute; appanenant eux- mêmes à la classe capitaliste, ils ensei- gnent les principes fondamentaux du so- cialisme; dans leurs prétentions vaines, ils ne se contentent plus, comme les an- ciens, d'expliquer les lois de la valeur et des prix. Que seraient, cependant, les maux de l'individualisme et de la libre concurrence, comparés à ceux qui résul- teraient du socialisme d'Etat? Qu'espérer de bon si l'on supprime les motifs qui, aujourd'hui, poussent l'homme au travail et au progrès et si l'on donne encore plus de pouvoirs aux politiciens ?
Les salaires à Berlin
D'après les renseignements officiels fournis au sujet de l'assurance d'accidents pour 1891, ne sont guère élevés comme moyenne : poul- ies artisans, par semaine 10 à 60 marks, poul- ies ouvriers 8 à 41; s'ils sont payés aux pièces, les artisans ont des salaires plus élevés comme moyenne, mais dans quelques cas très bas, soit de 5 à 110 marks; les ouvriers de 7 1/2 à 60.
Pour les tisserands, le salaire tombe à 5 marks, pour les ouvr iers de forme dans l'orfèvrerie il monte à 100. Pour les tailleurs de [lierres la moyenne payée comme salaire pour la se-
LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE 11
maine monte à 31,82, pour les compositeurs à 30,83; pour les ouvriers dans les industries textiles, il descend à 20,08, dans les industries c h i m i q u e s à 20,20. Les ouvrières gagnent en
moyenne 10,91 par semaine; et comme salaire payé à la journée, par semaine entre 3,50 et 27,20 m a r k s .
Nouvelles diverses
A S a i i i t - P é t e r s b o n r g , une commission, sous la présidence de M. Antonovich, assistant du ministre des Finances, a eu la folle idée
•f|ue la Banque impériale ne devait escompter a u c u n papier é m a n a n t de commerçants qui ne seraient pas sujets russes, à moins qu'avec la permission du ministre des Finances pour c h a q u e cas. M. Kowalewski, directeur de la division de commerce, s'est pourtant opposé à cette belle proposition et le ministre a fini p a r ne pas l'approuver.
IiO m i n i s t è r e d e s F i n a n c e s d e R u s s i e a présenté au Conseil de l'Empire un projet d'après lequel la section du commerce et de .l'industrie aurait à veiller à ce que le prix des
produits industriels ne s'élève pas trop par suite d'un accaparement ou d'une entente en- tre les producteurs et à ce que les produits soient de bonne qualité et répondent aux be- soins de la consommation !
L n s i t u a t i o n a u x E t a t s - U n i s se caracté- rise toujours par une énorme abondance de monnaie qui entraine l'exportation de l'or en E u r o p e comme conséquence naturelle; mais aussi par la dépression et les liquidations iné- vitables après la crise. D a n s l'Ouest, les bas prix des produits agricoles, surtout du froment, obligent à diminuer les dépenses. Les affaires s u r le 1er, l'acier et la laine, dans l'Est, ne
progressent guère, celles sur le coton sont un peu meilleures, mais les ventes importantes d'habits sont maintenant aussi mauvaises, a cause du défaut de pouvoir d'achat du peuple.
Exportation aux Etats-Unis
des mois de décembre et de janvier à décembre des années 1892 et 1893 :
District consulaire de Sale
(y compris l'agence de Chaux-de-Fonds) Horlogerie et Boîtes à musique
fournitures
Dec. 1893 Fr. 329,018 — —
» 1892 » 633,469 — — Janv.-Déc. 1893 . . » 6,060,218 Fr. 1,516
» 1892 . . »6,851,624 » 1,400
District consulaire de Berne
Dec. 1893 Fr. — — —
» 1892 » 1,600 — — Janv.-Déc. 1893 . . » 59,573 — —
» 1892 . . » 132,407 — — District consulaire de Genève
Dec. 1893 . . . Fr. 37,129 Fr. 64,722
» 1892 » 187,649 » 58,910 Janv.-Déc. 1893 . . »1,551,438 » 924,044
» 1892 . . »2,184,219 » 1,092,548 (Feuille officielle suisse du commerce.)
Cote de l'argent
du 8 Janvier 1893
Argent fin en grenailles . . fr. 119»50 le kilo.
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Diminutions sur le mois correspondant de 1892. Boites d'or 1101. Boites d'argent 9519·
Diminution totale 10520.
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FABRIQUE D'HORLOGERIE DE F0NTAINEMEL0N.
5 Έ Η 5 5 Ή 5 Ξ 5 Β 5 Ξ 5 Ή Ε 5 5 Η Ξ Ε % ΞΈ.Ξ2ΞΕΞΖΞΖΞΕΞ2Ξ25ΈΞΕ Seules médailles d'argent. Exposition universelle, Paris 1878. — Paris 1889
Médaille Chaux-de-Fonds 1881. — Diplôme Zurich 1883. 2229-40
Fabrique d'Aiguilles de Montres en tous genres
•"•,if-WAGIOIFREII
GENÈVE
Maison fondée en 1812
Succursales et Dépôts :
Chaux-de-Fonds, 5, rue Daniel JeanRichard, 5 Locle, 352, rue Bournot, 352
Spécialité d'aiguilles Louis XV, ciselées or, acier, en com- position dorée. Breguet et poires de toutes formes. Grandes et petites secondes, Chronographes, quantièmes, compteurs, etc.
E g a 5 H 5 H £ f E 5 H 5 H 5 H 5 H 5 H 5 [ ^ | 5 5 E 5 E 5 H 5 B 5 E 5 i L 5 H 5 E 5 H 5 f B