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Sur le grossissement des instruments d'optique

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00236814

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00236814

Submitted on 1 Jan 1873

HAL

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J. Moutier

To cite this version:

J. Moutier. Sur le grossissement des instruments d’optique. J. Phys. Theor. Appl., 1873, 2 (1),

pp.105-108. �10.1051/jphystap:018730020010500�. �jpa-00236814�

(2)

SUR LE GROSSISSEMENT DES INSTRUMENTS D’OPTIQUE;

PAR M. J. MOUTIER.

On doit à Gauss la théorie de la formation des

images

dans le cas

des lentilles

épaisses;

les travaux de

Gauss, complétés

par les re-

cherches de 1VI.

Listing,

ont été

exposés

par MM.

Adolphe

Martin

(1)

et Gavarret

(2)

au moyen de considérations

géométriques

fort sim-

ples qui

rendent

l’application

de la théorie de Gauss très-facile.

Cette méthode conduit aisément à

l’expression générale

des

grossis-

sements linéaire et

angulaire

de

l’image

fournie par un

système

de

deux lentilles

d’épaisseur quelconque.

Considérons par

exemple

deux lentilles convergentes. Soient

N,

N’ les noeuds de la

première lentille, F,

F’les

foyers principaux

de

cette lentille situés à une distance du noeud voisin

égale

à la distance focale

principale f’, FN=F’N’=f;

soient de même

N",

N’" les noeuds de la seconde

lentille, F",

F’" ses

foyers principaux, f’

sa

distance focale

principale,

NI’ FI’ = N’" F"’

= f’.

Supposons l’objet

lumineux AB situé au delà du

foyer

F par rap- port à la

première

lentille. Pour obtenir

l’image

de cet

objet

fournie par la

première lentille,

il suffit de mener par le

point

A

deux rayons

lumineux,

l’un

parallèle

à l’axe de la

lentille,

l’autre passant par le

foyer

F : le

premier

rayon rencontre le second

plan

nodal en C et se réfracte au sortir de la lentille suivant

CF’;

le

second rayon rencontre le

premier plan

nodal en D et se réfracte au

(1) Interprétation géométrique et continuation de la théorie des lentilles de Gauss;

Annales de Chimie et de Physique, lie série, t. X, p. 385.

(2) Des images par réflexion et par réfraction.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018730020010500

(3)

parallèlement première

lentille donne en A’B’

l’image

réelle de

l’objet,

dans le cas consi-

déré. Si l’on suppose cette

image

située au delà du

foyer

Fil par

rapports

à la seconde

lentille,

on obtiendra par la même construc-

tion

l’imagc

A"B" de

l’objet

lumineux A’B’ fournie par la seconde lentille. La construction

précédente

est d’ailleurs

générale.

Grossissenlent linéaire. - Posons pour

abréger

Le

grossissement

linéaire a pour valeur

La

figure

donne

par suite

D’ailleurs

dans le cas de la

figure

La construction

précédente

est

générale

et la formule

s’applique

aux oculaires

composés.

Dans l’oculaire

positif

ou de

Ramsden,

la

première

lentille NN’

fournit une

image

virtuelle A’B’ de

l’objet

AB

placé

entre la lentille

et le

foyer principal F;

la seconde lentille N" NIII donne

également

une

image

virtuelle A"B" de

l’objet

A’B’

placé

entre cette lentille et

(4)

son

foyer principal F",

de sorte que la distance F’F" est

comptée

en sens contraire. La formule

précédente

reste la

même,

en chan- geant le

signe

de

1,

x’"

représente

la distance de la dernière

image

au

foyer F’", lorsque

cette

image

est à une distance de l’oeil

égale

à celle de la vision dis-

tincte.

Dans l’oculaire

négatif

ou de

Huyghens,

la

première

lentille

NN’, placée

entre

l’objectif

de l’instrument et

l’image

réelle que don- nerait cet

objectif

si l’oculaire n’existait pas, donne une

image

réelle

A’B’;

cette

image

est vue avec la seconde lentille faisant fonction de

loupe,

de sorte que A’ B’ se trouve entre cette lentille et son

foyer F",

la distance F’F" doit être

comptée

comme dans l’oculaire

précédent, 1

et g conservent les mêmes valeurs.

Grossissement

angulaire.

- Si l’on

désigne

par w, w’ les

angles AFB,

A"F"’B" sous

lesquels

l’oeil verrait

l’objet

et la seconde

image

en se

plaçant

successivement aux

points F, F"’,

on a

d’où

Ainsi,

d’une manière

générale,

le rapport des diamètres appa-

rents de la seconde

image

vue du

foyer

F’"’ et de

l’objet

vu du

foyer

F est

égal

au rapport des distances

focales

des deux len-

tilles.

Dans la lunette

astronomique,

le

grossissement

est donc

rigoureu-

sement le rapport des distances focales-des deux verres

lorsque

l’oeil

est

placé

au second

foyer

Fl" de

l’oculaire ;

en

réalité,

l’oeil est

placé

au

point

oculaire. Ce

point

est le

foyer

du

point

N’donné par l’o- culaire : la distance de ce

point

au

foyer

Ffi’ est donc

N’F", f’2

et comme

la distance focale de l’oculaire est faible par rapport à la distance

(5)

point

foyer F"’,

et

l’angle

sous

lequel

on voit

l’image

du

point

oculaire ne

diffère pas sensiblement de w’.

Dans la lunette de

Galilée,

il

n’y

a pas d’anneau

oculaire ;

si l’oeil

est

placé

au second

foyer

F"’ de

l’oculaire,

le

grossissement

de la

lunette est encore le rapport des distances focales des deux verres.

CLAUSIUS. - Ueber den Zusammenhang des zweiten Hauptsatzes der mechanischen Wârmetheorie mit dem Hamilton’schen Princip (Sur la connexion du deuxième

principe fondamental de la théorie mécanique de la chaleur avec le principe d’Ha- milton) ; Annales de Poggendorf, CXLVI, 585; août 1872.

Dans ce nouveau

Mémoire,

M. Clausius attaque la démonstration donnée par M.

Szily (1)

de la deuxième loi de la Théorie méca-

nique

de la chaleur. NI.

Szily prétend

en effet que

l’équation

à

laquelle parvient

M. Clausius dans le Mémoire que

j’ai analysé plus

haut

(2),

peut se déduire du

principe

d’Hamilton. M. Clausius soutient que cela est

impossible, puisque

son

équation

est

plus générale

que celle d’Hamilton. Il ne nie en aucune

façon

la

parenté qui

existe entre les deux

équations, parenté qu’il

a

signalée

lui-

même

(3)

et que Boltzinann

(4)

avait

remarquée

avant

lui ;

mais il

croit que M.

Szily

s’est laissé tromper par une ressemblance

qui

au

fond n’est pas

complète.

M. Clausius entre à ce

sujet

dans une discussion intéressante sur le

degré

de

généralité

de chacune des trois

équations

suivantes : son

équation;

l’équation d’Hamilton;

30

l’équation qui

tra-

duit le

principe

de la moindre action.

Ce

principe

de la moindre action peut être énoncé de la manière suivante :

(1) Voir le présent Journal, t. I, p. 339.

Foir le présent Journal, t. I, p. 72.

(3) Pogg. 4nn., CXLII, 450.

(4) Sitzungsberichte der Wiener Akademie, LIII.

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