HAL Id: jpa-00236814
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Submitted on 1 Jan 1873
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J. Moutier
To cite this version:
J. Moutier. Sur le grossissement des instruments d’optique. J. Phys. Theor. Appl., 1873, 2 (1),
pp.105-108. �10.1051/jphystap:018730020010500�. �jpa-00236814�
SUR LE GROSSISSEMENT DES INSTRUMENTS D’OPTIQUE;
PAR M. J. MOUTIER.
On doit à Gauss la théorie de la formation des
images
dans le casdes lentilles
épaisses;
les travaux deGauss, complétés
par les re-cherches de 1VI.
Listing,
ont étéexposés
par MM.Adolphe
Martin(1)
et Gavarret
(2)
au moyen de considérationsgéométriques
fort sim-ples qui
rendentl’application
de la théorie de Gauss très-facile.Cette méthode conduit aisément à
l’expression générale
desgrossis-
sements linéaire et
angulaire
del’image
fournie par unsystème
dedeux lentilles
d’épaisseur quelconque.
Considérons par
exemple
deux lentilles convergentes. SoientN,
N’ les noeuds de la
première lentille, F,
F’lesfoyers principaux
decette lentille situés à une distance du noeud voisin
égale
à la distance focaleprincipale f’, FN=F’N’=f;
soient de mêmeN",
N’" les noeuds de la secondelentille, F",
F’" sesfoyers principaux, f’
sadistance focale
principale,
NI’ FI’ = N’" F"’= f’.
Supposons l’objet
lumineux AB situé au delà dufoyer
F par rap- port à lapremière
lentille. Pour obtenirl’image
de cetobjet
fournie par la
première lentille,
il suffit de mener par lepoint
Adeux rayons
lumineux,
l’unparallèle
à l’axe de lalentille,
l’autre passant par lefoyer
F : lepremier
rayon rencontre le secondplan
nodal en C et se réfracte au sortir de la lentille suivant
CF’;
lesecond rayon rencontre le
premier plan
nodal en D et se réfracte au(1) Interprétation géométrique et continuation de la théorie des lentilles de Gauss;
Annales de Chimie et de Physique, lie série, t. X, p. 385.
(2) Des images par réflexion et par réfraction.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018730020010500
parallèlement première
lentille donne en A’B’
l’image
réelle del’objet,
dans le cas consi-déré. Si l’on suppose cette
image
située au delà dufoyer
Fil parrapports
à la secondelentille,
on obtiendra par la même construc-tion
l’imagc
A"B" del’objet
lumineux A’B’ fournie par la seconde lentille. La constructionprécédente
est d’ailleursgénérale.
Grossissenlent linéaire. - Posons pour
abréger
Le
grossissement
linéaire a pour valeurLa
figure
donnepar suite
D’ailleurs
dans le cas de la
figure
La construction
précédente
estgénérale
et la formules’applique
aux oculaires
composés.
Dans l’oculaire
positif
ou deRamsden,
lapremière
lentille NN’fournit une
image
virtuelle A’B’ del’objet
ABplacé
entre la lentilleet le
foyer principal F;
la seconde lentille N" NIII donneégalement
une
image
virtuelle A"B" del’objet
A’B’placé
entre cette lentille etson
foyer principal F",
de sorte que la distance F’F" estcomptée
en sens contraire. La formule
précédente
reste lamême,
en chan- geant lesigne
de1,
x’"
représente
la distance de la dernièreimage
aufoyer F’", lorsque
cette
image
est à une distance de l’oeilégale
à celle de la vision dis-tincte.
Dans l’oculaire
négatif
ou deHuyghens,
lapremière
lentilleNN’, placée
entrel’objectif
de l’instrument etl’image
réelle que don- nerait cetobjectif
si l’oculaire n’existait pas, donne uneimage
réelleA’B’;
cetteimage
est vue avec la seconde lentille faisant fonction deloupe,
de sorte que A’ B’ se trouve entre cette lentille et sonfoyer F",
la distance F’F" doit êtrecomptée
comme dans l’oculaireprécédent, 1
et g conservent les mêmes valeurs.Grossissement
angulaire.
- Si l’ondésigne
par w, w’ lesangles AFB,
A"F"’B" souslesquels
l’oeil verraitl’objet
et la secondeimage
en se
plaçant
successivement auxpoints F, F"’,
on ad’où
Ainsi,
d’une manièregénérale,
le rapport des diamètres appa-rents de la seconde
image
vue dufoyer
F’"’ et del’objet
vu dufoyer
F estégal
au rapport des distancesfocales
des deux len-tilles.
Dans la lunette
astronomique,
legrossissement
est doncrigoureu-
sement le rapport des distances focales-des deux verres
lorsque
l’oeilest
placé
au secondfoyer
Fl" del’oculaire ;
enréalité,
l’oeil estplacé
au
point
oculaire. Cepoint
est lefoyer
dupoint
N’donné par l’o- culaire : la distance de cepoint
aufoyer
Ffi’ est doncN’F", f’2
et commela distance focale de l’oculaire est faible par rapport à la distance
point
foyer F"’,
etl’angle
souslequel
on voitl’image
dupoint
oculaire nediffère pas sensiblement de w’.
Dans la lunette de
Galilée,
iln’y
a pas d’anneauoculaire ;
si l’oeilest
placé
au secondfoyer
F"’ del’oculaire,
legrossissement
de lalunette est encore le rapport des distances focales des deux verres.
CLAUSIUS. - Ueber den Zusammenhang des zweiten Hauptsatzes der mechanischen Wârmetheorie mit dem Hamilton’schen Princip (Sur la connexion du deuxième
principe fondamental de la théorie mécanique de la chaleur avec le principe d’Ha- milton) ; Annales de Poggendorf, CXLVI, 585; août 1872.
Dans ce nouveau
Mémoire,
M. Clausius attaque la démonstration donnée par M.Szily (1)
de la deuxième loi de la Théorie méca-nique
de la chaleur. NI.Szily prétend
en effet quel’équation
à
laquelle parvient
M. Clausius dans le Mémoire quej’ai analysé plus
haut(2),
peut se déduire duprincipe
d’Hamilton. M. Clausius soutient que cela estimpossible, puisque
sonéquation
estplus générale
que celle d’Hamilton. Il ne nie en aucunefaçon
laparenté qui
existe entre les deuxéquations, parenté qu’il
asignalée
lui-même
(3)
et que Boltzinann(4)
avaitremarquée
avantlui ;
mais ilcroit que M.
Szily
s’est laissé tromper par une ressemblancequi
aufond n’est pas
complète.
M. Clausius entre à ce
sujet
dans une discussion intéressante sur ledegré
degénéralité
de chacune des troiséquations
suivantes : 1° sonéquation;
2°l’équation d’Hamilton;
30l’équation qui
tra-duit le
principe
de la moindre action.Ce
principe
de la moindre action peut être énoncé de la manière suivante :(1) Voir le présent Journal, t. I, p. 339.
Foir le présent Journal, t. I, p. 72.
(3) Pogg. 4nn., CXLII, 450.
(4) Sitzungsberichte der Wiener Akademie, LIII.