HAL Id: jpa-00242363
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Submitted on 1 Jan 1909
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Boris Stahl
To cite this version:
Boris Stahl. Spectres d’absorption des dissolutions du néodyme. Radium (Paris), 1909, 6 (7), pp.215-
219. �10.1051/radium:0190900607021501�. �jpa-00242363�
cathode Il’existe plus : par suite de l’effet Edison les électrons s’échappenl abondamment du mélal. L’obstacle
au passage des charges ayant disparu, il n’y aura plus
accumulation de centres positifs du coté de la cathode,
la chute cathodique disparaitra et la décharge dans le
tuhe se réduira à la colonne positive, les chutes de potentiel aux deux électrodes étant du même ordre:
la décharge constituera dans ce cas un véritable court- circuit. En diminuant l’intensité par l’interposition
d’une résistance, l’on reviendra au régime de Geiss-
ler’.
On comprend que, l’établissernent de l’arc pro- voquant une diminution de la diflérence de potentiel
de la couche double, tant à l’anode qu’a la cathode, l’on
ait, quand il s’établit, une brusque augmentation de
la constante capillaire.
Ce rapide exposé montre que cette notion si simple
de couche électrique douhte pourrait peut être expli-
quer les apparences principales de la décharge dans
un tube à vide et la dissymétrie caractéristique des
deux électrodes. La décharge dans les tubes à vide
comprendrait donc deux phases : vaincre la cohésion
diélectrique du gaz pour le rendre conducteur, faire
passer les charges du gaz au métal des électrodes pour fermer le circuit. La cohésion diélectrique une fois vaincue, grâce au potentiel disruptif, pour entretenir le courant il suffit d’une différence de potentiel assez grande pour produire cette espèce de polarisation à la
cathode dont nous avons parlé : on sait que le potentiel, disruptif, qui amorce la décharge, est essentiellement différent du potentiel nécessaire pour la maintenir, et que ce dernier se rapproche du potentiel disruptif
minimum et de la chute cathodique normale’.
[Reçu le 25 juin 1909.]
Spectres d’absorption des dissolutions du néodyme
Par Boris STAHL
[Faculté des Sciences de Paris.
-Laboratoire de Chimie analytique].
Comme il reste encore des incertitudes sur la nature élémentaire du néodyme et dn praséodyme, il n’est
pas dépourvu d’intérêt de poursuivre l’étude de leurs propriétés atomiques, et j’ai repris celle de leurs spectres d’absorption.
Je dois à l’obligeance de M. Urbain les ternies suc-
cessifs d’un fractionnement compris entre le praséo- dyme et le néodyme.
Ce fractionnement a été fait par le procédé de M. H.
Lacombe, qui consiste à soumettre les nitrates du type
2 (NO3)3Di, 3 (NO3)2Mn, 24 H2O à une série de cristal- lisations méthodiques dans l’acide nitrique. Outre les
terres rares et le manganèse, ces produits contenaient du magnésium et du bismuth.
Pour séparer les terres rares des substances qui les accompagnent, j’ai procédé de la façon suivante : le bismuth a été éliminé en diluant les dissolutions avec
beaucoup d’eau, puis en filtrant le précipité de nitrate basique de bismuth. Les liqueurs étaient traitées en-
suite par l’hydrogène sulfnré. Les dissolutions débar- rassées du bismuth ont été additionnées d’ammo-
niaque et d’eau oxygénée. Les hydroxydes de néodyme
et de praséodyme se précipitent alors, ainsi que la to- talité du manganèse, à l’état d’hydroxyde brun, et une partie de la magnésie. Si l’on traite ce précipité par l’acide azotique étendu, la majeure partie du nlanga-
nèse reste non dissoute, tandis que les autres élé- ments se dissolvent intégralement.
1. P. VILLARD, Joul’1lal de Pltys., Loc. cit., p. 530.
La dissolution est de nouveau traitée par de l’arn-
moniaque, mais alors en présence d’un excès de sels ammoniacaux pour éliminer le reste de la magnésie.
Le précipité de néodn me et de praséodyme n’entraîne, dans ces conditions, que des traces de magnésie qui
sont complètement éliminées par des lavages avec de
l’eau ammoniacal.
L’élimination des dernières traces de manganèse est
très pénible. Parmi les méthodes qui suivent, aucune
n’a donné de résultats absolument satisfaisants : 1. Les dissolutions ont été précipitées par l’acide
oxalique. Les précipités d’oxalates ont été filtrés, séchés et calcinés. Les oxydes obtenus ainsi ont été
ensuite projetés dans une dissolution nitrique concen-
trée de chlorate de potassium. Le praséodyme et le néodyme sont ainsi transformés en nitrates, tandis que le manganèse donne un précipité de bioxyde qui est
filtré sur de l’amiante et lavé avec de l’acide azotique
concentré et chaud. La liqueur retient le plus sou-
vent de très petites quantités de manganèse.
2. Les dissolutions des nitrates sont évaporées au
bain-marie.On les chauffe ensuite pendant 2 heures à
une température de 260°-280°. Le nitrate de manga- nèse, n’étant pas stable à cette température, se trans-
forme en peroxyde, tandis quc les nitrates de néodyme
et de praséodyme sont a peine altérés.
Le précipité de peroxyde de manganèse présente
1. TOWNSEND. Ions. Électrons. Corpuscules H. Abraham et Langevin). 1909.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:0190900607021501
l’inconvénient de passer assez aisément à travers les filtres, et la totalité du manganèse n’est pas toujours
éliminée rigonreusement par cette méthode.
5. Bien que le persulfate d’ammonium ait été indi-
qué comme un réactif excellent et absolument général
du manganèse, j’ai constaté qu’il ne donnait aucun précipité dans le cas ou le manganèse se troue en
très petite quantité par rapport au néodyme et au praséodyme.
En traitant les différentes dissolutions par les deux
,