HAL Id: jpa-00241593
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Submitted on 1 Jan 1910
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Spectrophotomètre à absorption
Ch. Féry
To cite this version:
Ch. Féry. Spectrophotomètre à absorption. J. Phys. Theor. Appl., 1910, 9 (1), pp.819-822.
�10.1051/jphystap:019100090081901�. �jpa-00241593�
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quelque sorte une grandeur géométrique, manifestation extérieure de la construction intime des cristaux (~).
Nous allons trouver plus loin quelle est la signification de ces lois
et comme on peut les généraliser.
L’anomalie systématique de tous les rapports pour les tempéra-
tures avoisinant les points de transformation u§ a probablement son origine dans le phénomène du passage progressif du ferro-magnétisme spontané au ferromagnétisme sollicité (2).
(r1 suivre.)
SPECTROPHOTOMÈTRE A ABSORPTION
Par M. CH. FÉRY.
1.
’
.
On peut se proposer deux buts bien distincts en spectrophoto-
métrie :
1° Par la comparaison des radiations élémentaires d’une lampe à
celle correspondante d’un étalon connu, arriver à déterminer la
composition numérique du flux complexe donné par la lampe étu- diée, en prenant comme unité chacune des radiations élémentaires de l’étalon ;
2° Déterminer, pour un milieu absorbant, la valeur numérique du
coefficient d’absorption, et cela pour les radiations comprises dans
le spectre lumineux.
Ce dernier problème semble actuellement le plus important, et des
modèles variés de spectrophotomètres ont été combinés dans ce
but.
Ces appareils consistent tous en un spectroscope auquel est adjoint
(1) La cause de la divergence notable entre la valeur absolue de mes rapports et celle obtenue à température ordinaire par Baily, puis Weiss et Planer, ne m’est pas connue de façon certaine, mais je crois être en droit de penser que les trai- tements tliermiques ou à froid subis par les échantillons de ces observateurs
(probablement aussi le procédé de mesure pour Baily) ont une grande part à ce
fait (voirpour plus de détails mon mémoire in extenso: -,1rch. Gen., juin, juillet,
août 1910). Des expériences en cours d’exécution ont d’ailleurs pour but d’élu- cider ce point.
(2) Voir mémoire in extenso, p. 65; aussi P. WEISS, l’Flyp. du cha1np moléetilaire.
(3) Communication faite à la Société française de Physique, séance du
4 mars 1910.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019100090081901
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une partie photométrique permettant d’amener à égalité d’éclaire-
ment les plages des deux spectres qui occupent le champ de la
lunette d’observation.
Dans la plupart des cas, on a recours dans ce but à l’emploi de la polarisation, la loi étant la ~ K sin 2 0, où « est l’angle des sections
principales du polariseur et de l’analyseur.
Plus rarement on limite la section du flux lumineux pénétrant
dans l’oeil, soit en agissant sur la fente (Vierordt) (~ ) ou sur des len-
lentilles munies de diaphragmes mobiles et de surfaces mesurables
(d’Arsonval).
Les spectrophotomètres à polarisation sont pour la plupart com- pliqués et conduisent à une loi d’un usage incommode. Quant à
ceux basés sur l’emploi d’un oeil-de-chat, il est toujours à craindre
.
que l’anneau oculaire (qui est variable comme dimension par suite de la manoeuvre de l’oeil-de-chat), ne reste pas inscrit dans la pupille.
Ce n’est évidemment que lorsque cette condition est réalisée qu’on peut admettre que les éclairements rétiniens sont réellement pro-
portionnels aux surfaces des diaphragmes mobiles.
1 I.
J’ai pensé que l’emploi du phénomène d’absorption, tout en con-
duisant à des dispositifs plus simples et moins coîiteux que ceux
Fm. 1.
basés sur la polarisation, donnerait aussi une loi simple aux appa-
reils, et en tous cas, fixerait à une valeur invariable la dimension de 1 anneau oculaire, image donnée par l’oculaire de l’objectif de la
lunette d’observation.
Imaginons, en effet, que, devant la i’ente d’un spectroscope, soient
(1) Ce procédé est incorrect, car il compromet la pureté Ju spectre.
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placés deux prismes P et P’ en verre fumé dont les arêtes sont
opposées ( fig. i).
Ces prismes agiront à la fois en absorbant le rayon émis de A et de B, et en les déviant ; il sera facile de trouver deux positions des
luminaires pour lesquelles les anneaux oculaires seront confondus.
Au moment de l’égalité, on aura évidemment:
d’où
La valeur K sera déterminée une fois pour toutes et les épaisseurs
traversées x et x’ seront connues par le déplacement 0 qu’il aura
fallu donner aux prismes (1).
Dans le cas de la mesure de l’absorption des solides ou des solu- tions, on se servira de deux lampes A et B identiques.
Sans interposition de la substance inconnue, on aura, au moment
de l’égalité :
car
Soit y l’épaisseur de substance introduite et Q son coefficient d’ab-
sorption, on aura au moment de l’équilibre :
d’où
La valeur de K se mesurera très facilement avec une lame d’épais-
seur connue taillée dans la méme substance que les prismes.
Dans le cas de la mesure du coefficient d’absorption des solutions, qui est le plus important, comme nous le disions en débutant, il est
facile d’éclairer les deux prismes absorbants placés devant la fente du ’ spectroscope, par une seule source lumineuse.
Pour cela, disposons devant l’appareil une lentille (fig. 2) don-
nant sur la fente l’image de la source S ; il est facile de trouver la
(1) On fabrique maintenant du verre dont le coefficient d’absorption est constant
à 3 0/0 près pour toutes les radiations du spectre visible.
822
°
distance des ouvertures 0 et O’ percées dans un écran disposé
devant la lentille, pour laquelle les rayons qui convergent sur la
,
fente sont ramenés au parallélisme après passage dans les prismes
absorbants P et P’.
o
FIG. 2.
’