HAL Id: jpa-00233164
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Absorption des solutions aqueuses d’acide chlorhydrique
dans l’ultraviolet lointain
M.R. Trehin
To cite this version:
ABSORPTION DES
SOLUTIONS
AQUEUSES
D’ACIDECHLORHYDRIQUE
DANS L’ULTRAVIOLET LOINTAINPar M. R. TREHIN.
Laboratoire
d’Enseignement
dePhysique
de la Sorbonne.Sommaire. - Ce travail consiste en une application des méthodes de photométrie
pho-tographique à l’étude du spectre d’absoption des solutions aqueuses d’acide chlorhydrique. Les mesures ont été effectuées dans l’intervalle 2816 - 1990 1.
Le gaz chlorhydrique, convenablement purifié par solidification (à l’aide d’air liquide) et distillation fractionnée du liquide de fusion, est dissous dans l’eau purifiée avec le
plus grand soin par un procédé indiqué. On décrit toutes les précautions observées pour éviter l’altération des solutions.
La source lumineuse est un tube à hydrogène de Chalonge et Lambrey; le spectro-graphe, du modèle de Hilger à optique de quartz Les clichés sont étudiés au
micropho-tomètre enregistreur de Chalonge et Lambert.
Résultats. - L’absorption est parfaitement continue, dans toute l’étendue explorée du
spectre, pour toute concentration et à toute température. - Les solutions concentrées
présentent très nettement un maximum d’absorption pour 8 mol. 5 envion par litre.
-Le coefficient d’absorption moléculaire croît constamment lorsque la concentration diminue. Il croît avec la température. Quelques tableaux numériques et divers réseaux
de courbes précisent ces résultats.
La loi de Beer de s’applique pas aux solutions aqueuses d’acide
chlorhydrique. -
L’inter-prétation de ces phénomènes nécessite la considération de particules absorbantes diffé-rentes et le rôle de l’eau est important.
1. Introduction. - Parmi les
propriétés
optiques
desélectrolytes,
l’absorption
des radiations ultraviolettespeut
fournir d’utilesrenseignements
sur la constitution des solutions étendues et concentrées. Les recherchesexposées
dans cet article concernent les solutions aqueuses d’acidechlorhydrique
dont lasimplicité permet d’espérer
la miseen évidence de lois
intéressantes,
susceptibles
d’êtregénéralisées
pour lesélectrolytes
forts.2.
Montage
expérimental. -
La source lumineuse est un tube àhydrogène
deChalonge
etLambrey
H(fig. 1)
donnant unspectre
« absolument continujusqu’à
1 850 Áet se
prolongeant
vraisemblablement dans larégion
de Schumann »(’).
Il est alimenté parun transformateur sous 1 200 à 1 500 volts
environ;
une self variablepermet
de maintenir constante l’intensité du courant. Une lentilleachromatique
quartz-fluorine
Li
placée
devant le tube
permet
d’obtenir un faisceau de lumièreparallèle qui
traverse la cuved’absorption
C.Celle-ci est constituée pour des
épaisseurs
de cm, par desplaques
de verrepercées
d’une ouverturecylindrique
de diamètre 3 cm et d’une fente ou d’un canal pourintroduire le
liquide.
Dans le cas desépaisseurs supérieures
à 1 cm,j’utilise
des tubesde
Pyrex
ou de silice dont les bords retournés sont rodés avec soin sur unelargeur
deplusieurs
millimètres dans desplans rigoureusement
parallèles.
Ces cuves sont fermées par desdisques
dequartz
de diamètre 4 cm etd’épaisseur 2
mmappliqués
à sec. Le toutest maintenu fortement serré entre deux
plaques
de laiton à l’aide de troistiges
filetées munies d’écrous etdisposées
à 1200l’une
de l’autre. Dans cesconditions,
l’étanchéité est(1) CiJALQNGEet LAMBREY, C. H., 184 (1921), p. 1057,
N° 8.
parfaite ; l’appareil
peut
être démontérapidement
et remonté de mêmeaprès
unnettoyage
complet.
Dans les
expériences
àtempérature
élevée,
j’emploie
seulement des cuves de silice. Elles sont introduites dans un four chauffé par des résistancesélectriques
R,
R’. Latempé-rature est mesurée à l’aide d’un thermomètre au
1/10
dedegré.
Pour éviterl’attaque
possible
du verre à hautetempérature,
latige
du thermomètre est entourée d’unegaîne
très mince de silice fermée à l’extrémité inférieure et maintenue à l’autre extrémité parune
bague
de caoutchouc. Le réservoir du thermomètreplonge
dans un peu de mercure ;l’équilibre
detempérature
estrapidement
atteint. Lethermomètre,
muni de sagaine
protectrice,
etsuspendu
à un filpassant
sur deuxpoulies,
estéquilibré
par uncontre-poids. Lorsque
latempérature
est bien constante et leliquide
renduhomogène
paragita-tion,
il suffit de relever le thermomètre pour ne pasintercepter
le passage de la lumière àtravers la cuve.
Dans les
expériences
à bassetempérature,
onpeut
prendre
des cuves dePyrex.
Elles sont entourées latéralement par une boîte en ébonite étanche etcalorifugée.
On fait circuler danscelle-ci,
grâce
à unelégère pression
d’aircomprimé,
un courantplus
ou moinsrapide
d’alcool refroidi par immersionpréalable
dans unmélange
deneige carbonique
et d’acé-tone. Ledépôt
degivre
estévité,
~en fermant la cuve à l’aide de fenêtres constituées pardeux lames de
quartz
entrelesquelles
on a fait le vide.Après
avoir traversé la cuve, le faisceau de lumièreparallèle
tombe sur une seconde lentilleachromatique quartz-fluorine
L2
qui projette l’image
de la source sur la fente duspectrographe.
Devant lalentille,
estdisposé
un cadre circulaire entraînétangentiellement
par un traind’engrenages
E. Il est destiné à recevoir des écrans étoilés(fig.1) (a)
percés
de trois secteurs ouverts chacun à60°, 30°,
i5" et 10° afin de réduire l’intensité lumineuse dans desrapports
connus(1 ’/2, 1/4,
i /8,
1/12)
-.comme il est nécessaire de le faire pourappliquer
ensuite les méthodes de laphotométrie photographique.
On évite les vibrationsen reliant le train
d’engrenages
au moteurélectrique
par l’intermédiaire d’une transmissionsouple
TT’ maintenue sur dessupports
en caoutchouc.Le
spectrographe
deHilger
àoptique
dequartz
contient unprisme
de Cornu. Ladispersion
moyenne sur laplaque
dans l’ultraviolet lointain est de 15Â par mm Laparoi
intérieure de la chambre
photographique
très diffusante esttapissée
depapier
velours noirplissé
defaçon
à réaliser une série depièges
à lumière. Un obturateur est installé devantla fente. Pour
photographier
unspectre,
j’utilise
seulement lapartie
centrale de celle-ci en la recouvrant d’un écran convenablementdécoupé
(fig.
1(b).
La poseachevée,
cettepartie
estmasquée
et simultanément les deux extrémités découvertes . Unepetite plaque
de craie inclinée à 45° diffuse alors la lumière d’une étincelle condensée éclatant entredeux
pointes
d’aluminium Al. Lespectre
est ainsi encadré par les raies de ce métalqui
seront les
repères
deslongueurs
d’onde.Les
spectres
sontphotographiés
surplaques
Crumière Aviator anti-halo récemmentpréparées
dont l’émulsion est trèshomogène
et legrain particulièrement
fin. Elles sont sensibilisées par immersion dans une solution fraîche de 1 pour 100 d’huile fluorescentedans l’éther de
pétrole
d’après
latechnique
de Duclaux et Jeantet(1) ;
la lumière de fluorescenceimpressionne
laplaque. Quelques
essaispréliminaires
permettent
de choisir lestemps
de pose telsqu’ils correspondent
à lapartie rectiligne
de lacaractéristique (2).
3. Purification des
produits. -
Les recherches de ce genre nécessitentl’emploi
de substancesrigoureusement
pures. J’airepris
l’étude des meilleursprocédés
depurification
de l’eau et depréparation
de l’acidechlorhydrique, je
me suiségalement préoccupé
de laconservation de l’eau et des solutions. La méthode
spectroscopique
elle-même,
grâce
à sonextrême
sensibilité,
m’apermis
de contrôler àchaque
instant la fidélité des résultats et la constante de lapureté
des corps. Lesspectres
d’absorption
obtenus dans les mêmes(1) DUCLAUX et JEANTET, J. 2 (1921), p.156 et Rev. Opt., 2 (1923), 385.
443
conditions
d’épaisseur,
de concentration et detempérature
ont été étudiés aumicrophoto-mètre de
Chalonge
et Lambert etcomparés
entre eux. Cettecomparaison
a montré la nécessité pour obtenir des résultatsréguliers,
d’effectuer toutes les réactions dans desvases de
Pyrex préalablement
brossés,
lavés aumélange sulfo-chromique chaud,
rincésplusieurs
fois à l’eaubidistillée,
puis
à l’eau pure. Les diversesparties
desappareils
doivent être raccordées par desrodages
sansinterposition
d’aucun lubrifiant et lesliquides
conservés dans des flacons de
Pyrex
bouchés à l’émeri. Eau. - L’eau distillée ducommerce est redistillée sur le
permanganate
depotassium
en
présence
d’acidesulfurique,
puis
sur labaryte,
enfin une troisième fois sans additiond’aucune
substance;
les 300premiers
centimètres cubes étantrejetés
àchaque
distilla, tion(1).
J’ai mesuré la conductibité
électrique
de l’eau ainsitraitée,
elle estégale
àAcide
chlorhydrique. -
J’aiemployé
les deux modes bien connus depréparation
avec des
produits
aussi purs quepossible.
1° Chasser le gaz de la solution par addition d’acide
sulfurique
concentrégoutte
àgoutte.
~°
Traiter,
àchaud,
le chlorure de sodium fondu par l’acidesulfurique
concentré. Le gazchlorhydriqne
est dissous dans l’eau pure.Quel
que soit le nombre de laveursles
spectres
d’absorption
de la solutionprésentent
sous uneépaisseur
déterminée,
àégalité
de concentration et à la mêmetempérature,
mais selonl’origine
desproduits
ou leprocédé
depréparation,
des différencesqu’on
nepeut
attribuer à des erreursexpérimentales. (Voir
planche
cliché1).
La discussion des résultats m’a conduit à admettre laprésence
dans lesproduits
utilisés de matièresétrangères
diverses.1 @ Des traces
d’impuretés
classiques
(fer,
chlorelibre,
arsenic,
bromures, iodures,
etc.)
subsistanttoujours
dans tout acide commercial mêmegaranti
pur.2° Des
impuretés
introduites accidentellement au cours desmanipulations
indus-trielles(matières organiques).
Dans le but de les
éliminer,
j’ai procédé
ainsi : A sa sortiede
l’appareil
producteur,
le gaz passe dans un laveur contenant de l’acide
sulfurique
concentré(afin
de surveiller lavitesse du
dégagement) puis
surl’anhydride phosphorique
et arrive enfin dans unpiège
entouré d’air
liquide
où il se solidifie. Une soupape à mercure estménagée
en cas d’obstruc-tion. Lepiège
retiré de l’airliquide
est raccordé d’abord à un flacon vide destiné à recueillirl’eau si une
absorption
venait à seproduire, puis
à un laveur entouré deglace
et contenantde l’eau pure; le tube amenant le gaz est
élargi
à l’extrémitéqui plonge
àpeine
dans leliquide.
En laissant réchauffer lentement lepiège,
le gaz sedégage
trèsrégulièrement
et ondissout celui
qui
passe en tête. LesspectTes
d’absorption
des solutions d’acidechlorhy-drique
purifié
par cette méthode sontidentiques
dans les mêmes conditionsd’épaisseur,
de concentration et detempérature malgré
lesimpuretés
desproduits
utilisés pour l’obtenir.(Voir
planche,
cliché2.)
J’ai
préparé
des solutions aqueuses d’acidechlorhydrique
dont les concentrations sont échelonnées entre 0 mol 01 par litre et la saturation à latempérature
du laboratoire. (1) W. ÛSTWALD et R. LuTHER, Manuel pratique des mesures physico-clzimiques (i904) p. 465. K. TSL’ILUlOTOTThèse, Paris (1927), p. 29.
(2) La conductibilité électrique de l’eau la plus pure qu’il soit possible de conserver est
KOHLIIAUSCII et HOLBORN, Recueil des constantes de la Société Française de physique, p. j94.
444
Ces concentrations sont déterminées par les méthodes usuelles
d’analyse
volumétrique
ense
plaçant
dans les meilleures conditions deprécision.
L’acide est dosé au moyende solutions fraîches de soude de titre convenable et en
présence
dephtaléine
duphénol.
4. Mode
opératoire. -
Onphotographie
sur une mêmeplaque
sensibilisée pourl’ultra-violet,
avec untemps
de pose constant et en encadrantchaque spectre
par les raies de l’aluminium.. 10 Le
spectre
du tube àhydrogène
à travers une certaineépaisseur
d’eau pure, d’abord sans écran réducteurd’intensité,
puis
successivement avec un certain nombre de ces écranson obtient ainsi les
spectres
d’étalonnage.
2° Une série de
spectres
à travers la mêmeépaisseur
de solution absorbante en faisantvarier soit la
concentration,
soit latempérature.
3° Un
spectre
à travers la mêmeépaisseur
d’eau pure pour s’assurer que l’intensité de la source lumineuse n’a pas variépendant l’expérience
(1).
En
procédant
ainsi,
on évite les erreurs dues à la réflexion de la lumière sur les faces de la cuve et àl’absorption
de l’eau.Le
développement
doit être effectuévingt-quatre
heuresaprès
la pose, afin que la modification del’image
latente soit terminée(2) .
Lesplaques
lavées à l’éther depétrole
etséchées,
sont traitées par un révélateur donnant un facteur de contraste élevé. J’utilise laformule de Baldet
(1).
Elles sont ensuite fixées et lavées comme à l’ordinaire.La
plaque
étant éclairée partransparence,
on limite larégion spectrale
intéressanteau moyen de deux traits tracés avec une lame de rasoir du côté de la
gélatine,
dans leprolongement
de deux raies de l’aluminium. On colle ensuite du côté du verre,légèrement
en dehors des limitesprécédentes
deux bandes depapier
noir. Lesspectres
sont alors étudiés aumicrophotomètre enregistreur
deChalonge
et Lambert(,)
dontje rappelle
seulement leprincipe :
L’image
d’une fente éclairée par unelampe électrique
d’intensité constante estprojetée
sur lespectre
parallèlement
aux raies derepère,
par unobjectif
demicroscope.
Lalumière,
après
avoir traversé lecliché,
tombe sur une cellulephoto-électrique,
le courantproduit
est
amplifié
et passe dans ungalvanomètre
dont lespot
est reçu sur une feuille depapier
sensible. Un moteur entraîne simultanément d’un mouvement uniforme le cliché et le
papier
sur
lequel
lespot
inscrit une courbe. Les abscissescorrespondent
auxlongueurs
d’onde. les ordonnées sont inversementproportionnelles
àl’opacité
ducliché,
leurslogarithmes
sont,
parsuite,
inversementproportionnels
à la densitéphotographique.
Grâce aux deux bandes de
papier
noir collées sur laplaque,
il estpossible
derepérer
laposition
duspot
avant etaprès l’enregistrement
lorsque
la cellule n’est pas éclairée. On constate unelégère dérive,
la courbe est en réalitérapportée
à deux axesobliques,
mais dontl’angle
est très voisin de 90°.Soit
Io
l’intensité d’une radiationmonochromatique
qui
atteint laplaque après
avoir traversé uneépaisseur
d cm d’eau pure. Soit I l’intensité de cette radiationaprès
avoirtraversé,
à la mêmetempérature,
la mêmeépaisseur
de solution de concentration c(molé-cules par
litre),
si s est le coefficientd’absorption
moléculaire,
on sait que l’on a :(1) Il faut éviter de photographier le premier et le dernier spectre trop près des bords de la plaque.
(2) FowLEpand STRUTT, Proc. Roy. Soc., 85 (1911), p. 317.
(3) BALDET, Aôlron. , 38 (1924) p. 383.
PLANCHE
Spectres d’absorption de solutions aqueuses d’acide chlorhydeiqtie
d’origines
variéesEpaisseur 2 cm, concentration 10 mol. par litre, température
Avant purification. Après purification.
Cliché i. Cliché 2.
Influence de la concentration
Epaisseur 2 cm, température 20".
pose 4 min l1te5. pose 2 minutes.
Cliché 3 Cliché 4.
Influence de la température. Epaisseur 2 cm pose 2 min
Cliché 5. Cliché 6.
445
Dans les. conditions
précédenias,
la densitéoptique
de la solution est :Afin de la
déterminer,
onconstruit,
grâce
auxspectres
d’étalonnage,
à une échelle suffisante et pour un certain nombre delongueurs
d’onde,
les courbes suivantes :En abscisses : les densités des réducteurs d’intensité.
En ordonnées : les densités
photographiques correspondantes.
On obtient ainsi unréseau de «
caractéristiques
». Sur ces courbes, on détermine lepoint
dont l’ordonnée estégale
à la densité obtenue sur laplaque lorsqu’on
aopéré
avec la solution. L’abscisse de cepoint
donne la valeurcorrespondante
de A.On
peut
ensuite calculer le coefficientd’absorption
moléculaire.5.
Résultats. - La
région spectrale explorée
s’étend entre 28i6 et ~990 ~~. -Signalons
tout d’abord que la
transparence
duquartz
estindépendante
de latempérature
entre+
20 et+
200°C. Il en est de même de l’eau pure entre - 6° et+
95°.L’expérience
montre quele
coefficientd’absorption
moléculaire est fonction de trois variables :longueur
d’onde,
concentration,
température, -
nous examinerons successivement le rôle dechacune.
A. Influence de la
longueur
d’onde. - A toutetempérature
et pourchaque
concen-°
tration,
l’absorption
augmente
régulièrement
quand
lalongueur
d’onde diminue. Sonaccroissement,
faible dans leproche
ultra-violet,
devientrapidement
considérable dèsqu’on
atteint l’ultra-violet extrême. Lesspectres
sontbrusquement interrompus
du côté despetites longueurs
d’onde comme onpeut
s’en rendrecompte
en examinant les clichésreproduits
dans laplanche
ci-contre.Le tableau
(p.
446 et447)
donne,
en fonction de~,
les valeurs de A calculées sous uneépaisseur
de 1 cm pour diverses concentrations ettempératures.
.
B. Influence de la concentration. - A toute
température, l’absorption
des solu-tions étenduesaugmente
avec laconcentration,
mais en solutionconcentrée,
on’observeun maximum
d’absorption.
Les clichés 3 et 4 montrent bien l’existence de ce maximum.Construisons pour différentes
températures
etplusieurs longueurs
d’onde les courbes :Nous obtenons un réseau dont la
figure 2 représente
lapartie
serapportant
à l’extré-mité duspectre.
Le maximumd’absorption
apparait
nettement pour une concentration de 8 mol. 5 environ par litre(’).
(1) à correspondant toujours à 1 cm. d’épaisseur.
448
A toute
température également,
le coefficientd’absorption
moléculaire : croît451
Fjg. 3.
Au réseau de courbes
précédent,
onpeut
fairecorrespondre
un autre réseau :traduisant
graphiquement
les résultats(fig. 3).
’C. Influence de la
température. -
J’aipris
soin de tenircompte
de la variation de densité des solutions en fonction de latelnpérature
(1)
etj’en
ai déduit la correction nécessaire des concentrations.
-: Pour une
longueur
d’onde et une concentrationdéterminées, l’absorption
croît avec latempérature,
et d’autantplus rapidement
que celle-ci estplus
élevée. Lephénomène
peumarqué
dans leproche
ultra-violet,
même si la concentration estélevée,
devient trèsimpor-tant dans l’ultra-violet
lointain,
même pourde’
faibles concentrations. Voir lesclichés 5
et 6.
Dans le but de faciliter les
comparaisons numériques, j’ai
rassemblé dans le tableau(p.
45~ et453),
les valeurs de e en fonction due latempérature
p our diverseslongueurs
d’onde et concentrations.
(1) International critical tables. Vol. lII p. 54. Pour déterminer les valeurs des densités ne figurant
pas
"
453
Construisons
maintenant,
figure
4,
pour une série detempératures
et diversesconcen-trations,
le réseau de courbes :Nous remarquons : 1° un
déplacement général
des courbes vers lesgrandes longueurs
d’ondequand
latempérature
s’élève.2° A toute
température
et pourchaque longueur
d’onde,
lerapport
des différences456
6. Conclusion. - Il résulte des mesures
précédentes
que la loi de Beer n’est pasvérifiée pour les solutions aqueuses d’acide
chlorhydrique.
Sansdoute,
lesparticules
absor-bantes ne sont pas toutesidentiques.
Des associations doivent exister entre les ionsCl-,
les molécules d’acide non dissociées et
l’eau ;
leur nombre par unité devolume,
leurstruc-ture,
leurs actionsréciproques
varient avec la concentration et latempérature.
Des recherchessupplémentaires
dont il seraquestion
dans un articleultérieur,
sont en voied’achèvement dans le but d’arriver à une
interprétation
aussi satisfaisante quepossible
deces
phénomènes.
En
terminant,
j’ai
le devoird’exprimer
maprofonde
reconnaissance à M.Fabry
et Darmois pour l’intérêtqu’ils
onttoujours porté
à ces travaux et lesprécieux
conseilsqu’ils
ont bien voulu me