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Partie A – Existence d’une valeur propre

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

DM de MPSI2

Corrig´ e de devoir non surveill´ e

Probl` eme – Valeurs propres et sous-espaces stables

Partie A – Existence d’une valeur propre

A.1 Pour N =n2, (fk)k∈[[0,N]] est une famille de n2+ 1> n2 = dim(L(E)) vecteurs deL(E) : c’est donc une famille li´ee.

A.2 D’apr`es la question pr´ec´edente, on a une relation de liaison Pn2

k=0λkfk = 0 (o`u λ0, . . . , λn2 sont des complexes non tous nuls). En introduisantm= max{k∈[[0, n2]], λk6= 0}, non nul car (IdE) est libre (puisque E6={0E}), on obtient ais´ement :fm∈Vect(fk)k∈[[0,m−1]].

A.3 D’apr`es la question pr´ec´edente, il existe des complexes α0, . . . , αm−1 tels quefm−Pm−1

k=0 αkfk = 0.

Grˆace `a la proposition admise, il existe donc des nombres complexesλ1, . . . , λm tels que Qm

k=1(f −λkIdE) = 0L(E). Si, pour toutk∈[[1, m]], (f−λkIdE) ´etait injective, alors 0L(E) le serait. Or 0L(E) n’est pas injective, carE n’est pas r´eduit `a son vecteur nul : il existek∈[[1, m]] tel que (f−λkIdE) ne soit pas injective :f admet une valeur propre complexe.

Partie B – Majoration du nombre de valeurs propres

B.1 Un vecteur propre ´etant par nature non nul, puisque (xk)k∈[[1,m]] est li´ee, on a m > 2. En prenant p= max(k∈[[1, m]],(x1, . . . , xk) est libre), on ap < m, puis n´ecessairementxp+1 ∈Vect(x1, . . . , xp). Il existe donc bienpcomme souhait´e.

B.2

a Bien sˆur, α1, . . . , αpsont non tous nuls (car xp+1n’est pas nul).

bOn appliquef `a (∗), obtenant :

(∗∗) λp+1xp+1=

p

X

k=1

αkλkxk.

Si λp+1 = 0, alorsλ1, . . . , λp sont tous non nuls, donc (∗∗) donne une relation de liaison pour la famille libre (x1, . . . , xp) : c’est absurde.

cOn a, dans le cas o`uλp+16= 0 :

(∗ ∗ ∗) xp+1=

p

X

k=1

αk

λk

λp+1

xk.

Par unicit´e des composantes d’un vecteur dans une base, il vient, pour toutk∈[[1, p]] :αkkλλk

p+1. Sachant queα1, . . . , αpsont non tous nuls, et λp+1∈ {λ/ 1, . . . , λp}, on obtient une absurdit´e.

Dans tous les cas, c’est absurde.

B.3Un endomorphisme deE ne peut compter plus denvaleurs propres (car une famille libre de vecteurs deE est de cardinal au plusn). SoitB= (e1, . . . , en) une base deE,f l’endomorphisme deEd´efini sur la base Bparf(ek) =kek pour toutk∈[[1, n]].f admetnvaleurs propres (les entiers de 1 `an).

nest donc le nombre cherch´e.

B.4

a On consid`ere l’endomorphisme de d´erivation D dans Vect(e1, . . . , em) : pour tout k ∈[[1, m]], ek est vecteur propre def pour la valeur propreαk. Ces scalaires ´etant distincts deux `a deux, (e1, . . . , em) est libre.

b De mˆeme, en consid´erant cette fois-ci la d´eriv´ee seconde, on obtient la libert´e de (ck : t ∈ R 7→

cos(kt))k∈[[0,m]].

(2)

Partie C – Commutant et sous-espaces stables

C.1 L’application g 7→ f g −gf est un endomorphisme de L(E), dont C(f) est le noyau : C(f) est un sous-espace vectoriel deL(E). Par ailleurs,C(f) comprend ´evidemment IdEet, sig, hcommutent avecf, alors

f(gh) = (f g)h= (gf)h=g(f h) =g(hf) = (gh)f, doncgh∈ C(f).

Ceci montre1queC(f) est un sous-espace vectoriel et un sous-anneau deL(E).

C.2f admet un vecteur propre xpour une valeur propreλ, et la droite vectorielleCxest alors clairement stable parf.

C.3Soitx∈F. On a ´evidemmentf(x)∈F si et seulement sif(x)−x∈F, doncF est stable parf si et seulement siF est stable parf−λIdE.

C.4

a Soitx∈Ker(g). On ag(f(x)) =f(g(x)) =f(0E) = 0E, doncf(x)∈Ker(g) : Ker(g) est stable parf. Soity∈Im(g),x∈E tel quey=g(x). On af(y) =f(g(x)) =g(f(x))∈Im(g), donc Im(g) est stable par f.

bD’apr`es B.2, (x1, . . . , xn) est une famille libre de vecteurs deE. Comme son cardinal est la dimension deE, c’est une base deE.

cL’inclusion indirecte est ´evidente. Soit r´eciproquement x∈Ker(g−λiIdE). On le d´ecompose dans la base (x1, . . . , xn) :

x=

n

X

k=1

αkxk.

En appliquantf, on obtient

λix=

n

X

k=1

αkλkxk.

Siλi= 0, alors il faut (par libert´e) queαk= 0 pour toutk∈[[1, n]]\ {i}, doncx=λixi∈Cxi. Si λi6= 0, alors

x=

n

X

k=1

αk

λk

λi

xk,

ce qui force, `a nouveau (par unicit´e des coordonn´ees),αk = 0 pour toutk∈[[1, n]]\ {i}, et doncx=λixi∈Cxi. d On sait quef et g−λiIdE commutent, donc Ker(g−λiIdE) =Cxi est stable par f, i.e.f(xi) est colin´eaire `a xi, soit encorexiest vecteur propre def

C.5 Supposons que g ∈ L(E) commute avec h1, . . . , hp. Soit λ une valeur propre (complexe) de g, et f =g−λIdE. Commef commute avech1, . . . , hn, son noyau est stable par h1, . . . , hn, donc ´egal `a {0E} ou E : comme il est non nul, Ker(g−λIdE) =E,i.e.g=λIdE, etgest donc bien une homoth´etie

Partie D – Caract´ erisation de l’existence d’une base de vecteurs propres

D.1On proc`ede par implications cycliques : l’implication de i vers ii r´esulte simplement du th´eor`eme du rang, celle deiiversiii est ´evidente (prendreF = Im(f)).

Supposons iii : soit F un suppl´ementaire de Ker(f) dans E, stable par f. Soit x ∈ E, (xKer(f), xF) ∈ Ker(f)×F tel que x = xKer(f) +xF. En appliquant f, on obtient par lin´earit´e f(x) = f(xF), montrant l’inclusion de Im(f) dansf(F). On a donc :

Im(f)∩Ker(f)⊂f(F)∩Ker(f)⊂F∩Ker(f) ={0E}, d’o`ui.

L’´equivalence de ces assertions est bien montr´ee.

D.2On raisonne par r´ecurrence comme l’indique l’´enonc´e, l’amor¸cage lorsque E est une droite vectorielle

´etant ´evident.

Supposons avoir prouv´e le r´esultat pour tout endomorphisme (v´erifiant cette propri´et´e) de tout espace vec- toriel de dimension m ∈ [[1, n]]. Supposons E de dimension n+ 1, soit f un endomorphisme de E v´erifiant cette propri´et´e. On sait quef admet une valeur propreλ. Eλ est donc non r´eduit au vecteur nul. SiEλ =E,

1. la stabilit´e par diff´erence (pour la structure de sous-anneau) r´esulte de la structure de sous-espace vectoriel

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alorsf est une homoth´etie, et admet donc une base de vecteurs propres (et mˆeme toute base est une base de vecteurs propres !). SupposonsEλ 6=E, et soitF un suppl´ementaire de Eλ, stable parf. On peut restreindre et corestreindref `a F, obtenant un endomorphismeg deF, pour lequel il existe par hypoth`ese de r´ecurrence une base de vecteurs propres. Ces vecteurs (vus comme vecteurs deE) sont aussi des vecteurs propres def, et, en les compl´etant par une base deEλ, on obtient bien une base deE de vecteurs propres pourf.

D.3Supposons queEadmette une base de vecteurs propres. Il existe donc des nombres complexesλ1, . . . , λp, distincts deux `a deux, tels que

E=Eλ1+· · ·+Eλp.

Eλ1 admetEλ2+· · ·+Eλp pour suppl´ementaire2 dansE (leur intersection est r´eduite au vecteur nul grˆace `a B.2), stable parf. De mˆeme pour Eλ2, . . . , Eλp. Pour toute autre valeur de λ, Eλ ={0E}, qui admetE pour suppl´ementaire stable parf : dans tous les cas, pour toutλ∈C,Eλ admet un suppl´ementaire dansE, stable parf.

Partie E – Endomorphismes semi-simples

E.1On sait que pour tout λ∈C,Eλ est stable par f : commef est semi-simple, nous pouvons appliquer les r´esultats de la partie pr´ec´edente, montrant l’existence d’une base deE de vecteurs propres pourf.

E.2

a Il suffit de prendreE=C2,G=C(1,0), H=C(0,1) etF=C(1,1).

bSoitg =Qp

k=2(f −λkIdE). Pour tout i∈[[2, p]],g(xi) = 0E. Par ailleurs,g(x1) =Qp

k=21−λk)x1, etg(x)∈F carF est stable par f. On a donc

x1= 1

Qp

k=21−λk)g(x)∈F,

doncx1∈F, puisx1∈(F∩Eλ1). De mˆeme, pour touti∈[[2, p]],xi∈(F∩Eλi).

cLa question pr´ec´edente montre bien queF = (F∩Eλ1) +· · ·+ (F∩Eλp). Bien sˆur, pour touti∈[[1, p]], F∩Eλi admet un suppl´ementaire Gi dans Eλi, stable par f (tout suppl´ementaire convient, car f induit une homoth´etie surEλi).G1+· · ·+Gn est alors un suppl´ementaire deF dansE, stable parf :f est semi-simple.

2. en convenant que cette somme ´egale{0E}dans le cas o`up= 1

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